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| 2007-03 »
Ah, tribu du sujet !
J'ai la tête pleine de fureur, desaccords plaqués contre mon front. Etre là, me vouloir ailleurs. Partir, revenir, jambes croisées, juste c'est la tête qui fait faux bond.
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J'ai retrouvé la vieille boîte à outils, celle destinée à mon fils, pour quand il serait grand, la scie, ciseau à bois, bois, pince, Té...Mon fils est grand. Ce ne sera pas mon père qui lui montrera. J'ai dit qu'il me manquait, comme on récite une comptine, mécanique.
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Je suis pathétique, je lui ai dit, je suis pathétique, je suis en colère contre toi, le mot est faible, je te hais de toutes mes forces de ne rien comprendre, de me renvoyer toutes tes fainéantises et tes limites comme si c'était les miennes, à avoir envie de te crever les yeux, et je pleure, c'est parce que je retourne ma colère contre moi, je crois. Il a dit: Aide-moi à être moins con. J'ai répondu: Je ne suis pas docteur.
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J'ai retrouvé dans mes gestes et mes mots, ma violence, tout ce qui vient de toi, maman. Moins je te vois, plus tu m'habites. J'ai beau te repousser, j'ai beau te comprendre, j'ai beau me séparer, je me déteste autant que je t'ai haïe quand je ne supporte pas la peur, le caprice, la désobéissance, l'agitation. Oh pas comme les autres, je le sais, pas comme celles qui disent qu'elles n'en peuvent plus en tapant du poing sur la table et en respirant ensuite un grand coup, les bienheureuses. Ou en pousssant un grand cri et en donnant la tape, la fessée , et qui reviennent sans rancoeur, sans terreur, sûres de leur bon droit. Vois tu, je garde en mémoire tant d'humiliations, tant de menaces, tant de coups, tant de fatigue dans ses yeux, tant d'absences quand elle parlait toute seule et que le moindre de mes gestes la faisait hurler, que chaque dépassement me fait douter du moment d'après. Je ne suis jamais sûre d'être juste, jamais certaine de ne pas basculer.
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J'ai la tête pleine de fureur. Désaccords plaqués, gravés, ça conflite violent entre le pouvoir, le vouloir, la mémoire. L'eau bout à sang, la boue à 100 degrés.
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Et j'ai acheté des luminaires vachement sympa, en cuir et corde pour mon salon.
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Dans le train - Part One and tWo
Touch My Vésicule.
Aujourd'hui, c'est une journée comme les autres, et je cours, et j'essaie de suivre. Et je ne sais plus quoi penser. A part que lui, là , je trouve bizarre qu'il ne sache pas désigner les choses par leur nom, mais juste par leur fonction. Je sais que cela a un nom, je le cherche. De toutes façons quand il me parle, je ne comprends pas tout. C'est pas grave, on se parle avec les yeux, je me dis en souriant niaisement à mon reflet dans le rétroviseur, et après je rigole comme le chien de Satanas sauf que j'arrive pas bien.
J'ai rendez vous chez l'ostéopathe, le vrai, et je me demande si je suis bien épilée. Il me demande pourquoi le mal, comment le mal ? Et je me dis on n'est pas dans la merde les cocos, j'ai pas révisé Spinoza (NietszchsczsMerde ! je sais plus comment ça s'écrit)
Moi j'ai mal à mon lumbago, monsieur, c'est tout ce que je peux vous dire. Le bien Le mal, c'est que des histoires pour nous embrumer la tête si tu veux mon avis. J'ai une pointe là, mais j'arrive pas vraiment à localiser, et après je peux plus bouger, et je pleure à chaudes larmes en implorant des piqures à l'hôpital mais on me dit que c'est même pas vrai...Alors il me dit déshabillez vous, et je me dis tous les mêmes, mais j'ai le droit de garder mon pantalon et mon pull over, en fait, faut juste que j'enlève mes chaussures, et cool, je pue pas des pieds.
