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Double vérole

 Il est des pathologies adjuventes. Qui se servent l'une l'autre dans une alchimie joyeuse, voire magique, parce c'était lui, parce que c'était moi...Par exemple, le pervers, s'il est un peu hyperlaxe, ben c'est mieux. Il peut découper sa victime en morceaux et transporter  ceux-ci des deux mains et des deux genoux pliés dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Ca lui fait gagner du temps.

Par exemple, moi , en temps normal, j'ai beaucoup de mal à vomir.  Souvenirs d'un temps où j'ai trop gerbé. Eh bien là, ma gastro, je me la vis tranquille, zen, parce que la pathologie adjuvente de la trachéite pneumoniale m'aide, dans l'effort de la quinte apocalyptique à déverser le trop-plein.

Ce ne serait pas complet si le gnome n'avait pas contracté une angine blanche. Qui lui fait faire des pointes de fièvre à 40 en pleine nuit. C'est pas grave !   Là aussi, c'est la théorie des pathologies synergiques ! j'étais déjà debout, hé, je toussaisvomissais, alors, même pas besoin de me réveiller pour aller chercher l'Aspégic !

 C'est con hein, on m'avait proposé le PLAN DU SIECLE pour le Jour de l'An: avec JulietteLewis  BritneySpears, Rocco Siffredi, et plein de journalistes de Cosmo. C'eût pu être grandiose, hype, avec du Champagne et des petits fours

 Mais non.

Mais vous me connaissez, je sais voir l'oligo-élément dans l'étron qui me tombe sur la gueule. Tirer le meilleur parti de l'hécatombe, sucer la moëlle dans l'os le plus dur (vos gueules), alors, le soir du Réveillon, je regarderai l'Age de Glace, une bouillotte sur mon flanc , un éphèbe à ma droite  gauche, Un Réveillon tendance Cocoon âge, Rive Gauche du Paillon, Bobo-partout-putain-je-vais-mourir.

 De toutes façons, je déteste faire la fête comme tout le monde à des jours convenus (hahahaha, l'argument de NAZE  bien conventionnel et tout...)

Je fêterai 2007 le vendredi 34 avril, en pensant à Boris.

Maybe Yes, Maybe not, hein...


podcast

 Et de tres bonnes fêtes à tout le monde.

Pourquoi, c'est certain, j'ai un grand avenir dans l'écriture de scénari

Hier, c'était l'après midi, et j'avais trop mal à la tête pour faire quoique ce soit d'actif, alors j'ai écroulé mon petit corps sur le canapé, rabattu la polaire sur mes guiboles et j'ai allumé la télé. Ceux qui me connaissent savent que c'est un cas suffisamment rare pour être mentionné. 

Je suis tombée sur un téléfilm américain  de la six basé sur une histoire vraie, qui a pour but de te donner des leçons de courage, de morale et de te faire réfléchir au sens profond de la morale kantienne.

Alors c'était un mec, (en fait c'était celui qui jouait dans Côte Ouest le très méchant, avec des grandes dents et un brushing, alors au début c'était pas crédible mais très vite, j'y ai cru) un vétéran du Viet Nam pas trop traumatisé, qui avait perdu son fils pendant la guerre du Golfe, le jour de Noël, et chaque année, eh ben, il ne pouvait pas fêter Noël, tu m'étonnes. Il se rendait au Monument en la Mémoire de Tous les Morts de Toutes Les Guerres qu'on était quand même obligés de les faire, mais que c'était cruel, y a pas à chier.

Il avait une femme vachement traumatisée, mais qui avait une super coupe effilée quand même et une fille de 22 ans, toujours vierge, et qui était dans un sale état , vu qu'on soupçonnait fortement un cancer dans son tété, mais il fallait attendre les résultats. Enfin, vu la tête du médecin qui avait dit ça, en tournant la tête dans tous les sens, d'un air gêné, très franchement, moi, j'étais déjà liquéfiée pour elle.

Alors, le mec, il gardait quand même vachement l'espoir. Il avait vécu la guerre du VietNam, perdu un gamin pendant la Guerre Du Golfe, mais il était quasi certain que tout allait bien se passer. Alors le soir, il s'est rendu au Monument comme il faisait chaque soir, et il papote avec une Pierre surmontée d'un drapeau américain, et il avait garé son 4X4 à côté , et là, y a trois méchants petits américains qui n'ont aucun respect pour rien, qui s'amènent et qui veulent lui piquer sa bagnole. ALors, il leur dit que c'est pas bien, tout ça, mais eux, ils en ont rien à foutre, et ils commencent à le taper.

Et à ce moment là, y a une voix qui surgit de nulle part avec une ombre un peu bizarre sur les murs dans la nuit qui leur dit d'arrêter TOUT DE SUITE, et les trois vilains ils se cassent en courant comme des dégénérés, tellement ils flippent.  Et alors, le mec, il dit : "Mais qui êtes-vous?" , à l'ombre qui a une voix, et la voix de l'ombre lui répond: "Peu importe, Joyeux Noël"

Alors, le mec, il est sûr à partir de ce moment , qu'il faut fêter Noël, il va acheter des timbres, du saumon, des guirlandes, et il rentre chez lui, et il dit à sa femme traumatisée mais qui a un super chandail, de sortir les décos, et il dit à sa fille qui mate sa cicatrice sur le néné, qu'il faut qu'elle croie immédiatement à la Magie de Noël, sinon, ça va pas aller.

