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La vie n'a pas d'odeur

 Je n'ai pas beaucoup d'odorat. Si on me demande "qu'est ce que ça sent...?", je suis court. Mais si je suis surpris par une odeur, alors je fais immédiatement le rapprochement avec "la chose", mêmesi je ne l'ai jamais sentie.

Hier, j'ai pressenti l'orage, et j'ai laissé toutes les fenêtres fermées. Je suis allé voir ma mère. Comme d'habitude, elle avait envie de dormir. je suis allé dans la cuisine et j'ai dévoré tout ce qu'il y avait de sucré dans le réfrigérateur: yaourts, flans au caramel; et dans les placards: biscuits aux figues, tartelettes au citron, les THE brun avec leurs dentelles autour. Je suis retourné chez moi ensuite, et j'ai senti cette odeur; l'odeur de saucisse de Strasbourg froide qui stagne dans l'eau. Je ne mange jamais de saucisses de Strasbourg. Ce n'est pas casher. mais j'ai tout de suite reconnu l'odeur. Si on m'avait demandé "Qu'est ce que ça sent...?", j'aurais été  bien incapable de répondre. Mais qui pose ce genre de questions , hein ?

J'ai pensé que ça venait peut être des fleurs séchées. J'ai ouvert toutes les fenêtres et quand l'air s'est engouffré d'un coup dans mon appartement, que les portes ont toutes claqué, j'ai compris que j'étais tout seul.

Je me suis installé dans le salon, et j'ai branché la radio, espérant de vieux tubes des années soixante avec des guitares qui pleurent et des voix brisées. L'odeur de saucisse avait complétement disparu. Il n'y avait que du rap à la radio. le téléphone a sonné. Comme d'habitude, j'ai eu envie de tout casser. C'était ma mère.

- Je viens juste de me réveiller. Pourquoi es-tu parti si vite ?

- J'avais des trucs à faire. Tu dormais...

- Tu as mangé quelque chose ? Il y a des biscuits...

- Non, pas faim.

-...

- Il va y avoir un sacré orage cette nuit...

- Oui, j'ai vu un rat sur le parking tout à l'heure.

J'ai continué à m'emmerder. j'ai mis la télé en même temps que la radio. J'avais besoin de bruit autour de moi. J'ai mangé une purée avec une quantité impressionante de parmesan. J'ai dessiné des histoires de femmes à poil sur des feuilles très épaisses, blanches avec des reflets mauves.

Là, l'orage a commencé à gronder, à éclater, puis à rugir. Toutes les voitures ont commencé à klaxonner sur la voie rapide. celles qui étaient garées, touchées par la foudre (,) ont déclenché leur système d'alarme. C'était un genre d'apocalypse mad maxienne. Et il s'est mis à pleuvoir. Un bruit incroyable. les klaxons, les alarmes, le bruit sourd de la pluie sur les carrosseries...

J'étais presque endormi, quand le téléphone a sonné encore. Bruno. Il voulait connaître mes sentiments sur des événements qui lui étaient arrivés dernièrement. Il a fini par raccrocher, sans doute parce que je n'avais rien à dire. Bruno fait partie de ces gens qui parlent sans arrêt de leur vie relationnelle, et même de la  mienne. Ce qui, pour le dernier point est fort, quand même. il dit que la cause de mes "problèmes relationnels", c'est que j'ai l'air de quelqu'un de passionné, de spontané alors qu'au fond, quand on me connait bien, tout  m'emmerde et que je suis blasé. "Rien ne te surprend."dit-il. Je lui réponds qu'en effet, je n'ai jamais envie de voir personne. Mais qu'au fond,je m'attends à tout. Ce qui n'a rien à voir. Mais pas tellement. Bruno dit que je me crois supérieur, comme tous les gens qui ont l'air de manquer de confiance en eux. Moi je pense que Bruno devrait cesser d'essayer de me psychanalyser.

