03 juillet 2008
Entretien avec un vent pire.(oui, je sais)
Un meeting, Marie Bashkirtseff
Ta maîtresse m'a dit que tu "en voulais" , que tu faisais la course, qu'il te fallait le fichier du niveau supérieur. Elle m'a dit que tu avais cette intuition que n'ont que les purs matheux, cette tendance à la précipitation. Elle a ajouté qu'il t'arrivait de "bouder" (qu'on brûle sur le champ ce mot si niais de tous les dictionnaires, sans déconner) quand tu n'obtenais pas un super bravo.
Je l'ai écoutée me parler d'un enfant que je ne connaissais pas.
Pour un peu, je t'aurais battu froid que tu te socialises. Même si les enfants ne nous appartiennent pas et tout le tralala. Te voilà plié aux conditions du monde, adapté ?
Elle a dit que tu avais décrété que l'écriture n'était pas ta priorité.
J'ai posé mes mains à plat sur ton cahier corné. J'aime tes majuscules qui tremblent, ta première rédaction.
" Je m'apel ...j'ai sizan et demi et je suis heureu"
J'ai décidé que c'était vrai. La vérité sort du Bic pâteux des gosses, parce que je m'illusionnerai toujours, pour toi. C'est un choix que j'ai fait pour m'éviter un suicide anticipé.
J'ai vu tes confusions, ta latéralité mal assise, comme moi, et ce geste invisible d'écrire pour savoir où est la droite, la gauche.
Elle attendait que je me réjouisse avec elle de tes brillances formatées, de ton bel esprit de bataille. J'étais muette et gênée.
Elle attendait, comme on lui appris à faire dans son module de psycho de l'entretien. Attendre la fin avant de dire son inquiétude, l'air de rien. Tu donnes tes cartes très chères à tous ceux qui n'en ont pas. Tu as fomenté avec ta troupe le projet de t'enfuir de l'école par la forêt interdite (un champ de 200m 2 , trois arbres), et d'y construire un château pour L., la petite fille du foyer. Elle a dit émotivité, elle a dit sacrifice, elle a dit "se faire avoir". Elle a dit sentencieusement "principe de réalité".
J'écoutais déjà plus, bêtement rassurée que tu fasses juste, juste semblant de te fondre.
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08 février 2008
A momentary lapse of deraison.
Chers vous tous,
Je vous écris pour vous dire que je pense mourir dans les heures qui viennent et renaître tel un sphynx étoilé, ou un blog dépressif, j'hésite.
Je vous écris pour vous dire que je pense que vous me haïssez, mais ce n'est pas grave, car seul un témoin de Sarkozya peut imaginer que l'amour et la haine sont tels le bien et le mal, les légumes bouillis et le plaisir, Dingo et Batman...
dissociés.
A l'heure qu'il est , j'ai dans mon coeur un rythme de bossa nova, et sur les fesses un shorty couleur jambon de parme. Autant dire que oui, je m'inquiète.
Il y a quelques heures, j'ai reçu un appel anonyme d'un jeune garçon du quart monde, si j'en crois les accents de sahel dans sa voix. il a tenté de soudoyer mon innocence en me vantant les louanges d'une énorme ( ...) assurance vie. Je lui ai demandé s'il souffrait. De fil en aiguille, il m'a dit qu'il me ferait l'amour toute la sainte journée, que je ne verrai pas le doute en moi s'immiscer. J'ai dit "Que de la gueule" et j'ai raccroché.
J'ai établi, là, tout à l'heure, une liste de mes dernières volontés:
- Une pizza
- un kebab
- une entrecôte bleue de 800 g
En relisant et en apposant mon paraphe certifié conforme, j'ai constaté avec un enthousiasme qui m'a fait pousser un cri primal que cela ressemblait à une liste de courses que je ne fais jamais. Alors, d'un geste vengeur, j'ai avalé toute ma plaquette de pilules pour faire passer ces enfantillages. (on ne sait jamais)
Parfois, lorsque je dors, je vois un poisson argenté qui vole comme dans Arizona dream; et la scène de suicide exhalté. Ja la comprends si bien que je me réveille, les ouïes palpitantes, le ventre dur de colère, et je me dis que je ne dois plus jamais regarder la télévision. Plus jamais.