La fille ravale ses larmes, la femme se met du brillant à lèvres et elles commencent à regarder leurs décorations de Noêl tout ça, et pendant ce temps, le mec il reprend son 4X4 pour aller dans la forêt assassiner un sapin.

La femme et la fille se font une verveine et redécouvrent les décos de noël, l'étoile qui avait été cassée par ce sacré frangin, elles pleurent un peu, mais pas trop parce qu'il faut savoir rimmel garder. Elle reçoivent même une petite vieille et lui promettent qu'elles iront chanter à l'Eglise tout à l'heure, pour la Messe de minuit.

A ce stade de l'histoire, votre hôtesse (votre hôtesse, c'est moi) hésitait entre écouter les Strokes, ou se faire un café, ou bien reprendre un padéryl spécial toux sèche, mais là...

Dans la forêt, le mec vétéran rencontre un type avec un sac à dos, qui n'a pas de sous pour se payer l'hôtel et qui est en permission , il a fait la guerre du Golfe dans la même compagnie que le fiston, alors le mec lui dit :" Viendez chez Nous passer le réveillon. " Le jeune homme proteste poliment: "Oh non, oh non, oh non..." mais le mec insiste et lui fait même promettre de faire croire à sa femme et à sa fille qu'il connaissait son fils et de raconter quelques anecdotes bien senties, où seraient prouvées son indéfectible amour de la patrie, sa Conscience de soldat, son esprit sportif, et son humour intelligent. Alors, le jeune homme dit: "Bon ben si je peux aider..."

Et hop, ils rentrent à la maison, et là, il se met à neiger, le jeune homme réussit à réparer l'étoile cassée, et il se met à raconter des anecdotes sur le frangin, que même le Père ne connaissait pas, connaissant même l'existence d'une cicatrice à la nuque qu'il avait, due, non pas, à une scarification pathologique due au fait qu'il vivait dans une famille atteinte du syndrome Ingalls, mais à une chute pendant un match de base ball.

Alors, le Père et la Mère vont dans la cuisine retourner la Dinde aux marrons, et se disent : "Holala c'est dingue" et pendant ce temps, le jeune homme prend les mains de la jeune fille et lui envoie des influs guérisseurs dans le néné sans même lui toucher les seins.

Après, je sais pas, je suis allée me chercher des kleenex dans la cuisine, parce que  JE PLEURAIS oui , je PLEURAIS. Je suppose qu'ils ont mangé la dinde en disant que c'était bon, et la mère a dû rougir en disant :" Mais non, mais non, ce n'est rien, juste qu'il faut retourner la dinde souvent, c'est ça le secret..."

Après le Père se retrouve seul sous la neige et se pose quand même pas mal de questions, et le Jeune homme se retrouve dans l'ex chambre du frangin, et là, il parle tout seul et il dit que la Guerre, c'est moche, mais ..mais...comment faire autrement ?

Et après c'est le lendemain, tout le monde s'embrasse et le père raccompagne le Jeune homme sur une route désertique, tout ça. Et ils se serrent la main chaudement, et le Père écrase une larme, et alors le Jeune homme lui dit: "Au revoir, papa, désormais, il faudra toujours fêter Noël."

et le Mec dit: Ok fils.

Et le jeune homme avance un peu, se retourne et lui fait le salut militaire, AUQUEL le mec qui s'est tapé la Guerre au Viet nam et a perdu un fils durant la Guerre du Golfe répond, tout fier et tout. Et après le jeune homme disparaît, sûr, parce qu'en vrai, donc, c'était un ange, tu vois.

Après y a une musique et le générique et donc c'est fini.  Et moi, je pleurais, mais c'est normal, je suis une super bonne spectatrice,(Excellente, même)  c'est pour cela que je ne regarde JAMAIS la télé.

Après, j'ai voulu sublimer cette perte de temps de 1h45, et j'ai jeté sur une feuille les bribes d'un scénario qui, j'en suis convaincue, va révolutionner le monde cinématographique. Si Byby, tu passes par là, je te le donne et je propose ta femme dans le rôle principal (moi je peux pas jouer, je vais pleurer)

C'est l'histoire d'une fille qui n'a jamais regardé un seul téléfilm, ni jamais lu un roman Harlequin, un genre d'enfant sauvage, un peu. Et puis un jour, elle rencontre un jeune homme et ils tombent amoureux, et pour lui faire une surprise, il lui prépare des oeufs de Lump à la béchamel, aux chandelles, tout le salon éclairé à la bougie, et la jeune fille arrive, s'assoit et lui dit: " Il est merveilleux ton dîner  soirée panne d'electricité, mon amour"

Et le jeune homme est fort marri.

Quelques jours plus tard, après qu'il lui a tout bien expliqué les règles de la vie, montré plein de publicités pour qu'elle sache à quoi rêvent les filles, fait tester les capotes goût vanille, elle se sent prête à affronter le monde tu vois. Elle rentre dans une banque par cette belle journée d'été avec son débardeur American Vintage pour ouvrir un compte Epargne Logement, et là, ho la déveine Ho la malchance, y a un braquage, et le voyou avec son dim sur la tête , il dit: "Haut les mains"

Et elle , tu vois, elle  garde ses bras le long du corps. Il s'approche d'elle et lui hurle : "HAUT LES MAINS MONGOLIENNE!"