Je crois qu'en fait, j'ai tout simplement un mal de chien à trouver des filles. Je ne parle pas seulement de baiser, mais ça compte. Je ne parle pas non plus d'amour, de communion: je n'en vois pas vraiment l'utilité. Mais de temps en temps, c'est agréable de jouer aux cartes, ou de rien faire avec une fille qui accepte de se montrer nue, et qui vous trouve beau.

Ceux qui me connaissent et avec qui je peux parler plus de 15 minutes me disent triste et angoissé. Pas du tout. Enfin, je veus dire pas toujours. je pense qu'au fond, nous sommes tous profondément seuls. Absolument. Ce n'est pas un drame. Prenons Florent qui vivait avec Hélène;  ils s'"aimaient". Tout le temps ensemble. et puis Florent (ou Hélène) commence à se dégoûter, vraiment. Avec des nausées, comme après une cuite si on sent une odeur qu'on ne supporte pas. Il (ou elle) ne supporte plus l'autre.  Elle (ou il) le (ou la) répugne. Il souffre vraiment.  C'est une erreur de croire viscéral le besoin d'être deux. Comme ce besoin d'évoluer, d'avoir des buts. On a tous un tempo intérieur et personnel. Mieux vaut ne pas aller plus vite que la musique.

J'ai écouté l'orage une bonne partie de la nuit. Le téléphone a encore sonné. Jne voulais pas répondre. A ce moment-là, rien ni personne n'aurait pu me distraire. J'ai finalement décroché en faisant semblant d'avoir été réveillé. C'était une voix de fillle et c'était sans doute la seule chose à laquelle je ne m'attendais pas.

- Allo ?

- Oui...allo...

- Oh excusez-moi, je me suis trompée de numéro.

Note SPM

Je n'écrirai même pas à l'envers pour dire     ça, et ma nostalgie de l'avenir pourtant aussi idiot et vain que mon présent,

ces espérances desespérées puisque rien ne va plus, et que ça ne va pas loin,

Et quand je regarde ma vie comme si j'allais mourir, je me sens comme si je n'étais pas encore née,

encore utérine, à l'abri, dans l'attente,

un vrai petit foetus incomplet, anxieux, et pantouflard.

Aucune création si ce n'est les déchets organiques, et puis  ses notes anémiques pleines de rires mais de pourquoi ?, absolument égocentriques.

Et je rêve encore d'un semblable avec qui parler.

 

 

Ah oui, c'est dimanche, hein...

A la relecture, vraiment,  je trouve que ça me fait un drôle d'effet, le SPM. Mais c'est pô mal, je vais le proposer à  Florent Pagny

 

Qui a cliqué sur le truc orange  hein ? Qui a cliqué ? Allez soyez honnêtes ...! aaaaah je ne  m'en lasse pas.

NOUVELLE CATEGORIE

Ah j'ai vu qu'il y avait une catégorie SPORT,et comme chacun le sait je suis une grande sportive...

Une note SPORTIVE donc:

J'aime la guitare acoustique, la guitare saturée, les ours, le coton, la vitesse, la nuit, le café noir sans sucre s'il vous plaît, les mots dont a l'impression d'être propriétaires, qui ne vont qu'à moi,  les peaux qui sentent l'amande, le coton, l'océan (la Méditerranée me fait chier), les noires blessures de l'âme, où l'on découvre des cicatrices d'enfance, les îles sauvages (et fières...ça le fait), le fromage, la lavande, les sourires, l'humour noir, l'humour blanc, l'humour jaune,  la tête d'un gamin qui va commencer à pleurer, avec la grande respiration, là., le froid, les bateaux, les livres,..

Je n'aime pas les poivrons farcis, le cacao amer, les cris et l'ignorance, certains synthétiseurs, les ongles rongés, le rire d'un militaire devant une prostituée.

 

Je déchire et je recommence....

Une autre histoire , sans doute...

le temps est un adversaire très sérieux, très grave, très con. Nous luttons contre un adversaire qui nous noie. Il ne sourit même pas de ses victoires.

Je déchire et je recommence...

Croyant à ma nouvelle enfance, sûre de mes émotions rutilantes,. Vieillards, il faut brûler ses lambeaux avec des rires de collégiens!

J'aime le silence.

