26 avril 2008
Des choses que j'ai vues.
Chaque image me raconte une histoire, tranquillement tragique, calmement déchirée. Le flou, des femmes comme noyées aux portraits de marbre fêlé comme de paisibles chaos en écho,
le desespoir d'un matelas foulé, le froissé intelligible d'un drap posé, l'eau de ton regard lourde comme un secret,
l'algue verte sur un visage fatigué,
des sièges desertiques, des pays vides habités, et vice et versa, aux arbres en ombre rapportées, le fané d'une rose poudrée, et les ombres. L'arête, et la tête d'un animal mort, le quotidien fendu sous la loupe de ton viseur. Un mur de silence où défilent des aimés, j'y vois toujours des absents, enveloppés dans le pourpre, presqu'effacés, le velours d'une joue d'enfant, ta latéralité mal-assise, é-coeurée. Des passants de pluie en coulée de couleur cendrée, la clarté de l'incertitude, voilà ce qui lacère, des plis de pages cornées abîmées, des larmes d'orage, les mains tordues dans des prières païennes pour s'échapper, la mélancolie d'une laverie, l'écorchure d'un pavé, les félures d'un bitume, et les ombres,
Toutes tes images me parlent de moi.
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01 janvier 2008
Moi de janvier
___/Jambes coupées 
Me reste des cheveux.
_____/Tout n'est pas perdu. ______________________/


