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Un Jour/Un troubadour/m'écrivit/une chanson
Alors oui. Evidemment.
C’est ma parole contre la vôtre et qu’est ce que je me la pète quand même !
Mais n’empêche, n’empêche.
Fête des mères. (titre sobre, hein ?)
C'est la fête des mères et non, je ne vous parlerai pas de la mienne, mais de moi.(je-suis-une mère-je suis-une mère-je suis-une-mère/message codé)
J'ai eu droit au cadeau fait des propres mimines de...l'ATSEM (aide maternelle) et au zoli dessin.
En fait, j'ai eu chaud.
J'ai failli ne pas l'avoir, mon cadeau, parce que lorsque je suis allée chercher l'Infant d'Espagne à l'école lundi, il avait tombé la chemise et s'était baladé en p’tit marcel blanc TOUTE la journée au soleil SOUS LE REGARD INCONSCIENT de toute l’équipe pédagogique qui bronzait, peinarde, dans la cour de récréation.
Il avait deux coups de soleil sur les épaules et la tête d’un mec bourré à l’absinthe. Capital soleil : - ten points.
J’étais furax. Mais bon j’ai rien dit.
Sauf que la nuit, il s’est réveillé à une heure avec 40,4° C et s’est mis à vomir et à délirer. En gros, il s’est tapé l’insolation de la mort SOUS LE REGARD DECEREBRE DE l’EQUIPE EDUCATIVE.
J’étais furax et j’ai téléphoné au dirlo pour lui dire que NAN MAIS OH, MERDE MAIS C’EST SCANDALEUX DE LAISSER UN GAMIN AU SOLEIL DES HEURES DURANT ET que quand même, je serais très reconnaissante à l’équipe d’enseignants d’en tenir compte et qu’il ne faudrait pas que cela se reproduise, je vous en saurai gré, merci.
Bref, mon moitié, cet homme remarquable (je suis dans une phase où je l’aiiiiiime et où j’aiiiime l’aimer...Nan, parce qu’il y a des phases où je l’aime mais où je ne l’aime pas l’aimer, des phases où j’l’aime pas et j’aime pas ne pas l’aimer , des phases où je ne l’ai jamais aimé c'est pas possible ! Des phases où j’aime pas qu’il ne m’aime pas, des phases où il n’aime pas quand je l’aime, celles où on s’aime vraiment trop qu’est ce qu’on est cons, des phases où ptin mais c’est pas croyable comme tu m’aimes pas ma parole …Bref, le bonheur de la vie de vieux ados attardé couple.)
Je disais donc que mon moitié a gardé le gnome bien au frais dans la cave, sachant que je ne peux plus m’absenter de mon boulot.
Et donc, c’était la fête des mères quelques jours après. Et j’ai eu mon porte-clef en polystyrène ovoïde cyan, magenta et jaune, d'une part, et puis après mélangé. Et mon zoli dessin qui représente…mmh , qui représente ..enfin plein de belles couleurs.
Et puis mon moitié m’a tendu un paquet.
Lui, l’Homme redoutable qui a tellement pas de principes que finalement c’est le pire homme à principes que j’ai jamais connus.
L’Homme qui dit que pas besoin de date merde on est des rebelles (Je précise qu’aujourd’hui, les plus rebelles sont ceux qui fêtent la St Valentin, étant donné que TOUT le monde trouve ça commercial pas-spontané-tue -l’amour -blablabla..).
L’Homme qui, un jour, pour nos 7 ans d’épousailles m’a offert une bague genre martelée, breloque baroque, bijou d'esclave, calice à ma bôtai, magnifique et modèle unique avec, à l’intérieur une date gravée.
Mais c’est quoi cette date -là, je comprends pas. Mais c’est notre date de mariage ! Ah mais non…HA bon ? HAHAHAHA (= grand rire que je déteste et qui amorce le début d’une phase où j’laime pas et BIEN FAIT).
L’Homme magnifique qui, pour le jour de L’AN 2000 m’a arrachée d’une teuf débile, emportée sur l’épaule, pour m’offrir les DOUZE COUPS DE MINUIT…(aaah on était jeunes, on était fous…)
Il m’a tendu un paquet donc.
J’allais le dire j’allais le dire j’allais le dire j’allais le dire J’allais le…
MAIS il m’a arrêtée net.
« Ne m’emmerde pas avec tes huit ans d’analyse.JE SAIS QUE TU N’ES PAS MA MERE mais bon j’me suis dit que ça te ferait plaisir. »
Et comment.
Et comment.
Sympa, (en vraie, dans la réalité réèlle de l'objectivité de la vie qu'est pas pareille que le blog parce que lui c'est virtuel, donc c'est hérétique et c'est tout faussé, parce que tu sais même pas si le mec porte un slip ou un calouf pendant qu'il bloggue; donc, tu m'excuseras, mais moi- Pfff- ce genre de truc, hein...je me fais pas avoir, je disais donc en vrai, je suis une pâte et... j'adore les Tangas.)
Sympa, donc...Je fais partager.
Fais péter les watts.Le rêve d'Antigone- Note balourdissime qui signifie la fin - enfin ...le début le de la fin.
