10 avril 2007
Plus tout à fait la même, complètement une autre.
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29 mars 2007
A brand new life qui finit bien, ouf.
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17 mars 2007
Du côté gnomique
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07 février 2007
fumeur d'herbe/Post Lumbago/Nouvelles du front
Le fumeur d'herbe veut me montrer des photos de moulures parce que les Anciens, ils lui ont tout appris, tu ouas. Pour de vrai. Ha, il est bien fini, le temps des estampes jap'. Il se demande si je n'étais pas sa prof en élémentaire; mon visage lui dit quelque chose. Après anamnèse, il s'avère que je n'ai que trois ans de plus que lui. Mon visage va lui dire merde, là.
Enculé de drogué.
Après deux semaines de coolitude absolue sur le chantier, où le moitié et moi-même nous extasiions chaque soir sur les finitions nickel du plâtre et les fils électriques si bien dissimulés, les moulures top et la porte non grinçante, (malgré les pauses déjeuner de 12 h à 16 h30), le premier conflit patronat/salariés a éclaté hier, quand le Chef (il m'a avoué après une pause déjeuner de 3 h21 arrosée au Pinot des charentes qu'il était un No-life amateur d'un jeu en ligne. j'ai pas osé dire que j'avais un blog.) a annoncé que nananananan dans le forfait à 5874012358 euros, y avait pas la peinture de la salle de bains, qu'il fallait qu'on arrête de râler(!?!?!?!?) parce que la porte du grenier, il l'avait fait gratuite en plus !
C'est au bord de l'ulcère de la catalepsie, que j'ai réalisé que trop bon trop con, fais du bien a fernand, te le rend en caguant, file ton petit doigt et on te mangera le coude, que donc il faudrait désormais revêtir le masque de l'inspectrice des travaux pas finis, et regarder la montre -que je n'ai pas -d'un air entendu de capitalo radine, à chaque retour de pause, qu'il faudrait à nouveau enculer les mouches, au lieu de papoter sur un air de ganja.
N'empêche, je me demandais pourquoi je souriais chaque fois que j'entendais siffler, et le marteau, et la scie, et les sciures, et le plâtre. J'allais avec mon père, petite, sur des chantiers, je m'en souviens. Des baraques immenses, et mon père qui bossait, sans aucune pause déjeuner. Il n'osait pas gonfler les devis, et se montrait souriant et gentiment gavé devant les capitalo radins qui regardaient leur montre.
°°°
Les piqures anti lumbago m'ont filé la gastro du crâne, et j'ai de nouveau la tension inférieure à zéro. Le manque de tabac me tiraille la dopamine. je n'ai pas de nouvelles de ma soeur d'Ho Chi Minh, et je crois qu'elle m'a reniée. Mon frère vit à Paris mais c'est pareil. Mon gnome, depuis peu, me parle comme une racaille du 9-3, et je deviens profondément débile en lui exposant moralitiquement, les risques de répression qu'il encourt en le fixant sarkozyquement droit dans les yeux. Il répond "Tu veux ma photo ? Elle vaut trois euros à casino !"
°°°
La blogotruc me saôule un peu. Je sais, je sais, ça fait ancienne combattante alors qu'il n'y a de batailles que pour ceux qui veulent bien en faire, mais bon, disons que je me lasse un peu. (ça va, là ?) Tout le monde en a rien à fout' mais quand même, tout le monde, connait Ixe.fr qui a dit à Igrec.com que les stats de Doublevé.be valaient plus cher que celles de Zed.joueb. Finalement , finalement, il nous faudra bien du talent pour jouer aux mômes sans être aduUuultes.
Et puis Romans m'a tuer. Je digère pas les ravioles. Ou c'est que j'ai pas assez dormi, et je suis incapable de faire une sieste. Mes synapses archaïques refusent de lâcher prise parce que le jour, c'est pas la nuit. (Je suis un peu basique comme fille)
°°°
Le fumeur d'herbe m'appelle. Il a trouvé ses photos de moulures.
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06 janvier 2007
2007 sera trop mortel ou ne sera pas.
J'avais envie de faire un titre un peu comme le blog de Lou-Annita sur SkyBlog. Mais rien a voir avec la chanson que je vais chanter.
J'avais envie d'une note à la BlogBo avec plein de jeux de mots de l'autre monde et un titre qui tue genre Nazi dans le Métro, mais ça a déjà été fait. Et rien à voir avec l'air que tu tu vas écouter.
En fait, je commence à croire, que les vrais génies, obligé, il faut qu'ils se droguent. Moi, j'ai décidé d'arrêter la seule came qui me restait il y a 5 jours, un peu comme 98,9 % des fumeurs le 1er de l'An, parce que j'aime sortir du lot, tu me connais.