Alors il m'allonge, et mes cheveux tu vois ça fait comme une houppelande sur le cuir. J'suis trop bonne. Il me touche le haut du crâne et il ferme les yeux. Je me dis voilà voilà encore un coup des scientologues, et j'ai envie de faire le rire de Diabolo. Ensuite, il pose sa main sur ma vertèbre du haut de la colonne, celle qui fait une pointe là. Il me masse pa, juste il impose sa main, et je me rappelle Mme L. la petite vieille qui habitait pas loin de chez moi, quand j'étais petite. On l'appelait l'herboriste, mais en vrai c'était une sorcière avec des dents jaunes, mais quand j'avais un coup de soleil, elle "imposait" et hop, j'avais plus mal, elle me disait: "Voilà, tu n'as plus mal", et c'est vrai que j'avais plus mal, sauf que ça me brûlait toujours. Alors je repense à Mme L. mon frère était odieux avec elle. Il lui disait avec une voix de fantôme MAAAAAAAAADAAAAAAAAAAAAME LLLLLLLLL, JE SUIIIIIIIIIIS Un ESPRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TU N'AAAAS PAAAAAS LE DROITTTTTT DE TUEEEEEEER LES FLEUUUUUUUUUUUUUUURS POUR FAIIRE DES POMMMMMADES. Mais bon là, l'ostéo il pose son index sur un point de mon dos et il me dit: "C'est là."
Et moi je dis où là ? Mais je tremble, je pense que c'est Dieu, quand même, il touche exactement LE point névralgique, et moi je sais même pas dire où c'est quand je pleure à l'hôpital. Alors, je dis: "OUI" et on se comprend rien qu'en se regardant dans les yeux, je t' ferai dire.
Et puis ensuite il me fait un peu de prises de catch en arrêt sur image, hop, le bras sous l'aisselle, la tête sur le poitrail, on se mélange ostéopathiquement, on mêle nos ondes, un peu. Puis je dois me mettre sur le côté gauche, une jambe repliée, les bras croisés, comme un teckel abandonné sur le rivage, mais avec des cheveux, et il me masse la vésicule.
Parce que tout ça, c'est la faute à c'te salope de biliaire, il m'a dit. Je suis stressée de l'intérieur, avec beaucoup de colères rentrées et de peines enfouies. Je voudrais pas faire ma balance mais l'acupuncteur que j'ai vu il y a plusieurs années il m'a dit pareil en me touchant le pouls. Alors , ils feraient mieux de se mettre d'accord. C'est la faute au pouls ou à la vésicule ? Hein ?
N'empêche, après, je me rhabille (en gros, je remets mes pompes), et je me sens bien, j'ai plus envie de mordre , je me sens plus en rage et en rebellion contre ce monde de pourris, et j'ai plus envie de sangloter dans un café avec de la musique en fond sonore, en tournant la cuiller dans la tasse, comme une automate et en scandant porque te vas ?
Avant, non plus, oui, mais là ENCORE MOINS.
Alors après je rentre chez moi, et je fais Madonna un peu, je pose mon bras sous mon aisselle, mon poitrail sur ma tête et je chante :"Touch me, touch me, I wanna feel your vésicuuuule next to miiine"
et mon moitié rigole et on fait la paix parce que j'ai pas eu le temps de vous dire, mais on s'était fâchés, mais c'était tout de sa faute et il l'a reconnu, donc, ça roule.
Dépression sous sol majeure
Ou que je tourne la tête, chaque murmure résonne dedans comme un écho, et c'est la certitude qui colle à mes doigts comme une glu, en leitmotiv angoissé...
Où que je tourne la tête, ce sont les mêmes miels qui collent à mes Go West, le même lierre qui grimpe pour infester l'autrui.
Où que je tourne la tête, les blessures que je croyais devenues cicatrices, recousues, impeccables, se déchirent et ça suinte à toutes mes entournures, et je contemple mes rognures, vaguement nauséeuse.
Où que je tourne la tête, les autres sont des miroirs qui me déforment. A chaque fois que je "la" vois, je me fais peur, me désintègres en squames , dans une mue de ver à Soi.
Où que je tourne la tête, trop de portes mal fermées, plein de courants d'air. Je me voudrais d'ailleurs et je ne suis que d'ici. Je me voudrais sculpteur et je suis à peine modelée.
Où que je tourne la tête, Baal se tape un somme dans mes entrailles, alors je reste éveillée, je m'offre, en oreiller.
Où que je tourne la tête, creuse et vide pour longtemps,je me désagrège dans le néant qui me tape à l'épaule pour me dire, tonitruant "Je suis revenu !", et je m'affaisse un peu plus, un peu mieux, des gnons plein l'âme.
