10 avril 2007

Plus tout à fait la même, complètement une autre.

Depuis quelques jours s'opèrent en moi des changements comportementaux qui provoquent des soubresauts intempestifs dans mon hémisphère gauche, me laissant quelque peu coite. (c'est la phrase la mieux construite que je ferai jamais je pense)
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Depuis quelques jours, moi , l'impulsive impatiente, l'immature se complaisant dans la facilité, la radicale (de gauche), je deviens plus chiante qu'un jour de régime sans pâtes hyposodé, et non protéinique. (mais pourquoi j'écris comme ça ???)
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Tout a commencé avec l'arrêt du tabac, ou peut être avec la fin des travaux faisant de ma maison un nid douillet, chaleureux et chaud où il manque quand même encore la moitié des luminaires. (je me retrouve un peu, là, je ponctue mal.)
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Je présume que le sevrage nicotinique a provoqué un arrêt net de la foudre rock'nrollienne qui m'anime habituellement, ceci, encouragé par l'amélioration de mon habitat. (Mon Dieu= Martinet ou ferdinand de Saussure, aidez moi, je peux plus m'arrêter d'écrire comme dans une rédaction de 5ème)
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Par exemple, il m'arrive ces temps -ci de nettoyer la baignoire avec du cif , et de disposer ensuite les flacons de shampoing par ordre croissant de grandeur (lorsqu'en j'en trouve deux de la même longueur,  hop, j'en jette un), de faire un mmmh satisfait et de sautiller ensuite gaîment vers  l'évier de la cuisine pour y faire ma petite vaisselle avec des gants mappa. Il arrive aussi souvent donc, que mon gnome débarque, hilare, et qu'il ait disposé tous les flacons de shampoing sur le rebord de la fenêtre , ouverts, qu'il ait perdu tous les bouchons, et renversé le cif sur le parquet tout neuf.  Je retire alors mes gants mappa et je me sussurre intérieurement :"Ce n'est pas grave, ce n'est qu'un enfant". Puis , je lui dis que j'aimerais bien qu'il retrouve les bouchons, que j'y tiens particulièrement," même s'il n'y a pas mort d'homme, bien sûr, bien sûr,  je le reconnais. "
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Un autre exemple: Lorsque mon tendre époux (non, là,... il se passe vraiment quelque chose) met à peu près deux heures et quarante cinq minutes à fixer un miroir dans la salle de bains et met autant de temps à m'expliquer, SCHEMAS à l'appui, pourquoi cela lui a pris "un peu de temps". Au lieu de le menacer de divorce / castration /suicide /  ou de hurler "Mais putaiiiiiiiin j'en ai rien à foutre ! tu peux pas le comprendre ça ????", je l'écoute avec un sourire gentil, et je lui demande de faire le schéma F'b6 un peu plus gros parce que j'ai pas bien compris, si ça te dérange pas.
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 Autre exemple et  pas des moindres : Lorsque je constate qu'après pratiquement deux mois et demi de régime protéiné au goût de merde en barres, je n'ai , au final, pas perdu UN gramme, je me dis, lucido-objectivement que quand bien même je pèserai  35, 4 kilos, je continuerais de me voir difforme afin d'éviter d'affronter les distorsions cérébralo-encéphalitiques de ma putain de névrose de merde. Et que, oui oui, le principal n'est pas là, que l'important c'est la santé, la beauté intérieure (même si y a aussi pas mal de boulot), et que les maillots une pièce c'est super élégant.
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Dernier truc: Lorsque je chante dans mon audacity et qu'à la réécoute, je constate ma tierce lamentable et ma poussée sur le contre ut absolument pitoyable, que ma voix c'est un peu comme une cindy lauper fatiguée et sous neuroleptiques, je ne jette plus le micro par la fenêtre en disant que la vie est dégueulasse, et en  hululant que personne ne me comprend. Je rebranche et je recommence.
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Et lorsque je me réveille déprimée à crever, un goût de cendres dans la bouche, un souffle de dépersonnalisation derrière la nuque, au  lieu de me recroqueviller dans la salle de bains en maudissant la génétique, l'héritage sémite et ma splendidifique génitrice, je me  frictionne les paumes avec du camphre du Mexique en respirant profondément par le ventre.
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Bref, on dirait Nadine de Rotschild un peu.
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Depuis quelques jours, s'opère en moi un changement radical...
je vieillis.

29 mars 2007

A brand new life qui finit bien, ouf.

