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"La maternité, c'est comme la guerre. On ne peut pas se fier à ce qu'en disent les livres, il faut y aller. "part One and Two AND LAST PART !
PART ONE
C'était l'automne caniculaire de 2001 le 30 octobre, celui où les vieux tombaient comme des mouches, et où, moi j'avais pris 23 kilos.
On était partis à Auchan qui venait de se construire, faire des courses. Parce qu'on est trop funs. J'avais rencontré le mec de truc, qui m'avait gavée...HA MAIS t'as PAS ENCORE ACCOUCHE, ben CA ALORS !
-Nan c'est pour décembre, espèce de con. J'avais répondu.
Je détestais ça, être enceinte. J'attendais que ça arrive, ce qu'elles disaient toutes les autres, comment elles se sentaient trop bien dans leur corps, enfin entières , comment c'était trop bon le cul depuis, comment que la force de la relation de l'amour de l'unité de l'harmonie trop zen avait envahi leur belle âme de fiouture môman.
Moi, ça venait pas...Je carburais au Xanax, parce que j'avais des insomnies terribles, (et j'avais droit qu'à ça.) et pas par peur de l'accouchement, juste parce que je croyais bien que j'allais devenir cinglée, c'était même sûr. J'avais tout le profil de la future psychosée puerpérale. Je voulais que mon moitié se barre, qu'il me touche plus jamais, parce que c'était un sale égoïste de merde, et que moi, d'façons j'étais une amazone, mon psy me l'avait dit.
Je restais toute seule dans ma grande maison et je me tenais le ventre en pleurant, en me disant c'est pas possible j'y arriverai pas. L'amour maternel, je saurai pas.
On revenait d'Auchan et je faisais la gueule. Et la nuit, je dormais pas. Et tout à coup j'ai fait un gros pipi.
Un énorme pipi qui s'arrêtait pas, tout seul. Toute musclée périnéalement que j'étais.
"Bon sang mais c'est bien sûr," j'ai dit.
" Je crois que je vais accoucher et que je perds les eaux"
Mon moitié il a fait "Pfff c'est pour décembre, il est 5 heures du mat, viens on dort "
C'était un salaud, j'le savais. Dans le DENI de la paternité. Je prendrais mon bébé sous le coude aussitôt accouchée, ou alors j'lui laisserai pour lui apprendre à pas m'emmerder, et je m'en irai, les poings dans mes poches crevées, sûr avec 23 kilos à perdre, y aurait pas que les poches de crevées.
- You must phone to the hospital, j'ai dit. J'arrête pas de perdre les eaux.
- Mais t'as pas mal ?
- Pas du tout. Queue d'chie. nada. Niente.
Après que le sage-homme (ouais ouais moi c'était un sage homme qui m'a prise en main , le top, vraiment, j'me sentais hyper à l'aise, cela va sans dire) complètement paniqué a dit à mon moitié que BIEN sûr fallait se dépêcher, là, ouh la la, vite. On est parti. Il faisait une chaleur à crever, et je voulais pas accoucher. Mais en fait si. parce que je savais que j'étais dans la 37 eme semaine, et que là, le bébé c'était plus un prématuré, et que donc c'était possible, alors j'avais programmé ça, d'une façon ou d'une autre. Sûrement quand j'avais repeint TOUTES les étagères de la cuisine bras levés, pendant douze heures.
Le sage homme , il m'a dit que j'étais trop stressée, d'emblée. Que bon NORMALEMENT j'allais pas tarder à avoir des contractions, que c'était rare, mon truc , mais que ça arrivait, qu'en attendant il fallait marcher.
Alors j'ai marché.
Pendant 48 heures. (apiprès)
Et toujours pas de contractions. Je me sentais comme une bombe, mais pas Karembeu, un peu comme un truc laissé à l'abandon, qui menace d'exploser si on se dépêche pas. Et j'avais une trouille , une trouille quasi sanguine, qui me rendait roide et insensible, et tout le monde me regardait mal. En plus, c'était Halloween, et je me disais c'est un mauvais signe. et autour de moi, pendant que je marchais, plein de nénettes entraient / sortaient leur bébé dans les bras.
Finalement, ils ont "déclenché" qu'ils appellent. C'est à dire qu' en l'espace de 25 secondes tu as les contractions de la colite néphrétique jumelée à la sciatique de l'abdomen. Tu veux crever.
- Souffle, il me disait le moitié qui avait décidé qu'il devait assister à l'accouchement.
J'ai fait comme le père de Dannie dans Shining, je lui ai dit "Va t en, va t en, dès que je te traiterai de connard, j't'en supplie va t en..."
Il est parti assez vite.
Ne vous inquiétez pas, on me disait, vous allez avoir une péridurale. Dans une minute, une demi heure, une heure, deux jours, non parce que l'anesthesiste elle est sur un accident de voiture, là.
