28 juin 2008

*Exclusif*

Elle arrive à l’heure, vêtue tout simplement, et en marchant normalement, et c’est vrai qu’à la voir, si pareille aux semblables qui sont les mêmes que tout le monde, on imaginerait mal  que cette femme pèse 2 000 000 de disques de platine 44 kilos.
Elle secoue sa longue chevelure brune teintée de brun aux reflets bruns où brillent quelques mèches brunes,   et vous sourit, s’excuse d’être fatiguée « C’est le jet lag, je suppose… Je reviens de Leclerc «

-    Votre dernier album composé de quatre morceaux et qui dure quatre minutes est dans les bacs depuis une semaine et il est déjà premier des ventes en Europe et troisième dan en Amazonie.
-    Being Nothing but Making a lot of noise a été très bien accueilli, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré Peter GAR, Alex AGE et Aldoux BAND, un mercredi après midi, par hasard sur l’île de Mac’Ké en Indonésie Supérieure. La rencontre fut totale, absolue. Nous sommes rentrés en studio à 12h25 et sortis à 14h02.  L’album s’est imposé de lui-même.
-    On  vous a reproché de manger à tous les râteliers et de n’avoir pas de vraie signature identitaire musicale dans votre démarche artistique.
-    Passer de la dance electro au blues, en empruntant les chemins de traverse de l‘acoustique et de la ballade 70’s, si c’est dire que j’n’ai pas d’identité, je trouve ça réducteur et parfaitement dégueulasse, et complètement con, et méchant, et violent comme critique, mais les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, je suis une artiste, et ce que j’aime, moi c’est produi…composer. Le public ne se trompe pas lui. Il entend diversité là où les salopards de critiques que je hais voient superficialité. Mais bon peu importe. Je n’aime pas polémiquer, tout le monde le sait.

-    C’est vous qui avez écrit toutes les paroles ?
-    Oui…Ce fut un moment douloureux.  Enfin, difficile, comme un accouchement mais par la tête, en fait. Dans Where are you livin’ now, c’est l’histoire d’une fille qui demande à son ex-compagnon où il vit maintenant, et elle fait semblant de s’en foutre, enfin je veux dire c’est universel, quoi. Mais bon, on sent bien vers la fin, que toute cette rage ce n’est que pour masquer un terrible émoi…
-    Autobiographique ?
-    Disons que c’est un double mouvement entre l’indifférence apparente et la demande non dite un peu comme Tristan et Juliette, ou un percepteur d’impôts et un Monégasque, tu vois.…Je ne veux pas répondre à cette question. On a déjà dit tellement de bêtises sur ma rupture avec DDL, qui m’a fait souffrir, bien sûr. Mais moins que la souffrance de Matt Dillon quand je l’ai quitté. Les gens racontent n’importe quoi…Alors comment dire ? Oui c’est autobiographique, mais en fait ça ne regarde que moi et DDL et Matt Dillon , et Brad Pitt. Peut-être un peu Elvins Perkins aussi, mais bon les gens s’en foutent de ça…
-    Now It’s the End renoue avec la mélodie à la Elton John, story teller, et mélodie d’une tristesse  infinie , non ?
-    En fait j’ai davantage pensé à Bob Seger et à Kinishao. C’est un moment d’émotion pure pour moi que de chanter ça. Avec ce piano déchirant. Alors les faussetés dans les aigus sont voulues, c’était pour montrer la cassure, comme la mer qui vient sucer le sable blanc, indéfiniment, en boucle, pour toujours dans l’éternité.

Elle aspire sur sa cigarette roulée légèrement conique aux effluves épicés. Son regard se perd un instant, puis elle se reprend. Boit son eau plate comme on reprend sa respiration. Troublée ? Pensive ?  Quel mystère cache-t-elle ? Pourquoi ? Y a -t-il quelque chose qu'elle ne peut pas dire, qu'elle ne veut pas prononcer ? Elle s'ébroue comme un jeune chiot, mais avec moins de poils et la revoilà parmi nous...