On m'a dit que le cinquième jour, c'était le plus difficile, alors hier, parce que j'aime les défis, j'ai bu un coup avec une fumeuse. Elle a fumé DEVANT MOI, et je me suis juste rongée l'os de la phalange. Pour le reste, j'étais zen.
Même pas je souffre. Même pas je compense par la boulimie de Petit prince nappé de Nutella. Rien.
J'ai juste envie que ça marche.
Parce que la seule façon d'être suivie c'est de courir plus vite que les autres, j'ai jeté mon paquet de tétines parce que l'oralité et moi, on est super copines depuis mon sevrage brutal à 6 mois, ( je pompais trop ma mère.) Et le Moitié a suivi.
Après 72 heures d'euphorie et de roulage de pelles fraîches, de cris de victoire, où l'on se disait combien on serait heureux, riches, libres, plein de santé, d'enthousiasme vengeur (je sais pas pourquoi je dis vengeur, j'aime bien.), ce matin, j'ai senti qu'un tournant s'opérait.
Mon moitié on dirait un peu Mercredi Adams, là. Il tire des fils électriques dans toute la maison, PARCE QUE MERDE LES TRAVAUX DEBUTENT BIENTOT JE T'AI DIT, FAUT BIEN QUE JE LE FASSE. Il se tait, l'oeil torve, le souffle toxicomane, la mèche hagarde, et soudain on entend MERDE FAIT CHIER MERDE PUTAIN MERDE FAIT CHIER CA MARCHE PAS FAIT CHIER
Au début, j'ai fait comme je fais d'habitude. Gueuler plus fort. J'ai de la voix, et du coffre, hein . J'ai dit en substance que son manque, et sa difficulté dans le sevrage ne devait pas ruiner l'ambiance familiale hautement sereine qui règne habituellement dans notre demeure, que personne n'avait à payer le prix de son effort, qu'il était responsable de son état de dépendance et qu'il fallait qu'il soit fort. Ce qui en Ab6 désordonnée, dans le texte, donne à peu près:
T'ARRETESIMMEDIATEMENTTACRISED'HYSTERIEOUJTEBUTESANSDECONNER
JTIRELATRONCHEMOI?ALORSMERDE!!
Mais j'ai vu son sourire de ravissement dans le tréfonds de son front gourd.
C'était exactement ce qu'il attendait.
Que je lui montre que ce sevrage, à deux, c'était pas le bon truc. Qu'on allait pas cesser de s'embiler, et que pour la bonne continuation de notre contrat d'union équilibrée, pour MON bien, et celui du gnome qui nous regardait, les yeux écarquillées en tirant sur sa Camel, il fallait qu'il se tire une clope tout de suite.
Qu'après les Liaisons Bienheureuses, nous allions entrer dans les Légions Perilleuses.
Tout ça, je le savais . Je l'ai lu dans Allen Carr.
Et moi, j'en ai rien à foutre. Tout sauf les Lésions dangereuses.
Depuis lors, deux Sioux Rusés cohabitent dans notre mas en ruine. Je sautille par dessus les fils électriques qui parsèment le plancher avec légereté (normal- je fume plus), je joue aux dominos avec des grands rires cristallins (aidez moi je veux mourir) avec le gnome hilare, ce qui montre mes dents blanches et saines (normal -je fume plus), je m'active et je nettoie la baignoire en chantant et en prenant touuuuuut mon temps (normal-je fume plus). J'emmène l'Infant se ballader le long du canal et nous nous mettons à courir comme des champions de triathlon (normal- je fume plus) parce que comme d'habitude, on a croisé le grand fou pas dangereux mais bon un peu collant et légèrement exhibo, et même pas je pleure.(normal-je fume plus)
Et lui, il dit Fait Chier, mais plus bas. Et même des fois, quand on se croise dans l'escalier, j'ai l'impression qu'il recommence à me reconnaître. Je lui ai dit tout à l'heure : "On s'est pas déjà croisés, nous deux ?" et j'ai bien vu qu'il se retenait de rire.
Le patch sur l'aine, le chewing gum pastèque qui va me faire péter le plombage si ça se trouve hein, une envie de pleurer qui me monte je ne sais ni pourquoi ni comment, l'impression que ma vie sans toi, Nicotine va être un perpétuel combat... J'ai juste envie de fumer mes orteils,
mais ça va.
Je vais peut être monter un autre blog , pour le courage et la détermination. Après Resse Pire, Encore,
Sue Phoque, Toujours.