Alors on m'a piquée à la morphine, et là, là....~{[|@::]^{#~Flower poweeeer///`|[@]}^`|Let tje sun shine in^`[{##~#~Don't bogart the joint my frien roooooooooooollllll another one@]}¤
Après j'ai eu de la fièvre, terrible. Et alors qu'on m'avait laissée seule comme une chienne, soudain y a eu à peu près la moitié de l'hôpital dans ma chambre, à me dire des mots doux comme quoi être mère c'était merveilleux, et que vraiment on m'enviait beaucoup. Je disais: "Je vous le donne si vous voulez " Puis j'ai pensé à mon père, et j'ai dit "nan nan, je vous le vends"
Et ensuite, il fallait pousser mais le gnome il voulait pas sortir, alors on a appelé un docteur, un vrai et je voyais bien comment ça paniquait sec autour et mon moitié était revenu, alors que j'avais décidé de divorcer. Et le monsieur il m'a dit:
" Vous inquiétez pas, j'termine mon curetage, et je m'occupe de vous"
Je vous épargne ce qu'il m'a fait, ce salaud. Mais sache juste qu'ensuite, j'ai fait pipi régulièrement dans mon slip pendant trois mois. Et que je ne pouvais plus rire, jamais. Parce rire + ab6 = pipi. Comme une équation sans inconnues.
Le bébé était là. Il était minuscule, même pas 2 kilos 5 (ET j'AVAIS PRIS 23 KILOS je rappelle), et il hurlait, et je croyais qu'il allait mourir, et j'ai dit à mon moitié, vas y pour la toilette vas-y ils vont nous l'échanger, sinon. On le reconnaitra plus.
Mais surtout j'avais honte parce que tout ce que je voulais c'était une clope, une putain de clope. Et rentrer chez moi.
SEULE.
J'avais plein de fils partout dans mes bras, à cause de la fièvre, et j'étais comment dire, épuisée (?) avec descente de morphine et de péridurale et on m'a dit: "Mettez le au sein, rapidemment"
Sauf que je pouvais pas le prendre, parce que j'étais COINCEE par du fil, avec 40 de fièvre.
Il y a eu des jours très noirs, parce que je voyais les autres femmes avec leur gros bébés qui dormaient beaucoup, et qui tétait bien, et qui avaient l'air toutes droit sorties de Vanity Fair, avec un brushing. Et moi je n'avais pas de lait, je pleurais plus que mon fils, et j'avais peur de le prendre dans mes bras.
Une équipe anti baby blues qui faisait peur (une infirmière de deux cent kilos et un psychologue de 1m 25) est venue me parler de l'ambivalence, du post partum, et de que je devais pas culpabiliser. Je leur ai ri au nez. Je leur ai dit HUIT ANS DE CANAPE M'EMMERDEZ PAS.
Puis on est venu chercher mon fils dans la nuit, en cachette, pour le mettre sous une lampe bleue parce qu'il avait la jaunisse. Je suis allée le voir en chemise de papier où on voyait tout mon cul, en criant "Au vol !"
On m'a montré le bébé. Tout jaune, enfermé , avec plein de fils et des appareils qui faisaient Biiiip et qui s'arrêtaient des fois. Et lui qui gesticulait, en ouvrant grande la bouche, mais y avait pas de son.
J'ai fait pipi par terre.
PART TWO
Racontage de vie
Je me suis couchée tôt et j'ai dormi longtemps. Mon moitié a essayé de me sortir de ma torpeur en m'envoyant des phototextos (ouais je sais y a un mot plus geek, mais je m'en rappelle plus) de luc mais j'ai même pas réagi !
Je crois que j'aime mon lit plus que n'importe quel autre endroit au monde.
Il pleuvait sa race ce matin, non, mais vraiment . Et il faisait nuit, on aurait dit l'hiver. Je me suis pesée et j'ai pleuré, parce que y avait un 6 à la place du 5 et je trouve que c'est franchement dégueulasse. Alors, j'ai réalisé que mes tatanes pèsent lourd, et j'ai ri d'un rire cristallin et aigü.
Mon mug s'est brisé blabla...
J'ai réveillé la maisonnée, putain de bourre putain de boure, cornflakes, imperméable, toilette, dans le désordre, dépêche toi dépêche toi j't'en supplie amène le à l'école toi, j'suis en retard, sans déconner, assure , assure, je te promets le sel au baiser de ma bouche et je répondrai à tes textos, et tout... et nous déjeunâmes en devisant gaiement comme dans une pub ricoré, avec en fond sonore, le doux clapotis de la pluie.
Ensuite j'étais devant un portable Toshiba hyper efficace et j'ai tapé pendant exactement 7 heures des noms et des problèmes.
Maintenant, je dois trouver des solutions.
Chaque chose en son temps, de la mesure avant toute chose, il faut savoir raison garder.
(PUTAIN la panique, j'y arriverai pas.)
Je crois que j'aime mon lit plus que n'importe quel autre endroit au monde.
Puis, je suis rentrée dans ma maison, et j'ai eu au téléphone un monsieur qui va , peut-être, si je suis sage, si je gagne au loto, s'il trouve où j'habite (j'ai bien senti comme il me menaçait trouvant déjà une excuse pour sa troisième non venue...ha mais je connais pas du tout le coin...) , faire des travaux chez nous.
Puis une docteur très molle au téléphone qui m'a dit au ralenti après moultes circonvolutions qui ont duré quinze heures, le temps que mes jambes en coton rejoignent mon estomac en boule et que je frôlationne l'apoplexie que ben, non, finalement, pas du tout, alors c'était bénin.
Connasse. Je te bénis.