 

Je déchire et tu  recommences..?

 

 

 

Tout ça pour dire que quand même, c'est du sport des fois, le blog.

 

 

Singing in my memory.

- Je suis assez fascinée par la qualité de la musique qui passe parfois dans Bob l'éponge. On dirait du Kiss. Oui, je regarde Bob l'éponge. (voir note précédente pour comprendre)

- J'aimerais vraiment que quelqu'un se rappelle comme moi de ce dessin animé qui passait quelquefois à la télé, avec une grenouille qui chantait (c'était qui, Dio ? R. Plant ?)  Ma mère pensait que j'étais folle parce que paraît-il, je hurlais de joie..."Love is all, love is aaaalll..."

- Hier, j'ai réalisé que j'avais perdu beaucoup de cassettes et de CD. J'ai envie de mourir. Il y avait LE PREMIER QUEEN dedans !

- Personne n'a remarqué que mon blog s'appelle Désordonnée mais que j'ai une catégorie ménage. Quand même.

- Je pensais faire montre d'une originalité démoniaque en me faisant appeler ab6 (oui, dites,au fait,  ce n'est pas mon vrai prénom. On se connait un peu maintenant, je me lâche...)

Et depuis deux drames:

* Arsouille un jour me dit: "dis Abcisse y a pas une faute ? là..." Et moi j'ai cherché cinq minutes comment j'allais pouvoir pirouetter, genre c'est une tactique, un piège, cela a un sens caché que seuls les Grands peuvent comprendre. Mais non, je suis tellement nulle en maths (et en orthographe, CQFD, que Abscisse je ne savais pas que ça s'écrivait avec un esse.

* deuxième drame et pas des moindres: j'ai croisé une ou un So6 dans un commentaire.

Ainsi donc, unique tu te croyais !

mais par la fin ,comme tu t'es plantée !

Je dois avouer que ce n'est pas la première fois que ça m'arrive.

- T'en souvient -il ?

 - oui oui,  très bien. L'hypermnésie est mon péché.

 - L'ère où tu tissais tes rêves ...

J'avais aux ethyliques temps de la fac de Lettres une bande d'amis gratteux. On chantait. Enfin, eux ils grattaient, et moi et quelques un(e)s on chantait. I 'm a spy in the house of love...(là, la guitare)

P...de B...de M....de P...V...je ne saurai jamais mettre de musique sur mon bloglb.

Et il y avait aussi les Ramones, Les Pink floyd, Led Zep ,Bowie...Indochine (private Joke...nan je déconne). Eh bien, quand on était tous ensemble, je le dis sans fausse modestie, enfin je le dis sans me vanter, je le dis comme ça me vient, je le dis quoi, merde: ça arrachait... Y avait même des mecs qui tombaient amoureux de moi !!! Le prestige du micro ? le prestige de mes GoWest ? Le prestige d'une femme nue qui chante...? (je mens là).  C'était bien.

Et arrivait le temps des concerts. Alors là, on se calme tout de suite. Je n'ai pas fait Bercy, ni même les pubs en vue, juste des concerts de fac merdiques, où les gens venaient se bourrer la gueule en pogottant. J'avais tellement peur que je me sentais partir. Et d'ailleurs souvent je partais.

Alors, les K2R, les  Monkeys, les Foolgame, les Fantastic (j'ai fait partie de groupes illustres) ils me disaient: "ben c'est pas grave, tu fais les choeurs, tu les fais bien..."

ou "ben, Isa elle le fait celui-là..." (Je ne m'appelle pas Isa.)

Ca me tordait les entrailles d'entendre ça. Ca me faisait un mal...

Et c'était pas qu'Isa, c'était  une bonne chanteuse. Encore plus de mecs tombaient amoureux d'elle. (Car elle chantait presque nue.) mais je savais que c'était pas comme ça qu'il fallait le chanter

 I care for no one else but you

 what can I do.

Car voyez-vous, après Can, faut s'arrêter. Mais continuer de chanter quand même. Le I il faut le  chuchoter, en gueulant doucement, et reprendre le do, comme si de rien n'était. Mais y a que Bowie ( ET MOI, mais seule) qui savons le faire.