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Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots.
E. Dickinson.
Après
les mois si sûrs,
les mois de mais...
l'émoi pour rien
le mois sans toi
voici le putain de moi de janvier
Ne pas tergiverser.
Je n'en ai ni le goût, ni la force.
Ce sera
Un moi flou.
Pour changer.
et sinon:
Bonne année à tous.
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27 décembre 2007
Fugue
Je suis tellement pas d'humeur. J'ai pas du tout envie. C'est la fièvre, je crois. Je frissonne dans le dos, il y a quelque chose d'immonde dans ma poitrine comme un monstre de gosse dans un placard, en même temps qu'une brûlure entre les omoplates. Traversée, je suis. Appelle-moi Atlantique si t'es un homme. Et sinon, ne m'appelle pas.
Tu avais dit "Viens mon angel de bain douche, j'me baigne dans l'Atlantique, elle est grande ma baignoire."
J'ai le combiné coincé dans la clavicule, je dis que oui et je mens, je dis pas la vérité. Je me demande comment ça fait le détecteur de mensonge, ce que ça mesure vraiment. Je crois que ma voix doit trembler, moi, quand je mens, ou alors je parle plus vite ? Je sais pas. Je sais que ça va paraître très con de dire ça, mais je ne mens pas souvent. Je mens quand on m'oblige, je mens pour pas charger l'autre du poids d'une franchise qui me libérerait la conscience, tu sais. Je ne crois pas en la confession. je crois en l'immense bienfait de la culpabiliité. Je crois qu'il est bon d'être enterré en gardant quleques secrets qui feront trop de mal. Cette dictature du tout dire-là, je la connais, je l'ai pratiquée parce que je lisais des romans très trash japonais où l'héroïne s'entaille d'abord les bras, puis s' épisiotomise avec ses ongles. Toute cette franche violence, je dois dire que ça me parlait.
Mais c'est fini. Je lis des poétesses autrichiennes, maintenant. Et je me tais. C'est une chose pour laquelle je suis douée.
J'ai dit que non, et c'était pas vrai. Je me suis souvenue d'un autre, tu sais. Il m'avait réveillée un soir au téléphone. Le lendemain, je me rappelais pas. Il m'a dit :"Mais je t'ai appelée, tu as dit ça et ça."..Je disais :"Mais je me rappelle pas." J'avais moins peur de ce que j'avais pu dire: "Je crois que toi et moi, ça va pas être possible, tu me fais chier, profondément. Je déteste tout ce que tu es."
"J'adore quand tu m'attrapes comme ça et que tu m'empêches de bouger en me tenant fort les mains. J'ai l'impression de tourner dans un Envoyé Spécial sur les putes lituaniennes..."
"Tu me fais le même effet qu'un cancer du col de l'utérus: une ENORME et horrible surprise" ...j'avais moins peur de ça, que peur d'être cinglée, à ne rien me rappeler.
Mais c'est fini. J'efface les numéros maintenant. Et je me tais. C'est la chose que je fais le mieux au monde.
Je me suis souvenue, comme la vie qui défile avant de crever, mais je crois que c'est la fièvre, que je vais pas mourir encore, ce sera pas pour cette fois... Parfois, je prends en photo des morceaux de moi, comme un puzzle éclaté, je me la pète morcelée, borderline histrionique amoureuse de mon propre reflet en petits bouts découpés. En réalité, je regarde les détails de mon corps comme on s'explose un point noir, comme on démantibule une fourche de tifs, la langue sortie, très appliquée, et j''ai un peu envie de dégueuler. C'est la nausée de Noël.
Je me souviens d'une certaine fin de soirée. "We are the spirit of the age of Aquarius , The Age of Aquarius, Aquariuuuuuus " j'avais chanté. On a tellement rigolé que je croyais avoir retrouvé un frère dont on m'aurait séparé, à mon insu. Je me souviens d'un poème inventé "Une fourmi de 18 mètres, ça n'existe pas, ça n'existe pas, mais une teub de 18 centimètres, houlala, y a que ça, y a que ça..." . Je riais tellement, j'essuyais mes larmes et je te suppliais faut arrêter, faut arrêter,...Rire, dis-moi que ça finira jamais ?
J'ai dit que je voulais plus, j'ai dit que je pouvais plus. Que la comédie des préliminaires, que tout ce vent autour, en ce moment, ça me dégoûtait de moi, et de l'humanité. Je ne suce que le premier soir, comme on se débarrasse d'une corvée. Je ne parle que pour occuper l'espace, mais les limbes, ça me déplaît pas. C'est comme ça chez les hystériques, qu'est-ce que tu veux que je te dise...Des flambées de libido, à te brûler la peau, puis tout qui s'effondre, et il n'y a plus qu'un cerveau en surchauffe, et du vaginisme d'émotions. C'est comme ça chez les hystériques, puisqu'après tout, c'est une évidence diagnostic: de rien du tout à tout ou rien. Des obsessions en boucle, qui font des vagues au coeur, des bas à l'âme, et ces images d'hôpital, l'épouvantable odeur, une intuition acide chaque fois que quelqu'un n'est pas lui-même, joue à être quelqu'un d'autre. Et la nausée de ce jeu-là.
Feinte indifférence ? Et je hais le jeu. Indifférence réelle ? Alors, lâche-moi, faut me lâcher, là.
C'est comme si mon ventre devenait un miroir et que j'y voyais toutes les vérités. C'est le miracle de Noël. Je passe de l'euphorie, et je t'aime et j'ai tellement ta tête dans ma poitrine, à plus rien, je te vois plus. Enfin: je vois toutes tes failles, ce mépris que tu prends pour de l'importance, et j'ai honte souvent pour toi, petit humain. Mais honte à un point...
Je rougis de ta bêtise, de ta suffisance, je rougis pour deux parce que toi seul, ça suffira pas. Je rougis pour toi. Comme si j'étais toi. Et je passe mon chemin. C'est pas lunatique, c'est pas ça. C'est juste que j'ai plus le temps de rassurer quelqu'un d'autre que mon enfant.
Mon corps c'est rien, c'est viande et compagnie. Je peux me mettre au dessus de moi et me regarder comme ça en toute objectivité comme si j'étais morte, comme si j'étais toi, et j'ai pas envie de moi.
J'ai plus envie de moi.
PortraitPhotoSurprisePochoirPochée Par Phasmes.
02:15 Publié dans E-mages , Rien de Rien | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
03 juillet 2007
Anothers Days III- The Last Ones
Les derniers seront les premiers ou peut être le contraire...
Pour moi qui ne comprends pas bien.






I take one one one cause you left me and
Two two two for my family and
Three Threee Three for my heartache and
FOUR FOUR FOUR for my headaches and
FiVe FiVe FIVE for my lonely and
666 for my sorrow and
Seven Seven for no tomorrow and
Eight Eight I forget what 8 was for and
9 9 9 for a lost God and
TEN TEN TEN TEN for everything
Everything everything EVERYTHING
et accessoirement un de mes morceaux (et groupes ) favoris
05:15 Publié dans E-mages | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
02 juillet 2007
Another Days- II / Le 14 ème jour
05:15 Publié dans E-mages | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
01 juillet 2007
Another days - I
Pour Sophie, qui comprend.