Puis j'ai compris que le temps cristallisé et étincelant des heures heureuses ,s'éveillant soudain du profond sommeil de la mémoire, venait de me pousser en avant. Comme un souffle de vent rafraichissant, l'air embaumé de tous ces jours passés venait de renaître et respirait dans mon coeur...
HA-HA-HHA-HA (rire haché à la Adèle H) t'y as cru ? t'y as cru ?
Bref, il était temps de faire reprendre un cours normal à notre vie, et donc j'ai hurlé pour que mon gnome vienne prendre sa douche, et j'ai dit merde c'est pas vrai il faut toujours toujours gueuler pour se faire obéir, ça devient franchement lassant, c'est pas mon genre de gueuler en plus. Et mon moitié a bien ri.
J'ai tiré la tronche. Bref, la routine.
Tomorrow is another day.
UNE FOIS N'EST PAS COUTUME
S'il y a bien une chose que le blog m'aura apporté, c'est de voir les possibles, et le courage de certains/certaines.
Ca file comme un grand coup de pied dans le fondement, et ça t'évite, parfois, de te regarder un peu trop le nombril.
Parce que, à moins d'être globbe-trotteuse, ou Claire Chazal (haha), notre univers, qu'on le veuille ou non, s'étrique avec le temps, et on voit les mêmes gens, les mêmes univers, d'une lorgnette de plus en plus étroite.
Aussi, après près de 10 ans sans avoir poussé ma gueulante dans le micro, grâce au blog, je m'ai remis à chanter, un peu, assez mal la plupart du temps, mais, qu'est ce que j'en ai à cirer, étant donné que, oui, le principal c'est quand même que j'adore ça. Non ?
Mais au lieu de parler de moi, (c'est dur), laisse moi te narrer l'histoire de ce garçon. Il poste peu, mais ce n'est pas grave, il a d'autres chats à fouetter, il était avocat, il avait une belle robe noire avec des pliplis, et on lui disait Maître, et tout et tout, et il dépensait tous ses sousous à acheter des disques trop chers et des patalons Armani. Mais il avait une putain de formation classique de sa mère en musique (ça fait souvent les meilleurs pops stars), et il composait vachement beaucoup.
Eh ben n'empêche.
Ca commence à marcher, il passe sur des radios, il a plein de contacts, et il va changer de voie, complètement.
Il est jeune, il est beau, il est doué, et en plus, il est pas du genre à se faire de la pub alors j'm'en occupe, merde. S'il s'achète un jour une belle voiture dont j'ai oublié le nom, (Mac Laren, je crois) j'aurais le droit de faire un tour, hein...
V'la un peu de sa musique. J'AI LE DROIT, KINISHAO, j'ai le DROIT, je L'AI ACHETEE !!!
Encouragements, croisements de doigts, wéééé c'est bon, sont non seulement autorisés mais nécessaires. Alors ne vous gênez pas.
Ca recommence
Envie d'anéantir la note qui précède, comme on croit qu'on efface une ride avec le correcteur anti-âge.
Sauf que même le plus décérébré sait que l'anti-ride, ça colmate
ça n'efface pas.
Parfois il me semble que trancher le noeud gordien est l'unique voie de recours.
Il y a des gens qui vous couvrent de mots d'amour, juste , juste parce qu'ils en manquent.
Ils attendent la monnaie.
Ils croient aux synergies, à l'effet rebond.
Parlez leur d'eux, ils vous répondent, plein de sirop, péguants de sollicitude.
Parlez leur de vous, ou bien de tout autre chose, de la lenteur des transports à telle heure, de la dificulté à trouver du temps pour lire, de la gentillesse du buraliste du centre ville.
Adieu Berthe, vous êtes si banals, tellement convenus, voire chiants comme la pluie.
Faites l'expérience. Rebondissez savamment sur un "Tu as l'air d'être quelqu'un de ..." et là, n'importe quel adjectif qui finit par...if. genre "toi t'es un subversif agressif rétif, cômême..."
Et zou, vous voilà redevenus hyper interessante analyste, parce que justement...blablatruc...
Je me garderais bien de juger en enfilant mon habit de morale. Juste j'observe, j'expérimente et je me dis
"bah... c'est humain"
pendant exactement 2 secondes et trois dizièmes.
Après ça me niffle sérieusement le mou.
Parce que malgré ma tronche de ravie de la crèche, et mes goualantes quasi quotidiennes, ma troisième oreille, non non ce n'est pas une légende.
L'égoïsme, l'envie, la suffisance, l'hyppocrisie, la mal intention mal déguisée, je te la renifle a deux bornes.
J'ai pas un immense mérite, mais j'ai grandi la dedans, tu saisis ? j'ai roulé avec.
C'est comme qui dirait un genre de langue maternelle que je ne pratiquerais plus, mais que je comprendrais par coeur.
Je suis maître es linguistique en plus.
Si si.
Je peux trouver toute les bonnes raisons, les meilleures excuses, ça ne me donne pas moins envie de filer des grosses beignes, ou de fermer définitivement la porte.
Selon les fluctuations hormonales. (Et l'idée de ma grandeur.)
Envie néammoins de couper court à ces envolées lyriques qui ne servent que celui qui les chante, de zapper les salamalecs à la grâce de marcassin.
blablitruc etc...