Depuis la mort de mon père, je suis comme insensible, piquée par la mouche tsé-tsé, c'te gueuse, paralysée.
J'attends, terrorisée le retour de bâton. Je m'isole encore plus si c'est possible et ça n'augure rien de bon. J'ai repris le chemin de la routine et de la prise sur soi, du genre il faut viiiiiiivre, ou surviiiiiiiivre. La réalité m'emmerde encore plus, si c'est possible, et les gens me prennent le bourrichon.
Depuis la mort de mon père, je ne supporte plus les silences compassés quand j' entre dans une pièce, mais je ne tolère pas les grands rires débiles et les blagues comme si de rien n'était. Bref, je suis encore plus invivable que d'habitude , faut l'faire.
Depuis la mort, l'incroyable, la terrible mort de mon père, je ne peux plus aller chez ma mère. Le spectacle anticipé de son désespoir narcissique , de la nouvelle histoire qu'elle s'est inventée... J'ai très peur de cette confrontation. Entendre sa voix au téléphone me fait entrer dans une rage sourde, et me fait rentrer toutes ses larmes. Je refuse de pleurer. Chaque fois que ça vient, y a le Gimini Cricket, le surmoi dégueulasse, la brigade des stup' qui me regarde et dit: STOP arrête tes jérémiades. J'obéis.
Depuis l’impensable mort de mon père, je m'enferme.
A dire vrai, je m'enterre, je me terre depuis presque neuf mois. Depuis la maladie de mon père, le départ de ma soeur. Le temps de grossir mes ressentiments. D'enfanter... cette note peut-être. Je procrastine, je me tais , en entretenant l’illusion stupide que je suis pas si vide, que je n'ai pas si peur, que je n'ai pas si mal, puisque... je bloggue.
"J'écris pour me parcourir". La belle excuse.
Depuis la mort de mon père, j' attends un rêve où il me parlera. Ou il me dira ce qu'il faut faire. J'attends. Mais ses nuits sont lourdes et blanches.
Jusqu'à cette nuit.
J'étais chez ma mère ( je ne peux plus dire chez mes parents, mais de toutes façons, ça a toujours été chez ma mère). Elle rangeait (pour changer) une de ses innombrables et inutiles vitrines de living, pleines de services coûteux et hautement cassables, pleines de vases alambiqués et vides, de verres magnifiques où l’on ne boit jamais.
Autre vitrine, autre écran inutile.
Je la regardais faire, comme d’habitude, nourrissant le vieux rêve, que soudain tout devienne normal, qu’elle m'embrasse en me proposant un thé, et me demande sans auto-gémir des nouvelles de MA famille.
Tout à coup, dans un élan adjuvent qui me coûte une énergie incroyable, je dis:
« Tu devrais mettre ici un service à café, un vrai. Un qu’on aurait le droit de toucher, de casser même, un service pour quand les gens viennent boire le café chez toi, tu vois… »
Elle se retourne, la dépression de surface ne masquant que très mal une sorte de dégoût, de haine, de rivalité. Ne supporte pas que sa fille, la "petite, la noiraude" la renvoie à la réalité névrotique, à son enfermement. « Personne ne me comprend et tout le monde me gonfle »
Je reconnais très bien cet air-là.
J’ai le même.
« Va t-en me dit-elle, c’est bon. Va-t-en…Tu peux t’en aller. »
Et là, sur le fauteuil inconfortable à 2000 euros sur lequel personne ne peut s’asseoir parce que le tissu à 1245 euros le cm2 est très salissant, mon père, tel qu’il était le dernier mois de sa vie, amaigri, silencieux, désabusé, me regarde, et dit:
« Eh bien va-t-en, ma fille. Va –t-en, dit-il. , fais-le. »
Ces phrases qu’il n’a jamais dites, par amour, par respect, par couardise ( ?). L’air entendu, genre de- là -où -je -suis- maintenant, je- peux -bien- te -le -dire. Prenant ma défense, m’engageant à aller voir ailleurs que devant les vitrines, les vitrines où on regarde, où on SE regarde, où on imagine, où on admire, sans TOUCHER, sans TOUCHER ! Sans prendre le risque de (SE) BRISER, de CASSER, de ROMPRE.
de s'exposer.
Un rêve qui ponctue une série de signes, mon ré-intérêt pour Antigone, des mails échangés avec une belle âme, des questionnements...
Je crois que ma mère n'a pas besoin de moi. Elle a besoin de spectateurs qui croient à son histoire. Je ne peux pas faire semblant. Je faisais semblant pour lui. Lui n'est plus là.
Le matin, au réveil, j’étais déjà dans l’urgence de ce quotidien qui a repris, ce quotidien dont je m’enorgueillis de n’avoir rien à foutre, et j’ai allumé la vitrine.
Addicted. A quelque chose qui me donne l’illusion de continuer à vivre, malgré tout, avec les autres, depuis la maladie, la fin de mon père.
Je ne veux plus. Plus autant.
J’aime écrire, j’aime les Charlie’s Angels, et Cécile, et Ars, de tout mon cœur, et les autres aliénements, les musicaux, les drôles, les délirants, les coups de poing...mais je ne veux plus, plus autant. Plus pareil.