Je vous écris pour vous dire que je vais sans doute mourir car j'ai pas loin de 38°, c'est terrible. Je le sais, car j'ai tout à l'heure glissé salacement un thermomètre dans mon oreille droite en lui disant que je savais qu'elle aimait ça, que c'était pas la peine de se débattre, petite coquine, ça te plaît.
Bref, j'écris une note pour ne rien dire et surtout pour déconner. (et lui, parce que je l'aime plus que ma vie)
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22 octobre 2007
Sunday Smile pour un lundi
Je roulais, l'oeil vague, le pied vif, et la main gantée d 'agneau plongé (non c'est pas vrai, ça)
et j'ai dit
- Oui mon coeur ?
Il a dit:
- Ah ben je t'ai pas appelé...
- Tu es sûr ?
- Sûr et certain.
Avant que de ne plonger de ma silhouette voluptueuse et bombesque (nan c'est pas vrai) dans les affres du questionnement hystérico-phobique (Il me ment, il me hait, ou alors je suis au bord de la psychose puerpérale , ouais six ans après, je m'en fous)
j'ai dit:
- Ben ça alors j'étais sûre que tu m'avais appelée, dis donc...je deviens Jeanne d'Arc, on dirait ...
- Qui c'est zeanne d'arc ?
-C'est une jeune fille pure qui élevait des moutons, (oui) et qui a, comme le dit la légende et Jean Marie le Pen, entendu moultes voix qui lui enjoignaient de bouter l'anglois hors de france, elle est allée voir le Roi, et il a levé une armée dont elle a pris la tête (jeu de mots) et bien figure toi qu'elle a réussi !
- Ha non, tu mens pour me protéger de la violence télévisuelle, je l'ai vu, elle a pas réussi, et les anglais l'ont fait cuire.
Ici, un long fou rire nous parcourut et jai du m'arrêter pour reprendre mon souffle, et le contôle de ma triumph spitfire vert anglais. (nan c'est pas vrai)
Plus tard, il dévalait une pente à 4758 kilomètres /heure les fesses levées, le mollet d'acier, les cheveux au vent sur son 10 vitesses. Je le rattrapais d'une foulée aérienne dans mon adidas moulant. ( ceci est évidemment faux)
"Je m'arrête un peu" j'ai dit en avalant ma becotide, (DOCTEUR CARTER IL FAUT l'INTUBER ) et en m'étalant gracieusement sur la pelouse.
- MAMAN MAMAN TU ES MORTE OU TU FAIS SEMBLANT ? ça ne fait que 20 minutes et 12 secondes qu'on fait du sport, je le sais grâce à mon chrono Yi Gi Yo.
- Je joue, je joue, j'ai dit en râclant le gazon.
- Tu mens pour me protéger de ce monde plein de pesticides et de gaz toxiques, c'est ça, c'est ça ?
- Si on allait se taper du Nutella sur du pain viennois ?
Ici, un long fou rire nous parcourut, enfin surtout lui, parce que moi j'avais le sentiment que mes cuisses avaient deserté mon corps, et je rêvais d'un hamman, enfin un hamman mais ouvert parce que je suis claustro, et pas trop chaud parce que j'aime pas la canicule, et puis sans tout le monde là, à poil, autour, enfin bref, je rêvais d'un bain.
Pendant que je mettais du dEUS (oui, en ce moment je crois que je mute) il comptait ses cartes, (214, 5), il m'annonça soudain:
- Tu connais Scoubidou ?
- Oui, ça oui.
- Tu préfères qui dedans ? (la réalité est qu'en pleine phase d'identification massive, il dit "T'ES QUI DEDANS ?")
- Je trouve que Vera est très courageuse, Daphné est jolie. Sam est drôle, le blondinet a beaucoup de muscles, et le chien est très amical. Chacun a quelque chose qui le fait unique et particulier. C'est ça qui est super.
- Tu mens pour me protéger de l'elitisme libéral, tu me fantasmes homme de bien, visionnaire d'une gauche enfin rénovée, tu me pantailles, maman.