Elle tient bon.

Alors, il tire, et elle tombe, morte (ha ben oui). Et après la police arrive, fait des expertises, écrit des tonnes de rapport, trace le contour de son corps avec une pastel blanche, et le fiancé arrive, il est blême, mais il a un beau brushing, il secoue la tête et il dit: "Mais pourquoi, pourquoi...?" et il soulève le bras de sa dulcinée et là, il réalise qu'elle ne s'était pas fait épiler les aisselles.

Et il comprend tout.

Et après il fait dresser un Monument avec un drapeau ObaO sur la Place, mais c'est dur, le maire ne veut pas, tout ça, il doit se battre avec des promoteurs immobiliers vraiment pas cools. Obao demande un pourcentage...il souffre.

Et après il se marie avec l'avocate qui ne l'a jamais laissé tomber, elle.  Et y a une musique et le générique,

 Et normalement vous pleurez.

Faudra voir à voir que ça continue pas avant que ça cesse

On te remplit de gemissements, de plaintes lamentables, de jeremiades récriminantes, de mécontentements geignards, et on t'espère récipiendaire honoré, touché, reconnaissant, la larme à l'oeil et au garde à vous.

Ben voyons....

Je le sais, depuis les années canapé que nous passons notre vie à nous raconter des histoires, à nous fantasmer amoureux quand nous ne sommes que narcissisés, à nous sublimer tolérant quand nous ne sommes que jemenfoutistes fatigués, à nous halluciner cynique cruel quand nous ne sommes qu'amputés du répondant.

Mais là, va savoir, ce doit être le repas de Noël du travail, ceux qui se sont servis le foie gras avant tout le monde et qui regardent au ciel, ou font semblant de causer à leur voisin, quand arrive ton tour et qu'il ne reste rien.

C'est pas tant le foie gras, vu que je préfère les pâtes au beurre, mais quand même...

Mais là, va savoir, ce doit être cet hier à Auchan, j'achetais, comme d'habitude mes cadeaux,à la dernière minute, il y avait cette dame et son fils, on a même échangé quelques mots. J'ai embarqué la peluche gigantesque à un prix zunique. Et quelques minutes plus tard, le petit garçon est venu me trouver, seul. Il avait une tête de victime, il essayait d'appuyer en moi la touche "Il faudra leur dire", il m'a dit:" Tu m'as pris mon chien que je voulais, il faut me le rendre"
J'ai dit: "Appelle ta mère"
Elle est arrivée, embêtée que je n'ai pas juste craqué sur l'air d'innocence blessée de son rejeton.
Elle m'a dit que j'étais dégueulasse. Entre temps, le gamin complétement schizoïdé, commençait à y croire à son histoire de vol de nounours, et il sanglotait. Elle m'a dit "Regardez ce que vous faîtes"
Elle m'a maudite et souhaité un horrible Noêl et aussi plein de malédictions.

Et le responsable du magasin est arrivé et après avoir comparé nos mensurations, à elle et à moi, considéré que les miennes étaient davantage dans les normes édictées par Auchan Beauté magazine, a pris mon parti.

Mais moi, j'écumais. Je ne savais pas, je ne savais plus s'il fallait que je fasse avaler le chien en mohair à la mère, que j'éclate la lèvre inférieure du petit, que je file un coup de genoux dans les roubignolles du responsable, que j'abandonne mon caddie et entame une grève de la consommation devant la grande surface , avec un panneau autour du cou: JE HAIS LE NEANT.

Je ne sais pas si c'est parce que je me tiens une crève qui me fait tellement tousser, que j'en ai des douleurs jusque derrière les sourcils.

Je sais pas, j'ai beau savoir qu'on se crée les luttes qu'on peut pour avoir le sentiment d'être utile, qu'on s'invente les révoltes qu'on veut pour pouvoir cracher ses futurs ulcères, je suis fatiguée, mais fatiguée....

RAGE against tous les machins.

Je parlais récemment  de la théorie première freudienne sur l'Angoisse "actuelle", (oui j'ai des conversations qui font peur des fois), comme quoi l'angoisse est un masque pour les émotions, pour les primaires, les basiques, les boîteux.

Le raptus anxieux, l'acmé de la trouille, pourtant c'est affreux et il faut du temps et de l'abnégation pour admettre la théorie. En pleine terreur archaïque, on a du mal à admettre qu'on utilise la pieuvre ulcérante à la place de la rage saine, ou du désir violent. On a du mal à adhérer à la théorie selon laquelle en pleine angoisse, il ne faut pas perdre espoir, car la moelle la plus exquise est dans l'os le plus dur blablagnagna..

Eh bien, là je ne doute plus.

Depuis ce matin, une rage immonde, une humeur aigre, un courroux ouraganesque s'est emparé de moi.

J'ai la haine dans le rictus et la castagne qui frémit au bout de mes petits poings.

Je ne supporte plus les voix. Celle de ce pauvre innocent enrhumé et dyslexique de surcroît, ce n'est pas sa faute, JE SAIS, il n'y peut rien, JE SAIS, il n'a même pas quatre ans, JE SAIS, mais j'ai envie de lui faire avaler sa morve à l'entonnoir, et de faire taire ses confusions de phonèmes à coups de pic à glace déchaînés dans sa glotte.

