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Le commencement.
Moi , j'avais gonflé les biceps de mes synapses, j'avais choisi le pari, plus forte que les autres, je me croyais. j'ai copié sur Blaise Pascal comme une écolière trop policée, et j'ai dit puisque c'est ainsi, puisque je vois les autres là, et l'insupportable tension derrière les caddies des supermarchés, les autres qui ne s'embrasent plus...Je parie que tu seras encore Dieu , dans le doute, dans dix ans.
Tu verras, ne t'inquiète pas. Fais-moi confiance. Quand ta respiration deviendra bruyante et me volera mon sommeil, quand ta cyclothymie aura cessé de m'émouvoir et me hérissera les nerfs, quand les tensions insupportables me donneront envie de faire ma valise ou de te l'envoyer sur le crâne, j'écrirai une nouvelle histoire. Tu en seras encore le héros. je te clinteastwooderai. Ne ris pas. je crois au pouvoir de mon imagination. C'est une costaud, tu n'as pas idée. Dopée aux substances légales des pages et des sons. Que de la bonne came.
Quand tes yeux ne chercheront plus les miens dans les grandes tablées où on s'emmerde tant, quand tu ne seras plus curieux de ce que je deviens, quand il ne sera plus vital pour toi de savoir si je t'aime, n'aie crainte. Je n'irai pas me lamenter, me jeter dans les bras du bellâtre qui redorera mon narcissisme à l'or feint. On n'ira pas chez les thérapeutes conjugaux, ni dans les sex shop pour ranimer les élans trop poussifs. Je me grimerai, je me maquillerai en une autre. Tu voudras faire ma connaissance. Un crépitement non rénové, une flamme non ravalée, un feu aussi naissant que la merveille stupéfaite du début de l'amour. je te promets, tu verras.
Tu disais c'est ridicule en souriant doucement, quelle idée saugrenue. Oui mais ça marchera, tu verras, je répondais.
J'ignorais que mes yeux ne chercheraient plus les tiens , que ma respiration perturberait ton sommeil, que je serais moins curieuse de ce que tu devenais.
J'avais occulté que ce ne serait plus une question de vie ou de mort de savoir si tu m'aimais. J'avais omis le manque de feu pour me ré-inventer et te surprendre.
Je n'avais pas pensé que faire la connaissance de quelqu'un dont je connaissais tous les contours par coeur ne provoquerait pas la tachycardie énamourée.
Je ne me suis pas lamentée.
J'ai regardé ta belle tête sombre qui fixait un point de mire, et ce n'était pas moi.
J'ai détourné la tête parce que j'ai cet orgueil d'idée de nous qui me fait penser que mes larmes ne te regardent pas. Parce que j'ai la faiblesse de croire que provoquer l'apitoiement, c'est le début de la mort.
J'ai levé les yeux au ciel, moyen parfois efficace de noyer les marées.
Ce fut une surprise: je t'ai enfin vu en baissant la tête.
Le masque gisait à terre, les fards ravagés par les larmes, les yeux plantés dans le plafond pour noyer la marée.
Ca ne marche pas, ton idée saugrenue, tu as dit, ça ne marche pas.
Illustration sonore de circonstance (je vous le recommande. Merci, Flo de m'avoir retrouvée ce morceau absolument lumineux)
Oh Daddy
Il y a des jours pointus comme des évidences.
Des phrases qu'on a toujours dites mais qui soudain nous habitent entièrement.
Comprendre, enfin, dans un torrent de sel liquide, la puissance du manque à venir.
Les souvenirs qui défilent, les avenirs qui se dessinent, moins jolis que ceux qu'on esquissait à 20 ans.
Evidemment.
Ta main dans la mienne, comme d'habitude, il suffit de ça pour que je te comprenne totalement. je redeviens, déchirée entre le bonheur et la terreur, la petite fille qui croisait les doigts tellement fort quand je voyais ta silhouette ne pas apparaître devant les rideaux immaculés...Faîtes qu'il arrive, faîtes qu'il arrive, je demandais à ce Dieu Inconnu et Effrayant. Et voûté, épuisé par les chantiers, tu apparaissais...mes doigts se décroisaient, je courais à la porte. Même épuisé, tu souriais toujours.