- Ha ... Et toi, tu préfères qui ?
- Les sandwiches .
Un long fou-rire etc etc....
12:00 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
04 septembre 2007
Je suis revenue de tout et j'y suis retournée. Note très longue avec de la musique ouais !
Toujours, je me réveille avant toi. J'aime te surprendre, te clouer le bec au moment où tu vas t'ériger. Je t'attrape et je te fais taire, d'une caresse du gras du pouce là, à gauche.
Toujours, avant toi, je me réveille, sonnerie de portable réglée à six heures pétantes.
Je me cinémascope l'illusion d'être tirée (ça va, ça va) d'un sommeil lourd, en sursautant quand même, et ton silence, c'est ma petite mort, en ce moment, O toi, mon reveil matin.
Toujours nu pieds, hiver comme été, car ma plantaire sensuavité ne s'embarassera jamais de chaussons. J'aime la texture différente sous mon talon, en aveugle, de la tomette fraîche au parquet mat, et au grès cabossé de ma salle de bains de cathédrale...mes repères pédestres dans ma randonnée titubante, à travers la pénombre des mes appartements. Il faut que je constate illico, les ravages nouveaux de cette nuit trop courte, cette nuit aux yeux de hibou (et il faut que je fasse pipi, aussi)
Toujours, les cheveux d'abord, et je me chante régulièrement Cut your hair en Pavement dans le texte. Mais ça cache bien la misère, la crinière; avouons le nous. J'achève de me réveiller à l'eau froide , ça me frisonne jusqu'au bout des nerfs.
Il paraît que l'humanité se subdivise en deux catégories bien distinctes:
- ceux qui déjeunent, puis se lavent (obsessionnels combattifs)
- ceux qui se lavent , puis déjeunent (oraux dépressifs)
Il y a aussi les psychotiques qui déjeunent d'un lavement, ou se lavent au nescafé, ou bien les banals névrosés qui ne se lavent pas (ils puent) mais ce n'est pas le sujet... le Sujet c'est Moi, entre ici et là.
Moi, trop folle, trop border line, trop nonconsensuelle, je me lave le visage, PUIS je déjeune, et après je me lave. Je sens qu'après ça, vous comprendrez mieux pourquoi je suis un être tellement à part. Isolée. Paumée. Indécise...je me dis en redescendant dans ma cuisine immense et...tiens donc (!), inachevée. Le café , grâce aux miracles de la programmation neuro-arabique est déjà prêt, neuf et chaud.
Si ce n'est pas le cas, (coupure de courant, dérèglement climatique, attaque d'araignées géantes de la planète Vulgar, amnésie) j'éclate en sanglots.
Je hais la frustration.
Sinon, je me tape la cafetière, en lui disant tant de mots d'amour, je lui dis tout bas ce que j'espère du haut de toute ma libido: UN REVEIL, bon sang, un REVEIL. Je l'enserre de mes doigts impatients, fébriles, en lui disant toi, oh oui, toi, mon robuste arabica.
Après, déjà, ça va un peu mieux.
Je me lave les dents avec un soin qui confine à la dinguerie maniaque. Puis, je me lave , non sans avoir préalablement (je te vois venir qui essaie de me couillonner) ôté:
1-# Ma nuisette en soie & cashmere
2-# Mon t shirt bretelles spaghetti en voile de coton "Punk is dead. So am I."
3-# Ma..o ciel, j'étais toute nue, tout ce temps ?
4-# Mon pyjouille dissocié comme un schizo sous double bind.
Coche la case de ton choix.
Je me lave, donc, au gant de crin, et ensuite , honte et opprobe (et sécheresse cutanée) soient sur moi, ni crème ni rien. Juste je me sèche avec une violence qui me terrorise moi même, et je me parfume voluptueusement et très longuement (2 dizièmes de secondes)
Ensuite se présentent deux options:
Soit mon fils est réveillé, et me squatte l'encéphale avec Salamèche qui vaut deux Prudicelle en energie pokémonique,et j'éclate en sanglots,en enfilant mon pantalon
Je hais la squattation.