Chaque matin, aux alentours de 7h58, parce que si c'est autour de 8 h 10 ça veut dire que je suis en retard et là, poouh j'ai pas le temps, j'arrive par la gauche au milieu du centre au grand rond point, et selon ma destination (oui parce que je change de destination tous les jours, moi, j'ai un métier plein de déplacements NON PAYES), je prends à droite ou à gauche, ou bien je fais le tour, et paf...
IL EST LA.
Tous les matins, devant la grande façade grise. Il attend je ne sais qui je ne sais plus je suis perdue. Il est seul, il a froid. Parfois, ses mains sont dans ses poches, mais des fois non. Parfois il regarde le ciel parce qu'il n'a pas de parapluie et qu'il pleut, ce grand fou.
Il est comme j'aime. Pas très grand, ça va bien avec mon nanisme , et mon lumbago parce que je voudrais pas dire mais debout contre un mur genre on est jeunes on est souples on est fous on est passionné, c'est mieux si le mec mesure pas beaucoup plus que toi.
Il est comme j'aime, baraqué mais pas trop, pas maigre, à la limite du trapu rugbyman. Ouais je préfère, mais c'est parfaitement narcississique, hein, comme ça j'ai l'impression d'être maigre. L'amour c'est rien qu'un miroir qu'on se tend VERS soi, et puis il est hors de question que je sorte avec un mec qui a des cuisses plus maigres que moi. C'est un principe.
Il est beauuuuuuu.
Et chaque matin, depuis le mois de septembre, on se voit, je le croise, il me voit on se croise, on se voit parce que je le croise....
Bon, j'avoue qu'au départ, je l'ai pas trop calculé hein, ce gros. Vu qu'il était 8h10 et que je gueulais dans le rond point PUTAIN MAIS BOUGEZ VOUS BANDE DE CONS VOUS ETES PAS PRESSES VOUS BOSSEZ PAS OU QUOI PUTAIN MAIS MOI OUIIIIIIII. Donc, je pense qu'il m'a entendue avant de me voir, et ça , ça prouve que c'est pas que mon image  qui lui plaît tu ouas.
Et puis, je ne sais pas je ne sais plus je suis perdue, un jour mon moitié m'a dit un truc genre: " T'as acheté un tapis de salle de bains rouge sang ? mais c'est nul..."
Et j'ai répondu: "C'est toi le nul, va t'acheter un sens de l'esthétique sur E Bay"
- Mais on peut discuter quand même, a t il répondu.
- tu me parles encore une fois de discussion après avoir prononcé un jugement définitif quant à  mon choix de tapis et je te jure que je t'épile le maillot."
-Oui fais moi mal il a dit, mais méchant tu vois, genre je fais de l'ironie...A MOI.
-T'es vaiment qu'un salauuuuuuuuuud, je pars chez copsréèlle pour TOUTE LA VIE, TOUTE ENTIERE tu me verras plus jamais, moi vivante, tu m'entends ????
-Encore ??? il a dit ...tu vois le mec qui vraiment vraiment , me comprend pas.
Bref, j'étais super malheureuse et ma souffrance faisait peine à voir. J'ai même pris du tardyféron pour m'en remettre, c'est te dire. Alors évidemment, j'ai commencé à le voir autrement le p'tit râblé. (l'amour c'est vraiment horriblement circonstanciel)
Alors, on a continué à se croiser, se voir quand on se croisait se croiser et se voir, tout ça tout ça....
Moi, lucide, je me suis dit: "Ne nous affolons point, il n'a vu que mon buste, tant, il voit mon gros cul et il m'aime plus hein...rappelle toi Albert Cohen, rappelle toi que toi -même un jour, tu quittas Aldo pace qu'il avait une verrue sur le pied, alors que tu lui jurais un amour éternel avant qu'il n'ôte ses chaussettes."
Mais un jour, et là c'était pas le matin, on s'est croisés à midi. je sortais du parking, et lui il faisait du vélo. Il m'a reconnue de suite. Moi non. J'avais pas mes binocles et les gens qui font du vélo, je pense qu'ils ont un problème, mais c'est pas grave parce que l'amour ça franchit les barrières, ça bouscule les frontières, ça te prend tout, ça te fait comme un grand soleil qui te parcourt du sol au plafond comme mr Propre.
Et il a regardé mon cul . (En fait, j'ai pas un gros cul, m'a dit l'ostéopathe, je suis CAMBREE, alors je pourrais faire tous les régimes que je veux, j'aurais toujours de la fesse, - et un lumbago) ouais ouais mais c'est obligé qu'elle descende jusqu'aux genoux, ma fesse ? , j'ai demandé....il m'a dit que peut être on devrait essayer l'autohypnose.)
N'empêche que le p'tit balèze et moi, on s'est topé-là de l'inconscient. Mon cul n'empêcherait pas l'élan mystique qui nous dévastait, le matin de 7h58 à 7 h59.
Tout était encore possible.
Je me suis mise à ariver plus tôt histoire de faire deux fois le tour du rond point genre putain je me trompe de route hohoho, ho comme c'est joli une femme perdue dans le rond point, on dirait Candeloro  qui cherche ses patins à glace...
Il me souriait . la complicité était née, l'entente parfaite,  se voir , s'espèrer, s'attendre et surtout surtout JAMAIS SE PARLER.
Je me suis dit: Voila, on y est.  C'est la cristallisation, c'est l'amour,  c'est le fantasme, c'est beau, profite profite ma fille tu sais pas de quoi est fait demain, peut être que tu seras au chômage, peut être que tu seras à découvert, peut être que ton cul t'arrivera jusqu'aux chevilles...
Mais il me fallait être sincère car en âme pure (hahahaha), je hais le mensonge. Alors en faisant le tour du rond point, un matin ou peut être une nuit, je ne sais pas je ne sais plus je suis perdue, j'ai secoué ma main gauche genre houlalalala il fait chaud jenlève mon alliance.
Même mariée, il m'aimait.
Je me suis demerdée pour passer devant lui avec le gnome sur le siège arrière.  Il a souri beaucoup beaucoup. Cet homme était près à me prendre divorcée et avec un saddam. C'était comme une série de M6 où l'amour n'a ni frontière ni barrière ni gastro entérite.
J'étais super mordue.
Hier, j'ai parlé à mon moitié, je lui ai dit que notre histoire était une belle histoire, qu'il ne fallait rien regretter, que je ne l'oublierai jamais, et qu'il pouvait acheter des tapis gris maintenant, con de réac...il a dit okokok mais n'oublie pas de prendre une baguette en sortant du boulot, t'es pas handicapée quand même.
Il prenait ça vachement bien.
Et j'ai fait mon tour de rond point, mon amour, ma vie, ma seconde chance, mon Once &Again, mon soleil était là comme chaque matin, vêtu de noir trop classe, en plus ça mincit. Costaud de la cuisse, puissant comme un taureau...en train de parler avec une blondasse en fiesta garée à côté de lui. Et même qu'il est monté dans la bagnole et qu'il a fait gouzigouzi au petit nain (Le demi frère du Gnome donc, tu suis ?) qui criait papapapapapappa.
La blonde lui montrait un tapis rouge sang, il faisait hononhonon c'est nul.
ALors, moi, pas folle la guêpe, hein, je me suis cassée ILLICO PRESTO, je referai pas DEUX fois la même erreur.
On s'est aimé, n'en parlons plus, et la vie continue.(Op cit Joe Dassin)

