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Ah, tribu du sujet !

J'ai la tête pleine de fureur, desaccords plaqués contre mon front. Etre là, me vouloir ailleurs. Partir, revenir, jambes croisées, juste c'est la tête qui fait faux bond.

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J'ai retrouvé la vieille boîte à outils, celle destinée à mon fils, pour quand il serait grand, la scie, ciseau à bois, bois, pince, Té...Mon fils est grand. Ce ne sera pas mon père qui lui montrera. J'ai dit qu'il me manquait, comme on récite une comptine, mécanique.

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Je suis pathétique, je lui ai dit, je suis pathétique, je suis en colère contre toi, le mot est faible, je te hais de toutes mes forces de ne rien comprendre, de me renvoyer toutes tes fainéantises et tes limites comme  si c'était les miennes, à avoir envie de te crever les yeux, et je pleure, c'est parce que je retourne ma colère contre moi, je crois. Il a dit: Aide-moi à être moins con. J'ai répondu: Je ne suis pas docteur.

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J'ai retrouvé dans mes gestes et mes mots, ma violence, tout ce qui vient de toi, maman. Moins je te vois, plus tu m'habites. J'ai beau te repousser, j'ai beau te comprendre, j'ai beau me séparer, je me déteste autant que je t'ai haïe quand je ne supporte pas la peur, le caprice, la désobéissance, l'agitation. Oh pas comme les autres, je le sais, pas comme celles qui disent qu'elles n'en peuvent plus en tapant du poing sur la table et en respirant ensuite un grand coup, les bienheureuses. Ou en pousssant un grand cri et en donnant la tape, la fessée , et qui reviennent sans rancoeur, sans terreur, sûres de leur bon droit. Vois tu, je garde en mémoire tant d'humiliations, tant de menaces, tant de coups, tant de fatigue dans ses yeux, tant d'absences quand elle parlait toute seule et que le moindre de mes gestes la faisait hurler, que chaque dépassement me fait douter du moment d'après. Je ne suis jamais sûre d'être juste, jamais certaine de ne pas basculer.

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J'ai la tête pleine de fureur. Désaccords plaqués, gravés, ça conflite violent entre le pouvoir, le vouloir, la mémoire. L'eau bout à sang, la boue à 100 degrés.

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Et j'ai acheté des luminaires vachement sympa, en cuir et corde pour mon salon.

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Dans le train - Part One and tWo