Oui, l'emmerdant,  c'est les autres.  The Sartre's Marvellous Band a dit un truc dans ce goût-là. Aussi.

 

Et c'est pas pour rien que je suis bloggueuse.

Voila, allez écouter quelqu'un qui aime la musique, et  ça s'entend.

Avant...

Avant toi, je dormais jusqu'à 1o heures

Je voyageais partout: j'ai connu les bus pourris de Colombie, les hôtels minables de la banlieue de Londres, les tapas délicats de San Sébastien.

Et je me croyais libre.

Avant toi, je faisais l'amour et la musique (presque) toutes les nuits, et dans tous les  coins, rien n'était programmé.

Et je me croyais libérée.

Avant toi, ma santé ne me préoccupait pas. Vivre ou mourir, quelle importance ? Personne ne comptait sur moi.

Et je me croyais invulnérable.

Oui mais avant toi,  j'avais peur de tout.

Avant toi, si quelqu'un me disait que...je disais trop souvent  amen.

Avant toi, je ne comprenais même pas le sens de l'expression donner sa vie pour...

Avant toi je ne comprenais pas qu'on puisse trembler en voyant quelqu'un avoir froid,

qu'on puisse se réveiller en entendant une respiration un peu moins régulière,

qu'on puisse  sourire niaisement des heures durant devant des photos,

qu'on puisse rire d'un mot bête répété dix fois,

qu'on puisse se  donner la main et se sentir tellement tellement fière,

Avant toi, je pensais que j'étais égoïste, obsédée, incapable, solitaire, méprisante et méprisable.

Avant toi, je ne jouais à rien, et je ricanais quand mes potes me proposaient une belote.

... Alors même si

Avant toi, je ne  m'étais jamais abonnée à télétoon,  même si avant toi, j'allais au cinéma, et je lisais des livres d'une traite même de 500 pages, sans que rien ne puisse me faire sortir de chez moi,  même si je pouvais rouler des heures en voiture seule pour éviter de trop penser, 

je suis contente que tu sois là.

Parce que tu comptes sur moi. Ta tête contre mon coeur..."Un Deux Trois quatre ...vingt-six, vingt-sept, vingt-huit, vingt-neuf, vingt-dix !!!"

Je suis contente que tu sois là, mon fils.

Parce que Tu m'as réconciliée avec l'humanité.

 

 

J'ai failli écrire:  "Je suis contente que tu sois là, mon blog...."(parce que j'ai beaucoup d'humour.)

mais j'ai  plus d'amour pour le gnome qui me CASSE les pieds depuis ce matin....!

Relevage de défi numéro 2 mais APRES J'ARRETE !

Alors voilà, Alméria, qui a un blog vraiment bien et une personnalité des plus attachantes a bien voulu répondre à mon défi (voir notes précédentes, cela commence a devenir un genre de saga...)mais à la condition sine qua none que j'en relève un autre. Je ne vais même pas dire ce que c'est parce que peut-être vous ne comprendrez pas, et ce sera tant mieux. Au début j'ai dit Non à Alméria, et puis après je dois dire que j'ai pas beaucoup changé depuis mes 4ans 1/2, quand on me disait "Même pas cap" , eh bien il fallait que je fasse ma Cagole, et que je montre que oui. Que cap', même.

Mais d'ores et déjà, sachez que cette histoire ne concernant pas que moi, je suis obligée de biaiser.(ah oui. Moi, je biaise)

 Ses cuisses servaient de paravent, me protégeaient du froid. Ma tête logée contre son ventre (à quelle enseigne !) j' entendais l'écho de son rire, comprenais enfin d'où il naissait.

L'eau noire immobile reflétait la façade de l'Hôtel du Nord. Ma tête était minuscule dans sa main; il parlait de l'âge du bois, de ses odeurs, et moi, à la fois bercée et ivre, je me répétais des mots que j'avais toujours trouvés très cons, mais là je me les roulais sous la langue : "Mon amant mon amant mon amant..."  