Je ne supporte plus les mous. Le gros con qui ne  bouge pas d'un souffle, alors que je dis PARDON CONNARD, pendant qu'il bloque l'accès à la machine à café. Et il m'oblige à le frôler, à sentir son Axe pour Homme répugnant. Il me force à lui frôler le tweed nullard de son veston. Il me pousse à la proxémie ultime à sa bêtise amorphe, à son absence de réflexe acérébrée.

Et je supporte mal son sursaut de surprise, son petit trébuchement de surprise étonné, sa tête de vierge effarouchée. J'ai besoin, là, tout de suite, de l'imaginer à terre, ou mieux, empalé dans la machine à café.

Ouais, JE SAIS qu'il est sourd, mais j'en ai rien à foutre.

Je suis enervée.

J'ai la tension à 35 ° F quand le petit ignoble que j'ai mis au monde dans la douleur saute sur mon lit à 6h45 et refuse de s'habiller, j'ai envie de le jeter par la fenêtre quand il s'arapède sur ma cuisse pendant que j'enfile mes chaussettes. Et plus que tout, je frôle l'hémorragie interne de fiel hargneux quand j'aperçois son père sifflotant dans les escaliers sur l'air de moi j'suis cool j'm' enerve jamais pour rien. Evidemment, il n'a pas 24 kilos greffés à ses membres inférieurs,  pendant qu'il fait pipi.

Alors, je vois, clairement des bâtons de dynamite dans leurs mâchoires à TOUS LES DEUX et moi, telle une Isabelle Adjani sous l'emprise d'Adèle H ET de Camille Claudel, autrement dit complètement hallucinée qui appuie sur le détonateur en ricanant  comme une hyène, dans un sain élan meurtrier, une rage animale enfin libérée.

J'ai les nerfs en pelote, la violence dans tous les bords de moi, on dirait la préménopause, le SPM et le stress post-traumatique EN MEME TEMPS, et je me dis:

La joie, c'est de l'angoisse bien habillée, et  la rage c'est de l'angoisse débraillée.

Me reste plus qu'à me tailler des fringues à ma taille.

Blennoragie interpouétique

 

Huguette, qui est sans aucun doute une des plus belles plumes (et un genre de plume /enclume) que je connaisse m'a refilé très gentiment une MST. Moi, tu me connais, j'ai tangué en arrière et j'ai susurré: Vieeeens, viens, c'est une promesse, viens, viens...

La chaîne est une maladie blogguique qui peut agacer, et il est de bon ton de dire : Ho p'tin mais c'est nul  (mais ce n'est pas pour faire ma non con-sensuelle, moi, je dis jamais non) et de préférer parler de son après midi hautement philosophique au Marché de Noël de ton canton. Moi perso, j'ai goûté cet aprèm et heu...la chaîne, donc:

7 choses à faire avant de mourir :

 

1.  Vivre, ce serait un bon début.

2.  Chanter nue sur autre chose que le lavabo de ma salle de bains.

3.  Prier, une fois, je voudrais savoir ce que c'est que vraiment prier, tu sais, le truc qui a l'air d'apaiser tant de gens.

4.  Lire Cioran, il paraît que je rate quelque chose.

5.  Cesser de sursauter comme une parkinsionnienne  spasmophile chaque fois que mon moitié me pince les fesses quand je fais la vaisselle.

6.  Remonter sur un gros cube (j'ai un plan là, vendredi soir normalement...HAAA)

7.  Accepter l'idée de la mort, ce serait une belle fin.

 

 

7 choses que vous faites bien :

 

1. "l’amour" Pas mal de gens ont répondu l'amour. Comment que vous vous la pétez quand même.

Moi non, et je préfère être un bon coup qu'une bonne amante, putain, je trouve ça nettement moins stressant.

2.  ...je réfléchis...

3.  ...et ben c'est pas gagné...

4.  Perdre mes clefs ou mes binocles. Ca je le fais super bien.

5.  Dire à mon moitié "merde."

6.  Dire pardon. (et le penser) Je le fais pas très bien, mais j'ai appris.

7.  Les attaques de panique aigües qui durent plus de 24 heures jusqu'à la phase de dépersonnalisation , je suis SUPER forte.

 

7 choses que vous ne savez/voulez pas faire :

 

1. Avoir un autre enfant. Ben oui, c'est officiel, je crois que c'est pas fait pour moi, la famille nombreuse.

2.  Dire enculé, d'abord et putain ensuite. Je préfére nettement Putain d'enculé. (mais sinon, je n'ai rien contre l'enculade, ni les putains.)

3.  Rencontrer des gens et avoir l'air normal.

4.  Ne rien foutre, je sais pas.

5.  Etre un moteur et une muse, voire une inspiratrice. Ces mots -là me font peur, pour ne pas dire gerber.

6.  Chanter aigü. Et ça me désole d'une force que tu ne peux même pas soupçonner.

7.  Papoter, être avec les "autres" sans me regarder avec l'inconscient sépharade qui tchue et me moquer de moi.

8- (oui je suis une rebelle, je ne respecte pas les règles) Ma pub. Je ne sais pas me marketter. Il paraît que je rate quelque chose...etc...