-    Et les autres titres ? Pouvez-vous en parler ?
-    Avec plaisir, pour une fois qu’on me parle de mon travail et qu’on me ne demande pas si j’ai une relation saphique avec Yaël Hooker ou Alméria Johnson, je vous avoue que je tiens à en profiter !!!Dans I got the blues, j’avais un texte de douze pages que j’ai épuré, n’hésitant pas à raturer longuement, pour arriver à l’essence, la quintessence du message. I got the blues. Voilà. Tout est dit.
-    Vous faites aussi les chœurs sur votre album ? Comme Lenny Kravitz dans son premier album : manque de moyens ?
-     Ha non, c’est juste que j’avais beaucoup de mal à trouver quelqu’un qui porte mes paroles en voulant bien dire ce que moi je voulais, en fait. Le HanHan dans Where are you living Now signifie bien plus qu’une marque de tempo. Et ça, je voulais bien le montrer.
-    Donc, sur l’île de Mac Ké, vous n’étiez que vous quatre, vous, Gar, Age, et Band ?
-    Ha non ça ne va pas recommencer !! Il ne s’agit que de relation PROFESSIONNELLE. Lorsque Jipes compose avec ces mêmes musiciens, personne ne se demande s’il entretient des relations coupables avec eux. Il y a quelque chose de révoltant là-dedans. Parce que je suis une femme qui aime être nue parce que j'ai un déréglement hormonal qui fait que j'ai souvent chaud, et que ce sont des hommes célibataires, divinement bien foutus et d’une sensualité tranquille et sans chichis, tout de suite on voit le mal!!! C’est fou.
-    Sur le dernier titre, vous renouez avec la guitare acoustique.
-     Oui, en fait, je noue  plus exactement. J’ai eu un excellent professeur, Frédéric, qui m’a extrêmement bien conseillée et je sais enchaîner Lam et Sol sans problèmes maintenant. Je ne ménage pas mes efforts comme vous n’êtes pas sans savoir.
-    Votre voix est si particulière. Vous passez de la raucité Joplinienne* à l’enrhumement d’une Laura Veirs en passant par la doucité de Van Halen, comment diable faîtes- vous ?
-    J’ai un secret, mais puis -je le divulguer ici ? Une chose est certaine, je ne trafique pas ma voix comme Cat Power ou PJ Harvey moi, mais bon en fait voilà, je m’enregistre le matin au réveil et quand j’ai une angine, ou bien je bois du Tabasco comme Coco Robichaux ou N°M.
-    Que dire avant de nous quitter ?
-    Eh bien , le plus dur quand on fait un album sur Mac Ké, avec Gar, Age, Band, c’est de ne pas rigoler.




c27e0c62f5fdc8130f0b2f8c27939cc4.jpg Being Nothing But Making a Lot Of NOise
En écoute ici:

 

 

 

 

 

 

*(hahaha je m’en fous les coms sont fermés !)

04 avril 2008

(Under bad influenza)*

"Ca ira mieux demain", me suis-je dit longtemps, et pas plus tard qu'hier, dans un élan de connerie. Il faut beaucoup de crédulité, et bien mal se connaître pour proférer de telles inepties. Moi dont la seule terreur est la monotonie des jours, moi qui suis capable de tout réinventer pour y croire, moi chez qui tout n'est que signe d'impatience, tourment, incohérence: en un mot "inquiétude", je peux jouer  comme ça, à avoir foi "en des jours meilleurs"...?
Allons sois honnête, comment m'imaginer un instant apaisée ?
Dans la conquête, je ne connais que la perte. Il n'y a de satisfaction que dans l'espoir. La chose réalisée aura toujours ce petit goût de dépôt de bilan; avec ses trois colonnes, bénéfices nets, pertes de tout profit, et comptabilité, qui me donne envie de me tailler les veines.
 
