message personnel
Je mélange un yaourt aux fruits à un yaourt nature, ça m'en fait plus, en moins sucré. Voilà, je veux plus et surtout pas mielleux. Je dois te dire qu'aujourd'hui je portais ce qu'on appelle leggings, donc. Ce sont des collants auxquels on a coupé les pieds. Tu vois, j'avais ce collant bot et donc des chaussettes.(Comment faire autrement ?) J'ai eu très froid. Il ne neige toujours pas, ça s'annonce, ça s'ébauche, ça vient pas. Ca fait sa star capricieuse. J'ai une collection d'écharpes, maintenant, en grosse maille de bab bobo, je sais pas comment on dit, longues longues comme ça, et de toutes les couleurs. Une Noire. Une Bleue. Une Rouge. Une Violette (ma préférée). Une Grise. L'autre jour, je les ai enroulées, tressées, je les ai portées toutes les cinq, mais pas dehors, j'ai pas osé. C'est beau, on dirait un défilé. Je grignote un morceau de baguette. Le pain est mon ami secret, tu sais. Il y avait une vieille femme dans la salle d'attente, très apprêtée, maigre, les genoux noués, le collant (j'ai vu les pieds) troué. Elle faisait des bruits de bouche. Des borborygmes qui m'écoeuraient. Ca me donnait des quintes de nerfs, poussée à bout par ce bruit sucé. Il y a des sons comme ça qui m'exaspèrent, qui me donnent envie de tuer. J'ai un différend à vider avec l'humanité qui bave, je pense. Un conflit à régler avec les bouches molles et mouillées. Alors qu'étrangement, les bruits ridicules d'entrailles, ça me fait même pas sursauter. Il y a une lumière très spéciale aux abords de la colline, une aura d'automne quelque soit la saison, un orange spasmodique autour des oliviers. Bon, je te dis ça pour raconter un truc qui te fasse croire que la nature m'inonde de sa beauté. En vrai, je continue de penser que le buccolisme est un scandale. Enfin les poètes de la nature et moi, il vaut mieux pas qu'on se retrouve dans la même pièce. Le combat serait sans merci. J'ai envie de pain perdu. C'est le plus beau mot de la langue française, et en plus ça se mange. Il y avait un petit garçon dans le tram. Il récitait une comptine "Je suis poli, je dis merci, et s'il vous plait pour obtenir ce qui me plaît. " Sa mère avait l'air d'avoir un orgasme. J'écumais de fureur. Mais bon, je retourne toujours mon courroux contre moi-même, y a rien de plus grossier que de faire sa punk asociale révoltée quand on porte des leggings et qu'on tresse ses écharpes, non ? Alors je me rongeais l'ongle du médius, en rêvant de tortures vietnamiennes. J'ai acheté au musée de la parfumerie plein de petits cadeaux pour des gens. J'aime pas arriver les main vides, je sais jamais quoi faire de mes mains, sans ça. Le monsieur m'a dit que le panier "mimosa" avait un franc succès auprès des vieilles dames. Voilà. Et il a insisté pour que je m'inscrive sur le coupon de l'accueil, afin de recevoir chez moi les dernières nouveautés. J'ai pensé un moment qu'il essayait de me draguer. Mais il m'a parlé pendant un quart d'heure d'un endroit où les senteurs de jasmin et de lilas se mêlent tout ça, avec les fragrances qui se rehaussent au contact du genévrier, et les arômes de l'orange qui suintent et le petit chemin et le joli sentier et les fruits qui se gorgent et les cailloux crissés. UN POETE BUCCOLIQUE, c'était. J'ai dit qu'à la suite d'un accident de trial, j'avais perdu l'odorat.Et qu'à la suite, tout simplement, du constat de ma naissance, j'étais allergique aux béats. Je te raconte tout ça parce que j'ai rien à faire et que je n'ai jamais su m'ennuyer. Je suis épuisée physiquement, sinon, tu sais, je comprends pas. J'ai des besoins de larmes qui me ressemblent pas, des colères indignées, des désirs d'ermite. Je suis lasse comme la dame aux camélias (je veux dire que je suis abrutie et plutôt pâlotte, tu vois ?). Je te raconte tout ça pour que tu saches que je t'ai toujours avec moi.
