22 mai 2007
On jouerait que je serais enervée et "tendue" hahaha
Lucian FREUD. Note pour mes copines, surtout. Hein. Enfin Yaël, Alm, Hug, Cécile, Manou peut -être..mais aussi pour JM qui rigolera.[et aussi clique sur l'illustration musicale sans déconner c'est ...pile poil là. 
Je voudrais que tu ailles droit au but, tu sais. Ce n'est
qu'après ,
pendant que tu essaieras mon rythme, que tu pourras faire ma
connaissance.
Par pitié , épargne moi les yeux fermés, et la caresse
effleurée. Que
tout s'empoigne, que tout soit appuyé. Souligné. Accentué. Comme une puissante phrase , affirmative, mais qui n'a pas peur de l'interrogation.
La tendresse me fait penser à la maternité. Tu connais mes relations à la niaiserie. Des tue l'orgasme.
J'ai envie qu'on se mange, pas envie qu'on se "découvre". J'ai
envie
qu'on se prenne, pas qu'on se touche. Et j'ai dit ON, je suis pour la parité , le faire ensemble, mais moi vraiment.
J'ai envie qu'on se marre. Aussi.
Mais ça c'est risqué. Enfin, ça dépend...
J'ai envie qu'on s'emboîte, parfaitement, comme des pièces de puzzles, mais en mouvement. Du 3 D. Si c'est pour se souder du bas ventre en se regardant dans le blanc, et en écoutant Sade, je vais m'endormir. Ou rire, mais trop.
Oui je sais castratrice, et phallique. Ben il faudra s'y faire. Et je sais aussi que beaucoup disent "oh mais non mais non une telle femme c'est bien..." mais c'est pas vrai. C'est une belle théorie, une idée qu'on caresse comme on se caresse le chibre, à 12 ans et demi, en regardant Glüt la suédoise fessue dans PlayBoy , mais ça ne tient pas la distance. Ca ne tient pas la durée. Ca ennuie prodigieusement l'homme, quand ça ne le retient pas, ne l 'empêche pas profondément.
Seulement, voilà. Il faut être distante mais là. Douce, mais indépendante. Drôle, mais surtout pas plus que toi.
Tu es tellement belle quand tu souris. Tellement fantastique quand tu fermes ta gueule. Oui mais moi, quand je jouis, je fais la grimace, je sais pas vous, mais le rictus monalisien dans le feu de l'action...
Je sais que je ne suis pas la seule. CA suffit de penser que la femme est un vaisseau à aborder, la femme est un écrin à remplir, la femme est un creux, la femme est un espace ...mon cul, la femme.
La femme est un cul , comme toi tu es souvent , très souvent, une b... heu, la femme est un cul comme tout le monde !
Je vais te dire un grand secret. Je crois que certaines, comme moi, COMME NOUS TOUTES peut être, tirent même une fierté de cet état là, de cette différence, croient-elles, dans ce phallus qu'elle possède. Moi je nous trouve tristes à crever, à l'attendre, ce maître sur lequel régner.
Tout ça pour te dire que Je voudrais que tu ailles droit au but, et que tu y restes. Longtemps.
Enfin, jusqu'a ce qu'ensuite, je dorme. Parce qu'après, moi, tout comme toi -tout comme toi- surtout pas contre toi, je dors.
Et peut être même que je ronfle.
14:00 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (42) | Envoyer cette note
21 décembre 2006
Faudra voir à voir que ça continue pas avant que ça cesse
On te remplit de gemissements, de plaintes lamentables, de jeremiades récriminantes, de mécontentements geignards, et on t'espère récipiendaire honoré, touché, reconnaissant, la larme à l'oeil et au garde à vous.
Ben voyons....
Je le sais, depuis les années canapé que nous passons notre vie à nous raconter des histoires, à nous fantasmer amoureux quand nous ne sommes que narcissisés, à nous sublimer tolérant quand nous ne sommes que jemenfoutistes fatigués, à nous halluciner cynique cruel quand nous ne sommes qu'amputés du répondant.