 

7 choses qui vous attirent chez le sexe opposé :

 

1.  Les épaules larges, et le bassin étroit.

2. Le bassin étroit, et les cuisses longues.

3.  Les cuisses longues et ..je m'égare...

4. La faculté à ne pas montrer leurs sentiments, pour la plupart. Je les envie beaucoup.

5.  Quand ils savent se moquer d'eux.

6.  Qu'ils me disent que je suis beeeeeeeeeeeeeeeelle.

7.  Quand je leur fais essayer des  manteaux trois quart dans les cabines d'essayge et qu'ils me disent "Arrête de vouloir me faire ressembler à un rabbin" et qu'après on rigole et que la vendeuse nous demande de sortir de la cabine d'essayage , et qu'on rigole encore plus fort et qu'après, ils me disent: "Viens, on va se boire un cappuccino"

                                                 Oui, il m'en faut peu pour être heureuse.

 

7 choses que vous dites souvent :

 

1. Rien.

2. Oh merde, oh merde, oh merde...

3. Tu me manques, papa.

4.  C'est ça, c'est ça, t'es vraiment qu'un con, tu me coupes l'appétit, tiens, c'est excellent pour mon régime.

5.  C'est comme ça.

6.  HA il est con, ce Byby !

7.  VA TE COUCHER !

 

7 béguins pour des personnalités

 

1.  DD Lewis

2.  Matt Dillon.

3.  Huguette

4.  Cécile

5.  Yaël

6.  Folie Privée

7.  Alméria

8- Sophie (oui, je profite du blog pour assouvir ma dimension homosexuelle parfaitement consciente, en gros je suis un genre de blogogouine) 

 

7 Bloggeurs à qui je refile le jeu

 

1. Byby

2- Tata Byby

3- Dis-ngaged (alleeeeeeeeeeez Joue /avec/Nous /à dire sur un air de comptine oui-ouisque/)

4- Tous ceux qui veulent pas.

5- Tous ceux qui s'en tamponnent

6- tous ceux qui regardent ça de haut en disant : "moi jamais"

7- Tous ceux qui ne savent pas , Seigneur, Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils dé-font.

 

Mais des fois Love doesn't stink

J'attendais ces moments avec impatience, parce que je crevais d'envie de parler d'autre chose que de règles, de Loi, de Noël et d'Hannoucka.
Nous avons déjà, à mon plus grand regret, parlé de la mort.
Il nous fallait parler d'amour.
Il a commencé à faire comme les autres, se conformer, se disant une fiancée comme on dit qu'on a sa carte Pokémon.
Et puis, je l'ai vu s'émouvoir, vraiment. Je l'ai vu dans la découverte d'un sentiment qu'il ignorait encore , se remplir de questions.
Un petit humain qui découvrait qu'on pouvait aimer ailleurs qu'au foyer, aimer autrui que ses parents.
Il a dit "Je ne lui dirai jamais"

Et sans doute parce que nous sommes sans doute les plus performants "éducativement" là où nous avons pêché, j'ai tendu une oreille attentive. J'ai sans doute tendu davantage de perches que lorsqu'il me parle de Dany Fantôme.
j'ai eu envie de lui dire que l'amour, ça devait le rendre heureux. Que l'amour ça devait se dire, et que Love is the answer aussi, j'ai pas pu m'empêcher de chanter.

Et puis je le vois, là, depuis quelques jours, dans un vrai choc amoureux, sans modèles de réference culturelle, sans avoir lu une ligne d'Alberoni, il expérimente les premières émotions, le coeur qui bat "très vite comme quand j'ai fait du foot" quand elle le serre pour lui dire merci.
Et puis, il la dessine partout et constamment. Une magnifique dame patate avec des mains en forme de fleurs, et il écrit son nom à elle, son nom à lui. Comme on grave dans un arbre. Et il fourre le tout sous son lit.
Il me dit , dans une sorte d'aveu brutal qu'il aimerait l'embrasser sur la bouche.
Il analyse "Je suis amoureux"
Il cristallise et me dit que peut-être elle est amoureuse de lui, aussi, puisqu'elle "change un peu de voix quand elle me demande de lui prêter mes jouets"
Je suis stupéfaite, rassurée aussi, étrangement, de cette formidable émotivité, de cette toute nouvelle curiosité de l'autre, bien davantage que sa faculté à distinguer les phonémes proches ou à dénombrer en évitant le surcomptage, je dois bien l'avouer.
Je le vois sourire quand il la voit le matin à la table de l'accueil des petits, toute droite et avec une queue de cheval à chouchou léopard, je le vois lui jeter un dernier regard le soir, l'air de rien.
Je me gonfle d'un orgeuil stupide parce qu'il n'est pas de ceux qui cognent sur leurs pairs femelles pour leur montrer tout l'intérêt qu'ils ont pour elles.
Je suis tout bonnement contente qu'il en parle et s'interroge, s'émerveille et soit curieux de cette nouveauté.
"C'est normal que je l'aime parce qu'elle est très belle ?"
En plus, je crois qu'il se pose de bonnes questions.

Il a cinq ans et je le vois "en amour" , avec les yeux qui brillent et le coeur à l'envers.
Et je prends ça très au sérieux.

Trop au sérieux, me dit son père, qui dans le genre brise délire se pose là.
Et ça aussi, c'est sans doute très bien.