Moi, le bonheur, ça me fait peur. C'est un état duquel j'ai bien trop de crainte de chuter. Je préfère anticiper, tu vois, me casser la gueule tout de suite.  Je suis la punk aux ailes trop grandes pour décoller. Je suis no future, j'te signale, et bientôt without passé. Je suis la punk au blog bas et lourd, ho, si tu m' crois pas. Le bonheur c'est une promesse à ne pas tenir, le bonheur ça ressemble à un ventre tendu repu:  ça donne envie de dormir, comme une dépression essentielle.  C'est pas toi, le bonheur, alors qu'est ce que j'en ai à faire ? Le bonheur,  ce n'est rien d'autre que ce que je regrette et c'est seulement ce que je n'attendrai plus. "Rien ne nous est plus beau qu'hier quand demain ne nous est plus un but." Et merde, aussi. 

J'imaginais comme ça une histoire, tout à l'heure, celle d'un homme qui se plaint beaucoup de sa douleur. Il a mal quand il se touche ici, et puis ici, et encore plus quand il se touche là. Il n'a pas l'idée cinq minutes que sa seule fracture , c'est à l'index qu'il l'a ?  Et pourquoi il se touche, d'abord ? Sentir la douleur, c'est aussi se sentir vivre. Tralala. Arrête de m'emmerder avec la sérénité retrouvée. Je ne serai jamais ton ficus, mon amour. Je fais mourir toutes les plantes.


Non tu vois, vraiment. Ca n'ira pas mieux demain. Tu peux me le dire, me le répéter, encore, et encore. Je sais, une intuition sans doute, que ce sera peut-être même pire. Et alors ? Les clefs du bonheur, (hahaha) tu ne les as pas plus que moi. C'est un mauvais feuilleton sur M6. Tu m'as pris pour Candy, ou quoi ? Les clefs du bonheur, elles n'ouvrent rien, elles ferment tout.  Et je ne les ai jamais cherchées chez toi,  ni ailleurs.  Ca ne m'a jamais empêché de t'aimer, alors arrête de me reprocher ce que tu ne m'as pas donné. Je ne t'ai rien demandé.

Toi tu veux la paix, pire, tu veux le bien-être. Tu ne fais aucun effort, mon vieux.
Deviens vite une algue, alors, et sois heureux.

 

 

 

 

 

*Oui, j'ai un rhume. 

04 avril 2007

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec les rumeurs sur mon fondement (Hommage à Yaël)

Suite à des rumeurs parfaitement dégueulasses sur mon cul compte, qui serait -je cite- d'un IMC supérieur à la surchage pondérale du rapport Taille/poids sur la courbe de Gauss (bande de salauds !), j'ai décidé de rétablir la (v)RAIE vérité, et ce, en images qui bougent,  parce que les mots c'est périssable.

Dans la lignée de YAëL qui se filme pour s'aimer mieux et qui nous a montré  toute la splendeur de son charme dénué de tout artifice , et surtout surtout qui a dit en public , non non  rien...Vous allez voir mes fesses dans le poste, dans toute leur vérité nue. Dans leur quotidien réèl, sans entourloupe, sans masque. Rien de surjoué. Que du naturel. Je me lève, je m'assoie devant le PC, je me relève un coup pour mieux s'assoir. La vraie vie quoi.

Tous ceux qui ont des questions sur comment qu'on met une vidéo sur son blog tout ça, comment on s'en Tube, ben c'est super simple.

Il suffit (hommage à Manou) de faire bouillir son encéphale pendant deux douzaines d'heures, de faire revenir le geek en toi (et c'est pas gagné) et de taper largement de la paume ouverte, ou fermée en un petit poing rageur, contre le mur, la tête parfois. Tu peux t'accompagner de la voix  car ab6 avait bien du couraHageuuu et crier :" Mais merde c'est pas possible qui c'est qui m'a offert cet ordinateur de nain  ?"