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Alors, comment tu fais pour admettre ? J'ai honte, un peu, je ne sais pas si c'est de toi, ou de moi, mais ça me traverse comme une suée bien malsaine. Tu commences par fermer ta gueule, tu finis par fermer les yeux, toute fière d'y être arrivée, à composer avec les travers inhérents de cette putain de réalité. Et tu te retrouves pétrifiée derrière la table de la cuisine. Y a les restes du petit déjeuner, les miettes, les tasses dépareillées, le beurre et un peu de monnaie, "Nature morte à la nappe tachée" , et c'est toi l'accusée. Voilà, assise sur un tabouret, la sellette ikéa hahaha et toi petit magistrat , l'index levé. Qui fais l'objectif. Qui fais celui-qui-sait. Qui fais ni plus ni moins que mon procés. J'avale ma salive et ça me fait comme une envie de gerber. Je me tais parce qu'est ce que tu veux que je te dise, hein ? J'ai peur de me défendre, tellement ça me ferait te mépriser. J'écoute , abasourdie en serrant les poings. Je sais que la solution, ça serait une belle bataille, je t'enverrai des gnons verbaux , et tu ferais le contrit qui veut bien y réfléchir. On se croirait intelligents, chacun à sa place, bien campés, les repères hypernormés; moi hystérique et désarticulée, et toi dans le rôle du gentil garçon qui sait si bien se contrôler. Mais j'en peux plus de la communication, de Jakobson et de l'écoute active, Crève, l'écoute ! j'en ai marre : la communication, ça se réduit à c'est toi qui le dis c'est toi qui l'es. J'ai juste envie que tu te taises, j'ai juste envie de te tuer, enfoiré d'émetteur. J'ai pas envie de reprendre la solitude en petits cachets, la colère froide, les larmes qu'on est tellement fiers de savoir cacher. J'ai pas envie de me croire guérie parce que j'aurais su te haïr, ou t'oublier. J'ai juste une grosse envie de me barrer, comme d'habitude, ma petite valise remplie de papiers que je veux jamais que tu lises tellement tu saurais me les faire regretter, et toi, à la porte, comme d'habitude, qui lance "Reviens quand tu seras calmée". C'est parce que je suis calme qu 'y a plus de raison de rester, tu sais ? "Reviens quand tu seras calmée", histoire de te faire croire que c'est toi qui décides, que c'est toi qui as eu l'idée. J'en peux plus de la logique j'en peux plus de tes raisonnements. Cours, espèce de crétin. Fais péter les serrures, lâche-toi que j'ai le sentiment que ça palpite un brin entre tes omoplates. Hurle un truc bien con, genre que tu m'aimes, ou genre vive la révolution ! Mais je reste là, muette et écoeurée; j'ai jamais eu envie de jouer. Et y a la nature morte à débarrasser.
Beaucoup de peine, un peu de beurre
Au milieu du couloir, c'était glacé, entre les pâtes-à-pizza-toutes-prêtes et les crèmes desserts allégées, j'en ai eu marre de l'existence. J'ai convoqué tous mes principes, mes vieux copains hantés, mon père qui construisait un pétrin- faut le faire-, sa silhouette un peu voûtée, en profil chinois découpé, en ombre de nuage crevé, n'a pas levé la tête mon père: il travaillait.
C'était plus loin, les jus de fruits 100% pur jus pressé, de Jaffa, du Brésil, commerce équitable, et le lait. J'en pouvais plus de l'existence. J'ai invoqué celle que j'invente, qui glisse ses doigts sur mes tempes pour m'apaiser. "Tête de linotte, evaporée, écervelée". Elle chuchote mon ignorance et je suis toujours pardonnée. Pas donné sa main à ma tête, la dame. Rêve abusif: c'est pas le premier.
