20 janvier 2009
retour de l'automatique
Autoportrait :
J'essaie d'être à la hauteur d'un éclair. Je ne suis qu'un angle de fille, en peur. J'aime le salé d'un corps à la langue.La moiteur me fait des poings au coeur. J'écris souvent les mots Equinoxe, Equateur. Je confonds l'égal et le double. Je déteste ne compter que sur moi. Mais je ne compte sur personne. Je n'ai plus soif d'un abordage. Les gens qui cultivent un mystère et le regardent pousser me font détester leur jardin. Je n'ai plus que l'écho d'un sourire. (Ca ne fait pas grand bruit.) Je n'ai plus qu'un élan vers le néant. (sot de l'ange) L'haleine perdue. La faute éruptive. L' odeur se métamorphose: je ne veux plus sentir rien. Un corps de pierre je me ferai, (je commencerai par le coeur) Toutes mes impasses ont le goût de charnière. La terreur me fait souvent du métal
dans ta voix.
Langue parlée:
"Je t'aime" c'est pour dire qu'on a faim. Les yeux plus gros que le ventre. C'est toujours une question. "J'ai réussi" c'est le synonyme désenchanté de "j'ai terminé." Ca ressemble à un amen désolé. Un triomphe de lilliputien. "Tu me brises le coeur"ne signifie rien d'autre, souvent, que: "Tu me casses les couilles".
Je voulais tellement que tu me regardes.
(Je baissais les yeux trop souvent, je me sentais épiée)
Je voulais écrire des livres.
(Tu aimais tant les lire)
Je dessine. (Tu m'as offert papiers & fusains)
J'ai refusé tous les rendez-vous (pour partager ta solitude)
Je cherchais ton regard, ton métier, ta détresse dans tous les yeux qui me regardaient. (Je plisse les yeux, myope absolument)
Conclusion:
Nietzsche: La vie sans musique est tout simplement une fatigue, une erreur, un exil.
Sigmund Freud:- Pareil. (mais en mieux)
Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : j'ai faim

