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Mon papa -ne veut pas - que je pense que je pense

  
 
Aujourd’hui, Dieu du Ciel, Dieu je t’en supplie, je te prie alors que je l’ai jamais fait, c’est vrai, il faisait presque 20 degrés. J’avais froid parce que quand j’ai peur j’ai froid, c’est comme ça, ne cherche pas à comprendre.
Je ne trouvais pas mon portable, c’est normal, tu ne trouves jamais ce que tu veux, et puis tu préfèrerais ne pas avoir à téléphoner à qui que ce soit. Je fais sonner mon téléphone portable du fixe. Je repose le combiné, je cours après le drelin drelin ridicule…Il s’éteint. Je recommence. Je cours, je cours…Rien à faire. C’est un acte manqué, un avortement de l’agi, un rejeton de la terreur. Je m’en fous. Je roule vite vite, mais je dépasse pas 70 parce que la dernière fois j’ai eu une amende, j’ai perdu des tas de points. Mais j’ai brûlé un feu, et le monsieur n’était pas content, c’est normal. J’ai perdu des tas de gens que j’aimais, enfin non pas des tas, mais je trouve que c’est trop.


C’est une Nouvelle discipline médicale consacrée à l’étude de la douleur et à son traitement par les divers moyens antalgiques. Elle a des liens étroits avec la cancérologie parce que l’évolution d’une tumeur provoque souvent des douleurs, modérées ou intenses, momentanées ou chroniques Son développement est utile à un traitement plus simple et plus efficace des douleurs cancéreuses.


C’est une immense bâtisse, très moderne mais c’est difficile de se garer, heureusement qu’il y a la grève de la fac de médecine, ça fait des places dans le parking. Il y a un monsieur qui me demande une cigarette, je dis non, je suis en retard, eh puis, la cigarette ça donne le cancer. Il y a beaucoup de mégots par terre, des tas, autour du grand monsieur en chemise verte, il se promène avec la chimio dans le bras, c’est moderne maintenant, c’est bien, c’est chouette. C’est la banalisation de la maladie, ce sont des hommes comme les autres, ce n’est pas grave, ça se guérit. Ce n’est rien, n’aie pas peur.
Je le vois qui m’attend, assis, les jambes croisées. Il  est en avance, il ne fallait pas se déplacer, pas venir de si loin. En plus tu conduis comme un pied, mais oui je te dis. Tu ne sais pas utiliser le rétro droit. Quel rétro droit ? Ah tu vois.
Un jour,  tu avais bu du pastis, la première fois de ta vie,  et tu étais rentré à la maison, et tu avais fait le crocodile, et on criait de peur et de joie mêlée, c’était une maison comme les autres, là,  alors, on riait, on riait, et toi aussi. Rampait comme le crocodile en faisant des grands gestes de gorge dévoreuse. On riait, on riait.
La prise d'antiémétiques se fait pratiquement en systématique surtout avec le cisplatine, ils sont utilisés soit en monothérapie (un seul à forte dose), en bi thérapie (associations corticoïdes/neuroleptiques), en traitement associés (prémédication administrée la veille de la chimiothérapie dans le cas de vomissements d'anticipation)
 
Comment va le petit ? Il est insupportable.  Dieu bénisse. Oh oui alors. Tu passes à quelle heure ? Je sais pas ça m’emmerde, ça m’emmerde, c’est toujours trop long. Va nous chercher un café, tiens prends mes sous. Je peux te payer un café quand même ? Allez arrête tes conneries de princesse. Va .
 
T’as des poussières sur le veston. Je fais comme ferait une épouse, je crois, je dépoussière. En réalité, je préfèrerais que ce soit ton épouse qui soit près de toi, là, c’est certain. Mais on va pas refaire le monde, hein. C’est pas possible, on le sait.  Mais quand même, quelle colère, quelle haine, ou bien les deux…Peut être que la colère c’est juste le symptôme de la haine, ou bien que la haine se manifeste par de la colère quand on n’est pas trop psychotique, tout simplement, je sais pas, à dire vrai, je dois téléphoner au boulot, leur dire que je viens pas, je peux pas, j’ai pas mon portable, il n’y a plus  une seule cabine de nos jours, je ne sais pas toi, mais quand même ça m’énerve.
 