Effacement (I would rather Hide)
Le téléphone a sonné et c’était une dame avec l’accent Debbouze, elle croyait que j’étais son coiffeur…Non non j’ai dit, c’est pas moi, moi je fais un travail moins utile que de recoiffer le moral . Elle a rappelé quand même, elle a dit ça alors j’ai votre prinom votre nimiro et je sais pas qui vous êtes… Moi non plus j’ai répondu avant de me fondre dans l’espace temps, mais j’ai l’adresse d’un coiffeur pas trop mal si vous voulez.
J’ai vu la même dame, le même genre de dame, il y a 24 heures dans un genre de réunion d’une tristesse tendue, le mari violent, la séquestration pendant plus de treize ans , même pas le droit d’aller chercher le pain, alors le deuxième enfant elle se doutait bien, il est autiste, et le troisième il souffre de balancements. Elle disait ça comme ça, d’un air calme, je ne comprends pas, le petit il n’a jamais eu de problème, madame. Oui, mais il agite les doigts devant les yeux plusieurs fois par jour. Une conjuration, je comprends mieux maintenant, il appelle son frère. Elle était drôle quand même, je l’aimais bien cette dame et son courage qu’elle ne soupçonnait même pas. Sa fille oh sa fille elle était bien mieux dans cette région. Là bas, ils ne comprenaient rien, et ils lui en voulaient juste parce qu’elle était gothique. Je l’aimais bien cette dame et sa tolérance, un mot dont elle ignorait l’existence. On ne lui a pas tellement filé d’exemples.
C’était une journée comme les autres. Laisse-moi te dire que… Laisse-moi rire de toi. Je t’ai terrassée des dizaines de fois. Oui. Mais j’ai encore peur de la prochaine.Je me cache pour fumer dans une ruelle près de l’établissement. Tout le monde pense que j’en ai fini avec la cigarette. D’une certaine façon, c’est possible, mais avec le manque, non. Je n’en finirai jamais.
Ce sont des périodes sans sérotonine, ou alors c’est la fatigue/letemps/la météo, peut- être un retour puant du refoulé, des moments sans sécurité interne, aux contours pas délimités, alors forcément je flotte dans la non-cohésion, sous la menace d’explosion.
Des moments où tout paraît plus difficile, le rien révèle sa difficulté, le banal, le couillon, la routine et ses obligations dont tu te plains mais qui, tu le sais bien, couillonne toi-même, te structurent, te normalisent.Je commence à m’inspecter le réflexe avec une ardeur de médecin chinois, dans la panique de la rechute, la terreur du recommencement.
Il te suffit du souvenir pour que l’angor broie les tripes et te noie le cerveau. Il paraît que tu peux démonter le truc en déshabituant le limbique, en sevrant l’occiput, en rééduquant l’aire temporale, en te gavant de benzodiazépine aussi.
Ouais.
J’ y songerai aussitôt que je ne me verrai plus en sous-étron, que je serai convaincue que copsréèlle n’est pas la réincanation de Golda Meïr, que mon moitié c’est bien lui et pas un sosie cruel déguisé.
Et là je vous épargne les méandres abyssales de l’idiotie pathologique du truc, puisque c’est davantage la peur de… que la. (cross your fingers cross your fingers), et vous prie de bien vouloir agréer mes salutations respectueuses.
PS résumatif traductif pour ceux qui n’ont pas la patience de tout lire : j’suis crevée, stressée, et j’en ai un peu plein l’cul.
Le parlant, la parole et le souffle
HA, n'a pas peur, le titre c'est pour rire.
Alors je ne suis pas chez moi parce que l'aéroport il est plus près de chez copsréèlle, alors je suis chez copsréèlle, même qu'on a bien rigolé avec qu'est ce que tu mets dans ta valise, je te dis qu'il fera froid c'est obligé c'est le Nord, Paris, et il pleut c'est obligé, mais le noir c'est triste et tes cheveux quand il pleut ils gonflent, et mets des boucles d'oreille, quand même, sois un peu un homme une nénette zob !
et que finalement j'ai pris un jean, hein...
Donc je m'en vais mais je reviens. Et je ne peux même pas vous faire un super podcast qui tue parce que copsréèlle elle a pas l'adsl (petit rire suffisant) et que c'est trop long, parce que là , y a la Star ac' en plus et que nomdediou c'est affligeant. Et ça me fait bien rigoler. Parce que moi même je m'afflige pas mal dans mon genre.
Je vais voir mon frère, et ça me fait bien plaisir.
Je vais revoir Arsouille, franchement ça me fait bien plaisir et il faut aller voir ses photos, sans déconner ! Sa dernière note Bilan, pfff y a pas de mots.
Je vais croiser Cécile, (Joie) et aussi FoliePrivée (re-joie) et sa copine Princesse qui fait des notes qui me font exploser de rire, et d'autres sûrement sympas, j'en doute pas, sauf que je pourrai pas rester trop longtemps parce que merde un jour et demi c'est pas beaucoup, et y a un genre d'annif de blog Potin dans le même quartier où vit mon grand p'tit frère alors je passerai un peu, et après je viendrai vous dire du mal...(JE DECONNE hein...)
Prochaine étape: Israël pour aller voir Yaël (copsréèlle elle dit oh p'tin ouais j'aimerais bien hein...)