Etendus et soudés longtemps longtemps, j'avais tout ouvert pour cet homme (p'tin  Alméria je te hais) Il ne saura jamais à quel point. J'ai pu pendant ces minutes éternelles comprendre enfin tout ce qui manquait, avant. Une vérité tellement vieille, tellement seulement humaine, que j'en ai pleuré. Banales larmes de plaisir, peut être. J'aime à croire que c'était beaucoup plus que cela.

 

C'était nos rendez vous à Paris ! Le pavé où nos pas résonnent et nos pieds se tordent, nos pique nique (ça va !...) improvisés sur les draps, l'eau qui coule aux commissures de tes lèvres, ton couteau planté dans le pain (arh j'ai honte)...notre intimité bavarde. Et le reste.

 

Ben voilà. En fait il était con comme un train: j'ai découvert un jour un carnet où il notait le nom et l'âge de ses conquêtes. J'étais dedans. Ab6 , 26 ans.(c'est tard pour être révélée ?) Et juste derrière moi, plein d'autres noms. Je découvrais le sympathique binôme de sa  connerie et de ses mensonges.  Le même jour.

Il était bête et il me trompait.

Mais n'empêche que c'est avec lui que.

 

 

Bon , là je demande une grâce. Je voudrais bien continuer à blogguer sur mes voisins, ma vie de phobique sociale, et mes poèmes j'me la pète.

Je ne relève plus aucun défi. Et comme je ne suis pas une mécréante, celui-là je ne le refile à personne.

 

Relevage de défi

Pour comprendre, cliquer sur la note en dessous.

 

C'était donc ça !

En mon for intérieur (notez comme c'est tendancieux, quand même), malgré mes tentatives désespérées de naturalisation, j'avais rêvé l'acte, et ce ne fut que martellement, cadence infernale.

J'avais rêvé abandon, et ce ne fut que perquisition, assez longue toutefois, à sa grande fierté.

J'avais rêvé chairs emmêlées dans une nuit d'insomnie partagée, et je n'eus droit qu'à une banale inspection, qui me prouva que j'étais solvable, bêtement.

Je ne m'empêche plus de sourire quand je me rappelle que, naïve, mais sans le savoir insolente, j'attendais que ça commence vraiment. Il a ri, je crois, un peu gêné quand mes mains ont osé demander ce qu'il croyait avoir si bien donné.

J'aurais dû être éperdue de reconnaissance, clivée à ses si larges épaules...Mais j'étais perplexe, mâchouillant ma frustration, me doutant bien que je n'avais fait que lanterner  dans les bras d'un bellâtre ...(avec le recul, je pense que j'aurais pu bien plus mal tomber)

Puriste, j'aurais aimé que ma première fois fût apocalyptique,(les yeux plus gros que le ventre, je vous dis...) qu'elle m'apprenne un nouveau langage. Mais mon corps resta encore un peu longtemps un idiome au maigre vocabulaire, et j'ai attendu encore un peu longtemps qu'on me révèle...

News dernières:

- Preum's à avoir posté, allez y c'est marrant: Tippie  

- Jove, de Bruxelles

- Cécile...et sa belle pirouette (note du 20/11)

- Ars.  avec  une illustration d'une poèsie surranée.

- STV, qui m'a mis la larme à l'oeil. (note Pemière fois, mais ceux qui ne connaissent pas, peuvent lire les autres...)

- Miss Sierra, en avant la musique !

- melle Moi

- Alméria, surprenant (tout son blog est un vrai délire d'humour noir, de desesperance, de narcissisme auto-derisoire (oui c'est possible !)

- Yael'Z...aux USA

- Martin Lothar (le lien dans les commentaires.Excusez je ferai plus tard) onomatopesque

- Doun' (idem pour le lien) Il m'a COMPLETEMENT bluffée. mais je ne suis peut être pas objective.  Ce ferils me fait hurler de rire même quand il dit : "salut." Mais quand même je crois que oui, je suis objective, parce que quand même....Eh voilà, je ponds une nouvelle note sans m'en rendre compte. Je m'auto-floode, c'est plus fort que moi.