Plus au point que je vis davantage mon deuil avec vous qu’avec MA famille.
Plus au point que lorsque le gnome arrive avec un nouveau trésor à me montrer et que je bloggue, ça m’énerve.
Plus au point où c’est comme une drogue où le vide du manque n’est plus comblé que par la drogue elle-même. Le serpent qui se mord la queue, sans s’en rendre compte et qui s’auto-dévore consciencieusement.
La réalité me gonfle, me terrorise aussi. Mais je veux/je dois en faire partie. Je n’ai pas le choix.
Je subodore à peine ce que le Blog a masqué, et ça me fait drôlement peur, mais je veux voir ça EN FACE.
Avant, je suis venue pour rire. J’ai bien ri.
Mais là, faut être honnête, je viens pour FUIR. Je ris encore mais c’est pour éviter de pleurer.
Ou alors, je ne comprends rien , je mélange tout.
Je ne veux plus éviter les larmes parce qu’Elle pleure mal, parce qu’elle pleure trop.
Mon père aimait quand je jouais les Antigone, mais cette nuit, il m’a demandé de choisir Hémon. De renoncer à la sépulture de mon coeur, de mes idéaux.
"Chacun de nous a un jour, plus ou moins triste, plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d'être un homme."
Il m'a dit de ne pas me faire mourir, moi aussi. Dans ma recherche encore adolescente de la non-compromission. (arf)
Enfin, je me comprends.
Bref,
J’vais casser la vitrine.
Drôles de Gonz
Il était une fois 3 femmes dotées d'une intelligence supérieure à la moyenne qui avaient décidé de s'engager dans la bloglice.
Almajill, c'était la blonde. D'origine héllène, elle avait la riposte qui tue, la note fulgurante, aigüe, et le tour de poitrine qui blinde. Elle avait des stats terribles, et le Président du Conseil Général de Floride la convoitait en secret.
C'était celle qui disparaissait le plus souvent dans les épisodes, hop, de temps en temps, elle faisait table rase, zou, elle faisait péter son blog et renaissait de ses cendres, philospophale, phoenixienne, et extra-lucide. Thesauriser ne l'intéressait guère, et elle avait la faculté de se détacher de ses notes. D'y croire, mais finalement moins que les autres.
KellyaelZ était à la fois graphiste, podcastienne, mais surtout surtout une grande écrivaine devant l'Eternel. Elle te balançait le quotidien à la tronche en se moquant tellement bien d'elle-même, et du reste, que ça finissait par irriter, quand même à la fin. Elle faisait des pauses de temps en temps, mais elle revenait (ouf) ; c'était la plus ancienne mais pas la plus vieille. (j'y arrive j'y arrive à la vieille ByBy) Elle avait des commentaires de feu de diou de gens qui avait des blogs de Ohlavache. Elle écrivait aussi des scenari, que Woody Allen allait pomper un de ces quatre, si elle faisait pas copyright. Elle aimait le poulet, et les pigeons le lui rendaient bien.
Sabrinab6 (ouais j'ai pris celle qui restait. J'm'en fous) avait commencé un blog pour rigoler, qu'elle croyait. mais en fait, plus ça allait moins ça la faisait rire. Parce que merde. La vie la mort rattrappe même ceux qui s'enferment chez eux pour oublier. Tout le monde pensait qu'elle était sage, rangée, pieds sur terre, tout ça. Mais mon cul. Elle se la pétait pas mal, parce qu'elle avait lu deux bouquins de psychanalyse (et rendu milliardaire quelques psys)
Bref, elles avaient un point commun, elles voulaient toujours plus. Et je dirais même plus, elles voulaient PLUS mieux.
Ces trois filles superbes * s'ennuyaient dans la bloglice. Ouais, au bout d'un moment, tout passe tout lasse tout se ramasse.
*c't'un blog
VOIX OFF DE MâLE : ALORS MOI, BLOGLIE, j'ai décidé de les prendre sous mon aile. De les payer très très très cher pour écrire sur leur blog des conneries. des notes édifiantes. Tout ça dans un palace 15 étoiles au soleil avec la piscine et des masseurs camerounais pour la détente, du vin italien,des spaghetti al dente, du rock'n roll. Parce que tu veux plus, tu veux mieux ? eh bien tu le mérites, moi, Bloglie, je dis.
Chaque fin de shabbat, KellyaelZ avait droit à un concert privé de Michel Jonasz, Almajill dansait, et Sabrinanb6 chantait. (pas du Jonasz hein !!)
En échange de quoi, moi, Bloglie, j'avais le droit de lire leurs notes. Ouais c'est tout. Pour qui vous me prenez ?
Mais...
AlmaJill, KellyaelZ et Sabrinab6 déconnaient à plein tube. Chaque fois que je filais mes instructions par vidéodailymotion "KellyaelZ, un petit podcast , il nous faut. Almajill, une note sur la tringle à rideaux polissonne, ma doulce, Sabrinab6, assez de notes dépressives lacrymales, ma grande, tu nous emmerdes un peu là..."
