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C'était mieux avant ?

L'incohérence totale autour, la peur et le chaos. C'est à ça que j'ai têté, nourrisson. Tombée dans le chaudron du désordre et du  double bind. O belle X ! Etrangère partout où tu iras, étrangère à toi même aussi parfois. C'est comme ça.
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Tu feras tout à l'envers, et tu t'accrocheras bien fort aux certitudes des non sens. Cette phrase ne veut strictement rien dire, enfin je crois. Mais je la laisse. Elle me plait.
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Pour te permettre de pleurer, tellement tu te trouves légitime dans l'émotion, tu préfèreras te fondre dans l'objet perdu. Identification hystérique ou hypocondrie, ça fait bien de savoir les termes exacts, mais ça n'empêche ni la terreur glacée à 29 ° à l'ombre, ni les images qui viennent en rafales maintenant, comme un clip vidéo saccadé. Tout maigre enveloppé dans le drap bleu sur le fauteuil roulant, qui allait faire une radio. "Je ne veux pas souffrir"  "Si il me reste 5 ans, je m'estimerais heureux" Visage livide yeux exhorbités. Regard défoncé qui regarde la montagne le ciel bleu.
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 Je ne sais pas pourquoi je me disais, il va revoir la mer. Je pense à mon père je pense aux bateaux. Je devrais peut être me faire une petite séance d'associations. Ca fait du bien de comprendre, il parait. Mais là
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 non.
J'arrête. J'ai honte.
Et je veux pas vous gêner.
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Voilà. J'ai honte. Alors il vaut mieux s'imaginer mourante, tous les symptômes sont là.  Paf. Je suis tarée. C'est mieux que
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orpheline ?
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Je voudrais bien . Je croyais que.  Il me semblait pourtant.
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J'ai compris en le regardant se taire  que si tout s'etait si remarquablement passé jusqu'alors, c'est parce  que j'avais tout fait pour que tout se passe remarquablement bien. Forte. Ironique. recul. Lucidité. responsabilité. Distance...
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Je perds pied et adieu l'equilibre.
Adieu les bras.
Je me crois si peu légitime. Epouse, pourtant .
Mais là, non.
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Elle est venue me voir et pour la première fois j'ai eu ses bras, j'ai fermé les yeux pour ne rien entendre, que les images et la colère ne m'atteignent plus.
Un peu comme un moine zen.
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Disons un moine zen un peu spasmophile
hypertendu
et qui se tape un ulcère
mais calme.
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J'ai eu 20 secondes de larmes dans les bras de maman.
tapoter l'épaule et me dire "oui, nous avons perdu le meilleur"
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 Tout s'est calé parfaitement. Pour la première fois. 20 secondes d'eternité.
De juste place.
Apres près de 40 ans de chaos, de désordre, de non sens. Deux pièces parfaitement emboîtées.
Une mère qui console son enfant et qui lui dit "nous avons perdu notre meilleur"
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Rideau.
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Bien sûr, le bordel est revenu très vite. Plus personne ne s'écoutait. La rage, la colère ont repris leurs aises, ainsi que le silence , le n'importe quoi.
Il parait que je sens aussi bon que ma soeur.
Avant je sais pas, je devais puer.
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Je suis cynique. Je suis désolée.
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Je m'en fous , j'ai le droit, il parait. Le droit d'être dépressive, dis donc apres tout ce que t'as encaissé, ho, encore heureux, laisse toi aller, laisse couler, pleure t'as le droit, dis lui merde, craque... Le droit de craindre pour moi à la place de craindre le manque, même si ça me paraît totalement narcissique et dingue, le droit d'avoir envie de me coller la tête dans le four à gaz, le droit de lui coller un coup de couteau entre les yeux (ha,  ça non, on me dit) ok ok ok ,
comme diraient les pianistes de la boite de jazz.
Bibaaapbibelipap....
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Mais moi, là, j'ai juste envie d'aller bien.
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Rideau.

De la fureur, un p'tit 38°, et un peu de sang

 Voilà, c'est arrivé, c'est arrivé. J'étais là bas et j'ai  pleuré. Les mouchoirs chez elle sont trop fins. il faudrait que quelqu'un lui dise. Pas moi.

 Bien sûr, je suis arrivée avec mon explication on ne peut plus logique, voire brillante. Qui a du l'impressionner deux secondes. Puisqu'elle a acquiescé. Mais  même moi, j'ai fini de m'impressionner avec ce que je sais être une tentative desespérée de maîtriser le ressac bourbeux que je redoute: Les larmes à perpétuité ?