Enjoy.

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17 juin 2006

FOU RIRE Mylène-mi raison.

Je me traîne un moral absolument déplorable (C'est normal, c'est plutôt sain, balabloublabli- 40 euros)

J'ai des angoisses d'anticipation comme ça faisait longtemps que ça m'était pas arrivé (O nostalgie) - j'vais mourir, j'vais crever, j'vais retomber, j'vais...

Mais j'ai un frère.

Qui partage avec moi ce goût merveilleux pour la branlette du neurone, les pensées acides, et qui a un sens de l'humour très très marrant , voire drôle, limite hilarant. Enfin moi, ça me fait rire.

Ce matin, il m'a envoyé un mail terrible qui m'a plombée. Il m'y racontait en substance qu'il était assis dans le métro, en face d'un type, genre L'homme aux Chardons de Dürer, un genre d'aryen trop beau pour être vrai. Il se disait comme ça: "  y en a qui sont vernis "

Et là, le type se lève, trébuche un peu. Sur sa jambe artificielle.

Sur ce, il me dit Bon écoute moi ça tu m'en diras des nouvelles, mets une culotte avant car tu risques de faire pipi. Par terre, c'est con.

(Martika, je te le recommande, j'ai jamais entendu une parodie aussi drôle)

C'est  excellent !
podcast

21 mai 2006

Drôles de Gonz

medium_drolesdedames03.jpgIl était une fois 3 femmes dotées d'une intelligence supérieure à la moyenne qui avaient décidé de s'engager dans la bloglice.

Almajill,  c'était la blonde. D'origine héllène, elle avait la riposte qui tue, la note fulgurante, aigüe, et le tour de poitrine qui blinde. Elle avait des stats terribles, et le Président du Conseil Général de Floride la convoitait en secret. 

C'était celle qui disparaissait le plus souvent dans les épisodes, hop, de temps en temps, elle faisait table rase, zou, elle faisait péter son blog et renaissait de ses cendres, philospophale, phoenixienne, et extra-lucide. Thesauriser ne l'intéressait guère, et elle avait la faculté de se détacher de ses notes. D'y croire, mais finalement moins que les autres.

KellyaelZ  était à la fois graphiste, podcastienne, mais surtout surtout une grande écrivaine devant l'Eternel. Elle te balançait le quotidien à la tronche en se moquant tellement bien d'elle-même, et du reste, que ça finissait par irriter, quand même à la fin.   Elle faisait des pauses de temps en temps, mais elle revenait (ouf) ; c'était la plus ancienne mais pas la plus vieille. (j'y arrive j'y arrive à la vieille ByBy) Elle avait des commentaires de feu de diou de gens qui avait des blogs de  Ohlavache.  Elle écrivait aussi des scenari, que Woody Allen allait pomper un de ces quatre, si elle faisait pas copyright. Elle aimait le poulet, et les pigeons le lui rendaient bien.

Sabrinab6  (ouais j'ai pris celle qui restait. J'm'en fous) avait commencé un blog pour rigoler, qu'elle croyait. mais en fait, plus ça allait moins ça la faisait rire. Parce que merde. La vie la mort rattrappe même ceux qui s'enferment chez eux pour oublier.  Tout le monde pensait qu'elle était sage, rangée, pieds sur terre, tout ça. Mais mon cul. Elle se la pétait pas mal, parce qu'elle avait lu deux bouquins de psychanalyse (et rendu milliardaire quelques psys)

 

Bref, elles avaient un point commun, elles voulaient toujours plus. Et je dirais même plus, elles voulaient  PLUS mieux.

Ces trois filles superbes *  s'ennuyaient dans la bloglice.  Ouais, au bout d'un moment, tout passe tout lasse tout se ramasse.