Tout ceci en présence de mon majordome BolloXley, elles se mettaient à glousser comme des poules hystériques naïades fines et bronzées en bikini que si tu pèses pas 40 kgs toute mouillée, tu es obèse. Elles voulaient ME voir, Savoir qui j'étais. Il leur fallait plus. Elles fantasmaient sur Celui-dont-on-n'entend-que-la-voix-.
Comme quoi...
MORALITE: Qui Veut le plus peut le moins. Prout prout.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.
" Le temps déborde."
Aujourd'hui, il faisait un temps splendide, mis à part le vent, mais qu'est ce que ça peut foutre ? Les roses ont poussé dans le jardin. Ca sent...la rose.
Je revois mon gnome chez le coiffeur, hissé sur des piles de magazines. Il sentait que quelque chose se tramait. La findu doré au bout des mèches, la fin du reste de bébé. Il s'est niché contre ma clavicule; réminiscences du temps de la dépendance absolue, de l'attachement béat, celui qu'on cherche, après, toute sa vie, sans le savoir, qu'on tente de combler en se gavant de yaourts, en s'enfermant dans sa bagnole pour rouler des heures, en fumant des clopes...
Mon gnome ne sent plus le lait et le miel (et la merde, aussi, hein...faut arrêter d'idéaliser ce temps du nourrisson), mais il se niche pareil, parfaît emboîtement. Je retrouve étrangement, mémoire incroyable du corps, le geste, le bercement, la chanson.
Il se trémousse un peu, se relâche tout à fait. J'envie ce total abandon. Je suis fière de ne pas reproduire le raidissement maternel dont je me souviens encore. Il pèse lourd contre moi, les jambes arapèdes autour de ma taille; je me sens légère. Je devine le sourire contre mon cou. Je vais lui dire des mots d'amour , je vais lui dire des trucs très cons de mère...Il s'esquive, déjà tout au bout du jardin, propose (ordonne) une pétanque, celle-avec-ses-règles-à-lui, modulables à SA volonté, où je perds lamentablement, même si ma boule fornique le cochonnet. Il a compris combien je m'en battais, tellement j'ai l'habitude de la perte. A tous les jeux. Et ça me paraît tellement mieux pour ceux qui aiment tant gagner.
Il en profite, radieux.
Il demande ma serviette de bain noire, cape de batman. Je promets vaguement la vraie pour son annif prochain. Il se révolte , c'est trop dans longtemps. Eh merde. il se repère dans le temps désormais. Il a fait des marques, jeté des ponts, trouvé des liens. Les roses, la mer, la salade de concombre, c'est pas maintenant, l'anniversaire.
Moi, je compte encore le temps Avant et Après lui. Il ya bien eu un Jésus Christ pour définir le temps des hommes. Il y a Lui pour dé-limiter le mien.
Je caresse une mèche, plus courte. Hallucinante génétique qui l'a fait quasi blond, doré, l'oeil vert, mais grâce à Dieu (=Darwin) le cil méditerranéen, faut pas confondre tentacule avec .... j'aurais eu plus de mal à l'aimer si le cil avait été pauvre et transparent ?
Il se blottit contre l'autre clavicule. Le vieux rituel immuable "Mon autre côté est jaloux". Il doit sentir mon sourire contre son crâne.
Il souhaite (impose) un Sept familles, on se refile nos poux, tranquilles, tête contre tête...Lui à la grenadine , moi à l'Arabica. Il me prend la main comme un petit ado brancheur et sûr de lui.
"Le temps déborde". Je me souviens de la main sèche, forte, calleuse de mon père. La main qu'il ne me refusait jamais...
Couper court.
Mes cheveux, ils sont longs jusque... là !!!
J'en ai beaucoup trop. Ca tient chaud l'hiver, et c'est un chouette paravent pour les jours de sale gueule. Mais là, c'est bientôt l'été, je n'ai plus 20 ans, ma sale gueule, elle me plaît pas mais je n'ai guère le choix.
Malgré la juvénilité de ma silhouette et l'adolescentité de ma dégaine (c'est un blog, j'invente les mots que je veux) , malgrè le poids des ans, et du reste, eh bien je crois qu'il va falloir me résoudre, bientôt, demain peut- être à sacrifier la force samsonnale, le masque, le cache-rougissement, l'enfance aussi, un peu.
Et puis d'façons, j'ai des poux. (Pour ceux qui suivent) Ouais, je me peigne au kärcher, je me lave à la javel d'huile essentielle de Para-Rose, je les menace de sodomie sans lubrification (j'encule très bien les mouches, alors les poux, hein...même pas peur), rien à faire. Se sentent trop bien dans leur 2 mètres carrés en pur crinière de pur sang sauvage et fier cheveux bruns.
Va falloir couper court.