17 mars 2007

Du côté gnomique

Comme y a des travaux dans ma maison mon papa et ma maman ils ont dit que avant ce dodo là, il fallait qu'on dort à l'hôtel jusqu'au dodo d'après, parce que par terre c'était comme du plâtre qu'il fallait pas marcher dessus. Ma maman elle disait ouais j'en ai marre même quand je me mouche c'est blanc c'est la poussière et moi j'avais peur que c'est pour du vrai parce que des fois je trouve que ma maman elle a une tête bizarre pour une maman. Elle a des lunettes de soleil pour faire la vaisselle et après mon papa lui apporte des lunettes pour du vrai et elle dit ohlala je m'etais même pas aperçue.  Et à l'hôtel on a mangé  moi j'ai eu des pâtes et pour avoir des chips j'ai dit a la dame qui ressemblait un peu a une sorciere d'hansel et graetel tellement elle me proposait des trucs à manger, c'était louche...oui je voudrais bien des chips mais je sais qu'y en a pas, alors tu parles je suis pas né du dernier parapluie j'en ai eu des chips. Et après les pâtes j'avais encore faim alors la  dame m'a dit en s'abaissant à genoux à côte de moi si je voulais encore des chips et j'ai meme pas eu le temps de dire ouf que maman a fait nonononononjevousassurequeçavabien et papa a fait hamaisnonalors, et alors j'ai dit "oh mais ça va j'en voulais en plus que c'est même pas vrai que j'en voulais" Apres, mon papa et ma maman ont mangé des petits pois  et des cotelettes et j'ai dit a maman mais tu fais plus ton régime ? et elle a dit que des fois quand même je parlais trop fort, et après elle me surveillait touts les cinq minutes parce que je suis allé voir la sorcière dans sa cuisiine pour voir si c'était possible une glace choco plutot qu'une glace poubelle orange et papa a dit mais laisse faire un peu et maman a dit qu'elle avait de leçon à recevoir de personne, elle fait maîtresse décole alors bon c'est sûr et  que les incohérences ça allait bien mais que merde. Alors papa a secoué la tête comme s'il disait non ou que ça le grattait et après il a regardé en l'air , je pense qu'il sersait dieu, pardon je dois dire cherchais c'est l'ortophoniste qui l'a dit mettre la langue en arrière j'y pense mais des fois j'y pense pas. Alors après j'étais trop fatigué mais je voulais quand même prendre un bain dans la baignoire avec le truc de la douche comme un téléphone, et maman a dit ok et papa a dit mais...et maman a fait mais c'est pas vrai et après il a encore cherché dieu mon papa, mais faut croire que non l'a pas trouvé, et j'ai pris mon bain avec la moto de batman et après sans la moto, la tête sous l'eau c'est une baignoire pour six ans je pense j'ai demandé à maman  elle est vachement petite elle a dit va savoir edgar. Après mon papa et ma maman ont rigolé à cause que la moquette de la chambre c'était de la peau de léopard et le lit il avait des boules dorés  et le couvrelit c'était des fleurs et maman a dit je pense que je vais vomir et j'ai cru qu'elle avait une maladie avec déjà qu'elle se mouche tout blanc . Après j'ai eu une histoire sur les hommes préhistoriques comment ils ont évolué de sapiens à sapiens sapiens et avant ils construisaient des maisons en bûchettes même. Et maman a dit qu'on regardait les images parce que des fois lire ça empêche de réfléchir, elle dit. Après elle a dit a papa que la sorcière du restaurant elle avait du lire Enfant magazine parce qu'elle s'agenouillait pour parler aux enfants, alors mon papa a rigolé mais que un peu parce qu'il a dit qu'elle exagérait. Alors elle a dit va comprendre cassandre et après je me suis couché. Papa a dit allez zou nous aussi on dort et maman a dit qu'il devrait lire enfants magazine un peu que c'était pas rendre service que de faire croire que nous on allait se coucher  à 20 h30 comme un enfant de cinq ans que c'était pas ça la cohérence je sais  et mon père a appelé dieu avec ses yeux. Apres j'ai dormi mais je m'ai levé à 6h17 pour faire un câlin à maman qui dormait vraiment juste à côté, elle a dit mais c'est pas vrai seigneur je vous en supplie dites moi que je rêve et là mon papa a rigolé et on a déjeuné du jus d'orange la sorcière a voulu me filer des bonbeks mais papa et maman comme un seul homme ont dit nonnonononon et là franchement ils exagèrent. Je te signale que c'est mon ventre je fais ce que je veux quand même à la fin. On est rentré dans notre maison  le ciment était tout sec et maman a dit  que quand même fallait pas de suite monter sur les escaliers on sait jamais, mais elle est montée travailler dans son ordinateur, elle travaille beaucoup je trouve. Mon papa il a mis de la musique dans la cuisine il met toujours ninoferrer et on chante mon frere n'aime pas les épinards heureusement pour mon frère car s'il les aimait il en mangerait il ne peut pas les supporter et après je connais plus trop mais il dit affreux jojo et je crois que c'est mon passage préféré. Maman est descendue et elle a dit: C'est trop rock'n roll ici et papa a dit que bienôt les travaux seraient finis tout ça il lui a fait un câlin et moi je m'ai incrusté entre leurs jambes parce qu'y a pas de raison. Après je suis parti a l'école du cirque. Cet aprèm ils ont dit que comme on s'était levé à 6h17 à cause de saddam hussein, ils devaient se reposer un peu, en conséquence de quoi, j'aime beaucoup cette expression je devrais jouer tranquille dans ma chambre. Tu parles d'un aprèm rock'n roll.