- Mélie

- Spdp

Derniere minute- le 22/11: Y en a encore plein qui ont relevé le défi. Voir liens dans les derniers commentaires Laouenanig - tres joli, belle écriture. et deux dames que je ne connais pas, mais que j'irai lire plus tard parce que là je peux pas !!!

Le Défi

Arsouille m'a dit : "Vas-y-  fais une chaîne toi aussi si t'es une femme"

Eh ben je la fais. Parce que non seulement je suis une femme mais en plus, je m'emmerde, là, ce soir. 

Moi aussi je m'y colle. Dès demain. Ou même tout à l'heure, si j'insomnise. Biscotte je ne crains ni la foudre de Dieu (cf photo d'en haut à gauche.) ni le ridicule. Qui m'a déjà tuée maintes fois, mais je lui ai rendu la pareille, parce que oeil pour oeil dent pour dent et que si ce n'est pas toi c'est donc ton frère.

Racontez si tu l'oses votre première fois charnelle,

et pas dans les commentaires, hein.

 Sur ton blog, en verdana 21 (avec des photos si c'est disponible) - mais dans les commentaires, tu dois mettre que tu as (ré)pondu.

Je passe le relais à TOUT LE MONDE, parce qu'il n'y a pas de chouchous ici. Mais quand même j'adorerais lire YaëlZ, parce que je sais qu'elle adore les chaïnes, Arsouille, hanhanhan, STV parce que je suis curieuse de lire les dialogues du haut et du bas,  Cohen le Barbare, parce que. Doun' parce que les rapports sexuels d'un loup, je pense que ça peut être édifiant. et TOUS les gens écrits à droite dans mes aLIENements. Et même les autres. Tu peux tout inventer, je m'en fous. Je lis tout.

Si la pudeur, la décence, la morale te  provoquent comme un empêchement, tu peux aussi me raconter tes vacances.  (mais rappelle-toi, Barbara, que des fois c'est plus indécent de raconter ses colères et ses peines que son lit-     son lit, c'est quand même vachement banal.)

Dust in the Wind

Le temps est à l'orage, lourd comme un secret qu'on meurt d'envie de dire.

 

J'aime bien l'horizon perdu devant chez moi, cette pluie académique, cette brume un peu britannique.

J'ai un compte à régler avec le Sud, je trouve les gens lents, tout le temps. Mon moitié dit que je suis une précipitée, moi je dis que je suis une rapide. Un jour, je lui ferai la peau...

à la Méditerranée.

Je rêve souvent de falaises bretonnes, du vent qui rend les bras gourds,  de  l'écume qui a creusé des nids d'oiseaux, de la Bretagne, quoi.

Parfois les yeux plus gros que le ventre, je rêve d'un désert où je crois que mes ancêtres sont nés. C'est couleur paille et des rafales viennent faire des échos entre les dunes.  Je marche touareg. je me la pète Shéérazade, quoi.

Je me réveille, du sable entre les doigts.

Là, si on remarque bien, j'écris un truc plus profond que la gorge de Frida45.

Un truc avec une envolée lyrique, là. A gauche.

Mais des fois, ça me vient, une sorte de vélléité , de BorisVianisme,  de tout a été dit 1OO fois et bien mieux que par moi, mais si j'écris encore, c'est que ça m'amuse, c'est que ça m'amuse, et je vous chie au nez.

N'empêche que je sais ce que vaut un mot.

j'ai compté tous les mots que j'ai dit. Ils étaient plus nombreux que ceux que j'aurais aimé dire.

Je sais ce que vaut un mot.

Pas grand-chose.

Je sais ce que vaut un pas. J'ai compté tous les pas que j'ai faits. Ils étaient moins nombreux que ceux que je n'ai pas osé faire.

Je sais ce que vaut un pas.

Cher.

Christine II

 

Depuis qu'il avait sa Buick, Angelo se prenait pour un américain.

Cette voiture était toute cabossée, et plus personne n'aurait pu dire de quelle couleur elle avait été. Elle démarrait une fois sur douze. Mais Angelo l'adorait. Il passait la moitié de sa vie à la pousser, mais il l'adorait.