podcast
si t'écoutes pas la musique, j'te cause plus.medium_MOI-TOUTE-SEULE-2.jpg Photo :PHASME
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Je suis dans ce train, là, et je retourne chez moi, et j'ai mal au ventre comme avant , comme au temps de mon appendicite, de mon ulcère, ou de mon premier amour, je ne me souviens plus.
Je n'ai pas vraiment peur.
Je ne sais pas ce que tout cela va donner. Il y a deux semaines, j'étais fatiguée, je faisais des chutes de tension, spectaculaires. Et quand Hélène m'a dit :"Viens passer une semaine à la campagne, on sera que quelques copines, ça te fera du bien", j'ai dit oui. Bien sûr.  Je n'ai même pas demandé son avis à mon mari. Je savais qu'il serait d'accord, parce qu'il est toujours d'accord. Cela fait 15 ans que nous sommes mariés. Nous avons passé toutes les grandes épreuves que les couples peuvent vivre. Le chomâge du mari, la maison en travaux, l'arrêt du tabac, le premier bébé qui bouffe les nuits, les sept ans, le deuil d'un des parents, mal épaulé par l'autre. Nous avons tout traversé.
Nous ne nous somme pas séparés. Cela fait de nous un couple  qu'on dit  solide, mais tellement fatigué.
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Nous aurions peut être du nous séparer. Ce n'etait peut être pas les autres, les lâches. C'était peut être nous , ceux qui restaient.  Je trouvais que c'était facile de s'en aller quand on ne s'entendait plus. Il me semblait plus courageux, plus noble, plus mûr , de "se polir, de s'aiguiser "d'apprendre à vivre avec un autre, ses défauts, ses manques, ses absences. Je croyais que c'était ça construire. Je le crois encore.  Mais pas là, pas dans mon train. Parce que j'ai l'impression de sentir mon corps, comme je ne l'ai jamais senti, tout courbaturé , vivant. Pourtant, je crains ce piège là. Lorsque j'ai rencontré mon mari, j'étais dans cet état - là, le même, le corps vivant, vivante.
Et quand le temps est passé, avec les silences, les non dits, les engueulades toujours les mêmes mais qu'on ne sait même plus éviter, les réconciliations qui ne nous chavirent plus le coeur, juste, nous procurent un peu de paix, après la tempête, j'ai oublié ça, cette sensation d'être encore pleine de lui, après qu'on se quitte , qu'on se sépare après la nuit.
Je suis dans ce train et je me demande s'il faut se taire, s'il faut se parler, s'il faut ne jamais en descendre de ce train, peut être. Rester là et avancer, sans effort, puisque c'est le train qui me transporte,  dans la reflexion molle. Je ne suis peut être pas amoureuse, peut être tout ceci n'est rien. Soyons clinique.
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Chez Hélène, nous étions allongés dans l'herbe , près du lac. Je me demandais si je ne devrais pas me mettre au régime protéiné, pour perdre mes trois kilos de trop. Juste, c'était ça ma préoccupation. Je regardais le frère d'Hélène, à peine trente ans, le lecteur mp3 fiché dans les oreilles, la ps2 toujours en main. je trouvais qu'il ressemblait à Vincent Elbaz. Je me suis toujours demandé si tout aurait été plus simple, plus drôle, si j'avais épousé un juif, come moi. Une des choses les plus difficiles à vivre, avec mon mari, c'était qu'il me trouvait trop moqueuse, puérile, à trouver pas sérieux ce qui aurait du me rendre grave. Ce qui me fait dire "Tu dis ça parce que t'es en colère" à quelqu'un , lui, mon mari,  qui me dit "je t'aime". J'ai essayé de changer. Se polir, s'aiguiser...J'ai eu l'impression d'être au théâtre, longtemps. Ca ne me faisait pas particulièrement mal, convaincue que je suis que nous passons notre vie à nous raconter des histoires. Vincent Elbaz faisait écouter sa musique à une jeune fille, jolie, et je trouvais ça drôle. Ce n'est que lorsqu'Hélène m'a dit , en catimini dans la cuisine que son frère avait complètement craqué pour moi, que j'ai eu ce coup à l'estomac.
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Alors, de quoi suis-je amoureuse, je me demande , barthiquement, du fait de plaire ?  De l'émotion que j'ai créée chez un autre, à laquelle je ne m'attendais pas ? J'étais allongée dans l'herbe, moi, et je ne me sentais plus pareille, je me sentais molle, sans force, et c'est comme si je redécouvrais mon ventre, avec les noeuds dedans, la chaleur qui coupe l'appétit, les symptômes du désir. Et il était près de moi, juste à côté et c'est comme si je sentais ses contours, l'immense tension palpable, pendant qu'il jouait avec sa ps2. J'essayais de me faire rire , je me disais, c'est toujours pareil, là je trouve ça profondément chaud, bouillant, merveilleux et je ne nous donne pas deux ans pour que dans la même situation, j'ai envie de lui foutre sa ps2 dans la gueule. Je me sentais vieille, mais je me sentais drôlement jolie, et Vincent Elbaz, à qui je tournais le dos, s'est juste penché au dessus de moi pour souffler dans mon dos. J'avais oublié combien un coeur pouvait battre dans une gorge, et combien je pouvais me foutre de qui j'étais et combien il me semblerait naturel d'ouvrir ma porte à quelqu'un que je ne connaissais pas, et de lui ouvrir tout le reste, aussi. Je ne sais pas, j'ai connu beaucoup d'orgasmes, des techniques, des puissants, des laborieux, mais rien ne vaut l'orgasme de la première fois. Cela se mêle à la peur, c'est sûr et certain, mais je crois surtout que quelque soit la position, la durée, le confort, il est là, souvent rapide et incomplet, mais il a le goût du "enfin goûté". Irremplaçable , par définition. Ce n'est qu'ensuite que tout devient plus difficile à atteindre.
