28 juin 2008

*Exclusif*

Elle arrive à l’heure, vêtue tout simplement, et en marchant normalement, et c’est vrai qu’à la voir, si pareille aux semblables qui sont les mêmes que tout le monde, on imaginerait mal  que cette femme pèse 2 000 000 de disques de platine 44 kilos.
Elle secoue sa longue chevelure brune teintée de brun aux reflets bruns où brillent quelques mèches brunes,   et vous sourit, s’excuse d’être fatiguée « C’est le jet lag, je suppose… Je reviens de Leclerc «

-    Votre dernier album composé de quatre morceaux et qui dure quatre minutes est dans les bacs depuis une semaine et il est déjà premier des ventes en Europe et troisième dan en Amazonie.
-    Being Nothing but Making a lot of noise a été très bien accueilli, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré Peter GAR, Alex AGE et Aldoux BAND, un mercredi après midi, par hasard sur l’île de Mac’Ké en Indonésie Supérieure. La rencontre fut totale, absolue. Nous sommes rentrés en studio à 12h25 et sortis à 14h02.  L’album s’est imposé de lui-même.
-    On  vous a reproché de manger à tous les râteliers et de n’avoir pas de vraie signature identitaire musicale dans votre démarche artistique.
-    Passer de la dance electro au blues, en empruntant les chemins de traverse de l‘acoustique et de la ballade 70’s, si c’est dire que j’n’ai pas d’identité, je trouve ça réducteur et parfaitement dégueulasse, et complètement con, et méchant, et violent comme critique, mais les gens peuvent penser ce qu’ils veulent, je suis une artiste, et ce que j’aime, moi c’est produi…composer. Le public ne se trompe pas lui. Il entend diversité là où les salopards de critiques que je hais voient superficialité. Mais bon peu importe. Je n’aime pas polémiquer, tout le monde le sait.

-    C’est vous qui avez écrit toutes les paroles ?
-    Oui…Ce fut un moment douloureux.  Enfin, difficile, comme un accouchement mais par la tête, en fait. Dans Where are you livin’ now, c’est l’histoire d’une fille qui demande à son ex-compagnon où il vit maintenant, et elle fait semblant de s’en foutre, enfin je veux dire c’est universel, quoi. Mais bon, on sent bien vers la fin, que toute cette rage ce n’est que pour masquer un terrible émoi…
-    Autobiographique ?
-    Disons que c’est un double mouvement entre l’indifférence apparente et la demande non dite un peu comme Tristan et Juliette, ou un percepteur d’impôts et un Monégasque, tu vois.…Je ne veux pas répondre à cette question. On a déjà dit tellement de bêtises sur ma rupture avec DDL, qui m’a fait souffrir, bien sûr. Mais moins que la souffrance de Matt Dillon quand je l’ai quitté. Les gens racontent n’importe quoi…Alors comment dire ? Oui c’est autobiographique, mais en fait ça ne regarde que moi et DDL et Matt Dillon , et Brad Pitt. Peut-être un peu Elvins Perkins aussi, mais bon les gens s’en foutent de ça…
-    Now It’s the End renoue avec la mélodie à la Elton John, story teller, et mélodie d’une tristesse  infinie , non ?
-    En fait j’ai davantage pensé à Bob Seger et à Kinishao. C’est un moment d’émotion pure pour moi que de chanter ça. Avec ce piano déchirant. Alors les faussetés dans les aigus sont voulues, c’était pour montrer la cassure, comme la mer qui vient sucer le sable blanc, indéfiniment, en boucle, pour toujours dans l’éternité.

Elle aspire sur sa cigarette roulée légèrement conique aux effluves épicés. Son regard se perd un instant, puis elle se reprend. Boit son eau plate comme on reprend sa respiration. Troublée ? Pensive ?  Quel mystère cache-t-elle ? Pourquoi ? Y a -t-il quelque chose qu'elle ne peut pas dire, qu'elle ne veut pas prononcer ? Elle s'ébroue comme un jeune chiot, mais avec moins de poils et la revoilà parmi nous...