*c't'un blog

VOIX OFF DE MâLE : ALORS MOI, BLOGLIE, j'ai décidé de les prendre sous mon aile. De les payer très très très cher pour écrire sur leur blog des conneries. des notes édifiantes. Tout ça dans un palace 15 étoiles au soleil avec la piscine et des masseurs camerounais pour la détente, du vin italien,des spaghetti al dente, du rock'n roll.  Parce que tu veux plus, tu veux mieux ? eh bien tu le mérites, moi, Bloglie, je dis.

Chaque fin de shabbat, KellyaelZ avait droit à un concert privé de Michel Jonasz, Almajill dansait, et Sabrinanb6 chantait. (pas du Jonasz hein !!)

 En échange de quoi, moi, Bloglie, j'avais le droit de lire leurs notes. Ouais c'est tout. Pour qui vous me prenez ?

Mais...

AlmaJill, KellyaelZ et Sabrinab6 déconnaient à plein tube.    Chaque fois que je filais mes instructions par vidéodailymotion "KellyaelZ, un petit podcast , il nous faut. Almajill, une note sur la tringle à rideaux polissonne, ma doulce, Sabrinab6, assez de notes dépressives lacrymales, ma grande, tu nous emmerdes un peu là..."

Tout ceci en présence de mon majordome BolloXley, elles se mettaient à glousser comme des poules  hystériques naïades fines et bronzées en bikini que si tu pèses pas 40 kgs toute mouillée, tu es obèse. Elles voulaient ME voir, Savoir qui j'étais. Il leur fallait plus. Elles fantasmaient sur Celui-dont-on-n'entend-que-la-voix-.

 

Comme quoi...

MORALITE: Qui  Veut le plus peut le moins.  Prout prout.

                  Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

 

 

29 mars 2006

Après-Midi Artistique à La Cécile

On a décopatché à la serviette de table en papier

un pot ,

Colle Vinyle qui pue.

Oliviers méditerranéens

Pommes de Pins

Jardin à la lavande.

on attend que ca sèche, en mangeant des madeleines.(Monoprix)

 on décore trash à la canule...

des arabesques...

Un graphisme naïf

Ecris donc ton prénom.

des petits points.

Ce sera un pot à crayon pour l'annif de papa.

Il le mettra sur son bureau de grand responsable.

Et tout le monde  le trouvera un peu concon.

Sauf ...sauf ...que je me suis tout tapée pratiquement,

parce qu'il s'en fout le gnome de l'ART...

Y a pas à tortiller, Cécile les lâche mieux, les mots.

 

Ah. Dieu (= Giacometti) que c'est laid. Hahahaha !

05 février 2006

Pour l'alternance (d'après je sais plus quelle nouvelle de Maupassant)

medium_coureur.gifQuelques personnes attendaient l'ouverture du supermarché. Il était tôt, il faisait frais. Ils se dirent d'abord ça: "Il fait bien froid ce matin." Puis, ils se racontèrent leurs vies, de  fil en aiguille, puis de but en blanc.

- Moi, dit un homme, je suis veuf. j'ai 46 ans et c'est jeune pour être veuf. Depuis qu'elle est morte, ma femme, c'est moi qui m'occupe de mes deux fils. Ce n'est pas une tâche facile. Ma femme était toujours fatiguée, et je la trouvais bien chochotte. je comprends mieux maintenant. C'est terrible,  terrible, car avec le travail, le ménage, les courses, je n'ai pas le temps de pleureur ma femme pour ce qu'elle était. Elle me manque pour de mauvaises raisons, je trouve et ça me désole un peu.

- Moi, dit une jeune fille qui était très belle, je suis seule depuis bien longtemps. J'ai l'habitude. Tous ceux que j'ai rencontrés, ils sont partis un jour. je ne sais pas pourquoi.  Je ne suis pas collante, pas bégueule, ni rien. Je ne comprends pas. Tout ce que je demande, c'est un gars sympa, quelqu'un avec qui je pourrais me taire. Une fois, j'ai rencontré quelqu'un qui voulait bien m'épouser. Eh bien, il en a rencontré une autre, une égoïste, jalouse, sorcière...Alors l'amour, hein..j'y crois plus. 