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Tu n'avais jamais trompé ton mari avant ? me disait Hélène en tirant sur sa camel, d'un air tellement étonné. Non jamais. J'aurais voulu rajouter que je n'en avais jamais eu envie, que cela ne m'était jamais venu à l'esprit, que je n'aurais jamais pu. Mais je me suis juste dit que l'occasion n'avait jamais été telle. Des regards dans la rue, des collègues que je trouvais insipides. Ce ne sont pas des occasions. J'ai juste dit: "Eh bien non"
- Oui mais mon frère est amoureux de toi. Il ne se contentera pas d'une aventure de femme frustrée, elle a dit. Avec un air de soeur aînée insupportable.
J'avais un peu envie de me moquer, parce que je me demandais bien comment  mon Vincent Elbaz pouvait être tombé amoureux d'une femme de dix ans son aîné qui pensait à faire un régime protéiné et qui voulait lui enfoncer la ps2 dans la gueule dans un délai de deux ans. Mais encore une fois, les mots peuvent créer les sentiments. Si je te dis je t'aime, tu pourrais penser que toi aussi. Il suffit de peu. On tombe souvent amoureux de l'émoi que l'on crée chez l'autre, même lorsqu'on s'en défend. C'est une histoire d'amour entre soi et soi. Alors je me suis dit que je l'aimais peut être moi aussi...parce que j'avais drôlement envie de m'aimer, je crois.
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Je suis dans ce train et je rentre chez moi et je me demande quelle sera la réaction de mon mari, s'il sait. Se mettra -t-il en colère ? Et prendrai-je ça pour de l'amour ? Se mettra-t-il à pleurer ? Et me sentirais-je affreusement coupable ? Est ce que je ne dirai rien ? Ou ferai je comme lui avait fait, il y  a 5 ans, venir se laver la conscience en avouant un coup tiré, mais "puisque je te le dis ça ne  compte pas vraiment...?  Me trouvera-t-il comme moi je l'ai trouvé, lâche et idiot ? Mais fera-t-il comme moi, se dira "Oh je ne vais pas tomber dans le piège de la possessivité et de la haute trahison, nourrie par des clichés à deux balles, c'est donner grande valeur à nos culs tout ça, et ils n'en ont pas beaucoup de valeur, nos culs..." pour cesser de penser à combien ça fait mal ?
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Je suis dans ce train, là, et je crois que ce que j'aurais le plus aimé, c'est rentrer chez moi et voir mon mari différent, sans cette habitude-là dans ses yeux. Un mari tout neuf, qui me souffle dans le dos, et me regarde mieux, un regard qui me serre toute entière...Mais j'ai arrêté de rêver, il y a longtemps. J'ai aussi cessé de me battre en même temps que j'ai cessé  d'y croire. Combien de fois ai-je pensé, en pure héroïne de série Z, que sans amour, il valait mieux se quitter ? Mais je ne voulais pas choisir, ne pas bouger, rester dans le train. Ca avance et tu ne choisis pas de t'arrêter en route.  Tu ne peux pas te lever. Transportée, dans une reflexion molle.
Je ne dirai rien, parce qu'il ne verra aucune différence. La femme qu'il a quittée sur le quai de la gare qui faisait des chutes de tension, qui le fatiguait un peu, qu'il aime bien, il retrouvera la même, sur le même quai de gare, un peu moins hypotendue. Il lui dira "Où est ta valise ?" "Alors c'était bien?" sans attendre la réponse, sans vraie curiosité.
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Puis j' attendrai demain, quand il partira travailler, téléphoner à mes rares amies, celles qui pourront comprendre, ou du moins écouter, parce que c'est lourd, pas le secret, le mal au ventre plutôt. Isabelle dira que Vincent Elbaz , ça craint, qu'un joueur de ps2, ça pue. Et ça les fera rire.
Sandrine me dira qu'il faut que j' arrête les régimes yoyo, que ce n'est pas comme ça que je réglerai mes problèmes de tension. Yaël  me dira juste que je  raconte bien , ça va me faire plaisir. Barbara me dira  qu'il faut que je  prenne une pause, seule, que je  me mette un peu face à moi-même, qu'il est grand temps. Je penserai qu'elle a raison. Et je ne saurai rien organiser pour.
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Et puis, il y aura peut être un texto, un appel de Vincent Eleblase (arf), et j' aurai le coup à l'estomac, la peur, le désir,  l'alchimie qui fait qu'on y croit.
Ou rien.
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Le train arrive en gare. Et je voudrais vraiment ne pas descendre. Rester encore un peu. SNCF tout est possible.
S'il me demande : "Où est ta valise ?" je me jette sous le prochain train.  S'il me dit : "Bonjour ma chérie, tu m'as manqué" c'est lui qui passe sous le train.
Ils sont là, lui et ses cheveux gris, sa belle tête émaciée, son regard  sans tendresse. Mais le mien non plus. Et ma fille, Emilie, toute jolie, toute vive, toute heureuse de me revoir.
- Où est ta valise ? Alors c'était bien ? Emilie arrête de courir partout, c'est dangereux, combien de fois faudra que je le dise... Tu...
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C'est vrai que c'est dangereux un train, même en gare. 
C'est vrai que mon mari s'est montré drôlement courageux après l'accident, que d'autres auraient quitté une femme impotente. Vincent, quand il a su, il n'a plus jamais donné de nouvelles, l'homme amoureux qui ne se contenterait pas d'une aventure, selon sa grande soeur. Rien.  
Pour moi, rien n'a vraiment changé. Ma vie est exactement la même, sauf que je suis perpétuellement assise sur quelque chose qui roule. Qui me transporte. Et je ne peux plus me lever. Une réflexion molle.  
 ma vie exactement la même. Sauf que je n'ai pas eu à faire de choix. Et je crois que c'est ce qui comptait le plus, ne plus choisir, ne plus rêver, ne plus y croire.