Tricherie (Love Stinks)

Elle attend en défroissant sa robe, en enroulant des mèches autour de ses doigts, en comptant les étoiles, en regardant au bout de l'allée. il allait arriver, grand, et il l'aiderait à se lever. Elle n'expliqurait pas, elle n'expliquerait rien. Il aurait tout compris: les escapades comme des fuites, et même les nuits de tourment quand elle ne revenait pas, oubliées.

Elle attend et parfois son coeur son coeur triple alto dans la cage thoracique parce qu'une silhouette, mais ce n'est pas lui.

Elle attend la nuit dans un jardin rempli de lucioles, et quand le jour vient, ben , elle attend la nuit.

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Elle parfume son corps des pieds jusqu'à la nuque. elle fait une étrange prière, elle relève les mèches et met de l'or au cou. Elle met des tissus légers, la crêpe ou le lin, de l'ombre à paupières pour éclairer la prunelle. elle essaie des sourires, quelques gestes féminins. Elle se sert de salive pour faire briller sa bouche.

Maquillée, avec toutes les effluves, elle court le rejoindre, celui pour qui elle s'est ointe, peinte,  avec religiosité. Elle court et il ouvre ses bras pour les refermer sur elle, pour toujours.

Quelques heures, c'est après, les cheveux enchevêtrés, l'or a glissé sur le tapis, la crêpe froissée, le lin rêche, la prunelle maquillée à l'envers, l'ombre en cerne, la bouche sèche, le corps humide mais brisé. elle sent la nuit, la fatigue, et le vin. Les bras se détachent, la laissent partir. Tu m'étonnes John.

Elle s'enfuit dans la salle de bains.

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Entrelardés, ils sont. Elle au bassin de pouliche, et lui, le fier-à-bras, dans la fiesta sordide d'un samedi soir plus bas que terre.

Elle devient fondrière dans ses bras tatoués. Et lui joue les toréadors sur un air de guinguette, et parce qu'ils sont soudés du bas ventre, ils croient réinventer la danse.

La glabelle froncée, il la fixe, les yeux vides, et elle cligne des yeux qu'elle voudrait effarouchés. Mais ça fait comme des grimaces, comme des tics monstrueux.

Tout à l'heure, dans les lattrines graffitisées, il lui dira qu'il ne peut plus attendre en faisant des zip avec sa fermeture éclair. Elle portera une main moite à son front- un geste qu'elle a vu dans un feuilleton- la bouche exhalera un oui plein de vapeurs de bière.

Ils rentreront à nouveau dans la salle de bal. Elle n'aura pas essuyé tout le rouge au menton, voulant le spectacle du trouble et du comblement, alors qu'il ne l'a remplie que de sa luétine.

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Les arbres sentaient bon, et leurs feuilles séchées tombaient gracieusement de lourdes branches, offraient un ballet rapide avant d'aller , paf boum hue, s'écraser sur la mousse.

Le soleil léger du soir, aussi bon qu'une orange, frôlait de ses rayons les fleurs blanches d'une forêt que je n'ai jamais vue , Grâce a Dieu.

La nuit tombait doucement maintenant, parfumant l'air de fraîcheur et de thym qui va bien avec le poulet rôti.

Elle le réveilla, en chuchotant, sensible au silence, voulait qu'ils prennent le chemin le plus long pour rentrer chez eux, mais ce con  avait profité de ce merveilleux soir d'automne pour mourir d'une  crise  cardiaque.

