17 mai 2009
et....
Ce n'est plus qu'une question de jours, mon grand âge. Hier c'était bien, une évidence. Sur un vieux cours où mes vingt ans ont fait les 400 coups, et des filles. Des rires, des silences, et c'est tout. Des petites mains qui s'agrippent aux vôtres, et une petite fille qui vous coiffe comme une princesse, pouffe, radieuse et intimidée, un petit bonhomme qui vous regarde de côté, testant déjà son charme (ravageur). Et aujourd'hui c'est dimanche et j'ai du mal à supporter les nervosités qui ne sont pas les miennes. Je joue de la guitare, je tiens tous les accords de letter to hermione, l'enchaînement n'a rien de poussif, tout coule de source, (je m'aime), mais ma main droite est définitivement d'obédience nazie. J'ai reçu une musique compatible à l'indie rock pour élever les enfants. Je la garde précieusement , à distiller lentement. J'ai reçu des messages de très loin pour me dire du très bon. J'ai comme changé de perspective, toujours assise sur mon bord de monde, mais les muscles moins tendus, une sorte d'abandon dans la chair comme les gens qui ont été beaucoup aimés, tu sais, la tendresse de leur peau. Je reconnais leur odeur et leur inclinaison de buste, toujours. Je reconnais cette douceur quand je palpe mes avant -bras et je suis stupéfaite. Je suis au bord d'être heureuse et c'est aussi bien, et aussi effrayant que je l'avais imaginé.
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