Ma soeur a fait le pas. Faut dire qu'à 43 °C les jours de fraîcheur, au Viet Nam, tu n'as guère le choix. Mais ma soeur mesure 175 cm. Ma soeur a de gros seins. Ma soeur a les yeux jaunes (OUAIS !). Ma soeur a de longues jambes interminables et très grandes (je dis trois fois le truc pour que tu saisisses bien que ma soeur, elle a des jaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaambes) Le genre de jambes exceptionnelles , là, tu sais, avec la cheville qui n'en finit plus, le mollet haut et rond, le genou lisse, pas cagneux. Je précise à toutes fins utiles que ma soeur est mère, certes, mais célibataire. Et qu'elle est très très drôle. *
CopsRéèlle a fait le pas. Mais copsréèlle a le plus magnifique visage que j'aie jamais vu. Un genre de Carole Bouquet pour la perfection classique des traits, mais plus piquante, plus spontanée. Copsréèlle s'habille siouper bien. Copsréèlle a connu le pire mais n'en demeure pas moins la plus vivante, la plus optimiste, la plus généreuse des femmes. Je précise à toutes fins utiles que copsréèlle est célibataire sans enfant. Et que les enfants l'adorent. C'est le genre de nana , tu lui prêtes donnes tes enfants un après-midi pour respirer un coup parce que tu as un truc urgent à faire, et quand tu les retrouves, tu demandes :"Ca s'est bien passé ?" , et elle te répond , rayonnante:" ON s'est éclaté!"
Mon frère a fait le pas. Tu me diras, il n'a pas tellement de mérite, on n'est plus à l'époque des beatniks. Mais mon frère mesure 182 cm. Mon frère a cette dégaine d'éternel ado au ventre plat et au grand rire;au regard intelligent, au poil brillant... (private joke) Je précise à toutes fins utiles que mon frère est célibataire (d'un point de vue officiel, du moins; il est très discret), qu'il est dur à vivre/suivre (mais ça, c'est d'famille), et vachement cultivé.
J'ai fait faire le pas à mon fils mercredi. Il resemble à un petit page maintenant. Bon c'est comme ça qu'on a découvert d'où venaient les poux. Mais lui refuse obstinément qu'on les éradiquasse-Wouhtropbon !) "Il faut bien qu'ils se nourrissent !" scandait-il . Je soupçonne une mauvaise compréhension des principes bio-naturels-ferme-le-robinet-tu-gaspilles-l'eau-de-la-planète paternels, ou bien une idée étrange germée depuis peu que la mort, ça anéantit sa mère et que ça la rend moins joueuse. Je précise à toutes fins utiles que mon fils est célibataire, mais bon à quatre ans et demi, y a de bonnes chances que ça dure encore un peu de temps. Il est sociable et spirituel, ma-gni-fi-que-; un sens aigü de la négociation et de la réponse meurtrière qui te laisse ébaubie. "Va te laver les dents ça fait 200 fois que je te le demande" -Oui mais c'est pas la peine de crier, je peux crier moi aussi ! Bref, mon fils est célibataire, mais sa passion c'est sa mère Martin Matin, alors donzelles, passez votre chemin.
Moi j'ai les cheveux jusque-là !!! Je suis petite moyenne
J'ai des jambes ordinaires normales
Je m'habille comme un pied simplement.
Que me restera-t-il ?
Je précise à toutes fins utiles que j'en ai rien à cirer, parce que je suis mariée.
* Les tips tops sont toujours mariés ou en voie de le deviendre, dixit YaëlZ. Même pas VRAI. Sinon, ma belle, tu le serais depuis longtemps.
Edit de plus tard: ILLUSTATION SONORE (Grâce à YVES- lien à droite)
Drowse

Le dimanche après-midi s'étire comme un réglisse Haribo, interminable et écoeurant.
Ca sent la vieille cave, la douceur molle de l'usagé. La jeune fille coiffe les longs cheveux fragiles...encore épais n'est ce pas ? Ils étaient blonds clairs. Etaient. Mais ça se devine encore n'est-ce pas ? On me le dit. Mieux vaut en rire. je n'ai plus de larmes pour pleurer. Les dents plastiques se plaquent et mordent le catogan des mèches trop pâles, se laissent glisser jusqu'aux dernières tiges, sèches, cassantes. Ils fourchent n'est ce pas, tous les cheveux, même les jeunes, ils fourchent. Oh mes beaux cheveux cassés. Tes cheveux , à toi aussi, sûrement...La morsure de bête du peigne maintenant irrite le cuir chevelu. Toutes mes chaussures, en cuir. des escarpins de daim. Elles ne t'iraient pas, n'est-ce-pas ? Tu as de grands pieds. Les dents ont mordu le lobe de l'oreille, molle et froide. Une tâche rouge est apparue. Tous mes bijoux vrais. Les rubis, les émeraudes. Disparus. c'est toi j'en suis sûre ! Oh on me vole. je le sais.
La jeune fille a fini de coiffer. Elle pose le peigne, nettoie le sang, plaque un gant humide sur le front plissé , pour refroidir, refroidir le bouillonnement de la colère, des images d'autrefois. Toutes mes robes, regarde, ouvre le placard, si douces. De la soie, ça jaunit, la soie.
La jeune fille enfile son blouson qui grince, lentement. Ecoute encore un peu avant qu'elle ne s'écrase dans le sommeil. Un sommeil bruyant, plein de vapeurs. Avant de s'enfuir, elle pousse un petit cri: sa main rencontre une vieille étoffe qui s'accroche à sa bague Tête de mort, la suppliant de ne pas partir.