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L'ESSENTIELLE

Je n'ai jamais su quoi t'écrire, rien.
Mon anaclitique lien, ma dépendance affective, ma mère de commutation...oui,et comme on les emmerde hein ?
Mon quasi double depuis 20 ans.
Ma meilleure amie sonne creux, c'est comme si , finalement il y en avait eu d'autres avant, qu'un choix se serait opéré, un élitisme, un diagnostic après validation des acquis, une cerise sur un gâteau, quand tu es juste celle qui m'a appris à dire "je t'aime",  parfaitement. Quand tout a eu cet air d'évidence.
C'est tellement plus, c'est tellement mieux que celà.
Et je voudrais des mots uniques, de l'original, du jamais vu et je sais déjà la lamentable plantade. Trop d'émotions tuent la maîtrise, et j'en suis trop dépourvue pour écrire bien.
Tout le monde et surtout les enfants, si sensibles aux voix et aux intonations, aux mouvements aussi,  nous prennent pour des soeurs. Te dire à quel point je suis flattée serait limite obséquieux, mais être prise pour quelqu'un de ton sang, quand je te trouve si fine, si lumineuse, si belle, si classe...
Je n'ai jamais su quoi t'écrire. Peut être parce qu'on s'est tant parlé, peut-être parce qu'on s'est tenu la main sans rien se dire dans les moments terribles, les moments dont on pensait qu'on ne se releverait jamais, les moments où les indispensables partaient pour toujours, les moments où ma raison me fuyait et que toi seule avais confiance et patience en son retour.  Peut-être parce qu'on s'est  tu ensemble dans l'aube et la brume du Macchu Picchu. Peut être parce qu'on a tellement ri, pleine de substances illicites, et encore plus souvent sans.
Peut être parce qu'on s'est rencontré au dessus d'un clavier d'ordinateur dans une section de fac où tu as écrit ce poème qui avait révolutionné la suffisance de nos congénères et de nos profs plein de mépris:
"Je m'appelle oscar
et j'habite à Montelimar
j'ai des idées bizarres
et je hante les bars."
-Ouais ça craint hein... je sais pas ce que je fous dans cette section.. et toi ton "poème" c'est quoi ?
-Heu..."Quand les clochards opposent la classe et l'infini
à la vulgarité glauque de la bourgeoisie
quand les valets de cour plaideurs pusillanimes,
quand l'ange antropophage nous guide sur la colline..."
- ...ouais eh ben on va se mettre à côté en DST...
- oh ouais ouais ouais, j'avais dit, parce que je trouvais que t'avais des yeux en chocolat.
Peut être parce que je connais si bien tes intuitions aigües que j'ai honte, un peu, d'avance que tu sentes quand j'en ferai trop.
Peut être parce que , pour toi, comme pour moi, avec les mots d'amour, on a du mal, on est gêné.
Ta volonté, ta joie de vivre, ta détermination,  ton rire de gosse au cirque, tes jolies mains fines sur le piano, tes airs offusqués mais à peine quand je dis plein de gros mots.
Là, toujours, tout le temps, au point qu'aujourd'hui ton éventuel départ me laisse aussi creuse, et vide qu'une canette explosée.
Là, pour le rien foutre et le shopping cheap des pauses  entre midi et deux.
Là, pour les voyages déments à l'autre bout du monde dans des bus dézingués.
Une cohabitation de plusieurs années sans jamais, jamais une seule poufiasserie de fillasse. Les pâtes et la Hägen daz devant les séries télé, les virées, les concerts, et puis les enfants, le travail, les départs, les cimetières,  les galères.
Tu m'as réconciliée avec l'amitié féminine dont je me méfiais tant. J'étais si mal partie.
En même temps, toutes les autres, les "relations",  pourraient disparaître , d'un coup. Ce ne serait pas grave.
 J'ai l'Essentielle.
Je crois que c'est de l'amour, je crois qu'on pourrait dire si on avait envie de chausser des lunettes de psychopathologiste que c'est de l'homosexualité "surfoulée"
Mais il n'empêche, LA personne que je devais rencontrer dans ma vie, c'est toi.
Et je me fous de mes limites psycho-neurologiques.
Ton extraordinaire visage, ton extraordinaire énergie, ton fantastique sens de l'ordre et de l'organisation qui me ferait pleurer de rage et d'envie, parfois.
Et puis ta présence, toujours, toujours cette bonne distance, à me donner la main sans pourtant la tenir, quand je suis dans cette salle d'attente, comme une bombe atomique à retardement.
Et que ta seule présence suffit à me redonner confiance.
En écrivant tout ça, en écrivant ce  qui ne veut rien dire, je me demande bien ce que toi tu  me trouves, et pourquoi j'ai cette chance de t'avoir, moi.

podcast

Parce que je supporte plus cette note en dessous et cette fermeture de com' genre je souffre trop, personne peut comprendre, parce que je m'auto-enerve beaucoup...

Mais que j'ai pas le temps ni trop l'humeur, je m'la pète Re-édition de note

J'ai choisi celle qui va bien à l'époque et qui me ressemble le plus, finalement.

 

LES DESORDONNES A CANNES

 

Or donc, cette après midi, on a décidé de faire un peu comme tout le monde et d'aller à Cannes parce que c'est pas loin de chez nous pour acheter un portable parce que ma pauvre imbécile ton Trium il date de 2001 et il fait même pas de photos, oui il fait réveil, mais on s'en fout.

Vous n'êtes pas sans savoir que Cannes un samedi après midi d'avant Noêl, c'est pire que Cannes pendant le festival. Mais de temps en temps, il faut sortir et voir de vrais gens, comme dit Patricia Kaas, qui est restée tellement simple.

Je déteste aller dans les magasins.
Arpenter la rue d’Antibes n’a pas été tache aisée avec  un gnome et un moitié, mais dans chaque merde qui te tombe sur le coin de l’occiput , il faut savoir regarder les oligo-éléments, comme dit José Bové qui est devenu tellement compliqué. Ainsi , j’ai pu voir que la mode c’est les jupes en velours noir mille raies (héhé) et les bottes de cow boy à talons fins mais pas aiguilles…On dirait pas comme ça mais je suis contente, vraiment, avec mon levi’s à coutures tournantes (héhé, encore) et mes Go West , je vous jure, je  jubile.


On est rentré chez Orange, parce que mon moitié il dit comme ça, que le service Public, c’est bien et que SFR c’est mal. C’est là que ça a dégénéré. C’est là. Il y avait des étoiles de papier  argentées par terre comme déco de Noël. Ca lui faisait comme une houppelande au magasin.