09:35 Publié dans E-mages | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : TO bE CONTINUED
12 juillet 2006
Tu seras un homme , mon fils.
18:25 Publié dans Bédé ratée , E-mages , MENAGE | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : les débuts de l'autonomie
11 juin 2006
Blues, Stress, Déprime, et autres chouettes joyeusetés.

Photo: Arsouille
J'aimerais bien qu'on m'explique pourquoi depuis ce matin, quand je pense au générique de Watoo Watoo, le super oiseau écologique du dessin animé de mon enfance, j'ai envie de chialer.
J'aimerais bien comprendre pourquoi, chaque fois que je n'ai pas trop le moral, on va dire, au lieu de vivre ça tranquille, il faut que je me foute de ma propre gueule, en plus. Et que je me trouve lamentable d'être lamentable.
J'aimerais bien savoir pourquoi chaque fois que j'm'engueule avec le moitié, j'ai envie de lui chanter
"dans X temps, il s'peut que les lamelles de mes semelles se deconnectent et que tu les prennes sur la gueule je t'aime je t'aime je t'aime..."(cf Podcast),
et que donc, je chante intérieurement cette chanson douce (ouais !) et ça me fait rire, extérieurement, et je tourne la tête comme une pop girl, pour ne pas que ça se voie, et lui il pense que je vais pleurer, et alors, il dit: "Mais...tu pleures...?", et hop je pleure. IMMEDIATEMENT.
Tout ceci c'est peut être un détail pour vous, mais moi, ça m'inquiète.
J'aimerais aussi comprendre pourquoi, là, à l'heure où je vous parle, mon moitié et mon gnome sont dans un super pique nique au bord d'une piscine avec plein de monde, et sûrement s'éclatent. Et que moi je suis restée à la maison, parce que j'ai du boulot, je suis une associale, je déteste les pique nique à la con, je suis une rebelle, ça me gonfle la sainte famille bobo écolo au bord de l'eau, je suis pas épilée bordel !
J'aimerais bien comprendre pourquoi cette photo d'Arsouille me fascine autant, ce cheval me fout les boules, avec sa tête effrayée, désesperée, souffrante et hallucinée. d'autant que c'est un putain de cheval de manège !
Un jour, j'ai emmené mon gnome sur un vieux manège comme ça. Il était dans une calèche, le manège tournait parce que souvent, les manèges tournent, et chaque fois qu'il arrivait à ma hauteur, je lui faisais un coucou trisomique, parce que je suis hyper originale comme meuf. Et à un moment donné, j'ai fait coucou à personne, parce qu'il s'était viandé dans le virage éternel, et que j'ai dit: "Oh mon Dieu c'est pas possible ! Oh mon Dieu c'est pas possible" , parce que je suis hyper redondante comme meuf.
Voilà, d'ailleurs, je crois que j'ai tout dit. je suis HYPER redondante comme meuf.
J'ai reçu un mail absolument con d'un mec qui espère flatter mon égo en me disant que j'écris pas de la merde comme les autres, et qui me conjure de cesser la note rigolote et le délire, de continuer à verser dans le lacrymal, que ça me sied mieux. Je ne lui ai pas répondu.
Mais je souhaiterais lui dire , là, comme ça, que les autres et moi, on l'emmerde. (et y a un super super jeu de mot très très fin , il sera content)
J'ai reçu aussi des mails d'une dame très très sympa, intelligente et fine, alors, ça fait contrepoids.
15:34 Publié dans E-mages , Musique | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
07 décembre 2005
En attendant la 101 ème...
D.D. Lewis, c'est lui !
18:14 Publié dans E-mages | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
12 octobre 2005
Néo Feet ...
Chose promise chose due.

Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
Il faut pas remettre à deux mains ce qu'on peut faire avec un pied.
J'ai failli me casser la gueule debout sur mon siège Louis IX pour que la webcam me vise.
Et c'est çui qui dit qui l'est
Si vous voulez je vous mets déjà les commentaires, ça vous évitera de les poster ???
Au moins on n'a pas l'odeur !!!MDR, loool!
Posté par Pimprenelle
y a combien de pixels?
Posté par PhotographedeQ
Est ce que tu t'es épilée avant ?
Posté par Esthéticiennedansle92
Oh lala ça me rappelle l'été 1975 !tu te souviens ? c'était TROP bien
posté par Unamiquiteveutdubien
Je peux faire un trackback sur mon blog de cuisine ?
Posté par MinaLaRotissoire
18:05 Publié dans E-mages | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note