Mais là, va savoir, ce doit être le repas de Noël du travail, ceux qui se sont servis le foie gras avant tout le monde et qui regardent au ciel, ou font semblant de causer à leur voisin, quand arrive ton tour et qu'il ne reste rien.
C'est pas tant le foie gras, vu que je préfère les pâtes au beurre, mais quand même...
Mais là, va savoir, ce doit être cet hier à Auchan, j'achetais, comme d'habitude mes cadeaux,à la dernière minute, il y avait cette dame et son fils, on a même échangé quelques mots. J'ai embarqué la peluche gigantesque à un prix zunique. Et quelques minutes plus tard, le petit garçon est venu me trouver, seul. Il avait une tête de victime, il essayait d'appuyer en moi la touche "Il faudra leur dire", il m'a dit:" Tu m'as pris mon chien que je voulais, il faut me le rendre"
J'ai dit: "Appelle ta mère"
Elle est arrivée, embêtée que je n'ai pas juste craqué sur l'air d'innocence blessée de son rejeton.
Elle m'a dit que j'étais dégueulasse. Entre temps, le gamin complétement schizoïdé, commençait à y croire à son histoire de vol de nounours, et il sanglotait. Elle m'a dit "Regardez ce que vous faîtes"
Elle m'a maudite et souhaité un horrible Noêl et aussi plein de malédictions.
Et le responsable du magasin est arrivé et après avoir comparé nos mensurations, à elle et à moi, considéré que les miennes étaient davantage dans les normes édictées par Auchan Beauté magazine, a pris mon parti.
Mais moi, j'écumais. Je ne savais pas, je ne savais plus s'il fallait que je fasse avaler le chien en mohair à la mère, que j'éclate la lèvre inférieure du petit, que je file un coup de genoux dans les roubignolles du responsable, que j'abandonne mon caddie et entame une grève de la consommation devant la grande surface , avec un panneau autour du cou: JE HAIS LE NEANT.
Je ne sais pas si c'est parce que je me tiens une crève qui me fait tellement tousser, que j'en ai des douleurs jusque derrière les sourcils.
Je sais pas, j'ai beau savoir qu'on se crée les luttes qu'on peut pour avoir le sentiment d'être utile, qu'on s'invente les révoltes qu'on veut pour pouvoir cracher ses futurs ulcères, je suis fatiguée, mais fatiguée....
14:55 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
17 novembre 2006
...Colombine (ou souffrance ultime)
Je te jure que j'essaie.
Je me concentre, ça me fige. Je me dis que c'est l'heure, je me pose et j'attends.
La chair est triste et j'ai lu tous les magazines.
Alors, je me dis , n'y pensons plus. D'autres vivent avec de tels poids. Alors, je sens les grondements, le bordel intérieur, les suées, le fond du trou, les maux au bord des lèvres.
Je fais comme on m'a dit, je fais comme j'ai lu,
je bois.
Je me remplis pour mieux vider la fosse, je fume et la fumée fait de belles volutes autour de mes doigts.
J'en ai les larmes aux yeux, la pieuvre dans le ventre. Le trop plein n'est pas mort, juste endormi.
Je respire, je me tords. Je sens comme un craquèlement, une échappée, peut-être.
Mais j'ai si peu l'habitude des victoires, et je perds tous mes moyens.
C'est la fulgurante remontée, celle qui te fait maudire, celle qui te fait trembler.
Et me voilà, encore et me voilà toujours
assise sur mon trône,
en écoutant les understones,
con typée.
NB: le premier qui me dit qu'il l'avait vue venir, je lui cague à l'oeil.
11:38 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (49) | Envoyer cette note
20 juin 2006
Ma tête est une pierre qui roule et qui n'amasse rien.
J'ai besoin de parler à des gens que je ne connais pas.
Alors, je me parle à moi-même.
Quand le vide me remplit, je m'enfle d'inquiètude.