07 février 2007

fumeur d'herbe/Post Lumbago/Nouvelles du front

Le fumeur d'herbe veut me montrer des photos de moulures  parce que les Anciens, ils lui ont tout appris, tu ouas.  Pour de vrai. Ha, il est bien fini, le temps des estampes jap'. Il se demande si je n'étais pas sa prof en élémentaire; mon visage lui dit quelque chose. Après anamnèse, il s'avère que je n'ai que  trois ans de plus que lui. Mon visage va lui dire merde, là.

Enculé de drogué.

Après deux semaines de coolitude  absolue sur le chantier, où le moitié et moi-même nous extasiions chaque soir sur les finitions nickel du plâtre et les fils électriques si bien dissimulés,  les moulures top et la porte non grinçante, (malgré les pauses déjeuner de 12 h à 16 h30), le premier conflit patronat/salariés a éclaté hier, quand le Chef (il m'a avoué après une pause déjeuner de 3 h21 arrosée au Pinot des charentes qu'il était un No-life amateur d'un jeu en ligne. j'ai pas osé dire que j'avais un blog.) a annoncé que nananananan dans le forfait à 5874012358 euros, y avait pas la peinture de la salle de bains, qu'il fallait qu'on arrête de râler(!?!?!?!?) parce que la porte du grenier, il l'avait fait gratuite en plus !

C'est au bord de l'ulcère de la catalepsie, que j'ai réalisé que trop bon trop con, fais du bien a fernand, te le rend en caguant, file ton petit doigt et on te mangera le coude, que donc il faudrait désormais revêtir le masque de l'inspectrice des travaux pas finis, et regarder la montre -que je n'ai pas -d'un air entendu de capitalo radine, à chaque retour de pause, qu'il faudrait à nouveau enculer les mouches, au lieu de papoter sur un air de ganja.

N'empêche, je me demandais pourquoi je souriais chaque fois que j'entendais siffler, et le marteau, et la scie, et les sciures, et le plâtre. J'allais avec mon père, petite, sur des chantiers, je m'en souviens. Des baraques immenses, et mon père qui bossait, sans aucune pause déjeuner. Il n'osait pas gonfler les devis, et se montrait souriant et gentiment gavé devant les capitalo radins qui regardaient leur montre. 

 

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Les piqures anti lumbago m'ont filé la gastro du crâne, et j'ai de nouveau la tension inférieure à zéro. Le manque de tabac me tiraille la dopamine. je n'ai pas de nouvelles de ma soeur d'Ho Chi Minh, et je crois qu'elle m'a reniée. Mon frère vit à Paris mais c'est pareil. Mon gnome, depuis peu, me parle comme une racaille du 9-3, et je deviens profondément débile en lui exposant moralitiquement, les risques de répression qu'il encourt en le fixant sarkozyquement droit dans les yeux. Il répond "Tu veux ma photo ? Elle vaut trois euros à casino !"