Aujourd'hui, pareil. Et Dieu n'y peut rien. Je n'y crois pas.
J'avais tellement de sel aux bords des yeux, tellement le goufre était grand, incompréhensible encore... Alors j'ai fait comme je fais toujours, je chante dedans pour que d'autres mots, plus beaux, litaniques se logent là. Ca m'apaise un peu. Ca retarde l'abysse.
J'entendais les Rumeurs. Oh Daddy, You know you make me cry...You're the best thing in my life.
Et ça m'empêchait dans un paradoxe aliéné de pleurer.
Je suis rentrée. J'ai cherché la chanson. J'ai trouvé la chanson. J'ai enregistré la chanson.
Je diffuse la chanson. Ca retarde l'abysse.
L'évidence pointue. Le manque à venir.
L'Amour observé par un trou de serrure
Vous n'avez rien à dire pour votre défense. Vous cherchez un dernier moyen de fuir.
Elle vous a envoûté très vite, et très vite ses jambes se transforment en prison.
Odeur prodigieuse et ambrée. les petites gouttes de sueur sur son épaule bougent un temps après celles du ventre, qui remue doucement sous votre ventre.
Elle vous condamne à perpétuité avec ses pieds, avec son souffle.
Elle ne sourit pas, attentive à son plaisir, curieuse d'elle-même.
Vous avez beau la trouver égoïste, vous continuez à aller et à ne pas venir, traversant le fourreau de sa peau, jusqu'au fond d'elle-même, vous continuez.
Elle transpire aussi, un peu, au coin des yeux, au bord des lèvres, entre les doigts de ses mains figées comme dans une danse, une invocation mystérieuse, sur ses ongles enfoncés dans votre cou , docile.
Elle se tend enfin, se détend, vous libère, vous rejette. Elle se tord, repsire de moins en moins vite, ne répond plus à vos lèvres qui jouent les éloquentes sur les siennes.
Son corps est aussi beau après, à peine plus petit, car elle s'allonge dans l'amour.
Elle vous offre un profil endormi, quelques cheveux collés aux tempes, sans souci de son corps d'animal repu.
Vous n'avez rien à dire pour votre défense, même quans ses jambes n'embrassent plus les vôtres, elle vous tient encore avec son odeur qui déroute les draps.
Son odeur un peu forte de désir.
Vous allez rester dans la chambre, fasciné par l'odeur. Vous n'allez même pas vous endormir. Vous ne quitterez plus jamais la chambre. Jamais, jamais plus, vous n'allez franchir ma porte, ni aucune autre porte.
Je suis un malheureux trou de serrure et aucune clef, jamais, jamais plus, ne viendra me faire l'amour.
On the road
I remenber you were drivin' drivin' in your car, speed so fast I felt like I was drunk City lights layed out ...TU POURRAS M'ACHETER UN PORTE CLEF BATMAN ? - 4,50 euros dans les sations des bords de l'autoroute du Sud.Oui ouiiii ouiii...chuutttt Well baby there you stand, with your little head down inyour hanAnAnANds, Oh my god can't believe it"s happening again, your baby's gone and you're all alone POURQUOI ON RESTE PAS PLUS LONGTEMPS CHEZ DZOUDE ET ANITA ? POZZO IL MORD ? Je sais pas, tu verras, on reste un bon moment quand même mais chut écoute écoute ...Janey was lovely she was the queen of my life and in the darkness with the radio playin low and the secrets that we shared J'AI ENVIE DE FAIRE CACA.
....
Il était une fois trois petits cochons tout roses et tout ronds. Ils avaient décidé de prendre leur indépendance, de se taper un crédit et d'investir dans la pierre. Le premier acheta une maison Phoenix, le second un deux pièces dans le centre ville. Le troisième fit construire et se tapa une dépression quand le plombier lui présenta la facture...
GNOME : 1- AB6/copsRéèlle : 0
Maison- Dinosaur Junior- Rhum aux épices- Tu te rappelles quand...et aussi quand , mais hahaha et là alors...tiramisu- Sonic Youth- fenouil en salade- pintade farcie- Vin rouge- petite tigresse de trois ans qui répète après moi : Coca cola He said, ma rockeuse. Les enfants dehors, courant après des dragons invisibles, des cris, des rires, calmars et seiche dans son riz basmati-
Gnome allongé sur son lit, les yeux grands ouverts, ne me voit plus...immobile et bouillant. Mon coeur coule jusque dans mes chaussettes, je le découvre, le gant frais, la pipette...Il s'endort contre moi, les deux pieds collés dans mon dos. Je respire. Je ne sais pas pourquoi je suis montée dans sa chambre voir comment il dormait. Je ne sais pas, mais je l'ai fait. Alleluyah.
