22 mai 2009

lover I don't have to love

Il m'a dit : tu vois je roulais et je me suis demandé comme ça si tu étais un bonbon, quel bonbon serais-tu ?
Je me suis dit: le voilà renommant le réèl, je me suis dit dit : ça y est, il est poète, je me suis dit:  ça y est , on est foutu,
mais j'ai rien dit, j'ai juste relevé la tête pour montrer que j'écoutais. Je m'efforce de ne plus écouter ce tu offensif qui sape absolument tout ce que je peux ressentir et me le fait voir sous l'angle de la niaiserie la plus sucrée et moi j'ai un mal fou avec le sucre. Le sucre, ça rend gras , ça rend faible, ça rend mou, ça te vole ta vigilance mentale, ça te donne la foi, et la foi, ça craint.

Il a dit "j'ai pensé que tu serais un chocolat, un peu caramel au coeur de citron. "
....

Outre le fait que je pense que ce serait parfaitement dégueulasse , (je suis pas trop nouvelle cuisine moi, et a fortiori encore moins nouvelle pâtisserie, je peux manger du chocolat, du caramel, de la tarte au citron; et en belle quantité, pas de problèmes, mais pas mélangées, plutôt crever. Je suis basique, univoque, unigoût, uni lingus) j'ai quand même cherché à comprendre, évidemment. Je suis une silencieuse escroc moi, je parle pratiquement jamais mais qu'est-ce que j'en pense pas moins !
J'ai fait "Ho ..." et aussi "ha bon." (parce que j'ai de la conversation) mais dans ma tête je construisais une thèse. Alors au delà de ce que la métaphore inspire : l'aspect mat de ma carnation (chocolat caramel; c'est plus beau que "bronzé"), il y a l'agrume. ET donc, comme je parle le Lacan dans le sexe, tu en as dans le citron...oui... C'est beau. merci, roulage de pelles et plus si affinités, ...mais je suis allée plus loin. (Tu surmoïque très méchant offensif déclenché) et donc : chocolat caramel = T'es cool et bonne de loin, en surface, mais dedans, t'es qu'un citron. Citron--> amer, acide, fiel, aigre,  vieille connasse.

Bref, il commence à me haïr.

Sinon, j'ai lu un article de D. Sibony qui dit que le peuple juif n'existe pas, j'ai écouté des nouveaux trucs, mais je reviens toujours aux anciens, je crois que je sombre dans la nostalgie musicale: le début de la vieillesse, c'est de vouloir être fidèle à sa jeunesse . Et j'ai dessiné un château-fort. Ha oui,...  et j'ai mangé des poivrons ( honte & anathème on me !)

(...)