Touch My Vésicule.

Aujourd'hui, c'est une journée comme les autres, et je cours, et j'essaie de suivre. Et je ne sais plus quoi penser. A part que lui, là , je trouve bizarre qu'il ne sache pas désigner les choses par leur nom, mais juste par leur fonction. Je sais que cela a un nom, je le cherche. De toutes façons quand il me parle, je ne comprends pas tout. C'est pas grave, on se parle avec les yeux, je me dis en souriant niaisement à mon reflet dans le rétroviseur, et après je rigole comme le chien de Satanas sauf que j'arrive pas bien.

J'ai rendez vous chez l'ostéopathe, le vrai, et je me demande si je suis bien épilée. Il me demande pourquoi le mal, comment le mal ? Et je me dis on n'est pas dans la merde les cocos, j'ai pas révisé Spinoza (NietszchsczsMerde ! je sais plus comment ça s'écrit)

Moi j'ai mal à mon lumbago, monsieur, c'est tout ce que je peux vous dire. Le bien Le mal, c'est que des histoires pour nous embrumer la tête si tu veux mon avis. J'ai une pointe là, mais j'arrive pas vraiment à localiser, et après je peux plus bouger, et je pleure à chaudes larmes en implorant des piqures à l'hôpital mais on me dit que c'est même pas vrai...Alors il me dit déshabillez vous, et je me dis tous les mêmes, mais j'ai le droit de garder mon pantalon et mon pull over, en fait, faut juste que j'enlève mes chaussures, et cool, je pue pas des pieds.

Alors il m'allonge, et mes cheveux tu vois ça fait comme une houppelande sur le  cuir. J'suis trop bonne. Il me touche le haut du crâne et il ferme les yeux. Je me dis voilà voilà encore un coup des scientologues, et j'ai envie de faire le rire de Diabolo. Ensuite, il pose sa main sur ma vertèbre du haut de la colonne, celle qui fait une pointe là. Il me masse pa, juste il impose sa main, et je me rappelle Mme L. la petite vieille qui habitait pas loin de chez moi, quand j'étais petite. On l'appelait  l'herboriste, mais en vrai c'était une sorcière avec des dents jaunes, mais quand j'avais un coup de soleil, elle "imposait" et hop, j'avais plus mal, elle me disait: "Voilà, tu n'as plus mal",  et c'est vrai que j'avais plus mal, sauf que ça me brûlait toujours. Alors je repense à Mme L. mon frère était odieux avec elle. Il lui disait avec une voix de fantôme MAAAAAAAAADAAAAAAAAAAAAME LLLLLLLLL, JE SUIIIIIIIIIIS Un ESPRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TU N'AAAAS PAAAAAS LE DROITTTTTT DE TUEEEEEEER LES FLEUUUUUUUUUUUUUUURS POUR FAIIRE DES POMMMMMADES.  Mais bon là, l'ostéo il pose son index sur un point de mon dos et il me dit: "C'est là."

Et moi je dis où là ? Mais je tremble, je pense que c'est Dieu, quand même, il touche exactement LE point névralgique, et moi je sais même pas dire où c'est quand je pleure à l'hôpital. Alors, je dis: "OUI" et on se comprend rien qu'en se regardant dans les yeux, je t' ferai dire.

Et puis ensuite il me fait un peu de prises de catch en arrêt sur image, hop, le bras sous l'aisselle, la tête sur le poitrail, on se mélange ostéopathiquement, on mêle nos ondes, un peu. Puis je dois me mettre sur le côté gauche, une jambe repliée, les bras croisés, comme un teckel abandonné sur le rivage, mais avec des cheveux, et il me masse la vésicule.