Et bien, mon gnome a mangé une bonne moitié de la houppelande. 
Il fallait faire la queue une demi-heure, a dit le Monsieur. Moi, j’étais d’accord. Comme vous n’êtes pas sans savoir, mon SPM, c’était il y a 17 jours, et là je suis en pleine phase ovulatoire. Cependant, là, en l’occurrence, il fallait attendre. Pendant que j’observais les moniteurs (oui ! ça s’appelle comme ça) en faisant semblant de comprendre ce que voulait dire « session vidéo, carte mémoire, port mini-usb.. »

Mon  gnome est monté sur une chaise qui tournoie, et mon moitié l’a fait tournoyer. Ils chantaient (fort) « Ne m’appelez plus jamaiiiiis Fran …AAAAnce, la France elle m’a laissé tOooomber ! »
C’est là que la vérité est venue me frapper,  un uppercut vérital . Parfois, on a comme ça des  révélations. (Et des images absolument à chier) Je me suis dit : « On n’est vraiment pas normaux. Ce n’est pas pour rien qu’on s’appelle les Désordonnés. » Oui, car je deviens de plus en plus cinglée, il faut bien le dire,  je nous appelle Désordonnés dans la real life aussi,  depuis peu. Ca m’inquiète.
Alors, j’ai joué à la femme posée, tendre mais ferme, et j’ai dit d’un timbre qui n’était même pas le mien tellement je ne parle jamais comme ça :
« Il te faut regarder, dehors, l’aube t’appelle.
 L’Infant n’a pas sa place. Cesse ta ritournelle. »
Mon moitié m’a dit : « translate, dear et arrête de te la péter genre j’ai une voix douce… »

Ce n’est pas pour me vanter mais je pense vraiment que mon moitié n’est pas normal. Lundi soir, par exemple on a « reçu » du monde. (Oui ! oui ! on amorce le virage Bobo, là, j’le sens ! ! ! ) des vrais gens avec une profession ! Un CV ! Une Audi !) Eh bien, je le jure sur la tête de  Robert Plant, il a porté TOUTE la soirée un gilet de travailleur des routes de nuit, là, tu sais, le truc jaune fluo avec des bandes grisâtres…Mon gnome était en Robin des Bois avec une épée Star wars , et moi, en jean…Alors la prochaine fois que quelqu’un vient me dire que je suis barrée, je  rigolerai dans ma barbe/l’attends de pied ferme !


Alors, j’ai dit : « Mais merde, putain, j’en ai marre de ce délire, là, je sors, je prends le gnome, on t’attend dehors, prends moi un truc facile d’emploi, hein, d’façons j’men fous, je téléphone jamais !!! »


Mon moitié a fait sa tronche réparateur d’évier (pour ceux qui suivent), et j’ai embarqué le mangeur d’étoiles dehors (PUTAIN, j’avais pas fait attention , mangeur d’étoiles… mon fils ! Romain Gary !!!)
 
Cet enfant aurait du faire la sieste, c’est une évidence, il titubait tel un clochard ivre, mais  nain, mais là encore, vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez [ faut vraiment me suivre hein…c’est ça un blog intimiste ? hahah] que cet enfant a décidé que dormir,  ça ne sert à rien. Je me console parfois quand je l’aime très fort, en me disant qu’il fera un excellent bloggueur quand il sera grand.

Assis sur l’une de ces boules vertes immondes qui longent le trottoir de la rue d’Antibes (les couilles multiples des martiens de  Cannes)
Il a dit pendant exactement 25 minutes : « Mamans’ilteplaitmamans’il

teplaitmamans’ilteplaitmamans’ilteplait

maman

s’ilteplaitmamans’ilteplait

JepeuXavoirUneCrepeAuNutellaet

mamans’ilteplaitmamamns’ilteplaitTupeux

M’acheterUnJouets’ilteplaitmamamS’ilteplaitS’ilteplait… »


Et j’ai dit : « Non », sans lui filer une mandale, sans m’énerver, j’ai dit « Non », sans fulminer , sans Hurler…Je lui ai montré l’exemple d’un adulte régulier, bien dans sa tête, ferme ,  sûr de lui, pour lui donner envie de grandir, tu vois ? un truc qui lui donne des repères, des règles pour pas qu’il brûle des voitures quand il sera ado, tu comprends ? J’ai fait comme elle dit de faire, ma psy. J’ai dit : « Non » et j’ai expliqué  247 fois pourquoi je disais non, bien sûr, hahahah parce que sinon, les enfants ne comprennent pas.

Et après quand ils sont grands, ils écoutent le premier Imam qui passe, et ils deviennent kamikazes ou vendeurs d’encyclopédies.

 « mAMANs’ILtEpLAITmAManS’ilTePlaitAcheteMoiUnjouetJE VEUXUNE CREPEAUNUTELLA… »

 J’ai tenu bon, et j’en suis fière. Hein. Je pense que là,  je me tape les premières cellules cancéreuses d’un ulcère à l’estomac, mais j’ai tenu bon. ! (ON LES AURA… !)
Mon moitié est sorti avec le joli paquet, et il a soulevé mon gnome dans ses bras puissants de footballeur américain (si  tu me lis, ma cops réèlle de la vraie vie,  HAHAHAHA, hein ????) et il a dit :
« Allez j’vous invite !  On va s’manger une crêpe  au Nutella ! »

  
J’ai un nouveau portable. Qui prend des photos.
Je suis allée faire des « courses » à Cannes un samedi après-midi.
Mon gnome a bouffé un crêpe au Nutella à 17 h30 dans un bar.
 
J’me suis assise sur une couille de martien pour fumer une clope.
 
Quand je pense que j’ai vraiment sincérement pensé que j’avais l’âme d’une VRAIE rockeuse, genre Patti Smith, tu vois, je me voyais bien en Patti Smith…jusqu’à aujourd’hui…
 

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