J'ai l'impression que tout dépend de moi, et va savoir , peut être même que ça me plaît ?
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29 décembre 2006
Double vérole
Il est des pathologies adjuventes. Qui se servent l'une l'autre dans une alchimie joyeuse, voire magique, parce c'était lui, parce que c'était moi...Par exemple, le pervers, s'il est un peu hyperlaxe, ben c'est mieux. Il peut découper sa victime en morceaux et transporter ceux-ci des deux mains et des deux genoux pliés dans le sens contraire des aiguilles d'une montre. Ca lui fait gagner du temps.
Par exemple, moi , en temps normal, j'ai beaucoup de mal à vomir. Souvenirs d'un temps où j'ai trop gerbé. Eh bien là, ma gastro, je me la vis tranquille, zen, parce que la pathologie adjuvente de la trachéite pneumoniale m'aide, dans l'effort de la quinte apocalyptique à déverser le trop-plein.
Ce ne serait pas complet si le gnome n'avait pas contracté une angine blanche. Qui lui fait faire des pointes de fièvre à 40 en pleine nuit. C'est pas grave ! Là aussi, c'est la théorie des pathologies synergiques ! j'étais déjà debout, hé, je toussaisvomissais, alors, même pas besoin de me réveiller pour aller chercher l'Aspégic !
C'est con hein, on m'avait proposé le PLAN DU SIECLE pour le Jour de l'An: avec JulietteLewis BritneySpears, Rocco Siffredi, et plein de journalistes de Cosmo. C'eût pu être grandiose, hype, avec du Champagne et des petits fours
Mais non.
Mais vous me connaissez, je sais voir l'oligo-élément dans l'étron qui me tombe sur la gueule. Tirer le meilleur parti de l'hécatombe, sucer la moëlle dans l'os le plus dur (vos gueules), alors, le soir du Réveillon, je regarderai l'Age de Glace, une bouillotte sur mon flanc , un éphèbe à ma droite gauche, Un Réveillon tendance Cocoon âge, Rive Gauche du Paillon, Bobo-partout-putain-je-vais-mourir.
De toutes façons, je déteste faire la fête comme tout le monde à des jours convenus (hahahaha, l'argument de NAZE bien conventionnel et tout...)
Je fêterai 2007 le vendredi 34 avril, en pensant à Boris.
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14 décembre 2006
Mais des fois Love doesn't stink
J'attendais ces moments avec impatience, parce que je crevais d'envie de parler d'autre chose que de règles, de Loi, de Noël et d'Hannoucka.
Nous avons déjà, à mon plus grand regret, parlé de la mort.
Il nous fallait parler d'amour.
Il a commencé à faire comme les autres, se conformer, se disant une fiancée comme on dit qu'on a sa carte Pokémon.
Et puis, je l'ai vu s'émouvoir, vraiment. Je l'ai vu dans la découverte d'un sentiment qu'il ignorait encore , se remplir de questions.
Un petit humain qui découvrait qu'on pouvait aimer ailleurs qu'au foyer, aimer autrui que ses parents.
Il a dit "Je ne lui dirai jamais"
Et sans doute parce que nous sommes sans doute les plus performants "éducativement" là où nous avons pêché, j'ai tendu une oreille attentive. J'ai sans doute tendu davantage de perches que lorsqu'il me parle de Dany Fantôme.
j'ai eu envie de lui dire que l'amour, ça devait le rendre heureux. Que l'amour ça devait se dire, et que Love is the answer aussi, j'ai pas pu m'empêcher de chanter.
Et puis je le vois, là, depuis quelques jours, dans un vrai choc amoureux, sans modèles de réference culturelle, sans avoir lu une ligne d'Alberoni, il expérimente les premières émotions, le coeur qui bat "très vite comme quand j'ai fait du foot" quand elle le serre pour lui dire merci.
Et puis, il la dessine partout et constamment. Une magnifique dame patate avec des mains en forme de fleurs, et il écrit son nom à elle, son nom à lui. Comme on grave dans un arbre. Et il fourre le tout sous son lit.
Il me dit , dans une sorte d'aveu brutal qu'il aimerait l'embrasser sur la bouche.
Il analyse "Je suis amoureux"
Il cristallise et me dit que peut-être elle est amoureuse de lui, aussi, puisqu'elle "change un peu de voix quand elle me demande de lui prêter mes jouets"
Je suis stupéfaite, rassurée aussi, étrangement, de cette formidable émotivité, de cette toute nouvelle curiosité de l'autre, bien davantage que sa faculté à distinguer les phonémes proches ou à dénombrer en évitant le surcomptage, je dois bien l'avouer.