Dehors, elle plaque son portable à l'oreille:
"Allo, oui, c'est encore moi, je veux plus aller chez Mme J. J'ai pas fait formation pour les vieilles moi, on avait dit dit Aide à Domicile, d'accord, mais là, c'est trop , je veux plus."
Je vais te dire un grand secret-2
J'ai connu l'angoisse sans objet, l'extraordianaire aboulie, les pertes assez tragiques...mais jamais cette tristesse-là.
J'ignore ce que signifie: Faire son deuil.
C'est apprendre à s'accompagner d'une absence ?
C'est accepter le grand trou, là ?
C'est admettre la FIN, répéter en choeur avec les autres "fini de souffrir...repose en paix...mieux ainsi..."Il me faudra essayer.
C'est trouver normal(?) de lui parler alors qu'il ne peut pas me répondre (Oui, hein, stricto senso, je vous assure, il ne peut pas)
Tout ceci m'apparaît aujourd'hui ridicule et incroyable. Absolument.
Je ne comprends pas comment je peux être à la fois pleine de pulsions vivantes et complètement liquidée, vidée, amorphe.
Envie de me coller à mon moitié jusqu'à me fondre, envie d'une nouvelle maison, de nettoyage de printemps, d'un autre enfant: un autre fils. Je me sens toujours incapable d'être la mère d'une fille. Mais aussi...
Envie de passer mes journées au cimetière, moi qui détestais ça avant. Lui parler, Lui dire des conneries. "A côté de toi, c'est Schlomo, ouarf ouarf; les oliviers poussent, j'ai encore des poux, la con-de-sa-mémé, tu crois que c'est mieux du parquet ou du carrelage ?" Bref, devenir une sorte de vieille folle fantômatique qui erre dans les cimetières. Pathétique." J'ignore la stèle que choisira maman. J'aurais voulu, aimé quelque chose de sobre, simple, où l'on ne posât que des cailloux. Un truc qui te ressemble, qui te raconte mieux que des colonnes ou du "labrador vert"...sans déconner."
L'idée terrifiante et stupide de gosse que tu dois étouffer si bas, si loin dans la terre.
L'idée merveilleuse que grâce à ton amour discret mais terrible, mon deuil est presque doux.
Les larmes toutes bêtes quand je pense que tu as attendu de payer la dernière traite de ton appart, pour mourir. Honnête homme.
La tendresse infinie, moi-la-brutale- quand je caresse le bois du lit que tu as construit à mon fils.
Des souvenirs, déjà.
Et puis toutes, toutes ces tombes, celles des riches, celles des pauvres. Les dates qui me font vaciller 1975-1995. C'est POSSIBLE. C'est possible.
Les prévoyants: 1944-20..
Les vieilles dames inconsolables, le monsieur encore si jeune, si gentil, qui passe de la tombe de son père, à celle de sa mère, puis celle de sa soeur...
Le carré des clochards, les monticules de terre, les croix en bois. Le cimetière "petite maison dans la prairie".
Avec mon grand petit frère, on se disait: Nous voilà propriétaires d'une concession, mazette. Nous sommes dans l'endroit où nous serons quand nous serons morts. C'est là. Qui sera Le prochain ?
Ca me donne une formidable envie de vivre...ou de m'écraser comme une masse, d'être écrasée comme une merde.
Ca dépend.
Je vais te dire un grand secret- 1
Lorsque quelqu'un meurt, on a tendance à lui allonger les pieds. C'est la sagesse populaire qui le dit. Et mon tonton Armand, aussi.
La sagesse populaire, elle se plante. En réalité, il me semble plutôt que face au choc de la mort de quelqu'un qu'on aime, on a plutôt tendance à lui rendre sa taille réèlle, et on se rend compte qu'il était plus grand.
Exit, les petites rancunes à deux balles, les petits reproches , les mesquineries redoutables...
Par exemple, on pouvait penser que mon père n'était pas très démonstratif, ni affectueux. En réalité, et heureusement pour moi, je l'ai réalisé avant qu'il ne meure , il était juste à la bonne distance. Pouvait sembler indifférent, mais ce n'était que ma petite névrose oedipienne qui me le faisait dire. J'aurais voulu qu'il pousse des cris de joie (ou d'horreur) quand je me faisais un nouveau mec, ou que j'ai réussi mon permis.(ça n'a pas été simple, oh non..le permis), mais non. En réalité , ces choses étaient normales pour lui. Comme de bien entendu. Evidentes. Les cons c'était ceux qui m'avaient pas donné le permis, avant. Et c'était normal que ce beau gars il veuille sortir avec moi, puisque j'étais belleintelligentespirituellesympathique.
Je voulais toujours le voir réagir. L'habitude de voir ma mère réagir, que j'ai longtemps prise pour l'ultime preuve d'amour. Tu veux habiter seule ? Tu vas me rendre fooooolle. Tu veux partir en Amerique latine ? Tu es foooooolle ! Tu fais une psychanalyse ? Mais c'est n'impooooorte quoi, tu n'es pas foooolle ! Tu veux te marier ? Mais t'es foooooooolle !