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La blogotruc me saôule un peu. Je sais, je sais, ça fait ancienne combattante alors qu'il n'y a de batailles que pour ceux qui veulent bien en faire, mais bon, disons que je me lasse un peu. (ça va, là ?) Tout le monde en a rien à fout' mais quand même, tout le monde,  connait Ixe.fr qui a dit à Igrec.com que les stats de Doublevé.be valaient plus cher que celles de Zed.joueb. Finalement , finalement, il nous faudra bien du talent pour jouer aux mômes sans être aduUuultes.

Et puis Romans m'a tuer. Je digère pas les ravioles. Ou c'est que j'ai pas assez dormi, et je suis incapable de faire une sieste. Mes synapses archaïques refusent de lâcher prise parce que le jour, c'est pas la nuit. (Je suis un peu basique comme fille)

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Le fumeur d'herbe m'appelle. Il a trouvé ses photos de moulures.

06 janvier 2007

2007 sera trop mortel ou ne sera pas.

J'avais envie de faire un titre un peu comme le blog de Lou-Annita sur SkyBlog. Mais rien a voir avec la chanson que je vais chanter.

J'avais envie d'une note à la BlogBo avec plein de jeux de mots de l'autre monde et un titre qui tue genre Nazi dans le Métro, mais ça a déjà été fait. Et rien à voir avec l'air que tu tu vas écouter.

En fait, je commence à croire, que les vrais génies, obligé, il faut qu'ils se droguent. Moi, j'ai décidé d'arrêter la seule came qui me restait il y a 5 jours, un peu comme 98,9 % des fumeurs le 1er de l'An, parce que j'aime sortir du lot, tu me connais.

On m'a dit que le cinquième jour, c'était le plus difficile, alors hier, parce que j'aime les défis, j'ai bu un coup avec une fumeuse. Elle a fumé DEVANT MOI, et je me suis juste rongée l'os de la phalange. Pour le reste, j'étais zen.

Même pas je souffre.  Même pas je compense par la boulimie de Petit prince nappé de Nutella. Rien.

J'ai juste envie que ça marche.

Parce que la seule façon d'être suivie c'est de courir plus vite que les autres, j'ai jeté mon paquet de tétines  parce que l'oralité et moi, on est super copines depuis mon sevrage brutal à 6 mois,  ( je pompais trop ma mère.) Et le Moitié a suivi.

Après 72 heures d'euphorie et de roulage de pelles fraîches, de cris de victoire, où l'on se disait combien on serait heureux, riches, libres, plein de santé, d'enthousiasme vengeur (je sais pas pourquoi je dis vengeur, j'aime bien.), ce matin, j'ai senti qu'un tournant s'opérait.

Mon moitié on dirait un peu Mercredi Adams, là.  Il tire des fils électriques dans toute la maison, PARCE QUE MERDE LES TRAVAUX DEBUTENT BIENTOT JE T'AI DIT, FAUT BIEN QUE JE LE FASSE.   Il se tait, l'oeil torve, le souffle toxicomane, la mèche hagarde, et soudain on entend MERDE FAIT CHIER MERDE PUTAIN MERDE FAIT CHIER CA MARCHE PAS FAIT CHIER

Au début, j'ai fait comme je fais d'habitude. Gueuler plus fort. J'ai de la voix, et du coffre, hein . J'ai dit en substance que son manque, et sa difficulté dans le sevrage ne devait pas ruiner l'ambiance familiale hautement sereine qui règne habituellement dans notre demeure, que personne n'avait à payer le prix de son effort, qu'il était responsable de son état de dépendance et qu'il fallait qu'il soit fort. Ce qui en Ab6 désordonnée, dans le texte,  donne à peu près:

 T'ARRETESIMMEDIATEMENTTACRISED'HYSTERIEOUJTEBUTESANSDECONNER

JTIRELATRONCHEMOI?ALORSMERDE!!

 

Mais j'ai vu son sourire de ravissement  dans le tréfonds de son front gourd.

C'était exactement ce qu'il attendait.

Que je lui montre que ce sevrage, à deux, c'était pas le bon truc. Qu'on allait pas cesser de s'embiler, et que pour la bonne continuation de notre contrat d'union équilibrée, pour MON bien, et celui du gnome qui nous regardait, les yeux écarquillées en tirant sur sa Camel, il fallait qu'il se tire une clope tout de suite.

Qu'après les Liaisons Bienheureuses, nous allions entrer dans les Légions  Perilleuses.

Tout ça, je le savais . Je l'ai lu dans Allen Carr.

Et moi, j'en ai rien à foutre. Tout sauf les Lésions dangereuses.