A plus , des bises à tout le monde...
Insomnie totale
Ben voilà...j'arrive pas à dormir comme l'indique le titre de cette note.(Oui, Insomnie, ça veut dire ça) J'ai un genre de trou dans le dos , on m'a enlevée 200 grammes de peau cet aprem' : c'est bon pour mon régime mais maintenant que l'effet de l'anesthésie est passée...c'est l'enfer comme j'ai bobo.
Mais c'est pas grave, du coup je fais une chaîne piquée à Jude
Pseudo : Ab6
Pourquoi ce pseudo : J'étais en voiture et, la vieille, j'avais découvert l'univers des blogs. Je me demandais , si moi j'avais un blog comment je l'appelerais...j'ai regardé le siège avant : sac a mains renversé, bouteille d'évian pliée en 4, pack de jus de fruit éventré, playmobils , miettes, "desordonnée" j'ai dit .
En fait j'ai dit "bordélique" mais j'avais peur que ça passe pas...et de là, est venu AB6..ouais ouais à cause des maths, tout ça, et de f(x)
Vrai prénom : J'le dis pas, j'le déteste
Age terrestre : Entre 30 et 40 et on se rapproche dangereusement des 40. A part le fait que j'ai deux rides entre les sourcils depuis un an, j'men fous plus que ce que j'aurais imaginé...
Age mental : affectif ? pas loin de 5 ans et 3 mois. Sinon pour les fringues et la musique, j'avoue que j'ai pas dépassé le stade grungy décadent (mais je fais des efforts) , et des fois je me sens vachement vieille parce que tout me gave et que je m'enthousiasme plus, et des fois très très jeune parce que tout le contraire...
Ville : Une ville de parfums qui pue l'ennui.
Pays : France, mais j'ai adoré l'Equateur et j'y vivrais volontiers...à Vilcabamba !
Profession : Un genre de truc inutile qui parle de psychologie infantile.
Celle que vous auriez aimé exercer : ROCK STAR. P'tin alors là aucune hésitation.
CINEMA
Films favoris : J'ai bien bloqué sur "La Guerre Du feu", "Orange Mecanique", les fils anglais genre "transpotting"...mais je suis loiiiiiiin d'être une cinéphile aussi.
Navet préféré : Lost ? .
Acteur ou actrice avec qui vous aimeriez bien avoir une petite aventure : Apres on va dire que je me répète: Daniel Day lewis Je trouve qu'il est complètement allumé et complètement canon surtout.
Acteur ou actrice à qui vous aimeriez bien tarter la gueule : Emmanuelle Béart elle m'énerve comme actrice, j'sais pas pourquoi.
Si vous deviez réaliser un film, comment serait-il : un vrai navet je pense...
MUSIQUE
Genres de musique : Le rock,
Groupes / Chanteurs favoris : Doors, Ramones, Beatles,Del Amitri, Creedence, Thiefaine, Bashung, Patti Smith, Janis Joplin, Led Zep, Dinosaur Junior, Sonic youth, Jane's addiction, Frank Black, White Stripes, John Fogerty, Certains Queen, Bowie, Lou Reed, Pearl Jam, Pink Floyd, Jonatha Richman and the Modern Lovers, Kinishao, Jipes, p'tin plein encore j'ai peur de vous saoûler.
Radios favorites : J'ecoute pas la radio. Quand j'écoute c'est que mon moitié a mis un truc genre france Inter qui parle de Desertification ou de forêt amozonienne, et j'ai envie de mourir alors je vais sur mon I tunes et je me mets le casque et j'écoute Aerosmith ou bien John Fogerty
Instrument de musique pratiqué : Je chante à peu près tout le temps dans ma tête en grattant une superbe guitare electrique en me la pétant riff coulé , mais ce n'est qu'uuuun rêêêêêve
Album à utiliser pour séduire une personne du sexe opposé : J'sais pas. Je trouve que ça fait péteuse, la nana qui met un album en servant des coupes de Kir Royal alors que le truc , en fait, c'est d'aller au pieu.
Album à utiliser pour séduire une personne du même sexe : Ha là c'est pas pareil! je saoule CopsReelle à peu près deux heures par jour avec "et celle la,celle la, hein, tu l'as pas écoutée celle-là ??? elle est pas ABSOLUMENT geniale celle -la ?hein t'as vu là ? Oh p'tin et là..." mais c'est pas pour la séduire, c'est juste pour "partager" hahaha
Album à refiler à votre pire ennemi : C'est un peu une question con parce que mon ennemi je lui file que des beignes.
Meilleur album figurant dans votre discothèque : Ma compil que j'me suis faite. Evidemment.
Pire album figurant dans votre discothèque : C'est PAS A MOI HEIN, mais mon moitié il a un truc avec des chants bretons qui font peur !
Album sur lequel vous auriez aimé jouer : J'aurais bien aimé être Blondie dans Parallel Lines. J'sais pas pourquoi mais j'aime bien cet album. Dans cet album, y a des chansons qui me font penser à des bloggeuses; "pretty Baby", "11:59 " "Picture This" "I know but I don't know" .Trouve à qui et je file 250 pixels
.Chanteur/euse avec lequel vous aimeriez avoir une petite aventure : Pour la thune après le divorce, n'importe lequel, mais sinon la personnalité de Thiefaine me fait bien tripper. Mais en même temps je pense que je déprimerais sec avec un mec qui chante "J'ai volé mon âme à un clown " comme si il allait se suicider dans la minute, il faut bien le dire.