Aujourd'hui, encore, lorsque mon moitié ne s'émerveille pas de mes spaghettis bolognese, ou ne bondit pas tel un fauve plein de fougue et de possessivité, quand je dis: ce week end je suis pas là, ça me fait toujours un vieil écho:...Il m'aime pas, il s'en fout. C'est con, hein ? P'tin huit ans de canapé... Ca dure pas. Mais ça reste. Tu sais que c'est faux. Mais tu y penses. Tu ne tailles pas du neuf avec du vieux. T'es juste un peu plus à l'aise dans ton blue jean.
Mon père ne disait rien. Il me regardait vivre. Le fait de m'avoir donné la vie ne justifiait pas , à ses yeux, de la juger.
Mon père avait un sens de l'humour répétitif. Eh bien, ça me faisait ENCORE rire.
Il venait me chercher à l'école : " Qu'est ce qu'elle t'a dit, la maîtresse ?"
-Ben j'ai eu 10/10 en dictée.
- Oui mais qu'est ce qu'elle t'a dit la maîtresse ?
- j'ai eu 8/10 en maths.
- Mais qu'est ce qu'elle t'a dit , la maîtresse ?
Ou bien...
- Y a quoi à la télé ce soir, papa ?
- Un film américain/ le cinquième morceau de la femme coupée en quatre/ Tarzan.
Chaque fois qu'il énonçait (ou que j'énonçais) un genre de vérité, une sorte de trouvaille révélationnelle. Du style: "p'tin la vie c'est con", ou " Oh la la il est déjà 17h ? le temps passe vite" , il ponctuait. "Victor Hugo et son orchestre"
Ou bien "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"
Eh bien, ça me faisait rire , à chaque fois. Je trouvais ça encore inattendu. Insolite. Décalé. Plein d'auto-dérision. Il m'a appris, avant l'heure, à me moquer de moi-même. Je ne l'en remercierai jamais assez.
Quand il est tombé malade, en avril 2005, mon père n'a pas fait les choses à moitié, lui qui, le mois d'avant, refaisait joyeusement le parquet de la chambre de mon gnome en chantant, son crayon derrière l'oreille, il a eu un cancer du poumon étendu à la plèvre. Direct. Le truc violent. Il n'a pleuré que quelques secondes. Je me souviens, j'étais en bagnole, le portable a sonné. "Bon ils m'ont trouvé une petite tumeur, voilà..." Genre on va pas épiloguer.
Et alors qu'estomaquée, sous le coup d'un choc dont je mesurais à peine l'ampleur, j'écoutais les spécialistes me parler du si mauvais pronostic, il disait à ma mère qu'il en avait rien à braire de perdre ses cheveux. Il avait des cheveux magnifiques, encore très noirs.
Il n'a jamais "joué" avec sa maladie, comme il est parfois si tentant de faire. Jamais. Ma soeur a eu une proposition pour partir vivre en Asie et devenir soudain riche. Pendant que ma mère disait Mais tu es fooooooolle, mon père , le coeur déchiré, sans doute car séparé de son petit fils qui était toute sa vie, a dit: "Mais bien sûr qu'il faut le faire ! Bien sûr! eh ben merde alors. Victor hugo et son orchestre."
Avec mon frère, les rapports étaient plus tendus. Mais il était tellement fier de lui, de son agreg à 30 ans. De sa vivacité d'esprit. De son humour ravageur.
Il venait chez moi parfois le dimanche, tellement fatigué. Il jouait avec mon gnome. "Dis-moi tu préfères ta mère ou le chocolat ?". Il était estomaqué par Internet, la WebCam, MSN..."NON ? Elle nous voit là, ta soeur ? Arrête de te foutre de ma gueule !" Il ne restait jamais longtemps. Ma mère voulait rentrer pour...des trucs hyper super importants, genre le ménage, la lessive, tu vois, des trucs qui la font tenir debout. Moi, je m'appelle désordonnée. Je crois que c'est parce que je veux tenir debout autrement.
Rester quand c'est bon.
Victor Hugo et son orchestre.
Questionnaire Proustien...
Trouvé chez Melle Moi. Adopté par Ab6, parce qu'un jour Arsouille m'a dit: Toi qui adores ce genre de conneries, comment ça se fait que tu n'aies jamais fait le Questionnaire de Proust ?
Le principal trait de mon caractère.
Proust à dit : Le besoin d'être aimé et, pour préciser, le besoin d'être caressé et gâté bien plus que le besoin d'être admiré.
Ab6 dit: Du caractère. na, c'est pour faire dgenreEn fait le principal trait de mon caractère, c'est l'horrible ambivalence qui fait que j'adore être seule et accompagnée A LA FOIS.
La qualité que je désire chez un homme.
Proust à dit : Des charmes féminins..
Ab6 dit: Qu'il ne me prenne pas la tête.
La qualité que je désire chez une femme.
Proust à dit : Des vertus d'homme et la franchise dans la camaraderie.
Ab6 dit: Pareil (pas pareil que Proust, pareil que la qualité de l'homme que je désire)
Ce que j'apprécie le plus chez mes amis.
Proust à dit : D'être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.
Ab6 dit: Rien de particulier. Ils sont là (enfin Copsréèlle est là) ça me suffit largement.
Mon principal défaut.
Proust à dit : Ne pas savoir, ne pas pouvoir « vouloir »...