Des angoisses que j'ai déjà parcourues, quasi familières désormais. De vieilles voisines un peu chiantes dont tu connais tous les contours, mais que tu ne sais pas encore foutre dehors d'un coup d'un seul. Tu peux pas t'empêcher d'écouter leurs ragots.
Derrière chaque terreur, il y a un désir caché.
Derrière chaque écroulement, il y a une colère.
Je tâtonne sous le lit, à la recherche de cette envie-là; je cherche dans les vieux placards, la nouvelle haine.
Mais comme un vieux réflexe , une sale habitude, un automatisme de thérapeutisée, de réduite du crâne, d'"analysée".
C'est curieux, je sais depuis toujours que les réponses ne sont pas forcément les remèdes. A dire vrai, elles ne le sont jamais.
Je sais que ma phobie du crabe, c'est pour masquer le torrent du manque.
Je sais que ma neurasthénie, c'est pour cesser, enfin, de lui en vouloir. Une joyeuse gifle en miroir.
Mais bon, hein...Qu'est-ce que je m'en branle.
Mais alors, c'est fou.
Et puis, dans le miel tout péguant qui me colle les synapses, les torsions du ventre, les malaises devant l'avenir, les vertiges face au passé, l'appétit qui part en couilles, en tout ou rien, en bonne basique, je réalise mon véritable âge affectif: deux ans et demi. Je trouve que je fais vieille pour mon âge.
Je croise ma tronche dans le miroir et il me suffit de me souvenir qu'il fut un temps ou je ne me reconnaissais pas; tétanisée devant l'inquiétante etrangeté de moi-même, au bord du goufre psychotique, en le sachant, pour que ça revienne. Pas pour de vrai. Mais ça fait peur.
Et puis, je ne sais pas si c'est l'âge, la maturité , la maternité, le courage qu'il m'a donné, je me rappelle de mes poèmes asthéniques dans ces périodes là.
Un, curieusement, me remonte le moral. A la coup d'pied au cul sépharade way of life.
J'ai le mal de vivre, j'ai le mal de vivre
mais ce qui me fait vraiment flipper
c'est le mal que j'aurai
quand il faudra crever.
Ca calme.
20:37 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : angor, et merde.
12 juin 2006
Ab6 se lèèèève bonne élève, enfant ...Tadam
Note que je dédie à Martika, qui comprendra.
Les autres aussi, ils comprennent hein, c'est pas ce que j'ai voulu dire
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé l'école pour son essence-même: le savoir. Pendant que mes congénères (je dis pas camarades parce qu'il n'y a pas con dedans) attendaient avec impatience la cantine ou la récré, moi je redoutais. Je redoutais cette absence d'ordre (eh oui) et de discipline, où les adultes n'exerçaient plus qu'une surveillance discrète, mais n'édictaient plus les règles, livrés à nous-même que nous étions. Celles-ci m'apparaissaient des plus cruelles, des plus loufoques et je n'y comprenais rien. A l'école, j'avais trouvé un endroit prévisible, calme dans le sein (oui) de la classe.
La récré, c'était de nouveau le chaos.
- Tu la causes, Carole ? me demandait Corinne
- Ben oui, je répondais stupéfaite.
- Bon ben alors je te cause plus.
Et quelques minutes plus tard, alors que je revenais des toilettes avec cette démarche de gosse, là, qui sautille en pas chassés, il s'était passé des complots de pervers polymorphes odieux. Carole et Corinne se causaient, et moi je me retrouvais toute seule au milieu de la cour, honnie.
C'était tellement douloureux et tellement invisible pourtant pour tous les autres, que j'en étais arrivé à vouloir passer toutes mes récrés en classe.
- Je voudrais recopier ma rédac' y a des ratures, maîtresse.
- Mais elle est très bien cette rédaction, va jouer, va jouer...
Il y avait aussi ce graal terrible brandi par l'instit' qui avait envie de pisser en pleine classe.