Chanteur/euse à qui vous aimeriez tarter la gueule : Maintenant que Lara Fabian est maigre et qu'elle me fait plus peur, je lui tarterais bien la gueule pour qu'elle se taise, un peu.
LITTERATURE
Roman fantastique favori : Ah Stephen King quand même. Mais aussi j'adore la façon dont il décrit l'enfance ce mec.
Roman classique favori : Les Zola, j'adore Zola.
Ecrivains favoris : Cohen, Gary.
JDR favori : JDR ça veut dire quoi ?
BD favorite : EDIKA !!!
Personnage fictif à qui vous aimeriez ressembler : Antigone mais je l'ai déjà dit....
Personnage fictif avec qui vous aimeriez bien avoir une petite aventure : Rahan, p'tin le top au niveau de la plastique quand même..mais bon c'est sûr c'est un dessin. Mais je lui grignoterai bien le coutelas.
Matière scolaire favorite : j'adorais La morphologie et La syntaxe en fac...et puis toutes les matières qui expliquaient les pathologies du langage chez les psychotiques...pourquoi c'était de la poèsie. Je me rappelle plus de tout, mais j'aimais bien.
Matière scolaire où vous étiez la plus nulle : le sport ...j'etais tout le temps dispensée.
Arts pratiqués : ...je gribouille, j'écrivouille , je chantouille, je suis un genre d'artismescouilles en fait...j'aime mais je pratique pas.
Sculpteur favori : Ha je connais pas tout le monde, à part Camille Claudel parce que son histoire me plait, je vais pas me la pèter je suis hyper branchée en arts. c'est pas vrai..
LOOK
Genre de fringues habituellement portées : Jean, bottes, petit pull un peu féminin pour me rappeller que quand même je suis une femme. Et aussi plein d'estrasses que j'arrive pas à jeter.
Couleur favorite : Pour les habits le noir (ça mincit... ça grandit, hahahha) et pour regarder, le gris quand il va y avoir de l'orage...
Motif favori : Le léopard écossais (bon là, je me relâche je sens)
Votre genre de déco préféré : La pierre, le béton ciré, les dalles de cathédrales...
VIE PRATIQUE
Sport pratiqué : Sifflement genre j'ai rien entendu
Boisson préférée : l'eau, j'ai plus droit a l'alcool.
Objet préféré : Des trucs qu'a fait mon père. C'est assez récent.
Plat favori : Les pâtes, la viande, le fromage.Le PAIN !
Pays où vous voudriez vivre : Equateur, Ecosse..mais bon j'ai compris que "Everywhere I go My Giant goes with me..." depuis un moment.
Pays que vous détestez le plus : ...j'ai pas trop aimé la Hollande mais c'est peut être parce que j'ai squatté les pubs où ...et que j'ai rien vu... ?
Animal domestique : On avait deux mandarins, et y en a un qu'est mort. Mais la honte et l'opprobe sont sur moi,l es chiens m'énervent quand ils font HANHAHNHAN là, en respirant trop fort : ça m'dégoute ! et les chats, j'en ai eu un, et elle s'appelait Creedence et depuis, nada.
Moyen de locomotion le plus utilisé : La voiture, parce que marcher c'est fatiguant.
La première chose que je fais le matin : Je me recouche et je dis "putain noon. "
A quoi ressemble votre fond d'écran : Le truc concon : la tronche de mon fils multipliée en 6...je sais je sais..mais j'arrive pas à l'enlever ...
PERSONNALITE
5 mots pour décrire votre personnalité : Pffff, multiple comme ça y a le choix.
Phobie : La peur. Je suis Phobophobe .
Névrose : Plein plein plein..j'ai un dossier médical pour les curieux.
Obsession : ben pas trop, il parait,même que je devrais m'obsessionnaliser un peu il parait.
Mot favori : J'aime bien " inox" et "xanax"... "Reminiscence", aussi, et encore "subconséquent"
Insulte favorite : sa race...pute vierge, bordel à queue...
La pire chose qu'on puisse vous dire : voir ci dessus.
Ce que vous ne pourriez partager avec personne : Je partagerais bien mon cul moi , ça m'en ferait un petit sec à la Kate Moss, et j'aime bien.
Le plus gros malentendu vous concernant : Y en a qui disent que je suis sociable HAHAHA
Portrait physique/moral de l'homme de vos rêves : Qu'il me pose pas trop de questions sur "et toi tu ressens quoi ?"ça me fait trop rire.
Portrait physique/moral de l'homme de vos pires cauchemars : Un gros tas qui me prendrait pour une merde, comme tout le monde non ?
La pire connerie que vous ayez faite : Acheter une baraque avec des travaux à faire dedans..mais bon vu les prix y avait pas trop le choix. Sinon y en a eu d'autres et je vais dire JOKER
La partie de votre corps que vous trouvez sublime : Mon cubitus est pas mal.
La question que vous détestez que l'on vous pose : MMMh ... Et ca vous fait penser à quoi ? (HUIT ans de CANAPE bordel !)