-    Et les autres titres ? Pouvez-vous en parler ?
-    Avec plaisir, pour une fois qu’on me parle de mon travail et qu’on me ne demande pas si j’ai une relation saphique avec Yaël Hooker ou Alméria Johnson, je vous avoue que je tiens à en profiter !!!Dans I got the blues, j’avais un texte de douze pages que j’ai épuré, n’hésitant pas à raturer longuement, pour arriver à l’essence, la quintessence du message. I got the blues. Voilà. Tout est dit.
-    Vous faites aussi les chœurs sur votre album ? Comme Lenny Kravitz dans son premier album : manque de moyens ?
-     Ha non, c’est juste que j’avais beaucoup de mal à trouver quelqu’un qui porte mes paroles en voulant bien dire ce que moi je voulais, en fait. Le HanHan dans Where are you living Now signifie bien plus qu’une marque de tempo. Et ça, je voulais bien le montrer.
-    Donc, sur l’île de Mac Ké, vous n’étiez que vous quatre, vous, Gar, Age, et Band ?
-    Ha non ça ne va pas recommencer !! Il ne s’agit que de relation PROFESSIONNELLE. Lorsque Jipes compose avec ces mêmes musiciens, personne ne se demande s’il entretient des relations coupables avec eux. Il y a quelque chose de révoltant là-dedans. Parce que je suis une femme qui aime être nue parce que j'ai un déréglement hormonal qui fait que j'ai souvent chaud, et que ce sont des hommes célibataires, divinement bien foutus et d’une sensualité tranquille et sans chichis, tout de suite on voit le mal!!! C’est fou.
-    Sur le dernier titre, vous renouez avec la guitare acoustique.
-     Oui, en fait, je noue  plus exactement. J’ai eu un excellent professeur, Frédéric, qui m’a extrêmement bien conseillée et je sais enchaîner Lam et Sol sans problèmes maintenant. Je ne ménage pas mes efforts comme vous n’êtes pas sans savoir.
-    Votre voix est si particulière. Vous passez de la raucité Joplinienne* à l’enrhumement d’une Laura Veirs en passant par la doucité de Van Halen, comment diable faîtes- vous ?
-    J’ai un secret, mais puis -je le divulguer ici ? Une chose est certaine, je ne trafique pas ma voix comme Cat Power ou PJ Harvey moi, mais bon en fait voilà, je m’enregistre le matin au réveil et quand j’ai une angine, ou bien je bois du Tabasco comme Coco Robichaux ou N°M.
-    Que dire avant de nous quitter ?
-    Eh bien , le plus dur quand on fait un album sur Mac Ké, avec Gar, Age, Band, c’est de ne pas rigoler.




c27e0c62f5fdc8130f0b2f8c27939cc4.jpg Being Nothing But Making a Lot Of NOise
En écoute ici:

 

 

 

 

 

 

*(hahaha je m’en fous les coms sont fermés !)

10 février 2008

N°M & moi

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Avec N°M ici et là 

Je suis pas peu fière qu'il m'ait demandé de chanter sur une de ses compositions.

(J'aime particulièrement ce qu'il écrit.)

Il a composé la musique, donc, et j'ai improvisé des paroles,  d'après des paroles de Tarkio, auxquelles j'ai pensé à cause du goût de mer de la musique.  Et avec ça, hop hop, emballé c'est mixé.(par lui)

 et je suis contente... Mais à un point...!

Ca m'inquiète...:)

 Pochette Surprise / Montage Photo Ars. (sublime comme d'habitude)

(Avec un autoportrait piqué chez N.M, des photos de Dunkerque d'Ars, et une image de moi)   

05 janvier 2008

Je dis plus rien

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podcast

Frédéric à la guitare...

et votre hôtesse (haha) au chant,

Une belle escapade. 

Merci à lui. 

 

NB/ Il faut mettre le son très fort, hein..

enfin si tu veux entendre, surtout. 

& never forget :

"Quand on est dans la merde jusqu'au cou,

il ne reste qu'à chanter."

 et c'est Samuel Beckett qui le dit.

07 août 2007

Mariabs Faithmapoule

Pour Ellisa, qui a trouvé la chanson , dit que c'était "ça"

Avec un musicien tortionnaire , qui accessoirement fait aussi ça. 


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(bon y a plein de défauts, mais y a aussi douze mille essais, demandés, exigés par le tortionnaire;  et dans chaque essai y avait des défauts, il aurait FALLU FAIRE UN MIX  mais c'est une feignasse.)