Ab6 dit: Très volontaire, mais absolument pas tenace.
Mon occupation préférée.
Proust à dit : Aimer...
Ab6 dit: Dormir ( du 20 ème au 4 ème jour du cycle) ou forniquer (du 5 ème au 19 ème jour du cycle)
Mon rêve de bonheur.
Proust à dit : J'ai peur qu'il ne soit pas assez élevé, je n'ose pas le dire, j'ai peur de le détruire en le disant..
Ab6 dit: Avoir encore un peu de temps.
Quel serait mon plus grand malheur ?
Proust à dit : Ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.
Ab6 dit: Ben, c'est avoir perdu mon père. Mais j'imagine que ...ben j'ai pas envie d'imaginer.
Ce que je voudrais être.
Proust à dit : Moi, comme les gens que j'admire me voudraient.
Ab6 dit: Moi, en plus mieux. Genre 10 cm de plus, pas de fourches sur les pointes, la capacité à préparer de la bonne bouffe pour 10 en gardant le sourire, plus joyeuse, plus energique, plus sociable, plus légère, plus chanteuse, plus gentille, plus...bref, pas moi, quoi.
Le pays où je désirerais vivre.
Proust à dit : Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.
Ab6 dit: M'en fous pas mal, pourvu qu'il pleuve des fois, et que les gens que j'aime soient pas trop loin.
La couleur que je préfère.
Proust à dit : La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.
Ab6 dit: pfff, j'en sais fichtre rien et je m'en bats le coccyx.
La fleur que j'aime.
Proust à dit : La sienne - et après, toutes.
Ab6 dit: les coquelicots, (et aussi: Il est un peu neuneu Le Marcel)
L'oiseau que je préfère.
Proust à dit : L'hirondelle.
Ab6 dit: L' archhaeopteryx. ( avoue que ça t'en bouche un coin.)
Mes auteurs favoris en prose.
Proust à dit : Aujourd'hui Anatole France et Pierre Loti.
Ab6 dit: Romain Gary, Albert Cohen.
Mes poètes préférés.
Proust à dit : Baudelaire et Alfred de Vigny.
Ab6 dit: un faible pour Eluard. Et Thiéfaine.
Mes héros dans la fiction.
Proust à dit : Hamlet.
Ab6 dit: Solal.
Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Proust à dit : Bérénice.
Ab6 dit: YaëlZ et Almeria. Antigone aussi.
Mes compositeurs préférés.
Proust à dit : Beethoven, Wagner, Schumann.
Ab6 dit: Beethoven , pour faire plaisir à Kinishao. Mais sinon, j'avoue adorer Bach.
Mes peintres favoris.
Proust à dit : Léonard de Vinci, Rembrandt.
Ab6 dit: Rholala. Je connais pas tout. Je suis fondue du Quattroccento, parce que je connais un peu...en fait, nan, même pas. Eh ben je sais pas. Voilà.
Mes héros dans la vie réelle.
Proust à dit : M. Darlu, M. Boutroux.
Ab6 dit: Qui c'est Darlu et Boutroux ? Mon père . ça fait cucul la pralinette ? J'm'en fous.
Mes héroïnes dans l'histoire.
Proust à dit : Cléopâtre.
Ab6 dit: Copsreelle ...oui, voilà.
Mes noms favoris.
Proust à dit : Je n'en ai qu'un à la fois.
Ab6 dit: Mais c'est quoi ces questions à la con ?
Ce que je déteste par-dessus tout.
Proust à dit : Ce qu'il y a de mal en moi.
Ab6 dit: être obligée d'écouter quand j'ai pas envie.
Le fait militaire que j'admire le plus.
Proust à dit : Mon volontariat !
Ab6 dit: Eh ben merde alors. J'en ai pas. Quand mon moitié m'assaille, ça le fait ? Ouais , ça le fait.
La réforme que j'estime le plus.
Proust à dit : Rien
Ab6 dit: La forme de certaines raies. Oui je sais mais je fatigue, hein...
Le don de la nature que je voudrais avoir.
Proust à dit : La volonté, et des séductions.
Ab6 dit: La musique, la musique, la musique !
Comment j'aimerais mourir.
Proust à dit : Meilleur - et aimé.
AB6 dit: Sans peur, certaine que mon gnome ira bien.
État présent de mon esprit
Proust à dit : L'ennui d'avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions
Ab6 dit: Je voudrais bien poser ces questions à mon père.
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence.
Proust à dit : Celles que je comprends.
Ab6 dit: Les fautes d'orthographe d'Anisée.
Ma devise.
Proust à dit : J'aurais trop peur qu'elle ne me porte malheur.
Ab6 dit: Faire, même vite, même mal, c'est mieux que rien foutre.
(c'est ma devise, je ne suis pas certaine qu'elle soit bonne, mais c'est la seule chose que j'ai trouvée pour éviter la procrastination)
A qui je demande de faire ce questionnaire ?
A Cecile, A YaelZ, à Alméria, à Anisée, à Arsouille.
A ByBy, à Kinishao, à Jipes, à Coursenois, à Tant Bourrin et que Saoul Fifre arrête de rigoler , à lui aussi.
Maintenant je force personne hein...

