01 mai 2009

Worst Case Scenario

Après l'herbe, la julienne de légumes du développement durable. J'écris l'aléatoire dans mon magasin d'écriture. Où est donc la joie du rohypnol après la cocaïne ? Hein ? La pluie crachotte comme un vieux spray antiseptique. Je ne sais pas quel substantif coller à ce qui me ronge. Il n'y aura pas de suite à notre usage percutané. Des volutes bleues s'échappent des négations. Application périmée. A toi la nouveauté. Après toi, le déluge. La bêtise brille comme un merdique zirconia. Les diamants sont mortels, connard.

Itération du groupe nominal (ad libidum)Itération du groupe nominal (ad libidum)Itération du groupe nominal

Ho ça devrait passer, cet élan-là, comme les autres devenir un dégoût, et couvrir ta bouche avec ma main, ou plus. Pour t'empêcher le cri, pour retenir la gerbe. Je voudrais une étreinte sous cocaïne, là. Avec la dispute , classique, avant, et le manque de sommeil obligatoire, après. Nous assommer au rohypnol. Chuter. Les sommeils qui ressemblent à l'oubli de la mort et bla et bla...

Il y avait cette musique pourrie dans le restaurant, et le serveur gêné, un peu de cette daube. Je sais pas ce qu'ils nous ont mis, là. Il a dit. Il avait envie de nous montrer qu'il la connaissait la musique, que c'était un accident, son service dans ce restaurant, sa présence ici. Genre mais qu'est ce que je fous là, moi ? Je suis un surfeur californien, where is my surf ? Where is la vague ? Je trouvais ça flatteur qu'un gamin ait envie de nous impressionner, parce que je nous trouvais pas impressionnantes, pas du tout. Le problème c'est que je suis plus du tout impressionnable, non plus. Avec de la cocaïne peut-être ? Il tournait autour de la table m'a apporté mon immonde tiramisu glacé. Je vais te lacérer le cou, je vais te cisailler l'aorte, je vais t'é-coeurer, mon amour.

Cette ville me sort par tous les pores, en petites suées limites nausée. Il y a beaucoup d'hommes seuls et desespérés de leur solitude. Ca se voit à leur regard avide devant n'importe quels nouveaux seins. Je me demande toujours quand est-ce que leur dernière femme est partie, a claqué la porte, après combien de concessions, d'espoirs piétinés, de communications variées après minuit ? Et eux, qui ne comprenaient pas l'abandon de la salope égoïste, le départ de la tarée hystérique, après tout ce qu'ils avaient donné, tu sais, ...leur humeur de merde, leur demi molle du dimanche matin, leur colère ridicule quand ils sont incapables de monter une étagère ikea, leur ambition de devenir sous-chef à la place du vizir...
Combien nous cessons de les aimer par gros morceaux,jusqu'à nous vider de notre substance, jusqu'à nous lacérer le cou, jusqu'à nous cisailler l'aorte, jusqu'à l'é-coeurement, jusqu'au rohypnol qui fait le sommeil du mort bien au froid dans l'oubli, jusqu'à claquer la porte et eux, derrière la porte, tout assommés, avec leur putain de pathétique incompréhension, leur silence-grandeur d'âme parce qu'on a emporté les disques qui traînaient faute d'étagère ikéa.


Après l'herbe, la julienne. J'écris l'aléatoire dans "écriture". Où est donc la joie ? Hein ? La pluie crachotte comme un vieux spray . Je ne sais pas quel substantif . Il n'y aura pas de suite . Des volutes bleues s'échappent . Application périmée. A toi. Après toi. connard.

Itération du groupe nominal (ad libidum)Itération du groupe nominal (ad libidum)Itération etc...

(hahaha)