Soit, il dort encore, et je me plante devant mon miroir de princesse et je me coiffe soigneusement (1 minute ) , puis je me maquille (hahahahahah) et après je dis "Oh mon dieu" je sanglote, et je me re-lave le visage, je mets mon pantalon. Et je réveille l'Infant qui me squatte l'encéphale avec Pikacchu qui vaut deux energies, en évolution pokémonique.
(cette note me fait bailler , tu sais, presqu'autant que toi, mais je sais pas pourquoi ,je veux aller jusqu'au bout, jusqu'au bout, tu m'entends ? Moi je suis comme ça, je suis la jusqueboutiste du blog, je te dis !)
Je l'aide à se lever, se laver, s'habiller, je lui dis que la vie est un torrent, qu'il faut plonger dans les remous, et aussi qu'à quoi sert de vivre libre quand on vit sans amour, hein, tu peux me le dire, toi ??? ou alors je lui dis Va te laver les dents, ça dépend.
Je le regarde déjeuner tout en actionnant l'Itunes et la boîte mail (addictée que je suis), je me retape une cafetière, dans la foulée. (insatiable que je suis)
Il est déjà sept heures quarante cinq, et je m'en vais. Mais d'abord j'ai roulé une pelle à mon frigidaire, lui piquant de quoi subsister à midi, car vois tu, moi je n'aime pas manger à la cantine, je n'aime pas les copains et les copines. Je dis à ma cafetière "Faisons l'amour avant de nous dire adieu." Elle me dit "Bon bon si tu veux...."
Ensuite, toujours, je roule jusqu'à mon lieu de travail, mon bureau, mon job, mon taf, je dis des trucs, je m'agenouille , je dis c'est bien. Y a un collègue qui me dit toujours haut les mains. Pour rire. Je ris. Et bien sûr, je lève les mains.
Une autre journée s'annonce , c'est sans fin.
Je reviens de loin , et j'y retourne, je me dis.
Je suis partie de nulle part et , tu vois, souvent j'y reviens...
22:30 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
02 mars 2007
Accent Sonic
Mon amie Sonic a vécu à Marseille, à Nice, à Paris, à Montpellier, parfois en Hollande. Mon amie Sonic a un jour accepté de refuser d'être raisonnable, et a choisi de vivre bien. Mon amie Sonic sait vivre, et profiter du moment, même si sans doute, elle déteste cette expression. J'ai dormi chez elle pendant près d'un an, sur un duvet à même le sol. Il y avait copsréèlle, Tim et Rox, Lau', Jo et les corbeaux de la fac, soudain (enfin!) hilares, on chantait des chansons, on marchait la nuit sur la prom'. j'ai dormi chez elle, cours julien. Elle dormait fenêtre ouverte, le mec est rentré dans sa maison, elle a dit : "Sortez tout de suite " et a ajouté comme si quelqu'un était dans la pièce à côté: "Non non c'est rien". Le mec est parti. Il y avait W et les deux autres allemands, les clowns dans le restaurant. ils sont devenus nos amis. Mon amie Sonic m'a offert Baise -moi de Despentes avant qu'elle ne devienne un icône trash néo féministe à la mode, et le premier Houellebecq "extension du domaine de la lutte" que j'ai adoré. Eh oui. mon amie Sonic regarde des films japonais qui me font baîller et elle dit :"c'est génial". Mon amie Sonic est d'un enthousiasme d'enfant jamais niais devant l'art, les villes, les gens, la bouffe, le vin, la musique.
Mon amie Sonic est la seule femme capable de chanter J Mascis (je l'envie beaucoup), mon amie Sonic est de ces gens originaux et bruts qui , à un aucun moment n'en sont conscients et en joueraient, voire le surjoueraient. Elle dit aux gens qui l'empêchent de dormir :"Tu m'empêches de dormir", elle laisse les araignées vivre dans sa maison car elle trouve ses bêtes fascinantes, et leur donne des petits noms, elle n'a jamais fumé une cigarette, elle cuisine comme personne, écoute de la musique de dingues , de l'electro en passant par le noisy, achète des crèmes de beauté dans la parapharmacie de la mort, s'habillait vintage dès 1980, est d'une exquise politesse et d'un savoir vivre rarissime. Elevée par les soeurs, quand elle en voit une dans la rue, elle a un arrêt et la fixe de ses yeux absolument déments en ricanant telle une possédée par le démon.