Je le vois sourire quand il la voit le matin à la table de l'accueil des petits, toute droite et avec une queue de cheval à chouchou léopard, je le vois lui jeter un dernier regard le soir, l'air de rien.
Je me gonfle d'un orgeuil stupide parce qu'il n'est pas de ceux qui cognent sur leurs pairs femelles pour leur montrer tout l'intérêt qu'ils ont pour elles.
Je suis tout bonnement contente qu'il en parle et s'interroge, s'émerveille et soit curieux de cette nouveauté.
"C'est normal que je l'aime parce qu'elle est très belle ?"
En plus, je crois qu'il se pose de bonnes questions.
Il a cinq ans et je le vois "en amour" , avec les yeux qui brillent et le coeur à l'envers.
Et je prends ça très au sérieux.
Trop au sérieux, me dit son père, qui dans le genre brise délire se pose là.
Et ça aussi, c'est sans doute très bien.
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24 novembre 2006
Grosse fatigue (toi-même)
J'ai le cerveau mode paléolithique avec ce début de l'hiver qui s'annonce d'une froideur humide qui me gonfle.
Je me concentre sur l'essentiel: 1/Manger 2/manger 3/Chasser le gras (ha ben obligée du coup) et le reste si possible, le morose et le pénible, le lourd et ce contre lequel on ne peut rien.
Alors l'art et l'écriture, heu, pardon, mon blog, ça m'intéresse autant que l'ondoiement des blés sous la brise, ou l'onychophagie récente du meilleur copain de mon fils.
Je peste contre le réveil qui sonne trop tôt, avec cette même rage qui rend si beau, si vrai, si pur, le militant UMP quand il s'énerve après la victoire de Ségo. Bien fort, et en vain.
Je me tartine avec de la crème extraordinaire à 30 euros les 12 grammes, en me disant que las las, ma beauté, mon séchoir...
Je deviens onomatopéique dans mes propos. C'est à dire qu'à part ouais ouais, ho, p'tin non, j'ai pas beaucoup de conversation. Je ne vois pas quoi répondre que "ho p'tin non jai sommeil" quand mon moitié me propose un cinoche, un jus de mangue/carotte, la botte.
Après je lui dis: "Point de salamalecs, mon ami, choisis un des trois, allons à l'essentiel ,soyons fous..."
Après on fait des ho et des ha vachement épicuriens devant ...notre jus de mangue/carotte.
Après je m'endors et il paraît que je pique toutes les couvertures. C'est faux.
S'il m'aimait vraiment, il ne supporterait pas que j'ai froid.
Bref , vous l'aurez compris, je crois que je suis un peu à sec niveau pondage de notes, comme une poule constipée, comme un Rimbaud sans absinthe, comme un OP sans CDI...
J'hiberne un peu et je reviens
(ouais , demain sans doute)
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01 novembre 2006
Journal Extime
Mange ta soupe, ne crie pas là uhhh, j'ai entendu, arrête de nous couper la parole, on n'est pas à ta disposition, non je ne peux pas t'acheter les cartes Action man, je te demande d'arrêter ce bruit là IMMEDIATEMENT, tu ne peux pas encore choisir l'heure où tu te couches, voilà, c'est comme ça, non pas de dessins animés à 7h00 du mat, ça ramollit le cerveau on l'a lu dans l'Express, Ne boude pas comme ça, j'te jure, je supporte pas...QUOI tu ne veux pas manger tes carottes? (moue grondeuse débile à la caroline Ingalls) Et moi hein, je les bouffe pas mes ...bon ok , mange tes chips aux smarties.
Bon anniversaire, mon dragon.
Et bon courage pour la suite.
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19 octobre 2006
"Je" est une autre
Il y a quelques temps déjà, je faisais appel aux milliers de lectrices de ce blog pour des conseils de relookation (ici normalement je devrais faire le lien avec la note sus(rha)citée, mais tres franchement, qu'est ce qu'on s'en fout)
Sachez que, suite à vos conseils éclairés, oui, j'ai tenté le virage total look, la sublimation de ma sublimissime féminitude, le changement fringues radical.
J'ai testé pour vous le pantalon classieux fluide avec de fines rayures dans les gris (c'est HAïPER tendance le gris), et le cache pas grand chose coeur casual viscose mohair de chez Somewhere trop beau.
Il aurait fallu, je le sais, les stilettos de la mort, pointus au bout. J'adore j'adore, mais je peux pas, putain je peux pas...ça fait trop mal. Alors bon on s'en fout, hein qui c'est qui va regarder tes pieds d'abord? Alors j'ai mis mes bottes Punk rock noir et blanches avec un talon bobine, que le pantalon il casse/dégouline sur la shoe et par terre que c'est magnifique,
mais quand il pleut moins.