C'était les vacances....
Pause Héraultique
Demain à 13 h00
retour Jeudi !
Dans l'Hérault.
(d'où le génialissime jeu de mot du titre...)
Y aura de la musique.
De bonnes choses à manger et à boire.
Un jardin, des enfants, un chien...
Bon j'arrête là, parce que sinon, je chante du Francis Lalanne...
Je pars avec Copsreelle voir CopsDeLherault.(SenSonic)
Mon Moitié est tout content , de ses quelques jours de liberté...
..........Mais pas autant que moi !
A bientôt !
Et je vous livre un morceau d'anthologie de circonstance/ Patiently de l'inégal mais très bon groupe quand même Journey.
J'me suis trouvée une nouvelle chaîne
En flânant sur les blogs, j'ai découvert ça. Je le fais mien, sans honte aucune...
Le début de la phrase en gras sert d'inducteur. Et zou...on écrit ce qu'on veut.
- Une fois ma mère m’a dit que « maquillée, bien habillée, tu vois hein, que tu me ressembles ! » Je me maquille peu, et je ne m’habille pas du tout bien.
- Je n’ai jamais mangé de cuisses de grenouilles, ni couché avec Daniel Day Lewis…(encore !)
- Quand j’avais 5 ans, on a oublié de venir me chercher à l’école. J’attendais desespérement, partagée entre la joie d’être enfin adoptée par ma maîtresse, et une détresse d’amputée… Je me suis mis au plus près de la porte, et la maîtresse a dit à ma mère lorsqu’elle est enfin venue, qu’elle devrait se méfier, car j’avais failli m’échapper plusieurs fois.
- Le collège c’était des notes magnifiques, des félicitations du principal, et un brusque revirement en 3ème, où j’ai été convoquée et menacée d’exclusion définitive.
- Je n’oublierai jamais le jour absolument démentiel où j’ai acccouché. Ca s’annonçait très mal, et le docteur est venu me dire « Vous inquiétez pas, madame Desordonnée, je finis mon curetage et je viens vous épisiotomiser »…Je croyais que j’étais dans un feuilleton de H comme Hôpital avec Eric et Ramzi..
- Une fois j’ai rencontré un mec qui m’a demandé en mariage deux heures après qu’on se soit rencontré. Je l’ai épousé.
- Il y a ce type que je connais qui se lave les mains AVANT et APRES avoir fait pipi, et qui passe son temps à l’occuper sans une minute de répit. En tant qu’histrionique complètement orale et bordélique désorganisée, je suis fascinée par ce genre de personnalité obsessionnelle. .
- Une fois, dans un bar, j’ai bu beaucoup et j’ai fait une déclaration absolument magnifique parfumée au baby scotch, à un blaireau qui m’a écoutée poliment., et s’est barré. Je l’ai retrouvé caissier à Leclerc, grossi et…j’ai jubilé.
- A midi, en général, je mange une poire devant mon écran pendant que les « collègues » parlent de leurs vacances aux Antilles.
- .La nuit dernière, j’ai dormi comme une masse, et je n’ai rien rêvé. C’est exceptionnel.
- Si seulement Einmal istait pas Keinmal !
- La prochaine fois que j’irai
à l’église, synagogue, j’ai bien peur que ce soit un moment très douloureux. - J’aime bien chanter en voiture avec mon moitié et mon gnome, et qu’ils disent encore ! (c’est rare)
- Quand je tourne ma tête à gauche, je commence à dire non.
- Quand je tourne ma tête à droite, je termine…
- Tu sais que je mens et surtout à moi –même.
- A la fac, j’ai passé des années à chanter, boire, délirer…tomber amoureuse. C’était grandiose. .
- Si j’étais un personnage de série TV, d’après ma conne de voisine, je serai Fran d’une Nounou d’Enfer, d’après mon moitié, j’demande….en direct : « Denise Fabre, hahahah », d’après Copsréèlle, Carrie Bradshaw (elle m’aime beaucoup hein..)