Mon amie Sonic vit depuis longtemps avec S. Et ils ont deux enfants démentiellement angéliques. Des petits sauvages qui grimpent aux arbres, et mangent du Nutella, des champignons à l'aïl et des nems aux chèvre frais. S. est un homme qui sait rire de tout, de lui et des autres, responsable et sympathique, curieux. Il chante Rue gamaaaaaaaaaa quand il a un peu trop picolé. Et ça me fait rire.
Mon amie Sonic peint remarquablement bien, photographie des gens qu'elle aime. Sa maison est parsemée de photos. Je m'y promène et je revois F, qui chante, je croise B et P quand il allait bien, qu'il promettait tant de talent, j'aperçois ma soeur, plus jeune, dans une piscine, il y a L sur sa moto, P, haha j'étais folle de ce con !
Je connais mon amie Sonic depuis plus de quinze ans.
Mon amie Sonic me regarde parfois et plante ses yeux dans les miens./ elle dit : "Alors ? ..."
-Alors quoi ?
Elle ricane un peu, elle a les pommettes hautes, elle ressemble un peu à Glenn Glose (Close ?), elle dit
- Raconte.
La plupart du temps, je me mets à lui dire ce que je ne sais dire à personne. Elle écoute et la plupart du temps elle ne dit rien . Il a des gens qui savent écouter. Ca me stupéfie.
Et quand je rentre chez moi, je me dis que tout ça, il faudra que j'y réflechisse. Et là,
c'est maintenant,
je réfléchis.
20:25 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
01 janvier 2007
Dépôt de Bile AN 2006
(Là, normalement, tu fais OOooh devant le brouillage lexical.)
Avant de m'illusionner sur les résolutions déjà si mal tenues que j'avais pour l'An Neuf, il paraît qu'il faut réfléchir sur les acquis de l'an passé. Où l'a m'a souhaité bonne année, et que...hein...
Tirer le positif du drame banal, du commun qui m'a tordu le coeur, de l'ordinaire au goût d'éther/nité.
Séparer le con grain de l'Ivraisse.
L'année déjà passée m'aura appris les séparations; et j'ai sorti la tête de l'eau après après avoir cru à la noyade, brassé du vent en même temps que pas assez d'eau dans les yeux.
Les définitives, au goût de pierre froide et de prières que je n'ai pas comprises. Le vide rempli par trop de colère, un peu trop de haine et de ressentiment, comme si ç'eût pu changer quelque chose, mais je n'ai pas de grande âme, et les sens trop cénesthopates. Colle -toi le sourire de l'adulte à l'oedipe bien résolu, qui comprend tout bien l'ordre des choses et la nécessité de l'hiver pour que le printemps...Ricane aussi , un peu , en coin.
Les temporaires, au goût de c'est pour ton bien, alors pas le droit de te plaindre. Des milliers de kilomètres entre l'utérine et moi, rien de grave. Colle -toi le sourire de l'adulte à la dépendance non mortifère et vois le bon de ta vie. Les autrui extérieurs au clan qui peuvent te tendre la main. ..Ricane aussi, en coin, un peu.
J'ai appris...Il y a des apprentissages qui ne te collent pas le sourire de la victoire, de la difficulté dépassée. Juste la résignation de faire sans. Un crève-coeur pour l'homme, un espoir pour l'humanité.
L'année qui vient, du coup, je voudrais juste qu'elle ne me prenne plus personne.
Qu'elle ne te prenne personne, à toi non plus.
Et ensuite, bien sûr, je ferai ma liste, il paraît que j'ai jusqu'au 30 janvier pour m'interdire la nicotine, me contraindre à manger du fruit et du légume, m'obliger à pédaler dans les chemins autour de ma maison, m'occuper de mon home sweet home et chosir le grès émaillé et le parquet chaleureux.
Et puis, continuer d'aimer ceux qui me portent et me collent des sourires qui ne ressemblent pas à des grimaces.
Il y en a parmi vous.