Je m'identifie pour me permettre la peine.

Il me faut être lui, avec lui, pour lui montrer, me montrer, toute l'étendue de mon chagrin. Sans ça, je ne me sens pas credible, j'ai honte, je ne tolère pas la compassion, l'indifférence, je ne suis que colère et une colère qui même moi, m'effraie.  Si tu me voyais papa, si tu voyais mes mains qui crient, ulcérées, cloquées,  croûteuses.

Si tu me voyais tousser, tousser tousser jusqu'à l'étouffement, cracher les filaments de sang qui font la lie de la terreur qui va tout doucement me rapprocher de toi,  puis être toi, dans l'angoisse monstrueuse, l'anticipation redoutable. Voilà, ça y est, je peux pleurer, sur moi d'abord, ma fin, et puis, juste retour des choses, sur  toi, ta solitude, ta maladie, tes attentes pointues,  tes peurs bien légitimes que tu n'as refilées à personne. Personne n'a pleuré avec toi, là.

Si tu me voyais ,papa, avoir peur.  Avoir peur en toi.

 

Alors bien sûr, elle dit que tout ça est vrai. Ca me rassure, et je sais que cela ne résoudra rien. Me voila explorant plus avant encore, pourquoi ce besoin là ? Pourquoi comment je ne te laisse pas partir, comme il a dit Byby ? Pourquoi ? Parce que je sais, c'est un peu comme Alm' sans aucun doute. Cet amour -là ne se laisse pas partir comme ça. Le seul amour totalement gratuit, desinteressé. Mon fils m'aime, mais vois-tu, bien heureusement, il me casse les couilles. Ainsi, je peux lui permettre d'aller voir ailleurs si j'y suis pas. Et que ça le rende follement heureux, un endroit sans sa mère. Mon mari est un mari.  Si tu suis depuis quelques temps, tu sauras qu'entre nous, c'est purement sexuel (haha- rions) et jamais tu m'entends, jamais, je n'ai trouvé ça si con.  Et Ma mère ne m'aime pas.

Y a t il un autre que lui pour me serrer un peu fort, contre lui et me dire ce truc en arabe , dont je me souviens juste la fin qui finit par papalick, ou palaleck, je ne sais plus ?  Sans rien demander en retour,  sans rien me refiler de névroses en douce, sans espérer quoi que ce soit, sans espoir que je me taise enfin ou que j'achète des Playmobil ?

Personne.

Quelqu'un qui me donnais ce que j'attendais, sans rien esperer en retour. et pas "pour me faire plaisir"

Et voilà, les mouchoirs sont trop fins, je pleure à suffoquer , je tousse à en crever, je fais ma dame aux camélias, et mes mains crient.

 

Ces sourires que tu m'as donnés même dans le délire morphinitique. Ta main. Je laissais toujours la place à celle qui aurait du te la donner, mais elle avait tant à faire avec elle-même. Ta main vide, posée sur le blanc du drap, toute légère. Je te donnais la mienne qui n'avait plus rien  à perdre, puisque tu étais perdu.

 

Les mouchoirs sont trop fins. Je veux entendre le papalick.

C'est ce que je m'entendais hurler dans la voiture, pleine de ces larmes qui sont si moches, je ne te verrai plus je ne te verrai plus. Je m'en fous des images et du souvenir, de la mémoire , et de la présence éternelle. Le prochain qui m'en parle, je lui bouffe le foie, papa, au moins j'en cracherais des bouts pour quelque chose. Je ne te verrai plus. Alors, je suis toi parfois, ta peur et ta tristesse, ta colère sans doute,  je revisite tes chemins.

 

Et ce blog de merde pour me faire croire que tout va bien ,tout va bien puisqu'on rigole . Serait ce possible alors ? On dirait une chanson de l'autre embellinée Bruni. Qui se prend pour une auteure.

Moi aussi je me prends pour une auteure. Alors je "mets béance, entailles, gouffre, logorrhée, hurler le vide à la face du néant," je colle deux mots qui ne sont pas dans le même champ sémantique genre poubelle et ataraxie, paf on me dira qu'il faut que je publie. ou alors on me mettra dans un annuaire de sites de dépressifs qui se prennent pour gainsbourg ou despentes...Ou aors, plus véridique encore, je me retrouve sur un site de blogs de cul, la photo de mon fils trônant au milieu des "je sentis la barre de fer de son désir pour moi, et il me chevaucha  impétueusement, sa brutalité n'ayant d'égal que la brûlure de mon envie de lui qui me lacérait le bas ventre...."