Parce que tout ça, c'est la faute à c'te salope de biliaire, il m'a dit. Je suis stressée de l'intérieur, avec beaucoup de colères rentrées et de peines enfouies. Je voudrais pas faire ma balance mais l'acupuncteur que j'ai vu il y a plusieurs années il m'a dit pareil en me touchant le pouls.  Alors , ils feraient mieux de se mettre d'accord. C'est la faute au pouls ou à la vésicule ? Hein ?

N'empêche, après, je me rhabille (en gros, je remets mes pompes), et je me sens bien, j'ai plus envie de mordre , je me sens plus en rage et en rebellion contre ce monde de pourris, et j'ai plus envie de sangloter dans un café avec de la musique  en fond sonore, en tournant la cuiller dans la tasse, comme une automate et en scandant porque te vas ? 

Avant, non plus, oui, mais là ENCORE MOINS. 

Alors après je rentre chez moi, et je fais Madonna un peu, je pose mon bras sous mon aisselle, mon poitrail sur ma tête  et je chante :"Touch me, touch me, I wanna feel your vésicuuuule next to miiine"

et mon moitié rigole et on fait la paix parce que j'ai pas eu le temps de vous dire, mais on s'était fâchés, mais c'était tout de sa faute et il l'a reconnu, donc, ça roule.

Dépression sous sol majeure

Ou que je tourne la tête, chaque murmure résonne dedans comme un écho, et c'est la certitude qui colle à mes doigts comme une glu, en leitmotiv angoissé...

Où que je tourne la tête, ce sont les mêmes miels qui collent à mes Go West, le même lierre qui grimpe pour infester l'autrui.

Où que je tourne la tête, les blessures que je croyais devenues cicatrices, recousues, impeccables,   se déchirent et ça suinte à toutes mes entournures,  et je contemple mes rognures, vaguement nauséeuse.

Où que je tourne la tête, les autres sont des miroirs qui me déforment. A chaque fois que je "la" vois, je me fais peur, me désintègres en squames , dans une mue de ver à Soi.

Où que je tourne la tête, trop de portes mal fermées, plein de courants d'air. Je me voudrais d'ailleurs et je ne suis que d'ici. Je me voudrais sculpteur et je suis à peine modelée.

Où que je tourne la tête, Baal se tape un somme dans mes entrailles, alors je reste éveillée, je m'offre, en oreiller.

Où que je tourne la tête, creuse et vide pour longtemps,je me désagrège dans le néant qui me tape à l'épaule pour me dire, tonitruant "Je suis revenu !", et je m'affaisse un peu plus, un peu mieux, des gnons plein l'âme.

 

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Alors, après je me dis :"Mais quelle conne !  T'as qu'à plus tourner la tête , abrutie !"

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Cette note est un genre d'exo de style, moi,  je vais plutôt bien, voila voila...

 

fumeur d'herbe/Post Lumbago/Nouvelles du front

Le fumeur d'herbe veut me montrer des photos de moulures  parce que les Anciens, ils lui ont tout appris, tu ouas.  Pour de vrai. Ha, il est bien fini, le temps des estampes jap'. Il se demande si je n'étais pas sa prof en élémentaire; mon visage lui dit quelque chose. Après anamnèse, il s'avère que je n'ai que  trois ans de plus que lui. Mon visage va lui dire merde, là.

Enculé de drogué.

Après deux semaines de coolitude  absolue sur le chantier, où le moitié et moi-même nous extasiions chaque soir sur les finitions nickel du plâtre et les fils électriques si bien dissimulés,  les moulures top et la porte non grinçante, (malgré les pauses déjeuner de 12 h à 16 h30), le premier conflit patronat/salariés a éclaté hier, quand le Chef (il m'a avoué après une pause déjeuner de 3 h21 arrosée au Pinot des charentes qu'il était un No-life amateur d'un jeu en ligne. j'ai pas osé dire que j'avais un blog.) a annoncé que nananananan dans le forfait à 5874012358 euros, y avait pas la peinture de la salle de bains, qu'il fallait qu'on arrête de râler(!?!?!?!?) parce que la porte du grenier, il l'avait fait gratuite en plus !

C'est au bord de l'ulcère de la catalepsie, que j'ai réalisé que trop bon trop con, fais du bien a fernand, te le rend en caguant, file ton petit doigt et on te mangera le coude, que donc il faudrait désormais revêtir le masque de l'inspectrice des travaux pas finis, et regarder la montre -que je n'ai pas -d'un air entendu de capitalo radine, à chaque retour de pause, qu'il faudrait à nouveau enculer les mouches, au lieu de papoter sur un air de ganja.