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Alors, après je me dis :"Mais quelle conne ! T'as qu'à plus tourner la tête , abrutie !"
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Cette note est un genre d'exo de style, moi, je vais plutôt bien, voila voila...
fumeur d'herbe/Post Lumbago/Nouvelles du front
Le fumeur d'herbe veut me montrer des photos de moulures parce que les Anciens, ils lui ont tout appris, tu ouas. Pour de vrai. Ha, il est bien fini, le temps des estampes jap'. Il se demande si je n'étais pas sa prof en élémentaire; mon visage lui dit quelque chose. Après anamnèse, il s'avère que je n'ai que trois ans de plus que lui. Mon visage va lui dire merde, là.
Enculé de drogué.
Après deux semaines de coolitude absolue sur le chantier, où le moitié et moi-même nous extasiions chaque soir sur les finitions nickel du plâtre et les fils électriques si bien dissimulés, les moulures top et la porte non grinçante, (malgré les pauses déjeuner de 12 h à 16 h30), le premier conflit patronat/salariés a éclaté hier, quand le Chef (il m'a avoué après une pause déjeuner de 3 h21 arrosée au Pinot des charentes qu'il était un No-life amateur d'un jeu en ligne. j'ai pas osé dire que j'avais un blog.) a annoncé que nananananan dans le forfait à 5874012358 euros, y avait pas la peinture de la salle de bains, qu'il fallait qu'on arrête de râler(!?!?!?!?) parce que la porte du grenier, il l'avait fait gratuite en plus !
C'est au bord de l'ulcère de la catalepsie, que j'ai réalisé que trop bon trop con, fais du bien a fernand, te le rend en caguant, file ton petit doigt et on te mangera le coude, que donc il faudrait désormais revêtir le masque de l'inspectrice des travaux pas finis, et regarder la montre -que je n'ai pas -d'un air entendu de capitalo radine, à chaque retour de pause, qu'il faudrait à nouveau enculer les mouches, au lieu de papoter sur un air de ganja.
N'empêche, je me demandais pourquoi je souriais chaque fois que j'entendais siffler, et le marteau, et la scie, et les sciures, et le plâtre. J'allais avec mon père, petite, sur des chantiers, je m'en souviens. Des baraques immenses, et mon père qui bossait, sans aucune pause déjeuner. Il n'osait pas gonfler les devis, et se montrait souriant et gentiment gavé devant les capitalo radins qui regardaient leur montre.
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Les piqures anti lumbago m'ont filé la gastro du crâne, et j'ai de nouveau la tension inférieure à zéro. Le manque de tabac me tiraille la dopamine. je n'ai pas de nouvelles de ma soeur d'Ho Chi Minh, et je crois qu'elle m'a reniée. Mon frère vit à Paris mais c'est pareil. Mon gnome, depuis peu, me parle comme une racaille du 9-3, et je deviens profondément débile en lui exposant moralitiquement, les risques de répression qu'il encourt en le fixant sarkozyquement droit dans les yeux. Il répond "Tu veux ma photo ? Elle vaut trois euros à casino !"
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La blogotruc me saôule un peu. Je sais, je sais, ça fait ancienne combattante alors qu'il n'y a de batailles que pour ceux qui veulent bien en faire, mais bon, disons que je me lasse un peu. (ça va, là ?) Tout le monde en a rien à fout' mais quand même, tout le monde, connait Ixe.fr qui a dit à Igrec.com que les stats de Doublevé.be valaient plus cher que celles de Zed.joueb. Finalement , finalement, il nous faudra bien du talent pour jouer aux mômes sans être aduUuultes.
Et puis Romans m'a tuer. Je digère pas les ravioles. Ou c'est que j'ai pas assez dormi, et je suis incapable de faire une sieste. Mes synapses archaïques refusent de lâcher prise parce que le jour, c'est pas la nuit. (Je suis un peu basique comme fille)
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Le fumeur d'herbe m'appelle. Il a trouvé ses photos de moulures.
Tatatsoin
On s'est arrêté dans une station, Folie a mangé un sandwich au thon, elle avait un peu sommeil et elle a parfaitement resumé la situation : 'PUtain on revient de romans et on bouffe un sandwich au thon sur une aire d'autoroute "