Tu portais des portes de 150 kilos.  La clope au bec, eh oh regarde regarde,  mzina, va me chercher le rabot…regarde moi ça, elle sait ce que c’est…le rabot ! je te jure, elle est intelligente ma fille c’est pas croyable.
 

imagerie et diagnostic, endoscopie bronchique diagnostique, ponction transpariétale thoracique, facteurs pronostiques de survie du cancer bronchique non à petites cellules, prise en charge des cancers bronchiques superficiels proximaux et des lésions, endoscopie interventionnelle, classification histologique OMS des cancers pulmonaires non à petites cellules, oncogènes et gènes suppresseurs de tumeur, marqueurs tumoraux sériques,

 

 

Esperance de vie.

 
Encore un peu, un tout petit peu. Je t’en supplie, prends pitié ,je sais pas,  Dieu ?  que j’ai froid. C’est la clim.
Tu  manges  avec nous ? il dit , avec tous ses papiers entre ses longs doigts. Il y a plein de mégots autour des petites filles avec un foulard sur la tête et elles ne sont pas islamistes. Oui , je mange avec vous, ho , tu me prends pour qui ?

Tu as vu ? leur faux plafond c’est de la merde, de la merde.  Il faudrait un   plafond à caissons, c’est  des compartiment creux , l'assemblage des solives. J’avais fait ça chez les Müller, …les faux plafonds à la française, bah. Mais bon ça coûte moins cher.  Je sers a rien, j’en ai marre.

Vis, Vis, vis…
-          Papa, je pense….
-          Arrête de penser, je t’en prie, hein…d’accord ?  Dépense, dépense plutôt.  

 Tiens,  prends mes sous.
 

Vive le printemps (comprenne qui pourra)

La douleur du cauchemar éveillé.

Le futur qui refuse les conditions.

L'insomnie qui te désarme. Le réveil précoce: l'angoisse qui se diffuse comme un poison de l'estomac jusque derrière les yeux.

 L'insoutenable lourdeur de ne pas être, de grappiller un avoir qui cadre un peu, mais comme de l'inderground support/surface,

 sans bords qui rassurent, sans limites qui définissent,

à la spatule, grossièrement, pour effacer les béances du col de l'hystérie, pour colmater les fissures, pour amnésier le précipice.

La succube masquée se transforme dans un vibrato pathétique en incubus croupissant.

 L'inconscient est un salaud.

Après-Midi Artistique à La Cécile

On a décopatché à la serviette de table en papier

un pot ,

Colle Vinyle qui pue.

Oliviers méditerranéens

Pommes de Pins

Jardin à la lavande.

on attend que ca sèche, en mangeant des madeleines.(Monoprix)

 on décore trash à la canule...

des arabesques...

Un graphisme naïf

Ecris donc ton prénom.

des petits points.

Ce sera un pot à crayon pour l'annif de papa.

Il le mettra sur son bureau de grand responsable.

Et tout le monde  le trouvera un peu concon.

Sauf ...sauf ...que je me suis tout tapée pratiquement,

parce qu'il s'en fout le gnome de l'ART...

Y a pas à tortiller, Cécile les lâche mieux, les mots.

 

Ah. Dieu (= Giacometti) que c'est laid. Hahahaha !

Untitled

Ceci est un montage photo par ma BlogoPhotoPotesse Arsouille

Pour dire que YoupiLaVieEstBelle, quand même.

Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.

Les photos de photos, c'est moi. :)

L'écriture c'est moi. ;)

Le siouper montage sobre mais exactly comme il faut, c'est Ars. (If You Click, it's bigger !)