14:55 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
27 novembre 2006
Pourquoi je te hais, Cow Boy
16:27 Publié dans In bathroom with Ab6 , Musique , Rêves et Cauchemars | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
03 novembre 2006
Teasing
Ici, un chef d'oeuvre. (pas tout de suite, mais dans pas longtemps, moins d'une heure.)
Les mots: "sale gueule, illuminée, s'la pète, n'importe quoi" sont rigoureusement interdits. Même s'ils te brûlent les lèvres.
08:52 Publié dans In bathroom with Ab6 , Internet & Moi | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
10 octobre 2006
Allez zou ! (+ podcast POUR RIGOLER)
(Pour Yaël & copsréèlle)
On a eu du mal à trouver l'entrée du conservatoire, mais on a fini par.
Il y avait des dames très distinguées et des messieurs forts de poitrine, avec des écharpes parme autour du cou.
On a attendu un petit moment et je faisais des vocalises dans ma tête. On s'est installé sur des chaises qui faisaient mal au cul, et le grand chef est arrivé. Il a fallu qu'on se présente, comme aux réunions weight watchers..
- Je m'appelle Francine et j'ai fait du chant lyrique pendant 22 ans, mes enfants sont ici. Première année de maîtrise violon, et quatrième année de maîtrise piano. Soprano 2.
- Je m'appelle Bernard et je voudrais perdre 22 kilos. Je faisais partie de cette merveilleuse chorale des Enfants du Coeur Vert malheureusement anéantie par le député maire de Pégomas, nous tournions dans la France entière , surtout dans les villes communistes, je suis baryton.
- Je m'appelle Géraldine et j'ai fait de la chorale pendant 47 ans, ainsi que du piano classique. Alto 47. Mi bémol.Mon fils est ici en première année de soliste.
- Je m'appelle Germain, et je chante depuis 12 ans dans une chorale de chant contemporain. Tenor.
Après les dames elles ont dit qu'on leur avait piqué leur place, parce qu'elles étaient alto et nous...ben nous on savait pas owheu, j'ai dit. ON savait pas, ça va hein ..?
- Je m'appelle ab6, j'aime bien le rock'n roll.
- Je m'appelle Copsréèlle, et c'est tout pareil qu'ab6, sauf que je m'appelle copsréèlle.
- Et vos enfants ?
-Heu mon gnome fait l'école du cirque. Et bientôt du karaté. Ceinture jaune fa dièse.
Après il a fallu faire hou houhouhouhou de plus en plus haut et de plus en plus bas. Quand on avait envie de souffler il fallait souffler et dire stop, ça voulait dire qu'il fallait changer de place. Alors copsreelle, le mec il lui a dit qu'elle était limite baryton, et j'ai voulu lui casser la gueule. Et moi alto. Wouah la classe, c'est les plus mélodiques. IL PARAIT.
Après on a chanté un truc avec des chariots, et des comin'in et y avait une américaine (Dje m'appel Allie et djai tchanté dans houn choraïlle dans le Texas pendant tres longtemps, indeed.) qui nous traduisait toutes les paroles et j'en avais rien à foutre.
C'était la vache de dur, et avec tout le monde qui chantait en même temps et fallait pas se mélanger , j'en avais marre.
Alors j'ai fait mon Gilbert Bécaud autiste et je me suis bouchée une oreille pour m'entendre, et je me suis entendue.
...
Alors, j'ai fait du play back.
Ensuite on a entonné tous ensemble (O la magie du choeur , O la puissance vocale de la voix unique dans le soir méditerranéen, O la magie des Wings, Nobody knows the troubles i've seen, nobody knows but Djézous.
Alors, là, désolée hein. Mais Nobody knows en soprano lyrique alto, bien en rythme et avec la respiration bien là où il faut
C'est laid.
Et en plus, il fallait pas dire Djézouuuuuuuuuuuuuuus mais Djézous. Point.
J'ai pas pu m'empêcher moi, tu vois, parce que si personne ne sait, personne, dégun, sauf Djézous, il faut que ça se sache, alors j'ai swingué, alto peut être mais rock'n roll suicide c'est pas possible.