- Ce n'est rien à côté de ce que j'endure, ma petite, dit une autre femme , plus âgée, très maquillée, et aux traits ingrats. Moi, mon métier, c'est le plus vieux du monde, et c'est aussi le plus moche. Oh je n'ai pas honte. Ce sont les hommes qui devraient avoir honte. Des déclarations, moi j'en ai entendu des tonnes et des masses, et je n'y ai jamais cru. Quand on parle à quelqu'un d'amour, on s'adresse toujours à quelqu'un d'autre. j'ai plutôt envie de cogner dans ces moements-là. Ce sont de vrais trucs de tordus. Pas un pour rattraper l'autre. Moi ce que je voudrais, c'est être tranquille. Seule. Ou bien un, pour ouvrir la porte aux invités, réparer des choses dans ma maison. De toutes façons, des invités, j'en aurai pas beaucoup. J'adopterais des gosses, peut-être, et encore je ne sais pas trop. Je suis sûre que je serais pas une si mauvaise mère. Croyez-moi, les gosses, c'est tout ce qu'il y a de bon. Le reste c'est qu'un gros tas de rien, et je reste polie...

- Ca dépend, moi j'aime bien les vieux aussi, dit un adolescent à l'air triste et d'une toute petite voix. Mon grand père est dans une Maison de Retraite et je n'ai même pas le droit d'aller le voir. Mes parents l'ont envoyé là-bas parce qu'ils ne le supportaient plus. A cause de l'incontinence.  Moi, ça m'était bien égal. Il est formidable mon grand-père. Il m'a appris des tas ce choses et je m'en souviens encore. Je sais qu'il va mourir si plus personne ne lui parle. Mais je n'ai pas le droit. Des fois, je me dis que je m'en fous, que j'irai quand même et puis je pense à mon père. Il est fou, mon père. C'est lui qu'on devrait enfermer. Il s'enerve pour un rien et il tape sur tout ce qui bouge.  Ma mère, mon chien, et moi. Il me déteste parce que je ne joue pas au foot, il me traite de tous les noms qu'à force je suis sûr que je vais les devenir. J'avais deux amis: mon grand-père et Saïd.  Il m'a enlevé mon grand-père et Saïd, je n'ai plus le droit non plus.   Il dit que les arabes ont plein de maladies.

- Moi, dit un juif, je suis juif. Jamais malade, jamais. Même pas un rhume.

- Moi, dit un homme en manteau gris qui croyait que c'était son tour de parler, j'ai oublié mon portefeuille. Et il tourna les talons.

- Moi , dit un handicapé, je suis handicapé.

- Moi, dit quelqu'un qui venait d'arriver, lunaire et éthéré, j'aimerais bien  être écrivain, mais  c'est dur.

A ce moment-là, les portes du Supermarché s'ouvrirent. Tous se ruèrent. l'hoomme en fauteuil roulant roula sur le pied du juif qui se mit à hurler de douleur. Le veuf laissa la prostituée passer devant lui, et elle haussa les épaules avec dégoût. La belle jeune fille regardait l'écrivain, qui regardait l'adolescent.

Il était 9h00 du matin.

30 janvier 2006

Qui vole un noeud vole un peu.

Je m’en souviens comme si c’était hier, et pourtant c’était il y a exactement 11 ans et quelques jours,  cet amant-là.

Comme la plupart de mes « amours », il vivait loin de chez moi. Non, ce n’est ni un hasard, ni une malédiction. Un choix plutôt. J’ai du mal avec le quotidien et la distance proximale de sécurité….Mon coté rock-star.
Je lui écrivais des lettres « dix par jour », des lettres d’amour très sincères et très péteuses. Mon côté blogspirit.

Des lettres pleine de mots qui me faisaient beaucoup de bien. Mon côté narcissique.