N'empêche, je me demandais pourquoi je souriais chaque fois que j'entendais siffler, et le marteau, et la scie, et les sciures, et le plâtre. J'allais avec mon père, petite, sur des chantiers, je m'en souviens. Des baraques immenses, et mon père qui bossait, sans aucune pause déjeuner. Il n'osait pas gonfler les devis, et se montrait souriant et gentiment gavé devant les capitalo radins qui regardaient leur montre. 

 

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Les piqures anti lumbago m'ont filé la gastro du crâne, et j'ai de nouveau la tension inférieure à zéro. Le manque de tabac me tiraille la dopamine. je n'ai pas de nouvelles de ma soeur d'Ho Chi Minh, et je crois qu'elle m'a reniée. Mon frère vit à Paris mais c'est pareil. Mon gnome, depuis peu, me parle comme une racaille du 9-3, et je deviens profondément débile en lui exposant moralitiquement, les risques de répression qu'il encourt en le fixant sarkozyquement droit dans les yeux. Il répond "Tu veux ma photo ? Elle vaut trois euros à casino !"

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La blogotruc me saôule un peu. Je sais, je sais, ça fait ancienne combattante alors qu'il n'y a de batailles que pour ceux qui veulent bien en faire, mais bon, disons que je me lasse un peu. (ça va, là ?) Tout le monde en a rien à fout' mais quand même, tout le monde,  connait Ixe.fr qui a dit à Igrec.com que les stats de Doublevé.be valaient plus cher que celles de Zed.joueb. Finalement , finalement, il nous faudra bien du talent pour jouer aux mômes sans être aduUuultes.

Et puis Romans m'a tuer. Je digère pas les ravioles. Ou c'est que j'ai pas assez dormi, et je suis incapable de faire une sieste. Mes synapses archaïques refusent de lâcher prise parce que le jour, c'est pas la nuit. (Je suis un peu basique comme fille)

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Le fumeur d'herbe m'appelle. Il a trouvé ses photos de moulures.