Votre rêve ou cauchemar récurrent : Tomber dans le vide, ou ^petre poursuivie par des atroces genre thriller. Je les ai eus longtemps. Maintenant je rêve que je chante à l'Olympia, que j'achète du carrelage, que je mange une glace au caramel... je suis guérie !!!
Croyez vous en quelque chose : Un jour j'arrêterai de fumer.
En quoi aimeriez vous être réincarné : j'en parlais justement...dans ma note et on m'a cassé le délire alors maintenant, je voudrais être un barreau de chaise.
Eh ben voilà...le médoc fait un peu d'effet; il me reste 3 heures à dormir et je bosse évidemment. Mais on va dire qu'il y a des choses plus graves.
Une autre lettre
J'ai reçu une lettre qui me parlait de toi. Elle disait Monsieur, elle disait le défunt, elle disait les pièces à fournir.
J'ai mis longtemps à accèder au tangible, à admettre que ta voiture et ton deux pièces, ça s'appelait quand même une succession.
Finalement, le notaire considérait aussi que ses moulures façonnées par tes mains, que le canard désodorisant atroce pendu au rétroviseur, ce n'était pas des trésors rien que pour moi.
Tu vois, je crois que je peux accepter ta mort, mais pas ta succession.
On me parle d'enlever tes affaires des placards, ton rasoir près du verre à dents, tes outils dans la cave.
Je me découvre thésaurisant, fétichiste , animiste, luttant contre l'inadmissible non retour, dans la panique de l'obsessionnelle collection, amoureuse de reliques.
Je m'entends dans des réflexes qui me filent le vertige, pensant à t'appeler pour te demander si du béton ciré, ça revient plus ou moins cher que du faux carrelage ancien.
Tu vois, je crois que je peux accepter ta mort, mais pas ta disparition.
Il fallait nettoyer le grenier parce que qu'est ce qu'on garde comme conneries quand même, et puis le grand silence, mais c'était trop tard, je l'avais déjà vue, la toile, à l'huile, perspectives parfaites, couleurs encore maladroites, c'était ta première. La Pointe Pescade, ta maison. Et je l'avais aimée, et je l'avais gardée.
Ca me surgit, comme tout le monde, de nulle part et de partout, ça me fait tanguer en équilibre un moment au bord du vide, entre le déni et le gouffre.
Et le champ près de la maison reste vide , et ta voiture au canard ridicule, vendue déjà sans doute, et toi qui en sors, dégaine un peu voûté, air gavé rigolard,
et les placards vides, et c'est intolérable.
A grands coups de la vie est lente et l'éspérance est violente, tu vois, je croyais que j'avais accepté ta mort, moi.
Métaphysique kêtos
Après l'épisode Digitus Ascaris, dont on reparlera loooooonguement sans doute jusqu'à
la semaine dernière, (si on se concentre bien, et qu'on se noue le string au poignet)
il est temps de passer aux choses sérieuses.
D'aucuns ont été déçus, un peu, disent-ils, me croyant "au dessus de tout ça" C'est bien la preuve que le média sublime, ou que j'ai ornementé trop joliment mon interpouetique portrait moral. La tentation est grande, avouons-le, et l'inconscient tellement mégalo. Et ici, niveau blessure supposée m'être faite, j'suis shootée à l'interferon.
Mais d'une hystérique en plein SPM, fallait-il s'attendre à autre chose ? Et le rire n'en valait-il pas le grand chandelier qu'il s'est mangé dans la tronche ? Et puis c'est pas de l'hystérie de magazine, c'est de la bonne vraie diagnostiquée, label rouge. Enfin, ils n'étaient pas tous d'accord, il y a eu d'autres mots sur les maux, plus flippants, moins connus, moins refuge cosmopolitan. Un autre ne donna pas de nom de baptême, et il me mit au monde une deuxième fois.
Je déteste la communication.
Aucun animal ne vit une vie entièrement solitaire et chacun , ne serait-ce que pour se reproduire ou pour demander une baguette mais pas trop cuite doit interagir et demander de l'information...La communication intervient dans toute activité de relation (sexe, compétition, vie sociale...)
Et moi, de ce qu'on lit entre les deux bouches de smiley, y en plus qu'une qui m'intéresse. Le reste, ça me fait l'effet tsé tsé.
Ce n'est pas parce que je "rate" ma communication de la vraie vie, ou que j'en espère une meilleure, finalement, que je bloggue, c'est parce que la communication ne m'intéresse pas, et ici, on s'amuse on pleure on rit laï laï il y a des méchants et des gentils haha...mais on ne communique pas. Dieu(= Martinet) bénisse.
ai-je découvert récemment, en constatant avec un certain déplaisir qu'il n'y avait plus de dissolvant dans l'armoire à pharmacie, et que j'allais lui dire : "Toi et moi, il faut qu'on parle.
Ca ne peut plus durer.
Je serais l'émetteur et tu serais le récepteur, et on ferait circuler le bâton de parole..."
On a dû se gourrer d'espèce, pour moi. Les papillons papotent avec de la chimie qui sent fort, les mandrills font des tronches de dieux africains pour menacer, les oisillons se peignent la gorge en rouge pour stimuler leurs géniteurs à les nourrir.