Bref, tout cela n’a aucun rapport, mais il est bon que tu saches que j’avais profondément confiance en lui. Mon côté ravie de la crèche.
 

J’imaginais le parcours de ma main à la sienne, ses yeux qui reconnaissaient l’écriture ses doigts autour de l’enveloppe mesurant l’épaisseur. J’aimais cette idée qu’il me voie alors que je n’étais pas là.

 

Il me répondait méthodiquement. Problèmes de boulot (dont je n’avais rien à cirer), Problèmes d’argent (qui m’échappaient complètement) Projets de vacances prochaines à Bourges ou dans le cœur de Paris (OUAIS !)

 

Un jour, j’ai découvert ses tromperies, son cocufiage on va dire, hein. N’ayons pas peur des mots ! Un petit carnet pathétique où il inscrivait le nom et l’âge de ses conquêtes. (j’en ai déjà parlé ici…mon côté Ara qui rit) et surtout, surtout, un brouillon de lettre envoyée à une de ses dulcinées.

Une très belle lettre d’amour.

 

Avec tous mes mots dedans.

 

Il m’avait lue et donnée à une autre. Ou plutôt, il n’avait rien gardé.

C’est là que j’ai senti la trahison, la vraie.

 
Cette note n’a pas pour but que vous pleuriez avec moi sur la méchanceté du mâle. J’ai fait pire. Mon côté femelle hystéro.
 

Aujourd’hui, ça me fait rire plutôt ma tête de bova outragée, brandissant LES PREUVES avec quelques derniers lambeaux de dignité devant le bellâtre. (Il ressemblait un peu à Garou, le chanteur, hein, pas le monstre ) « Ramène–moi tout de suite à l’aéroport, espèce de …espèce de … »

Je me suis surtout sentie volée, dépossédée de la seule chose à laquelle je tenais un peu à l’époque, qui me donnait un peu de valeur : mes mots, mes lettres, mes histoires…

Ils servaient à une autre.

 

C’était elle qui recevait mes serments, mes maladroits haikus, mes phrases bancales pleines d’interrogations , de mots-valises (oui, je me la pétais encore plus que maintenant….Oui. C’est possible). Nous jouiions à la chaîne blogosphérique avant l’heure. Mon côté Nostra-damus. Mais moi, je n’étais pas au courant.

Elle recevait mes mots, des mots rackettés, téléchargés illicitement. Plagiat jusqu’à l’arrière gorge.  (J’aurais du faire un copyright.)

Garou était un pauvre nain de voleur, et elle aussi, elle était trompée.

 

C’était ça qui m’avait fait le plus de mal à l’époque.

Aujourd’hui, ce vol me fait plutôt rire, et juste un peu pitié.

Mon côté grande dame ?

04 décembre 2005

Péterie (en alexandrins-mazette!) du dimanche

Souk

Les odeurs montaient et exhalaient une âme

Musquées comme un orient, brune comme une femme.

Le soleil éclairait le pavé inégal

Et des filles voilées marchaient derrière leurs mâles.

 

Les lours tissus moirés tombaient , enchevêtrés

de grandes malles noires, au milieu des épices.

Des petits hommes sombres riaient, bouches édentées,

En essuyant des fruits qui brillaient au supplice.

 

Les marchands ambulants pesaient des poudres d'or

Qu'ils versaient en tremblant dans de grandes amphores.

Des touristes suants, les yeux écarquillés

Respiraient l'air moite, vaguement écoeurés.

 

Et les enfants couraient , couraient dans ce marché

le plus osé attrapait au passage une mangue

Dont il croquait la pulpe, les lèvres écartées

Et suçait les pépins avec sa longue langue.

Ouais  ! Ouais !  ça rime !!!!

02 novembre 2005

PASTICHE III -Qui c'eeeeest ?

TU VEUX MA MISE AU POING DANS LA GUEULE ???                                                                                                   (Ben, sinon, on peut boire un coup,        aussi.)                                                  

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