- Je dois m'absenter quelques instants, Untel, va au tableau et tu écriras le nom des bavards et des sages; à mon retour...(index en va et vient menaçant qui fait très très peur)
Untel traçait un trait qui départageait le tableau en deux, tout frétillant de suffisance, une colonne pour les BAVARES et une autre pour les SAJE. La garante de la loi partie, cela devenait l'anarchie la plus totale; toute la justice du monde s'écroulait. En fonction des affinités du moment, tu te retrouvais BAVARE +++++ alors que tu étais restée muette comme une carpe, ou SAJE +++ alors que tu avais dansé sur la table.
Zorroïde assoiffée de justice, d'égalité, de fraternité, je trouvais ça complètement dégueulasse.
Mon heure d'horreur et de gloire à la fois, c'était l'heure de la remise des carnets de notes. J'étais première en tout sauf en gym, félicitée, the best one. Alors les bons élèves me haïssaient, et les cancres voulaient devenir mon amie...pour copier. J'aimais bien les cancres du coup.
Et ça n'a pas tellement changé.
Au collège, en 3ème, aidée par un flot d'hormones désordonnés mais néammoins transformatrices, j'en ai eu ras l'cul p'tin de tout ça, et du reste.
J'ai découvert la clope, la colle à rustines, la fugue, le rock'n roll, le Ciao vespa pendant les heures de perm, et les coups de boule aux connasses qui m'emmerdaient. J'avais choisi mon camp.
Je faisais enfin partie d'un monde où il n'y avait ni Bavares ni Sajes, juste des paumés. Aucune compétition, aucune guéguerre acnéique, juste une saine et franche émulation pour savoir qui tiendrait le mieux la bière. Ca motivait les troupes et on était tous trop bourrés pour en vouloir au gagnant.
Je n'étais pas la plus douée (pour rouler les pétards) dans ce monde-là. Mais on m'aimait bien.
Mais je rentrais toujours sagement chez moi pour faire mes devoirs. il était hors de question non pas que je saccage ma scolarité mais que je déçoive mes profs, les garants de la Loi, les détenteurs d'un savoir qui me fascinait. j'adorais ça, le silence, le papier, le stypen à encre violette, le bonheur de finir, de résoudre, de réussir.
Alors je continuais d'être preums en tout sauf en gym (et en maths plus tard quand les X et les Y sont apparus: trop sexuel) et personne ne s'inquiétait.
J'adorais ma prof de français parce qu'elle me disait que je pouvais dessiner pendant le cours, que parfois ça aide de faire autre chose pour mieux écouter. Sainte femme qui avait compris que si je la regardais pendant qu'elle parlait, je n'entendais rien.
Il y avait toute ma bande de la "Cité". Aucun n'a survécu à la dope, me semble-t-il. Un d'entre eux a été retrouvé noyé , une ancre accroché au pied dans le Petit Port. Quelques mois avant, il nous avait dit avec des airs supérieurs que vendre, ça rapportait gros.
C'était une drôle d'époque, je dois dire. J'étais déjà vachement forte pour la double vie, le double monde. un monde de petites frappe à deux balles mais où on était profondément "ensemble" sans se le dire, et un autre, livreque, scolaire, avec des devoirs sans fautes d'orthographe, bien aseptisés avec les trois parties et la p'tite touche de fantaisie qui plaisait aux profs. J'avais saisi le subtil dosage et je m'y employais avec joie, non pas pour les "enculer ces cons d'profs" mais parce que leur regard sur moi était bienveillant.
Ce besoin que j'avais de sublimation sans doute.
Aujourd'hui, il y a le monde du travail qui me gonfle. On se cause à peine plus. Et ça vient souvent de moi.
Il y a le monde du supermarché qui me saoûle. Et je ne bois plus.
Il y a le monde de ma famille, qui me gonfle aussi mais dont j'ai terriblement besoin.
Et le blog...ce besoin que j'ai, de subrogation.