 

 

Pochette Réalisée par Yaël  (génialissime graphiste)(oui oui à droite c'est moi,

une fois n'est pas coutume, je veux dire on peut être à droite sur une photo mais ça veut pas dire que..oh puis ..rien) 

08 mars 2007

A tribute to Tant Bourrin

Voici le tube que bientôt tu vas t'arracher (les oreilles). Il y a quelques mois, Tant Bourrin de chez Blogbo  nous faisait don de paroles enlevées sur son pote Saoul Fifre , sur l'air de  Ziggy Stardust.

Avec la complicité de Saoul Fifre, qui n'est pas rancunier, je l'ai chantée avec l'instrumental karaoké qui tue, et le son pourrave (oui, malgré le micro Sony à 12 000 euros, y a pas , le son est à chier, mais comme c'est un blog et pas la Nouvelle Star,  on va dire que c'est pas grave)

Y a même des effets abominables car j'ai été obligée de rajouter les yeah ouuuuuuuuuh qu'y zétaient pas dans la version instrumentale atroce, lente, et pas rock'n roll pour deux kopecks mais bon c'est un blog , et pas Les Compagnons de La chanson alors  peu -T -importe , donc si tu veux j'ai enregistré deux fois ma voix, parce que sinon ça décalait trop mais du coup, ça sature, hein, et pourtant je te jure que j'ai fait gaffe àmurmurer, oui, je murmure, car si j'me lâche, eh ben PAF, ça explose, c'est ......BON bref, écoute, te moque pas trop et savoure les paroles de l'autre monde , un monde presque parfait, buccolique et néammoins ziggytique, (il s'appelle zyggitique, je suis foOOOOlllle de lui, c'est un garçon pas comme les autres , ha ça c'est sûr.)


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(il faut monter le son assez fort, je crois)

 Saoul-Fifre est une star
Quand avec son bouc, sa grosse truie, ses poules, ses canards,
Il joue de sa fourche comme d'une guitare.
Il devient le bouse-man,
Voilà le Saoul-Fifre's Band...

Saoul-Fifre alors chante
D'une voix de vieux coq castré quelques notes discordantes.
Le visage fardé d'un peu de poudre blanche,
Il saute sur les planches,
Il joue et se déhanche.

Il joue pour les pintades,
Il joue pour les biquettes en pleurs,
La ferme est en extase.
De sa fourche de rocker
Sortent les sons de son coeur.

Saoul-Fifre est une star
Et dans les senteurs de fumier, de vieille merdasse,
Quelques larmes d'or brillent sur sa face.
Trop d'excès de pinard,
Une vie de rock star...

Sa musique est celle des cieux,
Ses riffs de fourches sont des bombes H.
Il est comme un demi-dieu.
Mais soudain ses rêves le lâchent :
C'est l'heure de traire les vaches !

Oh yeah
Oooooooh
Saoul-Fifre est une staaaaaar !

14 janvier 2007

Saoul Fifre & Moi.

 

Après Peter et Sloane,

Après David et Jonathan,

le duo qui décoiffe, un peu genre Ike et Tina  ToutNerfs...

Saoul Fifre et Abscisse.

Le texte est évidemment de SaoulFifre, un des Trois de Blogborygmes, un blog que je recommande à tout le monde,

C'est trop la classe de chanter avec SF sur du SF.

J'suis sûre qu'il y en a plein qui râlent.  Rien à foutre. C'est moi la preums.

 Voilà le premier blues pédagogique, la première chanson d'amour vache, le premier single éducation à la santé alimentaire.

Fais péter les watts.


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EDIT POUR LES SOURDS (y a pas tout, je mets la suite t'a l'heure) Tu me dis que mes tirades sont chiantes Qu'elles te rendent constipé Je r'connais que ton analyse est probante C'est toi qui as le pistolet Mais Surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner N'abuse plus du melon Tu me dis que mes jeux d'mots y en a marre Que tu les connais par coeur Tu me plonges mechamment la tête dans la mare Je t'approuve de tout mon coeur Mais Surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner Mefie toi des colorants Plus on mange de riz Moins on va aux WC Tu me dis que QUe je suis un être malsain ne m'etrangle pas je ferai table rase De tous mes mauvais instincts MAis surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner Freine un peu sur les piments la viande rouge t'a peut être excité Je vais te faire une infusion Je vais te faire une infusion

26 décembre 2006

Maybe Yes, Maybe not, hein...


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 Et de tres bonnes fêtes à tout le monde.

