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C'était mieux avant ?
De la fureur, un p'tit 38°, et un peu de sang
Voilà, c'est arrivé, c'est arrivé. J'étais là bas et j'ai pleuré. Les mouchoirs chez elle sont trop fins. il faudrait que quelqu'un lui dise. Pas moi.
Bien sûr, je suis arrivée avec mon explication on ne peut plus logique, voire brillante. Qui a du l'impressionner deux secondes. Puisqu'elle a acquiescé. Mais même moi, j'ai fini de m'impressionner avec ce que je sais être une tentative desespérée de maîtriser le ressac bourbeux que je redoute: Les larmes à perpétuité ?
Je m'identifie pour me permettre la peine.
Il me faut être lui, avec lui, pour lui montrer, me montrer, toute l'étendue de mon chagrin. Sans ça, je ne me sens pas credible, j'ai honte, je ne tolère pas la compassion, l'indifférence, je ne suis que colère et une colère qui même moi, m'effraie. Si tu me voyais papa, si tu voyais mes mains qui crient, ulcérées, cloquées, croûteuses.
Si tu me voyais tousser, tousser tousser jusqu'à l'étouffement, cracher les filaments de sang qui font la lie de la terreur qui va tout doucement me rapprocher de toi, puis être toi, dans l'angoisse monstrueuse, l'anticipation redoutable. Voilà, ça y est, je peux pleurer, sur moi d'abord, ma fin, et puis, juste retour des choses, sur toi, ta solitude, ta maladie, tes attentes pointues, tes peurs bien légitimes que tu n'as refilées à personne. Personne n'a pleuré avec toi, là.
Si tu me voyais ,papa, avoir peur. Avoir peur en toi.
Alors bien sûr, elle dit que tout ça est vrai. Ca me rassure, et je sais que cela ne résoudra rien. Me voila explorant plus avant encore, pourquoi ce besoin là ? Pourquoi comment je ne te laisse pas partir, comme il a dit Byby ? Pourquoi ? Parce que je sais, c'est un peu comme Alm' sans aucun doute. Cet amour -là ne se laisse pas partir comme ça. Le seul amour totalement gratuit, desinteressé. Mon fils m'aime, mais vois-tu, bien heureusement, il me casse les couilles. Ainsi, je peux lui permettre d'aller voir ailleurs si j'y suis pas. Et que ça le rende follement heureux, un endroit sans sa mère. Mon mari est un mari. Si tu suis depuis quelques temps, tu sauras qu'entre nous, c'est purement sexuel (haha- rions) et jamais tu m'entends, jamais, je n'ai trouvé ça si con. Et Ma mère ne m'aime pas.
Y a t il un autre que lui pour me serrer un peu fort, contre lui et me dire ce truc en arabe , dont je me souviens juste la fin qui finit par papalick, ou palaleck, je ne sais plus ? Sans rien demander en retour, sans rien me refiler de névroses en douce, sans espérer quoi que ce soit, sans espoir que je me taise enfin ou que j'achète des Playmobil ?
Personne.
Quelqu'un qui me donnais ce que j'attendais, sans rien esperer en retour. et pas "pour me faire plaisir"
Et voilà, les mouchoirs sont trop fins, je pleure à suffoquer , je tousse à en crever, je fais ma dame aux camélias, et mes mains crient.
Ces sourires que tu m'as donnés même dans le délire morphinitique. Ta main. Je laissais toujours la place à celle qui aurait du te la donner, mais elle avait tant à faire avec elle-même. Ta main vide, posée sur le blanc du drap, toute légère. Je te donnais la mienne qui n'avait plus rien à perdre, puisque tu étais perdu.
Les mouchoirs sont trop fins. Je veux entendre le papalick.
C'est ce que je m'entendais hurler dans la voiture, pleine de ces larmes qui sont si moches, je ne te verrai plus je ne te verrai plus. Je m'en fous des images et du souvenir, de la mémoire , et de la présence éternelle. Le prochain qui m'en parle, je lui bouffe le foie, papa, au moins j'en cracherais des bouts pour quelque chose. Je ne te verrai plus. Alors, je suis toi parfois, ta peur et ta tristesse, ta colère sans doute, je revisite tes chemins.
Et ce blog de merde pour me faire croire que tout va bien ,tout va bien puisqu'on rigole . Serait ce possible alors ? On dirait une chanson de l'autre embellinée Bruni. Qui se prend pour une auteure.