{:-]

 

Bien que j'aie lu beaucoup de livres, écouté les musiques grises atonales ou tri-rythmiques, je ne me sens pas cultivée.

Pas fertile, ni soigneusement desherbée, ni stérile d'ailleurs. C'est bien là le problème.

A la fin, toujours dans le manque. Rien qui ne finit, ni n'aboutit jamais.

Race placide, face lunaire, j'envie le solaire, le repu. Le bougre satisfait d'un bon vin comme d'une femme.

Je me trouve un peu lobotomisée, satellite gravissant jusqu'à la prochaine éclipse.

Mon imagination dans son élan dévastateur, fait se perdre tous mes rêves, anéantit tous mes projets. Que faut-il faire pour le bonheur de tous et faut-il ignorer la chaleur parce que d'autres ont froid ? Faut-il vouloir mourir pour qu'un seul ait à boire ?

Toi qui tiens ton estomac entre tes mains, entre le dégoût et la douleur, me voilà, mendiante accolyte, derrière toi et mon ulcère fait se tordre mes pas.

Combien de fois, à me dire, en m'épilant les sourcils devant la fenêtre la plus ensoleillée:

"Ah ce n'est pas fini..l'oubli n'est pas complet ! Nous voilà dans la pénombre, la berge désertique, le chaos...il te faut regagner la rive quotidienne et apprendre à l'aimer..."

Et ensuite, j'ai les yeux qui piquent,et l'arcade qui brûle,  parce que les poils,  tout petits, à la pince, ça fait un mal de chien.

 

IL EST 16h00 sur ma fréquence et j'ai mal aux globules OU Note histrio fanato pamoisâle parce que j'ai été voir Thiéfaine en concert


podcast
Tu le savais toi que finalement ça fait plus de 20 ans que j'écoute Thiéfaine ?

Tu le savais toi, que maintenant dans les concerts, ça se passe dans des salles où la dernière fois que tu es allée, c'était pour une conférence d'Elie Wiesel...un truc où t'as même pas le droit de fumer... une clope ???? avec des SIEGES ??? de la MOQUETTE ?

Tu le savais toi que tu as flippé un moment quand tu as vu 100 personnes à tout casser pour la première partie ?

 Mais oui, tu le savais que quand il est arrivé, habillé de jean noir et de veste en cuir noir , pareil depuis 20 ans (comme toi, entre parenthèses), tu réaliserais soudain qu' il y avait SALLE COMBLE !!

Que ce serait un pur moment de rock'n roll bondissant ?

Que tout le monde connaissait tout par coeur, les plus vieux que moi, et les plus jeunes ?

Que tout le monde a crié, après sa souris verte... GARDE à VOUS ! comme il y a 13 ans ?

Qu'il est toujours pareil, qu'il danse comme un pied, mais qu'il a une voix à mourir de puissance et d'émotion, que son p'tit djeun guitariste (Yann Pichien ?)  a mis des accents de métal là dedans et que c'était le feu !!!

...et qu'il y avait moins de "talking" qu'avant, mais du bon ...

Il a chanté Quand la banlieue descendra dans la rue, en 1995. C'est le Nostradamus de la chanson.

Il va se présenter aux présidentielles, parce que ouais ouais, il a un point commun avec les autres:  il n'a pas de programme. C'est un siouper chanteur engagé.

 Tu auras compris que  je suis tellement fan, que Hubert pourrait chanter du Phil Barney que je trouverais que p'tin quand même quand même c'est bon, hein...

Et puis, il y a eu ce moment où il a dit qu'il était internaute...

et que tu t'es dit: Nan ?

Et où il a ajouté qu'il avait bien entendu le message ...

Et tu t'es dit : NAN ?

Et qu'il a hurlé AB6, pour que je  vienne....

 

Oui, bon... où il a dit qu'on lui avait demandé de chanter l'Etranger dans la glace.

Et bon, c'était pas moi.

Une première partie absolument démentiellement rock.