Je me reflétais sur la vitre qui contient tous les surgelés. Mon fin pantalon rayé, mon gilet justement cintré, lavée récurée ointe parfumée. Propre à rien, jolie par drôle de coïncidence, mensonge, imposture, pas vraie. En attrapant les chewing-gums, j'ai eu envie de me tuer, par hébétude, une fatigue de continuer. Mal à propos, ça va sans dire. Mauvais effet.
Je chante un vieux folk dans ma tête, une comptine d'esclave hululée, pour débrailler l'aspérité, se donner de la peine, te détremper la couleur des craintes, museler le qui-vive, niquer la panique.... etc etc (écrire suivant les pointillés...)
C'est à la caisse que ça se calme. Gnagnagna, je me dis. Tout se paie. Et la marée qui se retire, un genre de système retrouvé, le repos dans la dialectique. On a les grigris que l'on peut. Adhérer, acquiescer, se mouler, composer le code et raquer. 122 euros pour si peu de marchandises, faire mine de s'en révolter, trouver comme une connivence, faire partie des autres, les pieds plantés dans la réalité. Je relis le ticket, ça me donne une contenance d'avoir l'air de pas vouloir me faire arnaquer. Je tourne sans cesse dans le même souterrain où la lumière n'est que sous-entendue. La balle est restée près du coeur, la moindre secousse pourrait me tuer.
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Hilflosigkeit
Parfois, j'ai la force de l'ignorer, mais souvent le vide fait courant d'air, par la chair, femme-peur; le faible et fort de la lame en même temps, et la perte jusqu'à l'analepsie. C'est une idée, une rumeur qu'il ne faut surtout pas creuser, au risque qu'elle pénètre jusqu'à l'arrière -garde, et c'est la fin des haricots. Ce n'est pas tant elle qui crée le mal, mais bien la lutte qui s'engage alors pour rester debout, à défaut d'être vaillante, à défaut d'être guerrière. Il me faudrait trop combattre. Je n'ai ni le souffle ni l'armure. Cette impression d'être sur le fil du rasoir, cette panique bleue, cette trouille blanche de perdre l'équilibre, Heatcliff inorganique...et libre. Je sais comment c'est quand on a vacillé. Je ne peux plus me perdre. Je me retiens la pensée comme on se mord la langue, au sang; je tourne sept fois les humeurs avant de servir, pour éviter l'à-pic. De falaise en falaise, je m'accroche au futur pour repousser la chute. C'est ici que la parole, appelle ça comme tu voudras, appelle ça l'écriture si tu veux porter un col roulé comme Marguerite Duras, peut disparaître. J'écris j'écris (je me parle) pour me rappeler l'être humain.
Ce qui te fait respirer, c'est ce qui commence par t'étouffer, saturé d'une détresse qui n'a pas de nom.
Je reconnais les signes, c'est un terrain vague dont je connais chaque contour, mais je n'en maîtrise pas les règles. Rules fuck me. Je me vois qui m'agites, vivante, si vivante et puis tout sonne soudain infiniment faux. Et me voilà sur mon petit bord de monde, isolée, jeté, perdue. Ni inférieure, ni supérieure, juste inégale. Ni blasée ni asociale , juste ailleurs, bien avant. Je ne peux plus me rejoindre et je ne sais pas jouer le je.
La mâchoire réduite à une mandibule, je te jure que j'oublie tous les gestes. Je n'ai plus de mots, magma de phonémes acculés, ça poisse et ça glue: un nourrisson qui vagit pour attraper son pouce et il ne sait même pas qu'il en a un.
Je voudrais coller mon front à la vitre, me résoudre en crachin. Le ciel ouvre ses cataractes et il n'y a pas de raison pour que je ne sois pas dedans. La pure improbabilité au goût de pluie. Tu vois, c'est comme le fils dans le Roi des Aulnes, qui n'entend rien des propos de raison de son père. Que ce soit la brise qui froisse les arbres, ça n'ôte pas la terreur du vent.