01 décembre 2006

Moi de Décembre

 

Je suis chez moi, désoeuvrée, les sinus douloureux, solitaire, la tête gourde, et les yeux roides, le front brûlant et les mains froides.

 J'ai la sinusite. (Et je jouis, vraiment, de cette journée de glandouille inespérée.)

Je m'amuse avec mon Adobe audition, qui est pour les ignares un logiciel de pro d'la ziq. Dont je n'ai jamais pu comprendre quoique ce soit, ni même m'y pencher  par faignéantise et par manque de temps .

Aujourd'hui, c'est fait. Je fais partager. Parce que je me marre tout seule (malgré l'IMMENSE douleur, la terrible souffrance de mes naseaux, hein..) depuis une heure.

Là, c'est moi que je chante une chanson (si si)


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Là, c'est la touche "ôter le souffle", et "rajouter une vocal presence en reverb" :
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Et là, c'est effet "hauteur de ton changé"(ma favorite touche)


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 Je savais que la technologie fait des merveilles et que la moitié des voix sont trafiquées, mais j'm'en tamponne, je cherche jusqu'à ce que je trouve (et je trouverai) les touches Patti, Janis, Leigh...

27 novembre 2006

Pourquoi je te hais, Cow Boy

Il y a des musiques qui me glacent le sang. Pendant que d'autres tapent du pied, font la guitare avec avec leurs membres supérieurs en grattant sur leur ventre, et le tambour avec l'appendice buccal, plantent leur pouce dans la revolver de leur blue jean en faisant claquer leurs mocassins, moi je m'enfonce dans le trottoir, et j'ai comme une nausée.
La cithare atonale, le koto, le balafon, même pas peur, hein, juste ça m'emmerde.
La variété avec les voix puissantes et trop justes, ça ne m'effraie pas, ça me gonfle.
Le jazz qui expérimente en oubliant le binaire mélodique, je n'y comprends rien.
Mais la country western, ça me donne le frisson de la mort.
Des que je vois un guitariste  nasillard, une chanteuse d'âge mûr avec des couettes peroxydées et un veston à franges qui swingue sur alabama,
je serre les cuisses.
C'était un film où Jodie Foster se fait violer sur un flipper, assourdissantes autour les guitares texanes, le banjo yoodle, puantes les vapeurs de bière et les ouaiiis dégueulasses qui encourageaient la violence du coup de rein.
J'avais dit: "Elle est pourrie c'te musique."
Dans Thelma et Louise, je ne sais jamais laquelle des deux, sur le parking, après la bière et les accords appalaches.
Pareil.
Je m'étais dit:"Cette musique est dégueulasse."
Elle réveille le porc rural, le WASP KKK, la bestiasse qui pense qu'une fille en minijupe adore se faire violer sur le capot d'une bagnole, c'est bien connu.
Chaque fois que j'entends du Dolly Parton, je me dis que quelque part, on abuse, on force, on égorge une femme.
De toutes façons, il  est absolument abominable de réaliser que je ne me plante même pas.
Et que lorsque j'écoute du Sonic Youth, finalement , pareil.
Mais bon disons que moi, pour m'en souvenir, j'ai besoin de Johnny Cash.
Il y a plusieurs années, à Amsterdam, je suis allée dans un bar country. Il y avait des santiags sur les étagères, des lassos sur le bar, des chopes de bière plus longues que mon bras sur les tables, et des touristes bourrés partout. Il y en a un qui m'a pincé le fessier, pendant que le chanteur meuglait :"Keep on the Sunny Side"
J'ai hurlé.
Je préférais les coffee shops avec Bowie en musique d'ambiance, de toutes façons

10 novembre 2006

Exitlude


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37°9C : Les produits dangereux à la décheterie, fais ton compost c'est facile,  éteins les lumières inutiles, le chauffage au bois, c'est le bon choix, une conférence de presse sans journalistes tu te rends compte...Bois du jus de citron, tape toi un Ricard, va te coucher je m'occupe de tout, tu vas pas fumer en plus ?  Comment on écrit  "pète ?", Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan pas le bain, je veux faire Adibou sur l'ordinateur

38°5 : Les ordinateurs à la décheterie, naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan pas un  compost ,comment on écrit "inutile ?", le chauffage au Ricard c'est le bon choix. Va fumer, je m'occupe d'Adibou, tape toi un journaliste.

39°4C: Chauffage , pas le bain.  Trop de lumière . Dechèterie.

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