Angelo avait changé de style depuis qu'il possédait la Buick. Il avait laissé pousser ses cheveux. Il ressemblait à un acteur, beau et insignifiant. Il avait travaillé dur pour se payer cette voiture; chez un boulanger, tout l'été, en plus de tout le boulot que son père l'obligeait à faire au magasin. Angelo était vraiment crevé, et au mois de septembre, tout le monde avait remarqué combien il avait maigri. Il avait toujours été rondouillard avant. Avec ses cheveux longs et ses cuisses maigres, il commençait à plaire aux filles. Lui, il pensait que c'était la Buick et il souriait, au volant,  quand une fille agitait la main en le reconnaissant.

Sa voiture l'obsédait vraiment. Pourtant il n'y avait rien à faire pour elle. Même son père se foutait de sa gueule quand il perdait son temps à la bricoler, comme il disait en rigolant. Pourtant, le père d'Angelo, c'était pas du genre à rigoler. Sauf ivre. Angelo avait reçu quelques raclées mémorables, à cause de ses notes au collège, des cadavres de pétard découverts dans le cellier, et des fois comme ça, juste pour ne pas perdre la main. Angelo avait une jolie cicatrice blanche sur la tempe, et il n'en parlait jamais.

Comme Angelo parlait tout le temps de sa Buick, on  a commencé à se foutre de lui, aussi, mais pas méchamment. On n'avait pas fait d'études, ni même beaucoup lu, mais tous sans exception on connaissait Stephen  King par coeur. (Ce mec, il se rappelle tellement bien de son enfance  que ses bouquins devraient être lus par tous les parents du monde.) Alors on a baptisé la Buick Christine, pour  se marrer.

Quand on se retrouvait le soir, à l'Aviron, après le boulot, et qu'on entendait Angelo arriver (Christine faisait un boucan d'enfer), on commençait à partir dans notre délire King. On avait déjà pas mal bu, et Angelo na jamais été du genre susceptible.

- Alors, combien de meurtres, cette semaine , Christine ?

- Fais gaffe Angelo, cette bagnole te perdra !

Angelo se prenait au jeu et jouait les désaxés. Ca lui allait très bien avec ses cheveux longs, et ses cuisses maigres, et quand il était fin saoûl, il disait qu'il allait repeindre la Buick en rouge, et que comme ça,  il épouserait Yaël. Et mêmeYaël rigolait. C'était la plus jolie et la plus sexy des filles qu'on ait jamais vu par ici. C'est vrai qu'on avait pas vu grand chose, mais c'était le genre de fille avec tout ce qu'il faut là où il faut. Le genre un peu voyant, d'accord, mais c'était à cause du rouge à lèvres. Sinon, elle était simple, franche et elle n'avait rien de bêcheur. Tout le monde l'aimait bien, même si elle avait dit non à tout le monde. Même à Basile. Elle servait à l'Aviron, et Angelo, comme tout le monde en pinçait pour elle. Peut-être un peu plus que tout le monde.

Chaque fois qu'il était saoûl, il finissait par parler de peinture rouge, de Yaël, et on rigolait.

Il n'eut pas besoin de peindre quoique ce soit.

 

Je bossais au garage un vendredi après-midi (ouais- dans cette note, je suis un mec, hein...C'est mon bloglb et je fais ce que je veux) et je l'ai entendu se radiner. J'étais sous une voiture - celle de Basile- mais le bruit de tonnerre de Christine couvrait tous les autres bruits. J'ai pensé qu'Angelo venait me voir pour que je lui fournisse quelques pièces. C'était impossible. On n'avait jamais eu de pièces de Buick et on n'en aurait jamais. Alors, Angelo montait des pièces de n'importe quoi sur cette pauvre bagnole. Ce vendredi-là, Angelo a garé sa buick et je l'ai vu s'avancer vers moi. Il avait un petit regard en coin qui lui donnait un air encore plus beau que d'habitude, pas ce regard grand-ouvert comme d'habitude qui lui donnait l'air un peu stupide. Et qui énervait tellement son père. On aurait dit un acteur toujours, mais en passe de devenir une star. j'ai roulé de dessous la voiture de Basile pour voir si cette impression ne venait pas du fait que je le voyais à l'envers. Eh bien , non.