Susanna Wallumrød- JailBreak (P. Lynott)
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tuer ce qu'on aime
L'amour que tu confonds avec son objet
"J'aime" devrait suffire.
"Je t'aime" , c'est déjà te tromper.
L'homme dans sa contemplation de lui, m'aime.
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La mort est un scandale, la vie est insensée.
Devine si tu peux, et choisis si tu l'oses
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Ma peau , entre moi et le monde :
| Merkel | |||||
| Meissner | |||||
| Ruffini Pacini | |||||
| Ca fait du monde. - Tuer ce que tu aimes Tuer ceux que tu as aimés Tuer ce que tu as
Tu es ce que tu (etc etc) ![]()
Je n'ai pas de mains qui me caressent le visage La mort viendra et elle aura tes yeux.
Cul de Sac a tué ma chanson.( J'adore ) |
A la pelle
Et elle me racontait encore et encore, là où sa vie avait coincé et buté, jamais redemarré. Le jour où ses gauloises lui avaient donné envie de dégueuler. Le fils porté seule, accouché seule, le mariage, tout sans pleurs, sans chaleur. Jamais de désespoir, jamais de heurt, jamais de trouble. Le visage lisse comme un bouton de porte, une ligne de vie plate, tranquille puis le jour où elle avait senti dans son ventre bouger le gosse. Une vie qui commence, une autre qui se cimente , elle disait. Je ne comprenais pas tout, et je la regardais davantage que je ne l'écoutais. C'est comme ça que je comprenais quand j'étais petite. J'avais déjà du mal avec les mots. Le visage en peau de parchemin, le poireau sur l'aile du nez, les yeux qui ne voyaient rien. Fais-moi la lecture maintenant, elle disait. Je m'installais sur le fauteuil, je ne suis pas sûre que mes pieds touchaient le sol, bien droite, le livre sur les genoux, je léchais doucement mon index avant de tourner la page, comme si elle avait pu me voir. Je lisais en respectant la ponctuation, sans buter sur le moindre mot, attendant qu'elle me dise que je lisais vraiment bien, Elle toussait , la toux s'amplifait, se terminait en râles épais, en crachat. J'attendais que ça se termine , le doigt posé sur la ligne. Mon père venait me dire que nous devions partir. Je cornais la page. Et puis, un jour, on a téléphoné à la maison, j'étais seule. On m'a dit qu'elle était morte, j'avais l'impression qu'on m'engueulait , j'avais l'impression que j'y étais pour quelque chose, et on m'a demandé de le dire à mon père quand il rentrerait.
H. Cole. I don't wanna grow up. (t. Waits)
du matin, du verglas et autres petites choses
J'aime me lever avant eux, j'y tiens tant que je descends pieds nus les marches glacées, et puis ne pas faire craquer les os. Je regarde dehors dans la cuisine, c'est encore la nuit. Parle-moi car quand tu parles il fait plus clair. Je dis à quelqu'un dans ma tête. Il y a le lapin (rabbit Jacob) dans sa cage ouverte, dont il ne sort jamais, et ça me fait réfléchir, je crois à la nécessité de certaines prisons. Il se dresse sur ses pattes et je le supplie de ne pas faire de bruit. Il y a la cafetière programmable, si elle n'a pas marché, j'ai des envies de suicide. Je cours très vite dans ma tête.
Parfois, j'entends le pas de mon fils tout au dessus, je sais alors: la solitude, c'est fini et j'ai une impatience, une colère. Je ne suis pas une vraie mère, je me dis souvent, toujours ce sentiment de l'imposture, et puis , ça passe, et puis j'oublie en chuchotant avec lui dans la cuisine (on ne veut pas déranger le lapin). Mais disons qu'il ne se réveille pas, disons que la programmation de la cafetière a marché. Disons que la vie vaut le coup d'être vécue. Alors, Je me tiens là, devant la fenêtre où je ne vois rien, puisque je ne regarde rien, le mug plein et chaud dans la main, et c'est cette sensation de vide acceptable, que j'attends, ce rien bienfaisant, comme si j'étais perdue dans les pensées de quelqu'un d'autre.