Tatatsoin

Compte rendu de mon samedi au Festival à la demande générale de mon million de lecteurs.:
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Arthur est viendu me chercher aux aurores, avec cops réèlle, et mon fils a voulu lui piquer son bracelet adidas (à Arthur) , et son père, (à mon fils)  malin, a dit: "Choppe plutôt la montre"
Après on était dans une Mercedes avec la boite automatique , Le GPS qui dit "Tenez   votre droite, tournez à la troisième sortie après le virage qui est à 200 mètres à gauche" Et quand tu roules à 140 t'as l'impression de ramer, alors qu'en fait, non.
Arthur il est rigolo parce qu'il m'engueule quand je fais "Because the night / Belongs to Lovers/ Because the night/ belongs to US" mais en vrai, c'est pour rire. Aussi, lol.
 On est arrivés à Romans, et j'ai tente d'imiter le GPS et j'ai fait "Faites demi tour immédiatement, Faites demi tour immédiatement"
Mais ça n'a pas marché.
Il faisait - 4 degrès, et y avait juste une bretonne echouée en anorak jaune qui faisait pisser son chien, alors moi que je croyais que j'arrivais au Festival de la fête, un peu, j'étais zun peu décue.
A l'hôtel Cendrillon, ca sentait le chien crevé, mais cops réelle disait que ça sentait plutot la bouffe, et moi je soutenais que ca sentait plutôt le chien mort, et alors, haha qu'est ce qu'on a ri, quand même, parce que c'est drôle quand on conflite, je trouve.
Après je suis allée chercher mon pass a 20 zeuros, (en vrai c'est un bracelet comme dans les fêtes universitaires où on se bourre la gueule à l'alcool à 90 °, bleu pour les festivaliers d'un jour, roses pour les fous qui y ont passé trois jours, et orange, quand qu'ils ont une caméra.)
Apres, j'ai vu Vinvin et Francois Rollin qui descendaient les escaliers, et j'ai failli faire "VINVIN J'ADORE CE QUE VOUS FAITES ET TU AS SU RESTER SI SIMPLE SI ZUMBLE " mais copsreelle m'a mis un coup de genou dans les tibias, alors je lui ai mis sa mère, Et qu'est ce qu'on a ri, parce que c'est drôle quand on se bagarre.
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Après, Cécile, qui n'avait même pas encore mis sa culotte m'a dit "Tu vas sûrement voir Cubik et Tibou, ils sont dans la rue principale (HAHAHAHAHA, le rue principale de Romans) tu les reconnaitras facilement, y en a un il a un tshirt rouge, alors moi, j'ai tourné la tête et y avait un mec avec un t shirt rouge  (mais aussi, y avait qu'un mec dans la rue) et j'ai dit Vous vous appellez Cubik ? Il a dit "je sais po", parce qu'il est drôle. Tu vois, nous les bloggeurs on fait que loliser, tellement on s'éclate.
Apres, on est allé dans un restaurant manger des ravioles au basilic, subtile allégorie du sud venu à la rencontre de la Drôme,  et là y avait Cécile qui avait mis sa culotte, cubik et tibou, et aussi Libellul , Princesse, Biere Bremier et cops, et un monsieur qui s'appelle Charles Nouryt qui a un beau visage et il m'a dit son metier "????de strates sur le web" et j'ai fait "Ha ouais, ouais je vois" (j'ai rien compris) , et aussi apres y a Lionel (Maeliova , le premier bloggeur qui m'a tout appris) qui est venu et c'etait vraiment trop dingue comment la blogosphère est petite tu te rends pas compte toi...N'empêche, Lionel, il est super sympa et il des yeux intelligents.  Et après, y avait une table ronde sur "comment ameliorer la deuxième édition de la première qui est perfectible en tant que première édition" et j'ai dit a Copsreelle "Je crois qu'a Marques Avenue, y a des soldes," alors on y est allé. Et après, j'avais super envie de pisser, alors je suis allée à l'hôtel , ça sentait toujours très fort le pas bon, et en plus Arthur ronflait sur mon lit, le chenapan, (non tu sais, nous, les bloggeurs, j'veux dire, on partage tout, tellement on est trop guedin, mais tu peux pas comprendre, t'as pas été à Romans toi.
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Après, on est allé à la Cérémonie de Clôture De La Remise des Prix. Alors Folie elle a gagné le troisième prix avec Raph de Bon pour ton Poil, et on a trop rigolé tellement c'etait ouf tu vois parce que la gagnante flic, elle était pas là c'te chenapante!!! , Et Gonzague a de beaux cheveux. Et après, y avait une skybloggueuse trop mimi qu'a gagné le blog photo du Talavera d'Or du Grand Prix Premier, et y en a que ça emmerde. Et ben rien que pour ca, je suis trop contente, parce que faut pas déconner, on est trop cialspé, nous les bloggueurs, mais tu peux pas comprendre.  Et j'ai vu Zazon, qu'elle est belle comme un coeur.  Et François Rollin (Dieu le garde, hein) a fait un sketch et j'ai failli me faire pipi dessus, et y avait Biere à côté de moi qui m'envoyait des claques sur les cuisses, parce que tu vois, nous on est des bloggeurs,  mais tu peux pas comprendre. Et apres, y a Vinvin qu'a fait un sketch et j'ai failli crier VINVIN j'ADORE CE QUE TU FAIS TU AS SU RESTER SI SIMPLE SURtout NE T'ABIMES PAS DS LE CHAUD BISE NESS, Y A DE LA DROGUE DEDANS " mais cops reelle m'a dit que ca faisait trop fan, alors j'ai rien dit. Ensuite, un homme qui ressemblait à Rod Stewart en nettement plus mieux a chanté une chanson hilarante, et c'était trop top. Mais bon, comme t'étais même pas là, tu peux pas comprendre.