- Le même jour l’an prochain, j’espère …des tas de choses et ça me fait flipper ;
- Le pseudo qui m’irait le mieux, c’est sans doute Ab6 désordonnée, finalement…
- J’ai du mal à comprendre la cyclothymie .
- Si je retourne à l’école un jour, ce sera pour dessiner, écrire, certainement pas pour me taper une thèse à deux euros qui servira l’essai de mon prof..
- Tu sais que je t’aime bien parce que quand je te fais la bise, je pose vraiment mes lèvres sur tes joues.
- Si je gagnais un prix, la première personne que je remercierais serait toute l’équipe formidable sans qui je ne serai pas là où j’en suis, et aussi les cadreurs, les costumateurs, les réglagistes, les mettistes en scène,…
- J’espère que ça vous fait pas trop chier de lire ces conneries.
- Suivez mon conseil, et n’écoutez jamais mes conseils..
- Le meilleur des petits déj’, c’est seule, sans Dora, Playmobil Chevalier, miettes qui seraient les soldats et ta cuiller elle serait le diplodocus…
- La chanson que j’adore mais que je n’ai pas c’est Against the Wind de Bob Seger. Introuvable.
- Si vous visitez ma ville natale, je vous suggère d’être de droite.
- Pourquoi personne ne dit jamais rien à personne , finalement ?
- Si vous passez la nuit chez moi, faut pas craindre d’être réveillée aux aurores par un gnome déguisée en Batman des Bois..
- Le monde peut très bien se passer de…moi.
- Je préfère torcher le cul d’un éléphant plutôt que de me faire sodomiser par un mammouth...hein, si y a vraiment un choix à faire…
- Le mieux c’est plus meilleur que quand c’était pire.
- Eh, au fait, tu peux t’amuser toi aussi…
St Valentin , le premier amour c'est la mère.
Aveuglée par essence oedipienne, myope de surcroît, les notes s'égrènent entre mes oreilles, l'ouïe extra-sensorielle par compensation. C'est dingue tu te rappelles encore du générique d'Oum le dauphin et tu chantes le solo de guitare d'hotel california tu me tues.
Sourde par choix au fil telephombilical. Ma mère mon amour (!) je t'ai vue minuscule dans la Cour du Palais de Justice; tu allais chercher le nom qu'on t'avait volé. Disparue dans les méandres des dédales du labyrinthe de la Loi, Toi qui ne connaissais que le Talion. J'avais peur qu'on t'enferme, je n'avais rien compris, on ne m'avait pas expliqué, qu'on ne te revoit plus, terrifiée à l'idée si monstrueuse de culpabilité à 8 ans que la vie serait peut-être plus douce. Sans toi.
C'est toi la seule vraie rockeuse damnée de la lignée, finalement. J'aime écrire sur toi, là, juste ce soir. Je parviens à t'aimer.
Tes fins cheveux chinois, tes yeux plus verts qu'un continent.
Je parviens à t'écrire, j'aime t'aimer. Je ne suis pas habituée. J'invente un peu, ça me fait doux
Quand l'histoire rejoint celle avec un grand h. Je peux reconstituer le puzzle schizophrène de ta vie; le père british marocain berbère qui a eu la lumineuse idée de mourir juste après t'avoir fécondée.
Née le 14 juillet 1945. On peut difficilement faire mieux. Et puis non finalement, on t'a vieillie d'un an pour que tu puisses rejoindre les promesses d'une terre qui ne les a pas tenues. Parce qu'ensuite tout est glauque, terrible et monstrueux. Je ne peux me résoudre à écrire, c'est la pudeur un peu, et puis la peur.
Je t'ai haïe d'avoir menti, d'avoir encadré la photo de Charlie Chaplin. C'est mon père tu disais.
je t'ai haïe de pleurer sur ta vie, de hurler après l'innocent qui t'aimait plus que ta vie, sur les enfants qu'il t'avait donné...quand tu ne pleurais et hurlais que sur toi. Je n'avais pas de recul. Je ne comprenais pas. Encore aujourd'hui, au lieu du recul, je fais des bonds en avant pour te rendre coup pour coup, brûlure pour brûlure, plaie pour plaie. Mon Talion maladroit de myope.