Ensuite, je vais dans la chambre de l'Infant, toujours stupéfaite de l'intacte perfection d'un sommeil de gosse. Je le recouvre; c'est bête, il va se lever mais bon. Je l'aime , je me dis, qu'est ce que je l'aime quand il dort, je me rigole à cause de la course à pieds joints dans ma tête. je ne sais pas si je suis une vraie mère avec mes envies de vide matinaux, mais j'aime beaucoup qu'il soit mon enfant. On se dit tous les trucs idiots du matin sur les rêves, la table de pythagore, l'amour, et le recyclage des déchets. Je me rappelle quand il était tout petit, j'avais du mal à admettre que ce bonheur là était éternel , j'avais peur qu'on vienne me le prendre. C'est bon, assez jubilé, jeune fille, rendez-nous ce bébé.
Après, chacun fait sa vie, comme on prend sa douche, assez seul finalement. Je mets de la musique, ça énerve tout le monde et je m'en fous pas mal, car je ne suis pas née femme mais le suis devenue, je veux dire. Je suis libérée de tous les jougs, je me dis en faisant la vaisselle d'une main, et enfilant mes bottes de l'autre, en anticipant la journée de taf, en aidant à défaire le lacet trop serré des baskets, et tout ça, et les courses ce soir, et toi qui me regardes de côté avec ta fossette cynique. Je n'échangerais ma vie contre celle de personne, et pourtant ma vie ne pèse pas bien lourd. Il faut l'affirmer haut et fort car tu en doutes encore, je ne regrette strictement rien et je n'attends de toutes façons jamais grand chose. Ne désirer que ce qu'on a, c'est avoir tout ce qu'on désire, je me dis en grattant le verglas sur le pare-brise. Et demain, je penserai spinoziste, que seul le désir est beau, que seul le désir vaut le coup. Et ce que je désire et ce que je manque à désirer se font tant de concessions, de révérences guindées, et de politesses niaises qu'ils en viennent à se ressembler. Devenir est tout ce que je retiens du fait d'avoir tant désiré.
Morning disaster. l'Altra
Undo
Il y a comme ça des morceaux qui vous racontent, et qui ne vous connaissent même pas. Du premier coup. Avec des lignes fines qui ressemblent aux petits sillons dans ta main, les mêmes pliures dans mon poing. J'ai cette tendance un peu adolescente à associer des musiques à tous les moments, tous les gens. Les souvenirs sans musique n'ont aucun poids dans ma mémoire. Et pour
lui, c'est juste une évidence.
c'est celui-là.
TPA
Je m'en vais, crois bien que je préfèrerais rester. C'est trop tard, j'ai des valises sous les yeux, des bagages trop lourds, je te jure, je m'agrippe à la table, je m'agrippe à toi pour rester parmi nous, mais le courant a fait comme une déchirure, l'habituelle brèche où je ne sais pas ne pas m'engouffrer. C'est ridicule, c'est con d'être moi. C'est trop tard, l'instinkt plus fort que le trieb, je m'enlise, je m'eclipse, j'ai la peur qui remplace les battements du coeur, je me bouscule pour rester, je te souris pour me rassurer, je voudrais tellement me retenir, ce qui me rend folle me tue, et j'ai plus de force, plus de raison, je cherche comme ça un sens. Ce ne serait pas l'origine, je m'en fous des origines, je préfère le regard des bâtards aux yeux trop clairs des dobermans, je cherche une direction, un endroit où ça me mènerait, je cherche une réponse, un livre, une musique, je cherche dieu pour rester là. Et ça se liquéfie dedans, ça s'éteint là-haut, les contours comme du pébéo sous l'eau, les limites stoneweierstrassées . Il n'y a plus que moi et le monde, treize mètres de verre entre lui et moi, et le monde est plus fort que moi.
some misunderstanding. Soulsavers (G. Clark)
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Panne d'inspiration
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