Depuis lors, deux Sioux Rusés cohabitent dans notre mas en ruine. Je sautille par dessus les fils électriques qui parsèment le plancher avec légereté (normal- je fume plus), je  joue aux dominos avec des grands rires cristallins (aidez moi je veux mourir) avec le gnome hilare, ce qui montre mes dents blanches et saines (normal -je fume plus), je m'active et je nettoie la baignoire en chantant et en prenant touuuuuut mon temps (normal-je fume plus).   J'emmène l'Infant se ballader le long du canal et nous nous mettons à courir comme des champions de triathlon (normal- je fume plus) parce que comme d'habitude, on a croisé le grand fou pas dangereux mais bon un peu collant et légèrement exhibo, et même pas je pleure.(normal-je fume plus)

Et lui, il dit Fait Chier, mais plus bas. Et même des fois, quand on se croise dans l'escalier, j'ai l'impression qu'il recommence à me reconnaître. Je lui ai dit tout à l'heure : "On s'est pas déjà croisés, nous deux ?" et j'ai bien vu qu'il se retenait de rire.

Le patch sur l'aine, le chewing gum pastèque qui va me faire péter le plombage si ça se trouve hein, une envie de pleurer qui me monte je ne sais ni pourquoi ni comment, l'impression que ma vie sans toi, Nicotine va être un perpétuel combat... J'ai juste  envie de fumer mes orteils,

mais ça va.

 Je vais peut être monter un autre blog , pour le courage et la détermination. Après Resse Pire, Encore,

Sue Phoque,  Toujours.

J'ai l'impression que tout dépend de moi, et va savoir , peut être même que ça me plaît ?

29 décembre 2006

Double vérole

 Il est des pathologies adjuventes. Qui se servent l'une l'autre dans une alchimie joyeuse, voire magique, parce c'était lui, parce que c'était moi...Par exemple, le pervers, s'il est un peu hyperlaxe, ben c'est mieux. Il peut découper sa victime en morceaux et transporter  ceux-ci des deux mains et des deux genoux pliés dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Ca lui fait gagner du temps.

Par exemple, moi , en temps normal, j'ai beaucoup de mal à vomir.  Souvenirs d'un temps où j'ai trop gerbé. Eh bien là, ma gastro, je me la vis tranquille, zen, parce que la pathologie adjuvente de la trachéite pneumoniale m'aide, dans l'effort de la quinte apocalyptique à déverser le trop-plein.

Ce ne serait pas complet si le gnome n'avait pas contracté une angine blanche. Qui lui fait faire des pointes de fièvre à 40 en pleine nuit. C'est pas grave !   Là aussi, c'est la théorie des pathologies synergiques ! j'étais déjà debout, hé, je toussaisvomissais, alors, même pas besoin de me réveiller pour aller chercher l'Aspégic !

 C'est con hein, on m'avait proposé le PLAN DU SIECLE pour le Jour de l'An: avec JulietteLewis  BritneySpears, Rocco Siffredi, et plein de journalistes de Cosmo. C'eût pu être grandiose, hype, avec du Champagne et des petits fours

 Mais non.

Mais vous me connaissez, je sais voir l'oligo-élément dans l'étron qui me tombe sur la gueule. Tirer le meilleur parti de l'hécatombe, sucer la moëlle dans l'os le plus dur (vos gueules), alors, le soir du Réveillon, je regarderai l'Age de Glace, une bouillotte sur mon flanc , un éphèbe à ma droite  gauche, Un Réveillon tendance Cocoon âge, Rive Gauche du Paillon, Bobo-partout-putain-je-vais-mourir.

 De toutes façons, je déteste faire la fête comme tout le monde à des jours convenus (hahahaha, l'argument de NAZE  bien conventionnel et tout...)

Je fêterai 2007 le vendredi 34 avril, en pensant à Boris.

14 décembre 2006

Mais des fois Love doesn't stink

J'attendais ces moments avec impatience, parce que je crevais d'envie de parler d'autre chose que de règles, de Loi, de Noël et d'Hannoucka.
Nous avons déjà, à mon plus grand regret, parlé de la mort.
Il nous fallait parler d'amour.
Il a commencé à faire comme les autres, se conformer, se disant une fiancée comme on dit qu'on a sa carte Pokémon.
Et puis, je l'ai vu s'émouvoir, vraiment. Je l'ai vu dans la découverte d'un sentiment qu'il ignorait encore , se remplir de questions.
Un petit humain qui découvrait qu'on pouvait aimer ailleurs qu'au foyer, aimer autrui que ses parents.
Il a dit "Je ne lui dirai jamais"

Et sans doute parce que nous sommes sans doute les plus performants "éducativement" là où nous avons pêché, j'ai tendu une oreille attentive. J'ai sans doute tendu davantage de perches que lorsqu'il me parle de Dany Fantôme.
j'ai eu envie de lui dire que l'amour, ça devait le rendre heureux. Que l'amour ça devait se dire, et que Love is the answer aussi, j'ai pas pu m'empêcher de chanter.