Une seconde plus acoustique, intimiste comme il sait faire. Avec sa guitare...

J'avais oublié mon portable pour faire une vidéo pirate. De toutes façons, c'est pas une grosse perte, je ne sais pas comment la mettre sur Interpouet, après.

Je me suis éclatée. Et j'ai pas fumé une seule...clope !

 

Note Absolument Névrotique Ayant pour But une Expulsation Et Un AutoCassage en Bon Uniforme Mais Que Veux Tu On ne se Refait Pas Et en Plus j'écris ce que ce je veux...non mais oh ! et voilà.

 Je vais te raconter comment ça se dérègle l'abscisse, comment la courbe se chaotise, comment c'est le bordel là-haut, sur l'hémisphère cérébral..
Chaque fois que l'équilibre est proche, chaque fois que tu te tiens un peu plus droite sur la corde raide, que tu avances un peu...
Par exemple c'est quand tu viens de fêter tes huit ans d'épousailles...Oui, toi ! la reine de la lassitude au bout de trois heures 30 d'amour fou éternel...et que dans une espèce de révélation pulsatile tu réalises que tu es d'accord pour tenter les neuf ans, que ce moitié-là, il t'aime pour ce que tu es, pas pour ce qu'il imagine ou ce dont il a besoin. Et que toi tu t'efforces de faire idem. Alors ok pour la reconduction du CDD.

Ca a mal commencé. Tu as découvert un pou sur ta tête, juste avant la fête. Ca bouscule un peu, ça te chahute un tantinet. Tu fais le shampoing qui brûle le cuir chevelu, tu trouves que c'est dégueulasse, tu fais bouillir les draps, tu te précipites telle une guenon sous amphétamines sur la tête de ton gnome pour un épouillage en règle, et il sursaute un peu. Ca te précipite, ça te rend irritable, tu as soudain le sentiment d'une urgence incroyable, d'un irrémédiable gâchis. Soudain, y a comme un nerf qui pète. Tu en veux à tout le monde, parce qu'il comprend rien, TOUT le monde.
Et tu te relèves du rebord de la baignoire, avec tes cheveux mouillés et tu vois cette trace de mascara violette sous ton oeil gauche, celui du coeur. Tu es un peu étonnée, parce que du mascara violet, t'en as jamais mis, quand même. Tu frottes. En vain.
Voilà. Tu as un hématome violacé sous l'oeil. Un qui ne te fait pas mal. Tu penses à ton vieux cacinome, aux antécédents familiaux.
Tu bascules un peu plus en avant.
Tu ressembles à la mère d'Albert Cohen à toucher tout le bois qui te tombe sous les paumes.
Tu ressembles à ta mère à penser que tu vas sûrement mourir et que ..Oïe , Oïe, Oïe, c'est pas grave.
Tu ressembles à une conne quand tu te mets à taper mélanome (jolie contrepétrie d'hématome) sur GoutaGueule, et que bon, voilà, c'est sûr.
Tu as tous les symptômes.
Ton moitié , encore tout imbibé des effluves de tendresse de la veille prodiguées sent bien comme un raidissement. Il se tait. Il n'en pense pas moins, c'est sûr, d'façons, ce mec comprend rien. Tu vas divorcer. Voilà. Bien fait.
Tu passes ta matinée, pendue à ton portable à bouffer ton forfait, (et en plus ça donne le cancer, c'est sûr) à affoler tous les secrétariats de dermatologie de ta ville. Mais ce jour-là, ils sont à la pêche les dermatos, ou alors ils se tapent une belote, ...non en fait ils font ça ...pour t'emmerder.
Il faut que tu attendes très, très TRES longtemps...Jusqu'à demain.
Et tu joues tellement bien à l'intelligente pondérée, légèrement inquiète mais ne succombant pas à la panique que tu obtiens la ligne directe.