Et ma main rongée d'eczéma, prurit ensanglanté en la mémoire de ta petite main. Une mémoire du corps hallucinante, alors que je ne savais rien. Tu as mangé trop de chocolat c'est pour ça que tu vomis le matin et que tu pleures toutes les nuits. Je ne savais pas. On ne m'a rien expliqué et on ne m'a rien dit. Et je te croyais. Et je ne mangeais plus de chocolat.
Il y a peu, une lumière s'est allumée dans le noir de ma haine, de ma rancoeur.
Je regardais ta tête de Diva, tes mains parfaites, ton sac Chanel, tes merveilleux cheveux chinois. Il a suffi d'un truc idiot, un cataclysme, une marée qui a emporté toute ma haine, toute ma rancoeur. Celles que je croyais si légitimes, que je voulais thérapeutiques.
J'ai compris, là, que tu n'avais jamais menti. Qu'on s'invente des histoires et un passé pour tenir debout. Etoile de bois, étoile de fer, si tu dis la vérité, tu vivras l'enfer. J'ai cessé de te haïr pour ton amnésie salutaire. Même si elle ne fut salutaire qu'en boîtant, même si elle ne fut salutaire que pour toi.
Tu croyais ce que tu disais. Ce n'est pas ta faute. Tu n'as pas fait exprès.
C'était pour ça, quand tu parlais toute seule devant ton évier.
Mon frère c'est la mémoire et l'agrégation d'histoire, spécialité Berbère.
Ma soeur c'est la fuite dans le pays des fins cheveux chinois.
Moi c'est l'hypermnésie.
Un devoir de mémoire.
Il a suffi d'une toute petite chose, un cataclysme, une marée.
Je vous ai appelé mon dragon et toi, pour le goûter. Vous vous êtes retournés en même temps. M'enveloppant du même regard.
Jusqu'à ce que la lumière fût, je trouvais que le gnome ne ressemblait à personne. Ni ma sombritude, ni la beauté d'ado androgyne émaciée de son père.
Vous vous êtes retournés, m'enveloppant du même regard.
Les yeux plus verts qu'un continent.
Les fins cheveux chinois.
Et je n'ai pas hurlé de terreur. Je ne me suis pas précipitée sur le Solian. Je n'ai pas croisé les doigts en conjurant le mauvais sort.
Je n'ai rien dit.
Mon silence, comme une terre pleine de promesses qu'on tiendra, peut-être.
C'est dingue que tu te rappelles le générique des Arpents verts, tu me rechantes le solo de Sister Hair tu me tues.
J'deviens pro du blog. Qui l'eût cru ?
1- Z'avez vu ? J'ai réussi à inserer LE CONCOURS d'EMERY (à gauche) Je sais pas exactement ce que c'est ...Mais j'ai vu que ce monsieur faisait des concours pour faire parler d'assoc, et de trucs plutôt bien. Alors j'ai participé et je pose avec un être étrange venu d'ailleurs...Que j'ai appris à aimer. Obligée hein. Pourtant j'ai lutté.
Car oui, il faut aimer son prochain. Hein. Même s'il pue. Et c'est pas pour rigoler que j'dis ça.
2- J'ai un nouvel album entièrement consacré à ma dévotion envers Byalpel. ( à droite)
3- Mélie parle des thérapies (lien à droite) et j'réponds à une interview. bah oui, hein...c'est un genre de staritude...
4- Folie privée et Gä sont dans l'Echo des savanes. Et c'est très bien. (j'lai deja dit, mais je suis redondante moi, quand j'ai bu)
5- Arsouille m'a envoyé un ROCK'n FOLK collector !!!!!! AVec BOWIE chef de rédac...AAAAAAAh
6- Je suis allée au restau arménien et j'ai bu du vin. Et j'ai mal au coeur, un peu. Mais j'adore le caviar d'aubergine. Et on a parlé de la guerre 39/45 avec Mon Moitié. Qu'est ce qu'on est cons, des fois, j'te jure.
7- ..et ben voilà.
8- Bientôt je chanterai une chanson sur le blog de Jipes (à droite) avec ma rockopine Sierra.