Nobody knows the troubles i've seen AllelyuuuuuuuuuuuuUUUUUUUUaaaaaaaaaaaaaaaaaaaH
J'en étais à "uuu" séquence 1, que tous les autres, ils avaient posé les mains sur les genoux, et que c'était fini.
Hélène (Je m'appelle Hélène /je suis une fille comme les auuuuutres/et j'ai fait de l'opéra pendant 5 ans et demi à Cagnes/mer, ma fille est en troisieme année de maitrise , piano, trompette) a fait HAHAHA, et copsreelle a fait humpf, et le grand chef a dit: HA.
Après il nous a filé des dossiers d'inscription, mais y en avait pas assez, pour tout le monde, c'est dingue, hein ?
Sur le chemin du retour avec copsreelle, on a chanté en baryton pagnyien Oh when the saints et aussi
l'amour en héritage. version ragga muffin'
Le choeur negro spiritual, c'est nul.
On va monter un groupe de rock tribal. Ca s'appellera Alto Cadences Infernales.
EDIT de la demande générale
Grâce à Audacity, c'est moi qui chante les deux voix, haha, bon c'est la voix de fumeuse du matin, hein...ON SE MOQUE PAS)
23:15 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (73) | Envoyer cette note
06 octobre 2006
ANNONCE SERIEUSE
Alors que la quarantaine appoche à grands coup de c'est pour dans moins de trois ans, fatalement irémédiablement.., je sens bien, je sais bien que c'est maintenant ou
Tout de suite.
Je vais t'expliquer en tentant le plan en trois parties, ce sera une première, mais il ne faut jamais dire jamais sinon OO7 il serait encore puceau.
1- Poids et Mesure:
Jusqu'à il y a un peu plus de deux ans, c'est a dire jusqu'a ce que je commence à me dire qu'il serait temps de commencer à m'arrêter de fumer, j'avais ce genre de tempérament alimentaire qui énerve toutes les nénettes et qui fait sourire les messieurs, qui pensent honnêtement que la gonzesse qui a un bon coup de fourchette est un sacré numéro au lit, or je vous le dis, en vérité, la nana qui bouffe comme quatre, est trop pleine pour la gaudriole, le plus souvent. Donc, Je bouffais en quantité phénoménale à peu près tout ce qui était à bases de glucides lentes , de protéines pures, et de fromages, sans prendre un gramme.
Qui plus est, grâce à ma nervosité qui me fait être tendue même quand je dors, ET NON PAS GRACE AU SPORT comme le pensaient les médecins qui m'auscultaient, j'avais le ventre plat, l'abdominal quasi chocolaté, la cuisse ferme, le bras jamais mou.
Tout passe, hein. En m'arrêtant de fumer lors de mon premier essai, j'ai découvert l'univers du sucre, du flan au caramel, du chocolat...Fatal. Et depuis lors, par je ne sais quel dégueulasse phénomène qui fait gémir et pleurer, je suis devenue comme tout le monde , je bouffe = je grossis. Pour autant, je suis toujours aussi nerveuse, et hypertendue, mais je mollis, ah imparablement, je mollis. Et pas Parker. Las las, que mon muscle se laisse choir .
Alors je sais, mon moitié me bousille les écoutilles avec ce sempiternel refain dès que je dis mais putain regarde regarde, comme je suis MOLLE la putain de ta race ! Il faut faire du sport. Dit il laconique, et sûr de lui, parce qu'il va a la piscine deux fois par semaine.
Mais moi depuis que je me la pète analysée quasi didactique, je suis convaincue que les sportifs c'est des mal baisés ou des mal baisants. Les joggers qui pleurent quand il pleut pace qu'il peuvent pas faire leur jogging, alors c'est pas grave, ils feront des haltères, et 45 minutes de vélo d'appartement (!!!), je les supporte pas, je ricane dans leur dos, même. LEUR BEAU DOS MUSCLE, ouais, mais je ricane quand même.
2- Pieds nique les
Je réussis l'exploit de faire plus petite avec des talons hauts que pieds nus . J'ai déjà fait l'experience. Sur des talons aiguilles, j'ai carrément l'impression d'avoir eté coupée de mon corps comme dans un délire psychotique. "C'est pas moi c'est pas moi..."je chantonne en levant les yeux aux cieux et en fourchelang.