Tu regardes ta tache de mort sous la paupière. Tu anticipes, dans un débordement hystérique, tu en as mal aux entrailles. Tu penses à tous ceux que tu ne peux pas laisser. Tu as honte, un peu, de ton hypocondrie, de ton apitoiement pitoyable, de ta peur archaïque...parce que tu as connu pire.
Tu t'en veux de ne pas savoir attendre, ni être optimiste. Tu hais ton obsession. Tu te demandes encore pourquoi tu ne peux pas te consacrer à quoi que ce soit d'autre, même pas ta vaisselle.
Tu sais déjà que ta tronche de déterrée à l'acmé du SPM va énerver ton mec qui n'a MEME PAS REMARQUE TA TACHE, cet égoïste.

C'est sûr que tu es la reine du gachâge de plaisir, de joie. Oui.
Tu vas voir le médecin généraliste qui prescrit les analyses de rigueur devant l'hématome sans cause...vitesse de sédimentation...hypertension..Leucémie ? dit ton petit cerveau limbique névropathe.
Nouvelles angoisses...sauf que c'est la même chose à peu de choses près. La Mort. La seule question philosophique parce toutes les angoisses , tu m'entends, toutes, même celle de ne pas POUVOIR FINIR TA VAISSELLE A TEMPS, te renvoient à l'archaïque et fondamentale PEUR DE NE PAS FINIR TA VIE.

Et tu es là, à te ronger un peu les ongles. Et tu t'engueules avec ton moitié à propos de la race supposée d'un chien potentiel, parce que ce con il croit tout savoir alors que moi , je vais crever.
Tu te sais ridicule, mais c'est comme ça. Ton cervelet a chopé un fil qu'il connaît bien, celui du pessimisme le plus noir, et il ne lâche pas. Te voilà angoisse sur patte. Il fallait que tu fasses rejaillir sur toi-même la peur que tu as... pour les autres.
Et encore, là, de quoi te plains -tu ? Tu n'as pas vomi, tu n'es pas dans la prostration pré-psychotique, tu as tellement évolué HAHAHAHA.

Tu as juste réussi à te pourrir l'avenir proche, le concert de samedi prochain dont tu te faisais une joie pré-pubère, à t'empêcher le formidable fou rire que tu aurais du avoir en entendant le gnome dire au toubib en entrant dans son cabinet: "C'est pas moi qu'est malade, c'est maman, elle a des poux dans sa tête"
Entre parenthèses, ce môme a un excellent diagnostic. Oui, ta mère a D'IMMONDES PARASITES DANS L'INTERIEUR DE SA CABOCHE.
Tu as quand même réussi à inquiéter un peu de gens qui ont eu le malheur de te prêter une oreille ou un mail attentif.

Bref..alors tu vas chez le dermato demain, l'hématome a quasi disparu, hein... il faut quand même bien le dire. Et sûrement qu'elle va te trouver un peu stressée, la dame. Elle te dira peut être avec une grande douceur qu'il faudrait peut -être songer à "voir quelqu'un" et toi tu oseras même pas lui dire, que ça fait un moment que tu as pris l'abonnement à vie, chez le quelqu'un. Et que si tu le voyais pas, le quelqu'un, ce serait encore pire.

Voilà, me voilà dans toute ma lamentabilité et mon amour demesuré de moi-même, et tu vois, je partage généreusement l'intimiste névrose, la complainte sémito-stressale, le chant du condamné...



Tu m'aimes toujours ?

Parce que moi, pas tellement, finalement.

NOTE PÄTATE en provenance de Cécile

 Merci Cécile j'avais pas d'idée de note ! (private joke)

 

4 jobs que j'ai eu dans ma vie

- Vendeuse par téléphone de prduits d'entretien pour ordinateur, pour une société américaine. Les plus beaux fous rires de ma vie, avec copsreelle en face

- prof de français langue étrangère. Le dirlo me voulait absolument comme animatrice. j'ai dit: prof ou rien. Ca a marché !!

- Vendeuse de fromage à la supérette.