20:15 Publié dans Des fois je me la pète , INTERRO ! , T'es rapie et autres nombrilismes. | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
12 mai 2006
Quand serre (tête)
Dégueunillé, le loqueteux déguerpit quand son trou est envahi de rats. Et le vent le déhale. Déhanché, déambule dans de sordides impasses et s'arrête à la tombée du jour, contre un mur, une voie sans issue, dormeur abandonné à l'étoile, la pas bonne étoile. Quand la ville s'éveille aux clartés des marchés, ouvre un oeil oisif et se lève, agitée la poussière, grand effroi des donzelles aux paniers printaniers-bios. Il leur vole un fenouil et va le croquer dans un hangar hagard. Silhouette dentelée, rapiécée se projette sur les façades, familière, dégaine hallucinée.
C'est le croquemitaine de mon enfance qui est revenu. Je l'ai vu, sur le parking de mes courses à ED; il m'a fait peur, le coeur en haut, en bas, j'avais oublié comment ça faisait, le mélange de la honte et de la peur. Quand serrent les ventricules. Ca existe le cancer du coeur ?
Le mendiant aviné, qui te hait et te demande. Celui que tu dis aimer quand tu tu t'la pètes je comprends le monde, le pauvre, le truand, la misère, je suis de gauche et je le reste et dans le coeur et dans le geste, c'est emmerdant, je sais pas pour qui voter. N'empêche, n'empêche, la peur de tous les minots, la peur de tous les minots, le cauchemar de tas de gosses. Rappelle toi ça de S. King, la terreur du SDF d'Eddy l'asthmatique. Bon, lui ne m'a pas demandé de le sucer, juste de lui filer quelques euros. Faut dire qu'avec ma gueule actuelle, aucun mec pourvu d'un minimum de libido normalement constituée ne peut me demander autre chose que quelques euros.
Je l'ai regardé dans les yeux , ensuite. J'ai vu qu'il avait connu le confort douillet des canapés d'angle, les reflets hallogènes des lampes extra-terrestres, les désirs assouvis sur le champ par les soubrettes, les secrétaires aux joues pleines. J'ai vu les huissiers quand ils sont venus saccager les canapés, mettre les lampes au placard, la désertion de la soubrette...
Je l'ai vu cracher son désoeuvrement, dans sa bouteille de rouge, loque agonique, diabétique haineux, agiter les bras , taper les trottoirs.
Bref, je me suis tapée un très mauvais délire.
Mais en comparaison du sien, une sinécure, mes braves, une sinécure.
17:14 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
02 avril 2006
Souvent le dimanche , mon moitié me gonfle alors j'écris des notes genre j'ai tout compris à la vie/à l'amour/à la politique extérieure.
Et si...
Peu importe ! Et si l'amour, c'était autrement ? Si ce sentiment qu'on mendie comme l'aumône ne devait se donner qu'en pourboire ?
Et si le prince Charmant , en vrai, son costume de batracien, c'est encore ce qui lui va le mieux ?
Si donc, on ne rêvait plus idéaux parallèles, mais plutôt vies obliques ?
Et si...
L'amour n'était qu'une quelconque conquête et qu'on devenait ambitieux ?
Je veux bien assumer le mal que j'ai fait, même sans le savoir, mais les excuses et le pardon endimanché, ça me donne envie de rire. De me moquer de moi.
Je veux bien regarder Planète Thalassa, m'émerveiller devant l'analyse psycho-linguistique du discours du Roi de Navarre sur france inter, mais à la condition sinequanone que mercredi, on regarde Nouvelle Star.
C'est ça, le partage, mon cher.
Un prêté pour un rendu.
Enfin, je veux dire, j'aimerais surtout pas que ça devienne ça, le partage.
20:49 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
27 mars 2006
{:-]
Bien que j'aie lu beaucoup de livres, écouté les musiques grises atonales ou tri-rythmiques, je ne me sens pas cultivée.
Pas fertile, ni soigneusement desherbée, ni stérile d'ailleurs. C'est bien là le problème.
A la fin, toujours dans le manque. Rien qui ne finit, ni n'aboutit jamais.
Race placide, face lunaire, j'envie le solaire, le repu. Le bougre satisfait d'un bon vin comme d'une femme.