Sur les autres filles, je trouve ca carrément canonissime toutefois.
Nivau shoes, donc, je ne peux porter que du lourd, du gros, du pointu à la limite, de la bonne cam' en gros.
Jusqu'à 25 ans, je faisais rockeuse, après 25 ans, c'était trop trognon et on me donnait de bonnes excuses parce qu'il parait que je serais une éternelle ado toute ma vie pace que je suis gémeaux.
Mais moi, je le vois bien, passé 35 ans, c'est vraiment ridicule.
3 -Tifs et Look
Je me dis régulièrement qu'il me faut une VRAIE coupe genre mi longs je suis une femme active, ou carrément court pour faire de moi la femme libérée des contraintes du demélage quotidien. Mais à chaque fois que je vais chez le coiffeur, déterminée, il me dit: FoPALesCouperStroBo.. Et le reste du temps, je suis pas assez déterminée et je file 60 euros à un mec qui me coupe 1,5mm de pointes.
Fais toi des chignons qu'elle me dit copsréèlle, avec son minois régulier, et sa peau parfaite. Alors on essaie. Mais je dis tout haut comme je le pense, et pas la peine de me coller un procès, avec un chignon je fais mongole.
De Mongolie, hein, direct. C'est à cause que j'ai les pommettes hautes et plates de mon père.
Les cheveux longs, c'est CANON, juste après le shampoing, tout lissés, avec les mèches qui rebiquent à l'intérieur, mais apres une journée de passages nerveux de doigts dedans (parce que soit j'ai faim mais je me dis que je dois arrêter de bouffer, soit je veux une clope mais je me dis arrête tes conneries faut réduire.) c'est laid, plat et triste.
J'ai tenté le crayon planté dans les tifs pour faire négligé savant, mais il n'y a que dans les magazines et les films avec Julia Roberts que ça tient plus de deux minutes, le dessinalo dans la crinière.
Niveau fringues, c'est là qu'on atteint le summun de la catastrophe totale. Je n'ai pas UNE jupe, pas UNE ! Ni une seule chemise parce que je veux pas repasser. J'ai des jeans, et des pantalons noirs, des t shirts à manches courtes à manches longues à manches je sais plus comment ça s'appelle mais noirs ou marrons, et puis des pulls mais qu'en maille parce que la laine et l'acrylique, ça me donne envie de pleurer tellement ça gratte. J'ai des bottes aussi, PLEIN, noires ou marrons, et puis des vestes cuir, velours, ...noires ou marrons...
J'ai quelques belles pièces comme il parait qu'il faut dire, notamment des trucs achetés/ offerts par ma frangine qui est la reine su shopping et du look, ou bien des choses vraiment sympas colorées, achetés pendant des phases de girlitude (on y croit!!!) incompréhensibles deux heures après. Jamais portés.
J'ai vergogne mais étant donné que c'est un blog intimiste (HAHAHA), je ne mets jamais de slips en dentelle avec des roses qui grattent, moi j'aime le strech et le coton, les soutifs ? steuhonte, c'est le seul avantage à être peu nantie mammairement, j'en mets que QUAND JE SUIS OBLIGEE LE COUTEAU SOUS LA GORGE, parce que je suis claustrophobique du néné.
Voilà voilà, je sais bien qu 'il y a la faim dans le monde, et que personne ne sait pour qui voter en 2007, et que demain, ma peau , comment paraitra -t-elle.. tout ça, tout ça...
Mais c'est tres emmerdant, alors je prends tout conseil de relookation, pas en bois qui prendra en considération le fait que je peux pas pour des raisons agoraphobiques faire les magasins plus de 1h30 et que je ne sais pas me maquiller.
Mecs s'abstenir, parce qu'un mec avec un jean slim, excusez moi, mais moi , ça me fait rire. (sauf JP Gaultier et Tom Ford et le Japonais avec les plis partout- dans les fringues hein...)
14:50 Publié dans In bathroom with Ab6 | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note | Tags : look haha