- Vendeuse de mutuelle étudiante. On m'appelait la Stakhanoviste de l'Intégrale (la plus chèere des mutuelles offertes) Je suis hyper bonne pour faire flipper les gens. Oui, oui.

4 films que je pourrais regarder encore

-  Le dernier des Mohicans, parce Daniel day Lewis, parce que Indien...parce que Musique.

-  My beautiful laundrette . J'adore

-  Hair (oui, je m'en lasse pas...Sodomy, fellatiO....)

-  Sur La route de madison. Jamais, tu m'entends, jamais, je ne me serais cru capable de dire comme ça à une télé: "Non, non, non...pars avec Clint, reste pas avec ta vie, là..non, je t'en prie meryl..non..."

- et plein d'autres en fait..

4 endroits où j'ai vécu

-  Nice Ouest

-  Nice Magnan

-  Grasse Sud

 - Grasse ouest.

Oui, moi, tu vois , je suis une aventurière.

4 émissions que j'ai regardé jadis

- Lunettes noires pour nuits blanches

- Les enfants du Rock

- L'ïle aux enfants et 1 rue sésame.

-le cinéma de minuit . J'y ai découvert le cinoche italien. Ah, bonheur !

4 endroits où j'ai passé des vacances

- Chez ma grand mère. Un enfer..

-  En Amérique latine, un bonheur.

-  En Ecosse, génial.

-  En Espagne...

et dans plein d'autres ailleurs mais on a dit 4.

 4 sites que je visite régulièrement

 C'est pas cool pour ceux que je ne citerai pas, mais dans ma liste "alienements, je vais pratiquement tous les jours...eh oui)

4 endroits où je préfèrerais être maintenant

 - Au Viet nam, voir ma soeur, son fils...

- En Israël, pour connaître toute cette famille inconnue. Et Yaël

- N'importe où avec plein de gens que j'aime et qui sont trop loin.

 - Chez Copsreelle,  devant une série à la con, à se bidonner.

Mais là où je suis, ça me va.

4 blogueurs à qui j'envoie ce questionnaire

-  J'ai décidé d'arrêter la distrib. Qui veut, peut.

Angere Abscissum est

 
C'est l'étouffoir, le crâne dans une étuve, et le martèlement obsessionnel; mon étouffe-sémite à la raison sèche.
Je suis forte comme pas deux, donc bien plus, pour imaginer morbide: mais c'est comme un coup de pied au cul de l'insouciance et de la légèreté, un pied de nez à la toute-puissance et à l'invincibilité, un résidu de pensée magique, petit rituel enfantin pour conjurer le mauvais sort. Si tu dis Voldemort, tu es très courageux. Si tu évoques le déchirement, jamais tu ne seras lacérée.
J'ai peur du néant, du rien qui anéantit tout, du grain de poussière qui peut briser le rouage parfait; casser le mécanisme: le camion qui roule trop vite, la baignade sans les brassards, l'altération des globules, le pervers pédophile.
La seule vraie question. Dans une conscience aiguë, qui m'hématome la parole.
J'entends l'histoire de ces parents subitement redevenus couple. Ils offrent tous les joujoux à l'école voisine. Ils font le vide pour éloigner le manque. Ils demeurent, tant bien que mal, dans la vie, et c'est admirable. Peut-être ont-ils davantage conscience de leur utilité, de leur valeur, d'eux-mêmes.
 Moi, je me coucherais avec les joujoux et je hurlerais jusqu'à ce que j'en crève.
Et je bascule dans l'empathie mimétique... Et j'en tremble. Ce n'est pas grave. C'est vomir la terreur, pour la dissiper.
 
Il écrit son prénom "en attaché", en riant de sa maladresse, du feutre jusqu'aux tempes, tout étonné de ne pas tout contrôler.
Je le regarde, et je ris avec lui, stupéfaite de ne pas tout contrôler.
 
J'ai peur de la mort depuis qu'il est vivant.