Et puis je le vois, là, depuis quelques jours, dans un vrai choc amoureux, sans modèles de réference culturelle, sans avoir lu une ligne d'Alberoni, il expérimente les premières émotions, le coeur qui bat "très vite comme quand j'ai fait du foot" quand elle le serre pour lui dire merci.
Et puis, il la dessine partout et constamment. Une magnifique dame patate avec des mains en forme de fleurs, et il écrit son nom à elle, son nom à lui. Comme on grave dans un arbre. Et il fourre le tout sous son lit.
Il me dit , dans une sorte d'aveu brutal qu'il aimerait l'embrasser sur la bouche.
Il analyse "Je suis amoureux"
Il cristallise et me dit que peut-être elle est amoureuse de lui, aussi, puisqu'elle "change un peu de voix quand elle me demande de lui prêter mes jouets"
Je suis stupéfaite, rassurée aussi, étrangement, de cette formidable émotivité, de cette toute nouvelle curiosité de l'autre, bien davantage que sa faculté à distinguer les phonémes proches ou à dénombrer en évitant le surcomptage, je dois bien l'avouer.
Je le vois sourire quand il la voit le matin à la table de l'accueil des petits, toute droite et avec une queue de cheval à chouchou léopard, je le vois lui jeter un dernier regard le soir, l'air de rien.
Je me gonfle d'un orgeuil stupide parce qu'il n'est pas de ceux qui cognent sur leurs pairs femelles pour leur montrer tout l'intérêt qu'ils ont pour elles.
Je suis tout bonnement contente qu'il en parle et s'interroge, s'émerveille et soit curieux de cette nouveauté.
"C'est normal que je l'aime parce qu'elle est très belle ?"
En plus, je crois qu'il se pose de bonnes questions.

Il a cinq ans et je le vois "en amour" , avec les yeux qui brillent et le coeur à l'envers.
Et je prends ça très au sérieux.

Trop au sérieux, me dit son père, qui dans le genre brise délire se pose là.
Et ça aussi, c'est sans doute très bien.

24 novembre 2006

Grosse fatigue (toi-même)

J'ai le cerveau mode paléolithique avec ce début de l'hiver qui s'annonce d'une froideur humide qui me gonfle.
Je me concentre sur l'essentiel: 1/Manger 2/manger 3/Chasser le gras (ha ben obligée du coup) et le reste si possible, le morose et le pénible, le lourd et ce contre lequel on ne peut rien.
Alors l'art et l'écriture, heu, pardon, mon blog, ça m'intéresse autant que l'ondoiement des blés sous la brise, ou l'onychophagie récente du meilleur copain de mon fils.

Je peste contre le réveil qui sonne trop tôt, avec cette même rage qui rend si beau, si vrai, si pur, le militant UMP quand il s'énerve après la victoire de Ségo. Bien fort, et en vain.

Je me tartine avec de la crème extraordinaire à 30 euros les 12 grammes, en me disant que las las, ma beauté, mon séchoir...

Je deviens onomatopéique dans mes propos. C'est à dire qu'à part ouais ouais, ho, p'tin non, j'ai pas beaucoup de conversation. Je ne vois pas quoi répondre que "ho p'tin non jai sommeil" quand mon moitié me propose un cinoche, un jus de mangue/carotte, la botte.

Après je lui dis: "Point de salamalecs, mon ami, choisis un des trois, allons à l'essentiel ,soyons fous..."

Après on fait des ho et des ha vachement épicuriens devant ...notre jus de mangue/carotte.

Après je m'endors et il paraît que je pique toutes les couvertures. C'est faux.
S'il m'aimait vraiment, il ne supporterait pas que j'ai froid.

Bref , vous l'aurez compris, je crois que je suis un peu à sec niveau pondage de notes, comme une poule constipée, comme un Rimbaud sans absinthe, comme un OP sans CDI...
J'hiberne un peu et je reviens

(ouais , demain sans doute)

01 novembre 2006

Journal Extime

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Mange ta soupe, ne crie pas là uhhh, j'ai entendu, arrête de nous couper la parole, on n'est pas à ta disposition, non je ne peux pas t'acheter les cartes  Action man, je te demande d'arrêter ce bruit là IMMEDIATEMENT, tu ne peux pas encore choisir l'heure où tu te couches, voilà, c'est comme ça, non pas de dessins animés à 7h00 du mat, ça ramollit le cerveau on l'a lu dans l'Express, Ne boude pas comme ça, j'te jure, je supporte pas...QUOI tu ne veux pas manger tes carottes? (moue grondeuse débile à la caroline Ingalls)  Et moi hein, je les bouffe pas mes ...bon ok , mange tes chips aux smarties.

 

Bon anniversaire, mon dragon.

Et bon courage pour la suite.

19 octobre 2006

"Je" est une autre

Il y a quelques temps déjà, je faisais appel aux milliers de lectrices de ce blog pour des conseils de relookation (ici normalement je devrais faire le lien avec la note sus(rha)citée, mais tres franchement, qu'est ce qu'on s'en fout)

Sachez que, suite à vos conseils éclairés, oui, j'ai tenté le virage total look, la sublimation de ma sublimissime féminitude, le changement  fringues radical.

J'ai testé pour vous le pantalon classieux fluide avec de fines rayures dans les gris (c'est HAïPER tendance le gris), et le cache pas grand chose coeur  casual viscose mohair de chez  Somewhere trop beau.