Les humains font blabla mais je t'avais dit que, et reformule je te prie, tu es bien agressif, je n'ai pas bien compris le fond de ton propos.
Moi je me voudrais cétacé (ta gueule, Byby), parler l'essentiel via quelques notes, les musicales fréquences.
Question réincarnation, dès que j'y croirai, je signe tout de suite pour le mammifère marin.
Il nage, il bouffe, il joue, il baise. Les Fondamentaux.
Elle ne se prend pas la tête pour savoir si elle a bien fait de mettre au monde son enfant dans ce monde de requins,
la baleine.
Il ne baîlle pas pendant une interminable réunion sur les dysharmonies évolutives et l'évaluation quantitative de l'intégration des autistes en milieu scolaire,
le cachalot.
Il ne va pas chez le psychiatre parce que ça le fait vomir de trouille, le monde,
le dauphin.
Don't Kill the Whale- Yes -Tormato
Amok
C'est tentant, une bonne fureur malaisienne, une crise de rage vengeresse illimitée. Parce que je sature souvent de ce faux self obligatoire, de ces projets constructifs tellement nécessaires, oui, mais tellement ardus pour l' asthénique congénitale que je suis...Et qui de toutes façons, foirent, alors...
Faux hasard, vrai bazar, mon pseudo titre de blog, c'était pour rire, mais c'est pas rigolo.
Avec bien sûr, des petites obsessions rituelles, pour compenser l'oralité bordélique:
- me laver les tifs un jour sur deux, même s'il n'y a plus d'eau chaude, même s'il n'y a plus de shampoing , même s'il n'y a PLUS d'eau...
- se désaper sitôt rentrée à la casba, qui est bien partie pour rester une casba, en vérité je vous le dis parce que les travauxmoncul.
- une sorte de précipitation angoissée irraisonnable et irraisonnée sur l'heure de coucher et de bouffer du gnome.
Mais POUR LE RESTE, c'est n'importe quoi.
On ne s'habitue pas, on joue les volontaires acharnées de la belle résolution de rentrée, de l'objectif splendidifique du nouvel an, avec le régime Cosmo à gauche et le patch à droite...Et j'ai déjà oublié d'arrêter de fumer, déjà cessé ma parodie de j'me prends en main, je mange sain, je m'active le flan des fesses.
RIEN A FAIRE.
Nouvelle cause de procrastination: j'ai plongé dans des vieux bouquins de cave retrouvés, des vieux Comtesse de Ségur qui sentent l'humide. Minotte, je trouvais que tous les livres qui parlaient de déportation, de camp de la mort , avaient la même odeur, quelque soit l'endroit où je les trouvais. Il m'a fallu longtemps pour déterminer le ppdm, longtemps pour comprendre que c'était mon odeur que je sentais; une bonne petite suée d'angoisse acide. Même odeur redécouverte quand j'ai lu Bergeret, et que je voyais bien que c'était de moi qu'il parlait.
Bref, je disais donc...LA Rostopchine au lieu du vélo d'appartement et des lamelles de courgettes au fromage blanc.
Comment j'ai pu me faire l'intégrale de cette nénette à 7 ans ??? (ouais je savais lire à 4 ans et demi, ça en jette hein ? faut dire aussi que j'avais que ça à foutre...) C'est des bouquins de sado maso facho raciste. Haha le BON Rame, serviteur noir d'"Après la Pluie le beau temps" qui parle le petit nègre après 35 ans en Normandie, et qui se sacrifie pour tout le monde "Mon bon moussu Jacques, ma pitite maîtresse", en bon sauvage énervant...Je relis et je me dis "Mais quand c'est qu'il l'encule la tache, là???"
Je me disais pareil, à sept ans, en bonne petite perverse polymorve ?
C'est le propos des mails que j'échange avec ma soeur du Viet nam...Ca nous fait rire. Le reste, ayéééééé, j'm'en fous déjà.
MAIS POURQUOI ?
Parce que je ne sais pas faire ? Parce que j'ai le blues de la mère de famille débordée (avec UN môme et un mari qui s'est pas (encore) barré et qui assure plutôt ? Parce que l'insatisfaction chronique etc ?
Je déteste être ça. Entendons-nous bien. Je lisais dans TV hebdo de NICE MATIN (OUAIS OUAIS j'en suis là !) une interview de Charlottte Gainsbourg qui interrogée sur son rêve de bonheur , répondait: " Vivre, enfin, dans l'instant, les joies ou les peines, mais au bon moment."
Comme le dépressif qui se couche avec plein de yaka dans la tête parce que la sérotonine merdeuse le lâche un peu à cette heure -là, et qui se réveille, déjà l'angoisse au bide, et épuisé, et qui ne comprend pas, puisqu'il n'y avait qu'à...
Point positif: j'arrive à en rire désormais. Tout à l'heure quand le moitié m'a dit qu'on était vraiment dans la daube niveau banque, j'ai ri, aussi. Je m'amuse beaucoup, je me fous bien de ma gueule. Il me suffit de penser à mon fils, ou à mon père et ça marche super bien pour me détourner le regard du nombril.
Je continue de me trouver moche, mais dans la joie et l'hilarité.
C'est un pas.
Bon, eh bien c'était un amok light,
finalement.
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