Chaîne d'Alméria.(+ additif)

Chaîne  Nez Rôt  tic

Premier amoureux>  J’avais 5 ou 6 ans. Il s’appelait Malik. Il avait déjà cette petite tronche de rebelle rockeur qui m’a fait fondre jusqu’à mes 75 ans (oui, parce que c’est pas fini). Je me souviens avec précision de mon émoi devant son visage, et des battements cardiaques désordonnés qu’il provoquait. J’avais à l’époque une petite copine qui s’appelait Carole, aux longs cheveux plats et blonds, aux yeux bleus. Un genre de beauté scandinave, naïve et passive. Malik était amoureux d’elle. Ce qui signifie, à cet âge, qu’il lui courait derrière pour lui tirer les nattes. J’étais désespérée parce que je trouvais que Carole ne comprenait pas sa souffrance, qu’elle ne lui apporterait rien de bon. (je déconne pas, hein), et surtout  moi, j’avais hérité de Pascal, un petit garçon massif et légèrement psychopate qui avait le bon goût de préférer les brunes, mais qui me faisait vachement mal en me tirant la queue de cheval.
 Première fessée>  Plutôt que de narrer celles , dégueulasses et toujours injustifiées, que je me suis prise, ou celles d’un érotisme douteux, je préfère raconter celle que j’ai donnée à mon gnome, un jour où, comme tant d’autres, j’étais à bout, incapable de me contrôler, et pof, une fessée. « Même pas mal » a-t-il dit. J’ai coupé à l’escalade..(tu veux que je te fasse mal, pour de vrai, qui c’est le plus fort ici, tu veux que je te montre,… ? je vais t’apprendre moi le respect … ») Le scénario si bien connu s’est déroulé devant mes yeux.

Et j’ai changé de chaîne. Trop mauvais film. Je ne juge personne, mais je trouve absolument débile de fesser un gamin. Quoiqu’il ait fait. Ca ne m’a pas empêché de le faire. Tout en sachant que j’étais en train de faire n’importe quoi. Et ma main m'a fait mal plusieurs jours.

Premier énorme gaufrage> Une chute spectaculaire dans le néant, un jour où je me suis réveillée en pleine nuit , allumé la lumière. J’ai été aveugle pendant quelques minutes. Je n’ai jamais su pourquoi. Je ne VOYAIS PLUS RIEN. J’ai hurlé. Je me suis évanouie. En me réveillant, je voyais. Oui, ça a l’air dingue, hein. Eh ben , c’est vrai. Et je ne le souhaite à personne.
 Première visite à l'hôpital> J’étais une enfant. Nous sommes allés voir papi qui se mourait d’un cancer de la prostate. Une femme hurlait, attachée sur son lit. « laissez moi partiiiiiiiir » J’étais tétanisée. J’ignorais que j’en verrais d’autres. Sinon,  quand mon petit frère est né ; j’ai eu le droit d’aller le voir. Mon père avait caché un bonbeck sous son petit matelas. « Regarde, il t’a fait un cadeau," il m’a dit.  J’ai fait semblant de le croire. Je détestais ce paquet de pleurs qui avait fait que j’avais du rester UNE semaine chez ma grand-mère, et vécu un véritable enfer.
Première goutte d'alcool> J'avais 13 ans, En Corse. J’ai bu du gros rouge en plein cagnard. J’étais complètement faite. Je plongeais dans la rivière en ricanant comme une décérébrée. Puis, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Puis j’ai gerbé. Je me souviens d’un mec qui était avec notre bande de jeunes de 13 à 18 ans…Il avait 30 balais et c’était lui qui m’avait fait boire. Ce con.
Première fugue> J'avais 13 ans pour la première et il y en a eu des floppées. Toujours le même scénar. Famille je te hais. J’ai fugué régulièrement toute ma vie. Aujourd’hui, ça me manque. Quand je suis en colère, déprimée, je rêve de « m’en aller ». Je trouve ça mieux que de pleurer devant ceux que j’aime, ou de hurler après ceux qui m’aiment.
Premier beau cadeau> Mon père, quand il m’a offert des fusains, un carnet.
Première injustice vécue> Il me semble que personne ne devrait subir des altérations de sa santé mentale, ou physique. Pas quand on a une belle volonté de vivre, pas quand on aime le rire, et les chansons. Très égoïstement, quand j’ai capoté (on va dire), j’ai trouvé ça dégueulasse, Hein…
Première injustice commise> Celle qui me marque, là. Mais ce n’est sûrement pas la première. J’avais une amie qui, un jour, a capoté ; on était au collège. Elle avait eu le diagnostic, volé, l’oreille collée contre la porte de la chambre  de ses parents. Sûr que je ne la trouvais « pas comme les autres », sûr qu’elle s’est mise à sombrer, et a été rejetée par tout le bahut. Et moi, pas mieux que les autres. Quelques années plus tard, quand ce fut mon tour, elle était là. Et c’était la seule qui ne me disait pas : « Prends sur toi, change toi les idées, que diable. fais du sport, quoi ! » Et qu’est ce c’était bon.
Première crise de féminisme aigue>  Très tôt. J’aime bien le féminisme, moi. Le vrai. Hein. J’ai halluciné quand une petite copine de bahut n’a pas avorté, parce que ses parents ne voulaient pas, et que son mec était prêt à « prendre ses responsabilités. » « Mais toi tu le veux ce bébé ? » j’ai dit. -« Ben non » qu’elle a répondu. Va me faisait comme un grand vent dans les synapses. Je trouvais ça révoltant.