9- Bientôt, on va gagner plein de sous avec le LOBBY...sur le blog de Byalpel . Un genre de We ARe The World Maritime.
10- Il va quand même falloir que je pense à faire la vaisselle.
Entre Toi et Moi
Toi tu sais dire des choses pour occuper l'espace.
Moi, le silence est depuis très longtemps mon accolyte sournois.
Toi tu sais ne rien faire, immobile et serein. Tu respires longuement, et tu regardes loin.
Moi, j'agite la jambe, je halète, et je cours. Et je lâche ta main.
Ton idole n'existera jamais. Tu meurs sur notre oreiller, mâchant mes livres. Car tu n'as pas le courage de pousser les cris.
Je noie mon énergie; je ne sais plus donner, et je ne sais pas dire.
Le drame est dans mon aversion du dialogue, ma bêtise brutale, nuisible.
J'ignore la loi qui régit le mythe de la nana qui "communique". Cette image me trouble, et toi tu me hues...
Ton front reste serein malgé le soufre de mes incantations. Le mien a regardé le mur toute la nuit, mes yeux ne brillant d'aucun sort jeté, juste insomniaques.
Ecoute un peu par là. Viens voir. Pour une fois, oublie-moi un peu. Regarde-moi comme dans ton miroir.
Tu verras ma figure habiter dans ton cou.
Je sais, je sais je suis terrible parce que je veux t'aimer sans les bruits du dehors.
Nous me suffisons amplement.
Ecoute un peu par là. Sois sourd pour une fois quand je dirai je * *
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Eteins la lumière. J'ai trop vu mon côté sombre.
Vendredi ou Les Limbes de l'HistriAb6
Aujourd'hui, quand le réveil a sonné, je lui ai dit merde. Je suis comme ça, moi, tu vois. Faut pas me chauffer. Une sombre rebelle en moi refuse de se réveiller (hanhan).
Je me suis levée 5 minutes aprés. Autant dire que La Révolution Guevarresque c'est pas pour tout de suite. J'ai enfilé mon deshabillé en soie de hanoï qui laisse deviner mes courbes dont l'insolente beauté fera un jour le tour du monde mon haut de djogguingue en polaire et j'ai descendu dans la cuisine. J'ai bu trois cafés d'affilée en disant trois fois p'tin merde j'en ai marre p'tin. Parce que j'aime bien les effets reverb, au petit matin.
Le gnome a dit hurlé: "Je Peux Me Lever ?" et c'est comme ça que Mon Moitié (et la moitié du sud de la ville) se sont réveillés frais comme des gardons et avec les mêmes yeux à 6h35.
J'ai pris une douche et merde j'ai dit, p'tin j'en ai marre, quand j'ai réalisé qu'il n'y avait pas de serviette disponible, à part dans le placard, à 15 m de la salle de bains. J'ai demandé à mon gnome s'il pouvait faire quelque chose, attendu que quand même, moi, je lui ai donné la vie. Il a dit: "L'étagère, c'est trop haute et tu -dois -apprendre -à faire -les -choses -toute -seule -parce -que -je -serai-pas- toujours -là, maman."', parce qu'il aime bien les effets écho.
Mon Moitié m'a tendu une serviette (rêche p'tin merde j'en ai marre) par le fenestron et je lui ai mordu la main parce que c'est dégueulasse d'avoir froid à 7h05, trempée dans sa baignoire, non ?
J'ai mis ma crème anti-rides de Christian Dior, parce que vois-tu, la dernière fois que je suis allée chez l'esthéticienne, elle m'a glissée des échantillons de CAPTURE, et une crème de jour pour Peaux MATURES, cette chienne jeune ignorante. Sans déconner. Je me retourne, c'était hier que j'avais droit aux échantillons de parfums de pétasse et de lotions anti-comédons (cueillez, Cueuillez Les djeuns !).
J'ai mis mes habits sur moi et mon surmoi a grandement approuvé le troc vieux Levis contre jean brut classieux avec les poches arrière qui me font un gros cul.
J'ai habillé le gnome et on a failli en arriver aux mains, parce que c'est dégueulasse de me monter sur la tête pendant que je lui enfile ses chaussettes. Et de rire.