- Qu'est ce que tu veux ?

- Ben rien, je voulais juste te dire un truc.

Il s'est appuyé contre une bagnole désossée, sourire aux lèvres, la main dans la poche arrière du 501. Un peu Brando, un peu James Dean.  Il commençait à m'énerver.

- Je me suis mis avec Yaël.

Je n'ai rien dit et j'ai attendu qu'il raconte, comment c'était elle qui lui était tombé dessus. Comment ils avaient fait ça dans la Buick. Qu'elle avait dit: "je t'aime." à la fin. Et tout ce laïus comme quoi ça durerait toujours, et je m'efforçais d'éteindre ce douloureux pincement de jalousie. Angelo lui-même n'en revenait pas. Il voulait savoir ce que j'en pensais, mais je n'arrivais pas à penser.

Angelo a regardé la Buick et il a dit: "Tu te rends compte...? On délirait ...et.....sacrée Christine !"

J'ai réalisé que je ne riais même pas. J'avais envie de lui casser la gueule. Il avait une sacrée allure...et Yaël. Merde. J'ai juste dit que j'en vais rien à foutre, et que j'avais du boulot. Comment une fille qui avait dit non à tout le monde, même à Basile, avait pu dire "je t'aime" à Angelo et couché avec lui sur le siège dégueulasse d'une Buick ?

A ce moment-là, Yaël est entrée dans le garage. Tout le monde s'est arrêté de travailler.

Même le boss est sorti de sa case en verre pour admirer le tableau. Elle marchait au milieu du cambouis et des pneus crevés, et on se serait vraiment cru dans un film. Un des apprentis a allumé la radio et le son est sorti d'un coup, fantastique et puissant comme un cougar. C'était Christine Sixteen des Kiss. Mais sur le moment, je n'ai pas fait le rapprochement. Yaël a embrassé Angelo sur la bouche, et ils sont repartis tous les deux en se tenant la main, dans la musique.

Ce soir-là à l'Aviron, ils ne sont pas venus. On n'a pas beaucoup parlé. On attendait le bruit de Christine, je crois. On aurait bien aimé, même si c'est dégueulasse, qu'il arrive et qu'il dise que Yaël s'était foutu de lui. Surtout Basile.

Bien sûr, il n'y a pas eu de vagues de meurtres, mais le père d'Angelo est parti en cure de désintoxication. La Buick n'a jamais été repeinte, aussi...

Angelo n'en parlait presque plus jamais de la Buick: il prenait de plus en plus souvent l'autobus. Christine démarrait de moins en moins. Yaël et lui se sont installés dans un trois pièces cuisine. Il ne picolait plus. Ils mettaient du fric à gauche pour monter sur Paris. Il était fier comme un américain, et ils avaient l'air heureux tous les deux.

Un jour, quelques semaines avant qu'il ne s'installe à Paris et que je ne le revoie jamais plus. Il a parlé de vendre sa Buick. Il voulait une voiture neuve, une japonaise, je crois. Tout le monde a rigolé quand il a dit ça, qu'il voulait vendre Christine. Pas moi.

Il m'a regardé et il a regardé Jove. C'est la nouvelle serveuse de l'Aviro. Brune, un peu philippine, avec ce qu'il faut où il faut. La plus belle fille qu'on ait jamais vu par ici - après Yaël-. Elle avait dit non à tout le monde, même à Basile. Tout le monde en pinçait pour elle.  Peut-être, moi, un peu plus que les autres.

Je me suis laissé pousser les cheveux.

Et j'ai acheté Christine. Un prix exhorbitant.

 

Toute ressemblance avec des personnes blogguesques existantes, c'est purement pour rigoler, et toute ressemblance avec un roman de S. King,  c'est fait exprés ! et c'est STV qui m'a donné l'idée.

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