Tu sais le genre de trucs ou tu lis et ou t'as juste envie de dire: ben va falloir baiser un coup, mon grand. Ecivains du blog, qui sont tout heureux de retouver leurs propres émotions à la relecture de leur propre note....Moins tu écris moins tu écriras de conneries. Voila un axiome qu'il faut que je fasse mien ( avec un désir brûlant qui me chauffera à blanc jusqu'au bout de la nuit moite, tant qu'à faire)

Les mouchoirs chez moi sont plus épais. Il y a des bains à donner, des petits habits à plier.  (repasser c'est non, hein, en plus, je vais mourir)

Ca m'occupe. Mes mains crient tout ce que je crois pouvoir dire chez elle, voire ici. Rien n'est dit.

Rien.

Rien

 a dit le docteur.  Vous avez un souffle de grande  sportive, quels sports pratiquez vous ?

-Le stress.

Votre radio ne montre pas de lésions,   etc etc

 Rien.

Comment crier autrement que par mes mains ? Comment pleurer  autrement qu'en revisitant  tes chemins de croix ?

Dis-moi, dis-moi, comment t'aimer encore alors que tu n'es plus là ?

Portrait clinique/ Photothérapie.

  Mon moi idéal, ici.

L'idéal du moi, le seul idéal issu de moi, là.

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Le Ca, entre

ça

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et très souvent ça.

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Le surmoi, exactement là.

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Voilà, docteur, c'est tout ça ,  mon putain de moi.

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 Toutes les photos pas merdiques, les belles quoi,  sont de S.

Plus tout à fait la même, complètement une autre.

Depuis quelques jours s'opèrent en moi des changements comportementaux qui provoquent des soubresauts intempestifs dans mon hémisphère gauche, me laissant quelque peu coite. (c'est la phrase la mieux construite que je ferai jamais je pense)
.
Depuis quelques jours, moi , l'impulsive impatiente, l'immature se complaisant dans la facilité, la radicale (de gauche), je deviens plus chiante qu'un jour de régime sans pâtes hyposodé, et non protéinique. (mais pourquoi j'écris comme ça ???)
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Tout a commencé avec l'arrêt du tabac, ou peut être avec la fin des travaux faisant de ma maison un nid douillet, chaleureux et chaud où il manque quand même encore la moitié des luminaires. (je me retrouve un peu, là, je ponctue mal.)
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Je présume que le sevrage nicotinique a provoqué un arrêt net de la foudre rock'nrollienne qui m'anime habituellement, ceci, encouragé par l'amélioration de mon habitat. (Mon Dieu= Martinet ou ferdinand de Saussure, aidez moi, je peux plus m'arrêter d'écrire comme dans une rédaction de 5ème)
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Par exemple, il m'arrive ces temps -ci de nettoyer la baignoire avec du cif , et de disposer ensuite les flacons de shampoing par ordre croissant de grandeur (lorsqu'en j'en trouve deux de la même longueur,  hop, j'en jette un), de faire un mmmh satisfait et de sautiller ensuite gaîment vers  l'évier de la cuisine pour y faire ma petite vaisselle avec des gants mappa. Il arrive aussi souvent donc, que mon gnome débarque, hilare, et qu'il ait disposé tous les flacons de shampoing sur le rebord de la fenêtre , ouverts, qu'il ait perdu tous les bouchons, et renversé le cif sur le parquet tout neuf.  Je retire alors mes gants mappa et je me sussurre intérieurement :"Ce n'est pas grave, ce n'est qu'un enfant". Puis , je lui dis que j'aimerais bien qu'il retrouve les bouchons, que j'y tiens particulièrement," même s'il n'y a pas mort d'homme, bien sûr, bien sûr,  je le reconnais. "
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Un autre exemple: Lorsque mon tendre époux (non, là,... il se passe vraiment quelque chose) met à peu près deux heures et quarante cinq minutes à fixer un miroir dans la salle de bains et met autant de temps à m'expliquer, SCHEMAS à l'appui, pourquoi cela lui a pris "un peu de temps". Au lieu de le menacer de divorce / castration /suicide /  ou de hurler "Mais putaiiiiiiiin j'en ai rien à foutre ! tu peux pas le comprendre ça ????", je l'écoute avec un sourire gentil, et je lui demande de faire le schéma F'b6 un peu plus gros parce que j'ai pas bien compris, si ça te dérange pas.
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 Autre exemple et  pas des moindres : Lorsque je constate qu'après pratiquement deux mois et demi de régime protéiné au goût de merde en barres, je n'ai , au final, pas perdu UN gramme, je me dis, lucido-objectivement que quand bien même je pèserai  35, 4 kilos, je continuerais de me voir difforme afin d'éviter d'affronter les distorsions cérébralo-encéphalitiques de ma putain de névrose de merde. Et que, oui oui, le principal n'est pas là, que l'important c'est la santé, la beauté intérieure (même si y a aussi pas mal de boulot), et que les maillots une pièce c'est super élégant.
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Dernier truc: Lorsque je chante dans mon audacity et qu'à la réécoute, je constate ma tierce lamentable et ma poussée sur le contre ut absolument pitoyable, que ma voix c'est un peu comme une cindy lauper fatiguée et sous neuroleptiques, je ne jette plus le micro par la fenêtre en disant que la vie est dégueulasse, et en  hululant que personne ne me comprend. Je rebranche et je recommence.
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Et lorsque je me réveille déprimée à crever, un goût de cendres dans la bouche, un souffle de dépersonnalisation derrière la nuque, au  lieu de me recroqueviller dans la salle de bains en maudissant la génétique, l'héritage sémite et ma splendidifique génitrice, je me  frictionne les paumes avec du camphre du Mexique en respirant profondément par le ventre.
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Bref, on dirait Nadine de Rotschild un peu.
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Depuis quelques jours, s'opère en moi un changement radical...
je vieillis.