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Et après, on est allé au Musée de la chaussure pour manger des petits fours, et y a quelq'un qui m'a pris en photo, et après il a fait  pouce, genre c'etait parfait Kate Moss, on la refait pas, alors  je vais te dire, je crois que là, c'est bon, si tu veux mon avis. Après, j'ai TROP rigolé avec Raph je lui ai dit "J'adore ce que vous faites et tu as su rester si simple, ne t'abîme pas dans la drogue et la pizza au pâté." Et y avait sa copine qui est une poule sur un fil et qu'elle, lui et deux trois autres,  on a bien rigolé , on s'est moqué, même. Après, franchement, moi j'etais debout depuis 6 h du mat, alors je sentais pas super bon, je voulais me laver, et copsreelle elle disait "Mais ca vaaaa ho,  on a cinq minutes," alors j'étais énervée, mais je m'en foutais parce que Francois Rollin m'a fait un clin d'oeil. Après j'avais chaud , alors je me suis eventée avec une assiette en plastique et là, oh là , y a un mec avec des cheveux rouges qui m'a filmée et apres il a fait pouce avec son pouce et là sans dec, je pense que c'est bon pour l'oscar , mais bon, promis, je saurai rester simple.
  Je suis partie me laver un peu, (il n'y avait pas d'eau chaude) et j'ai regarde les 4400 a la télé (y a des choses que c'est sacré !!! même a Romans)
Et la, il fallait aller sous une tente chauffée au mazout, pour danser, et y avait quatre personnes, alors que -je deconne pas - Lara Orsal et Giant Panda , ils mettaient de la ziq du tonnerre, et que même moi quî ne  danse que sous la torture, j'ai levé un genou. Mais bon, les jurés, les chefs, tout ça je pense qu'ils devaient être trop nazes vu comment qu'ils ont trop travaillé je crois, que c'est  la folie comment c'est  trop dur, une première édition de Festival. Donc bref, ils sont pas venus.  On était dehors avec les bloggeurs tu ouas, (tu peux pas comprendre)  et on rigolait, et y a Folie qui est arrivée et elle nous a engueulés OUAIS FAUT VENIR DANSER MERDE, elle a dit. Alors, nous on lui a dit "Après après, attends,  on fait table ronde d'expression citoyenne pour savoir  si  on rentre de suite chez nous ou si on passe quand même la nuit a l'hôtel...TOI quand même tu peux comprendre?"  Elle a dit "Ha oui, c'est vrai, j'avais oublié qu'on est des fous de créatitude" 
Alors finalement on a bu un coup dans le bar en face, et y avait un monde, pfff !  mais c'était pas des bloggeurs,hahahha la loose ! Heureusement,  y avait encore Raph et PoulesurleFil, ils attendaient la navette de minuit 30 et on a trop ri tellement si fort !   Nous tu vois, on sait rire de tout et de nous mêmes, tellement qu'on a le sens de la derision du bloggeur sain dans sa tête, c'est pas comme les autres qui sont pas restés simples, ou ceux qui ont même pas de blog HAHAHA lol quoi !  Les flashes de photographe tout ca on s'y fait , finalement. ...et après,y avait un mec dans le bar avec un surevêt rouge et à peu près 5 grammes, il me regardait comme dans un film genre sérial killer,  (faut dire j'avais mis mon jean slim et mes bottes, la vérité on aurait dit que j'avais 22 ans) et moi tu vois, j'ai fait comme si de rien n'etait parce que ...bon, je voulais pas qu'il souffre. Et ensuite, copsreelle elle voulait rentrer, alors que moi tu vois, j'aurais volontiers piqué un roupilllon sur le bar tellement j'en pouvais plus de cette journée de la loose que j'avais pitié de moi, même. Et apres Biere il m'a coupé un poil d'echarpe et il a dit qu'il le posterait dans son blog en disant que c'etait un poil de ma foufoune, NON MAIS je te jure vraiment on est trop funs nous. Je ne suis pas sûre que tu puisses comprendre, tellement que nous, tu vois, c'est private joke et compagnie depuis qu'on est allés au festival de l'Internet qui crée. Et comme tu n'y étais pas, YOU can't understand.  Mais finalement, on est allé a l'hôtel et là, on s'est rendu compte que le lit était mou, que ma tête était par terre et mes pieds en l'air. On a dormi parce qu'on est des gens comme tout le monde aussi. Faut pas croire.
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 C'était le lendemain,(OUAISSSSSSSSSSSSSSSSSS!) et on est allé prendre le p'tit dej, et après Arthur il a dit qu'il nous ramenait tous en Mercedes ; Princesse, Folie ,Cops et moi, et on a chanté Cosmos 1999 , X or, tout ca, on aurait dit qu'on était des trentenaires casimir, c'etait trop ouf haha, vraiment.
On s'est arrêté dans une station, Folie a mangé un sandwich au thon, elle avait un peu sommeil et elle a parfaitement resumé la situation : 'PUtain on revient de romans et on bouffe un sandwich au thon sur une aire d'autoroute "
On a dit "Ha ouais, y a de ça..." 
alors on a ri.  (Pourras tu comprendre ?)
Et après on a chanté Week end a Romans
claque d'la thune de la thuneeeee
se faire chier comme une enclume, une enclume.
Parce que nous on est des vrais bloggeurs créatifs.
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NB: Une cellule de Soutien Psychologique d'Urgence  va se mettre rapidement en place pour tous les bloggeurs ayant assisté au festival de Romans
M'écrire. je transmettrai.

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