Moi aussi je me prends pour une auteure. Alors je "mets béance, entailles, gouffre, logorrhée, hurler le vide à la face du néant," je colle deux mots qui ne sont pas dans le même champ sémantique genre poubelle et ataraxie, paf on me dira qu'il faut que je publie. ou alors on me mettra dans un annuaire de sites de dépressifs qui se prennent pour gainsbourg ou despentes...Ou aors, plus véridique encore, je me retrouve sur un site de blogs de cul, la photo de mon fils trônant au milieu des "je sentis la barre de fer de son désir pour moi, et il me chevaucha impétueusement, sa brutalité n'ayant d'égal que la brûlure de mon envie de lui qui me lacérait le bas ventre...."
Tu sais le genre de trucs ou tu lis et ou t'as juste envie de dire: ben va falloir baiser un coup, mon grand. Ecivains du blog, qui sont tout heureux de retouver leurs propres émotions à la relecture de leur propre note....Moins tu écris moins tu écriras de conneries. Voila un axiome qu'il faut que je fasse mien ( avec un désir brûlant qui me chauffera à blanc jusqu'au bout de la nuit moite, tant qu'à faire)
Les mouchoirs chez moi sont plus épais. Il y a des bains à donner, des petits habits à plier. (repasser c'est non, hein, en plus, je vais mourir)
Ca m'occupe. Mes mains crient tout ce que je crois pouvoir dire chez elle, voire ici. Rien n'est dit.
Rien.
Rien
a dit le docteur. Vous avez un souffle de grande sportive, quels sports pratiquez vous ?
-Le stress.
Votre radio ne montre pas de lésions, etc etc
Rien.
Comment crier autrement que par mes mains ? Comment pleurer autrement qu'en revisitant tes chemins de croix ?
Dis-moi, dis-moi, comment t'aimer encore alors que tu n'es plus là ?
Portrait clinique/ Photothérapie.
Plus tout à fait la même, complètement une autre.
Pour en finir une bonne fois pour toutes avec les rumeurs sur mon fondement (Hommage à Yaël)
Suite à des rumeurs parfaitement dégueulasses sur mon cul compte, qui serait -je cite- d'un IMC supérieur à la surchage pondérale du rapport Taille/poids sur la courbe de Gauss (bande de salauds !), j'ai décidé de rétablir la (v)RAIE vérité, et ce, en images qui bougent, parce que les mots c'est périssable.
Dans la lignée de YAëL qui se filme pour s'aimer mieux et qui nous a montré toute la splendeur de son charme dénué de tout artifice , et surtout surtout qui a dit en public , non non rien...Vous allez voir mes fesses dans le poste, dans toute leur vérité nue. Dans leur quotidien réèl, sans entourloupe, sans masque. Rien de surjoué. Que du naturel. Je me lève, je m'assoie devant le PC, je me relève un coup pour mieux s'assoir. La vraie vie quoi.
Tous ceux qui ont des questions sur comment qu'on met une vidéo sur son blog tout ça, comment on s'en Tube, ben c'est super simple.
Il suffit (hommage à Manou) de faire bouillir son encéphale pendant deux douzaines d'heures, de faire revenir le geek en toi (et c'est pas gagné) et de taper largement de la paume ouverte, ou fermée en un petit poing rageur, contre le mur, la tête parfois. Tu peux t'accompagner de la voix car ab6 avait bien du couraHageuuu et crier :" Mais merde c'est pas possible qui c'est qui m'a offert cet ordinateur de nain ?"
Enjoy.
Lolita
Maigre à la peau diaphane, elle croquait dans un hamburger en louchant sur un soda. Elle avait quelques cheveux sur les tempes, le reste- pas beaucoup - emprisonné dans une barrette métallique avec un dessin de manga japonais. Elle balancait ses quilles du haut d'un tabouret trop grand en fredonnant dans un mauvais anglais "Je suis une espionne dans la maison de l'amour, de l'amour..." Et elle souriait.
Derrière elle, un Humbert pitoyable se tenait. Il avait des prisons dans ses petits yeux sombres. Il appuyait sur la petite épaule. Tous les os de la main, la première rangée du carpe: scaphoïde, pyramidal, semi-lunaire. Un fracas épouvantable pour un geste qui se voulait délicat, anodin, paternel mon cul.
Lolita ne faisait pas attention; elle sirotait les dernières gouttes de son soda en remontant ses socquettes. Elle ne comprenait rien. Son vrai nom finissait en a aussi, mais elle n'a jamais lu Nabokov, elle, tu vois. Juste elle ne comprenait rien. Je suis une espionne dans la maison de l'amour de l'amour. Humbert lui offert un autre soda. Elle a frémi d'une joie sensuelle, et il a bégayé.
Hier, j'ai vu Lolita. Je la vois depuis que je suis née, ma Lolita. Je la hais cordialement depuis des années ma Lolita. je la trouve odieuse, Lolita, et son prénom en a.
J'ai tendance à oublier trop souvent le connard d'Humbert.