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec les rumeurs sur mon fondement (Hommage à Yaël)

Suite à des rumeurs parfaitement dégueulasses sur mon cul compte, qui serait -je cite- d'un IMC supérieur à la surchage pondérale du rapport Taille/poids sur la courbe de Gauss (bande de salauds !), j'ai décidé de rétablir la (v)RAIE vérité, et ce, en images qui bougent,  parce que les mots c'est périssable.

Dans la lignée de YAëL qui se filme pour s'aimer mieux et qui nous a montré  toute la splendeur de son charme dénué de tout artifice , et surtout surtout qui a dit en public , non non  rien...Vous allez voir mes fesses dans le poste, dans toute leur vérité nue. Dans leur quotidien réèl, sans entourloupe, sans masque. Rien de surjoué. Que du naturel. Je me lève, je m'assoie devant le PC, je me relève un coup pour mieux s'assoir. La vraie vie quoi.

Tous ceux qui ont des questions sur comment qu'on met une vidéo sur son blog tout ça, comment on s'en Tube, ben c'est super simple.

Il suffit (hommage à Manou) de faire bouillir son encéphale pendant deux douzaines d'heures, de faire revenir le geek en toi (et c'est pas gagné) et de taper largement de la paume ouverte, ou fermée en un petit poing rageur, contre le mur, la tête parfois. Tu peux t'accompagner de la voix  car ab6 avait bien du couraHageuuu et crier :" Mais merde c'est pas possible qui c'est qui m'a offert cet ordinateur de nain  ?"

Enjoy.

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Lolita


podcast
Hier, j'ai vu Lolita.

Maigre à la peau diaphane, elle croquait dans un hamburger en louchant sur un soda. Elle avait quelques cheveux sur les tempes, le reste- pas beaucoup - emprisonné dans une barrette métallique avec un dessin de manga japonais. Elle balancait ses quilles du haut d'un tabouret trop grand en fredonnant dans un mauvais anglais "Je suis une espionne dans la maison de l'amour, de l'amour..." Et elle souriait.

Derrière elle, un Humbert pitoyable se tenait. Il avait des prisons dans ses petits yeux sombres. Il appuyait sur la petite épaule. Tous les os de la main, la première rangée du carpe: scaphoïde, pyramidal, semi-lunaire. Un fracas épouvantable pour un geste qui se voulait délicat, anodin, paternel mon cul.

Lolita ne faisait pas attention; elle sirotait les dernières gouttes de son soda en remontant ses socquettes. Elle ne comprenait rien. Son vrai nom finissait en a aussi, mais elle n'a jamais lu Nabokov, elle, tu vois. Juste elle ne comprenait rien. Je suis une espionne dans la maison de l'amour de l'amour. Humbert lui offert un autre soda. Elle a frémi d'une joie sensuelle, et il a bégayé.

Hier, j'ai vu Lolita. Je la vois depuis que je suis née, ma Lolita. Je la hais cordialement depuis des années ma Lolita. je la trouve odieuse, Lolita, et son prénom en a.

J'ai tendance à oublier trop souvent le connard d'Humbert.

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