Je me trouve un peu lobotomisée, satellite gravissant jusqu'à la prochaine éclipse.
Mon imagination dans son élan dévastateur, fait se perdre tous mes rêves, anéantit tous mes projets. Que faut-il faire pour le bonheur de tous et faut-il ignorer la chaleur parce que d'autres ont froid ? Faut-il vouloir mourir pour qu'un seul ait à boire ?
Toi qui tiens ton estomac entre tes mains, entre le dégoût et la douleur, me voilà, mendiante accolyte, derrière toi et mon ulcère fait se tordre mes pas.
Combien de fois, à me dire, en m'épilant les sourcils devant la fenêtre la plus ensoleillée:
"Ah ce n'est pas fini..l'oubli n'est pas complet ! Nous voilà dans la pénombre, la berge désertique, le chaos...il te faut regagner la rive quotidienne et apprendre à l'aimer..."
Et ensuite, j'ai les yeux qui piquent,et l'arcade qui brûle, parce que les poils, tout petits, à la pince, ça fait un mal de chien.
10:00 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
12 février 2006
Entre Toi et Moi
Toi tu sais dire des choses pour occuper l'espace.
Moi, le silence est depuis très longtemps mon accolyte sournois.
Toi tu sais ne rien faire, immobile et serein. Tu respires longuement, et tu regardes loin.
Moi, j'agite la jambe, je halète, et je cours. Et je lâche ta main.
Ton idole n'existera jamais. Tu meurs sur notre oreiller, mâchant mes livres. Car tu n'as pas le courage de pousser les cris.
Je noie mon énergie; je ne sais plus donner, et je ne sais pas dire.
Le drame est dans mon aversion du dialogue, ma bêtise brutale, nuisible.
J'ignore la loi qui régit le mythe de la nana qui "communique". Cette image me trouble, et toi tu me hues...
Ton front reste serein malgé le soufre de mes incantations. Le mien a regardé le mur toute la nuit, mes yeux ne brillant d'aucun sort jeté, juste insomniaques.
Ecoute un peu par là. Viens voir. Pour une fois, oublie-moi un peu. Regarde-moi comme dans ton miroir.
Tu verras ma figure habiter dans ton cou.
Je sais, je sais je suis terrible parce que je veux t'aimer sans les bruits du dehors.
Nous me suffisons amplement.
Ecoute un peu par là. Sois sourd pour une fois quand je dirai je * *
---
Eteins la lumière. J'ai trop vu mon côté sombre.
22:36 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
07 février 2006
Autopsical Note
C'est drôle. Enfin c'est une façon de parler et je suppose que vous l'aurez vite compris, parce qu'il faudrait être masochiste, ou tout simplement fou pour en rire.
Je n'ai jamais vu mon corps trembler de telle façon. Je ne l'aurais jamais soupçonné de pouvoir tant tanguer. Et ce, contre ma volonté. Je résouds des équations du troisème degré et ...
Cette chose plantée contre mon ventre a le don de me rendre sensible au moindre vent qui passe, dirait-on, au moindre souffle.
Je sens le doigt de l'autre, là, pressé contre la gachette (?), oui, on dit comme ça, ou peut-être bien la détente...Enfin, son doigt, il tremble aussi.
S'il maîtrise aussi mal que moi ses insolites soubresauts, je peux supposer rejoindre le territoire des ombres sous peu. Dans des délais brefs. Dans pas longtemps.
Toutefois, je ne vois pas défiler ma vie devant mes yeux, ce qui me laisse un temps de réflexion. Un délai. Un temps suspendu.
Voilà que j'ai la nausée.
Il faudra me pencher pour vomir. Je dois en aviser cet homme ! Il a été formel: un geste et il tire.
Il fallait que ça arrive. C'est l'autre imbécile qui a bougé. Et c'est moi qui trinque.
Ce bruit est absolument insupportable.
Que mon corps contenait de sang !
20:41 Publié dans Des fois je me la pète | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note