Il aurait fallu, je le sais, les stilettos de la mort, pointus au bout. J'adore j'adore, mais je peux pas, putain je peux pas...ça fait trop mal. Alors bon on s'en fout, hein qui c'est qui va regarder tes pieds d'abord? Alors j'ai mis mes bottes Punk rock noir et blanches avec un talon bobine, que le pantalon il casse/dégouline sur la shoe et par terre que c'est magnifique,

mais quand il pleut moins.

Je te jure sur la baïbeul, le coran, ne prenons pas de risques inutiles Cosmopolitan que je ne me suis pas reconnue.

Je te jure que ça change tout.

Oui, ça te change non seulement le regard de toi même de ton image mentale sur ton égo (il parait que c'est excellent contre la déprime hivernale, un peu comme les Oméga trois , mais plus cher), mais AUSSI le regard des autres. C'est un fait.

 

Laisse moi te narrer.

1-Je suis arrivée au boulot et là tout le monde m'a dit : WOUAAAAAAAAAAAAAAAAH COMMENT CA t'CHANGE, COMMENT t'ES TROP BELLE, Comment tu tl'a pètes, sans déconner, hahahahha des botte de Punk avec du Somewhere c'est nul" Et même le plus vil de tous les nuls d'abrutis que je croise tous les jours et il me déteste, (note à venir) et je le lui rends bien, a fait :"m" (Il ne lui manque que la parole.)

2- Le petit là, qui d'habitude quand je viens le chercher, hurle et sanglote, et se roule par terre, et même une fois il a vomi, là, il s'est levé et a dit: Bonjour madame. Je me suis retournée pour voir s'il y avait quelqu'un  derrière moi.

Personne.

Ce ne pouvait pas être une coïncidence.

3- Vers 11h45, je courais à un rendez vous de wonder woman pressée active débordée que bon sang nom d'une Dunhill mentholée, mais c'est trop dur de jongler entre esthet, job, nounou, week end à Porquerolles chez ma psychiatre, et comme il pleuvait, j'avais mis mon  trench sur ma tête (un super trench, hein, note à venir), parce que je n'ai pas de parapluie (note à venir)

Et là, là....

 

Parenthèse pour comprendre: D'habitude moi, tu vois, je me fais brancher par des djeuns en scooter, qui me disent Wouah trop bonne la meuf (enfin des fois hein..)  et ils mesurent 1m68 A TOUT CASSER , ils ont des logos nike au laser incrustés dans les tifs, des T shirts avec des noms de groupes que je connais même pas et ils me disent : « tiniques ? »

 

Et bien, là, là...figure toi que je courais donc, et qu'un MONSIEUR trop canon d'environ 40 balais, un peu grisonnant mais pas trop, hyper la classe, mallette en cuir, portable vissé à l'oreille, sûrement une Audi ou une Touareg au garage… ben là, le monsieur , il m’a fait un grand sourire à la Richar Gere qui pesait 2581 $ et il m’a lancé :

« Vous êtes pressée, je vous emmène ? »

J’ai freiné, des bottines, et je me suis retournée. Y avait personne.

  J’ai répondu :

« Tiniques ? »

 

Cerise sur le gâteau (ouais je raconte mon intimité , lo, j’t’emmerdeeeeeuuuu), sachez que d’habitude, eh bien, d’habitude, entre mon moitié et moi-même, il y a de GROS conflits.

 

(LONG SILENCE LOURD DE SENS….)

Ab6 quittera –t-elle son moitié pour un grand et célèbre bloggueur parisien dont le flux RSS dépasse les 30 000 volts ? Le suspense reste entier…)

 

Ouais donc mon moitié souvent, il me regarde comme ça genre tu t’énerves trop, regarde MOI comme je suis calme

Je supporte pas, je supporte pas, j’ai envie de lui enfoncer des aiguilles à tricoter chauffées à blanc dans les narines pour lui prouver, que non, je m’énerve pas trop.

Alors, je le regarde comme ça et je lui dis :

ARRETE DE ME REGARDER COMME CA, COMME SI  J’ETAIS TAREE, OU SINON JE DIVORCE POUR FAUTE EN RACONTANT PARTOUT QUE TU ME BATS , JE RUINERAI TA REPUTATION ET TU NE SERAS PLUS JAMAIS CONSEILLER MUNICIPAL !

Et lui, il me regarde, comme ça ( on se regarde beaucoup , nous deux, j’veux dire, c’est parce qu’on s’aime lol  :) :), :) etc etc...) et il me dit :

« Mais je n’ai aucune envie d’être conseiller municipal, tu as un peu un sale caractère quand même… »

 

Tu vois, le mec qui s’énerve trop.

 

Ben, ce soir, avec mon pantalon, j’ai trouvé qu’il s’énervait pas.

Il m’a regardé comme ça, et il m’a dit :

 

« Tu as vraiment du caractère. »

 

Ca change tout., je vous dis…

 

 Après l’habit ne fait pas le moine, 

 

 Le pantalon Construit le Moi. 

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