Je te jure sur la baïbeul, le coran, ne prenons pas de risques inutiles Cosmopolitan que je ne me suis pas reconnue.
Je te jure que ça change tout.
Oui, ça te change non seulement le regard de toi même de ton image mentale sur ton égo (il parait que c'est excellent contre la déprime hivernale, un peu comme les Oméga trois , mais plus cher), mais AUSSI le regard des autres. C'est un fait.
Laisse moi te narrer.
1-Je suis arrivée au boulot et là tout le monde m'a dit : WOUAAAAAAAAAAAAAAAAH COMMENT CA t'CHANGE, COMMENT t'ES TROP BELLE, Comment tu tl'a pètes, sans déconner, hahahahha des botte de Punk avec du Somewhere c'est nul" Et même le plus vil de tous les nuls d'abrutis que je croise tous les jours et il me déteste, (note à venir) et je le lui rends bien, a fait :"m" (Il ne lui manque que la parole.)
2- Le petit là, qui d'habitude quand je viens le chercher, hurle et sanglote, et se roule par terre, et même une fois il a vomi, là, il s'est levé et a dit: Bonjour madame. Je me suis retournée pour voir s'il y avait quelqu'un derrière moi.
Personne.
Ce ne pouvait pas être une coïncidence.
3- Vers 11h45, je courais à un rendez vous de wonder woman pressée active débordée que bon sang nom d'une Dunhill mentholée, mais c'est trop dur de jongler entre esthet, job, nounou, week end à Porquerolles chez ma psychiatre, et comme il pleuvait, j'avais mis mon trench sur ma tête (un super trench, hein, note à venir), parce que je n'ai pas de parapluie (note à venir)
Et là, là....
Parenthèse pour comprendre: D'habitude moi, tu vois, je me fais brancher par des djeuns en scooter, qui me disent Wouah trop bonne la meuf (enfin des fois hein..) et ils mesurent 1m68 A TOUT CASSER , ils ont des logos nike au laser incrustés dans les tifs, des T shirts avec des noms de groupes que je connais même pas et ils me disent : « tiniques ? »
Et bien, là, là...figure toi que je courais donc, et qu'un MONSIEUR trop canon d'environ 40 balais, un peu grisonnant mais pas trop, hyper la classe, mallette en cuir, portable vissé à l'oreille, sûrement une Audi ou une Touareg au garage… ben là, le monsieur , il m’a fait un grand sourire à la Richar Gere qui pesait 2581 $ et il m’a lancé :
« Vous êtes pressée, je vous emmène ? »
J’ai freiné, des bottines, et je me suis retournée. Y avait personne.
J’ai répondu :
« Tiniques ? »
Cerise sur le gâteau (ouais je raconte mon intimité , lo, j’t’emmerdeeeeeuuuu), sachez que d’habitude, eh bien, d’habitude, entre mon moitié et moi-même, il y a de GROS conflits.
(LONG SILENCE LOURD DE SENS….)
Ab6 quittera –t-elle son moitié pour un grand et célèbre bloggueur parisien dont le flux RSS dépasse les 30 000 volts ? Le suspense reste entier…)
Ouais donc mon moitié souvent, il me regarde comme ça genre tu t’énerves trop, regarde MOI comme je suis calme…
Je supporte pas, je supporte pas, j’ai envie de lui enfoncer des aiguilles à tricoter chauffées à blanc dans les narines pour lui prouver, que non, je m’énerve pas trop.
Alors, je le regarde comme ça et je lui dis :
ARRETE DE ME REGARDER COMME CA, COMME SI J’ETAIS TAREE, OU SINON JE DIVORCE POUR FAUTE EN RACONTANT PARTOUT QUE TU ME BATS , JE RUINERAI TA REPUTATION ET TU NE SERAS PLUS JAMAIS CONSEILLER MUNICIPAL !
Et lui, il me regarde, comme ça ( on se regarde beaucoup , nous deux, j’veux dire, c’est parce qu’on s’aime lol :) :), :) etc etc...) et il me dit :
« Mais je n’ai aucune envie d’être conseiller municipal, tu as un peu un sale caractère quand même… »
Tu vois, le mec qui s’énerve trop.
Ben, ce soir, avec mon pantalon, j’ai trouvé qu’il s’énervait pas.
Il m’a regardé comme ça, et il m’a dit :
« Tu as vraiment du caractère. »
Ca change tout., je vous dis…
Après l’habit ne fait pas le moine,
Le pantalon Construit le Moi.
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