"Au revoir tout le monde...C'est toi qui vas chercher le gnome à l'école parce que moi ce soir j'ai réunioooooon" j'ai dit, partagée entre l'orgasme de l' amère de famille libérée des contraintes qui inhibent sa carrière et son ascencion sociale de mes deux, et la vieille culpabilité névrotique ancestrale de la mère juive qui se demande comment tout le monde va survivre sans elle. (ben, ON survit, hein. C'estTchernobyl dans la maison, mais ON survit)
Mon moitié a dit: "Je t'achète l'Echo si tu veux" sans doute pour se faire pardonner de ne jamais faire la vaisselle.
J'ai dit: "Ouaiiiiiiiiiiiis bye.." et j'ai embrassé passionnément...la joue de mon gnome. (P'tin je sais je sais...Edwige Antier va m'ériger une statue et Claude halmos me coller un procès.)
Mais je n'ai pas pu attendre et j'ai acheté l'Echo à midi. On a bien rigolé avec CopsreelleDeLaVraieVie en mangeant notre sandwich page 104 à 109 parce que "se sentir divisé comme une paire de fesses un jour de coloscopie", eh ben, on trouvait ça vraiment bon.
Après j'ai bu deux cafés et fumé deux clopes et j'ai dit "p'tin j'en ai marre chuis naze, faut que je prenne des amphets des vacances."
Le soir, y avait réunion et j'ai dessiné plein de profils et les sept nains version Métal, et j'ai dit en chaussant mes lunettes: " Oui, oui, mais avant même de prendre ce genre de décisions;il me semble souhaitable d'en informer le principal intéressé...Oui, même s'il n'a que 5 ans 1/2." Et tout le monde m'a trouvée complètement con brillante, un genre de Françoise Dolto en plus mince.
Dans la voiture, j'ai chanté :" KNOCK KNOCK KNOCK on your Heaven's Door..oh Yeah Y Yeah Y yeaaAAaah" et je suis rentrée.
Mon Moitié et mon gnome débattaient quant à la véracité de l'hypothèse selon laquelle les dinosaures auraient disparu suite à un changement climatique OU bien si ce serait pas parce que Oui Oui avait utilisé sa Gomme Magique, tout ça en sirotant du JUS D'ORANGE A 21 HEURES, NON MAIS OHWEU, CA EMPECHE DE DORMIR ET DEJA IL DEVRAIT DORMIR CET ENFANT REGARDEZ MOI CA Y A DES CHIPS JUSQUE DANS LES CHIOTTES ET J AI PASSE L ASPI PAS PLUS TARD QU HIER C ETAIT NICKEL ET VOUS RESPECTEZ RIEN 'TIN J'EN AI MARRE MERDE..
Et pour prouver à tout le monde que sans moi, la vie c'est nul et que c'est le chaos, j'ai balayé trois chips, et j'ai couché l'Infant d'Espagne en lui rappelant que selon l'adage "Tomorrow is another day", ce serait aussi bien que tomorrow démarre le plus tard possible demain, puisque je ne bosse pas...
Mon Moitié m'avait préparé des ravioli p'tin merde j'en ai marre. Et il m'a parlé de SES problèmes de boulot. PFfffffffffffffffff, SANS DECONNER, alors que j'ai un blog à nourrir et tout et tout. Les mecs, ça comprend pas.
Il m'a dit: "Je t'ai acheté l'Echo...C'est quelle page ?"
- Ouais ouais je l'ai déjà lu.
- ?
- mais c'est pas grave, parce qu'on en garde un pour nous et l'autre on l'envoie à Yaël
- ??
Mon Moitié il dit comme ça, que c'est bizarre quand même de penser à des gens qu'on n'a jamais vus et qui n'existent" pas vraiment. Genre l'objet n'existe que si je l'ai devant les yeux , tu vois le genre ? (pensée pré-anté- prehisto-opératoire - )
Alors moi je lui dis comme ça qu'y a des gens qui existent POUR DU VRAI et qui me font chier MAIS d'une force.
Il rigole, hein.
Mais il est bien couillonné.
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EDIT de Samedi: Faut cliquer sur ECHO, car l'intention n'est pas de critiquer la virtualité sentimentale, ni de remettre en question les rapports homme:femme/enfant en ce debut de 21 eme siecle décadent, ni l'identité du genre dinosaurique , mais BIEN de parler de ça