Premier achat seule> Avec mon premier salaire, j’ai acheté une chaîne hiFi. Œuf corse .

""""

C'était pas fini !

Première blessure amoureuse>  Hé bien, sans doute quand je voyais Malik courir après la brindille scandinave, pendant que je perdais mes tifs sous la poigne musculeuse de Pascal...

Première grande fierté> Mes résultats scolaires, si beaux si jolis si magnifiques,  mais le ramage  ne se rapportait pas à mon plumage.

 Premier gros mensonge> A mon gynéco, enceinte. "Oui, j'ai arrêté de fumer". "Oui, je n'ai pris que 2 kgs ."Je suis pas fière, hein.

Première fois>  Je l'ai déjà raconté sur mon blog. J'esperais une révélation, ça n'a été qu'un acte chirurgical. Mais ça aurait pu être pire.

Premier baiser>  Avec mon meilleur pote   (11 ans) J'avais décidé de me suicider, et j'avais piqué un lexomil à ma mère. Je lui ai dit:" Avant de mourir, faut qu'on se roule des pelles." Il a obéi. Le pauvre, il m'aimait vachement beaucoup, je suppose. Parce que ce cher ami est un homosexuel, et le sait depuis qu'il est tout petit. Oui, mais moi, je savais pas.

Première vie à deux>  Eh bien moi, ma première cohabitation, c'est avec Copsreelle.  Et c'était absolument prodigieux, simple, sans prise de tête, toujours gai.

Premier job>  vendeuse de fromages à la superette. Je commençais à 6 h. Je me couchais à 4. J'ai appris à couper du roquefort. Cest dur...et ça pue.

Premier appart>  Un couloir en face de la fac de lettres.

Premier grand voyage>  Amérique latine. Pérou, Equateur, Colombie. (je parle dun voyage hors d'Europe, c'est ça ?).

Premier concert> Dylan/Joan Baez/Santana. J'ai adoré. J'étais vraiment minotte, et y avait plein de vieux autour de moi. Je les trouvais coooools.

 Premier pétard>  Je ne me rappelle plus du premier. J'étais trop stoned.

Première grande décision>  j'ai envie de penser que je ne l'ai pas encore prise;  ça me donne l'illusion que ma vie peut encore prendre un virage inattendu, et surprenant.

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