24 juin 2008
Pensée
J’ai pensé à toi. J’ai senti un parfum d’ambre et de poudre de riz. Une rose? Il paraît qu’il est très célèbre, dans le monde entier, le plus vendu au monde. Je ne connaissais pas. Tant de femmes qui sentent la même odeur ? Je croyais que l’odeur la plus fréquente, la plus célèbre, c’était celle de la sueur, celle de la fatigue, celle des usines, des rizières, des files d’attente pour du lait, du pain, dans des pays écrasés de soleil, dans des maisons de carton construites sur un tas d’immondices.
J’ai pensé à toi. Il y avait quelque chose comme du poivre quand le parfum a fondu dans ma peau, un peu de sucre aussi. Dis- moi, que veut dire exactement "capiteux" ?…Etymologie, s’il te plaît? Dis-moi, qu’est ce que c’est que le calme? Crois-tu que mon seul regard suffise pour me détourner de moi ?
J’ai pensé à toi. J’aurais voulu te dire ces choses, te demander.
J’ai rêvé de toi. Nous étions en cavale. Tu courais bien plus vite que moi. Moi, j’étais paralysée. Tu me disais Presse le pas. Je t’ai rétorqué que ce n’était qu’un rêve. Ensuite, je ne me souviens pas.
Je n’irai plus au cours de guitare. Le prof est trop beau. Je perdrais tous mes maigres moyens. Entendons-nous bien, enfin toi, tu sais… Ce n’est pas sa beauté qui m’impressionne. J’ai connu pire. C’est mon absence de facilité, en comparaison. J’ai toujours appris si vite, me suis toujours arrêtée aux capacités, n’ai jamais creusé la compétence, tellement l’effort me paraît toujours gâcher le plaisir, la grâce et la gratuité. Comme en amour, tu sais. C’est son sourire gentil et charmeur quand je me trompe, c’est quand il me dit tu, c’est quand il me prête un disque. Ne te moque pas, mais je voudrais un vieux monsieur ringard qui me tape sur les doigts quand je plante mon arpège, une dame séche qui sentirait le chat et qui voterait à droite, quelque chose comme ça. Il me faut ça. Je veux aimer les choses sans plus jamais aimer les gens. Il paraît que ça s’apprend. Je pense à toi.
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03 février 2008
Cinq / Quatre / Trois / Deux / Un possible
Souvenir d'une hystérique en voie de guérison (croisement de doigts et touchage de bois de hêtre)
J'avais fait comme d'habitude.
Je lui ai dit : "Je te veux" quasi les yeux dans les yeux. Vite fait, "mâle" fait.
"Tu es courageuse ! Holala", j'entendais ça et là. "Quelle femme !"...Pour parler aussi vite et mal ? C'est le précipité de la peur, la chimie de la terreur.
Il faut n'avoir pas connu l'acide de la phobie de dire, pour voir témérité dans ces mots de trop plein.
C'est parler l'homme pour sonder la femme en son mystère. Point.
(Prodrome)
Je le sais pourtant qu'on ne dit pas ça à un homme. Enfin pas tout à fait comme ça.
Mais c'était la Vérité, elle devait donc sortir de ma bouche sinon je n'étais plus Infans.
Incapable de parler, je préfèrais tout dire. Ce qui revient au même que rien.
Comme prévu, il a eu du mal à supporter de ne pas avoir eu l'idée en premier.
Il a resisté. Il savait que s'il m'aimait trop vite, j'allais me dégoûter.
Il a dit oui, vaguement flatté. Et surtout, parce qu'un autre me désirait.
Bousculé au portillon, il s'est alors précipité.
Et j'ai évidemment tout fait pour qu'il ne me regrette pas.
(Phase épileptoïde)

Je me rappelle que je le détestais, je le détestais de me ravager. Je le lui rappelais avec mes silences, mes fugues, mes revendications à la con.
Je me rappelle, c'était terrible.
"Ton ulcère l'aimera encore lorsque l'amour sera mort."
Je me chantais, en avalant mes pansements gastriques.
Je n'avais pas compris que je me trompais de scène.
Je ne savais plus ce que je cherchais à vérifier : Son impossibilité ou sa faillibilité...
Quelque soit la réponse, j'avais ma frustration comme ce frein à ronger.
Tout était donc comme il se doit en terre d'Hystérie : Je pleurais en mordant ses poings.
C'était de la rage, pas de l'amour.
De la colère, pas du chagrin.
J'attendais le Non du père, le Oui Oui béni de la mère, et tout le toutim,
et pour changer un peu, le rien.
Qu'il m'a donné sans compter, cet ange, en plus de son don d'organe.
J'attendais que ça s'arrête je t'en prie que ça s'arrête tu vois bien qu'il faut que ça s'arrête tout en m'offrant, sans me livrer, avec un bel entrain.
(Phase de contorsion clownesque)

A l'impossible, j'étais tenue. Je ne doute jamais devant Rien.
J'ai compris : tout ce plaisir qu'il me donnait, c'était moi qui me le procurais !? Empêcher sans cesse le terme pour rester toujours enjeu ? C'était moi qui m'aimais trop peu ?
"C'est pas ma faute à moIiiiiiiiii quand je donne ma langue au chat, je vois les Autres tout prêts à se jeter sur moiiii"
Je me chantais en tendant ma carte vitale à un freudien qui me disait "A vendredi prochain"
J'ai dit On arrête .Je voulais encore l'associer.
Il a baissé les bras, "mon maître sur lequel je ne voulais plus régner."
Il a dit :"Tu as raison je crois" et on s'est dit adieu trente trois fois, dans tous les sens,
pour être bien sûr, tu vois.
( Phase de transe ou attitude passionnelle)

Bien sûr, c'est du passé, bien sûr aujourd'hui, j'en ai rien à secouer. Je préfère la tangibilité, quoiqu'il advienne.
A raison de deux séances de sa race par semaine. Y a intérêt !
Quand bien même l'horrible déception de ne plus vivre de désir resté insastisfait. Parce que ça manque, hein, faut pas croire,
d'être frustrée.
"Mon premier, c'est désir , Mon deuxième du plaisir, Mon troisième fait souffrir HouOwHouoW
Et mon tout fait des avenirs, à-venir, avé and ire, ah ! veniiiiiiir ! "a" veut..heu.... eh merde !"
Je me chante, en torturant des signifiants qui m'ont rien fait,(EUX NON PLUS) d'impossible à un su portable, en passant par l'insignifiant, que ça me donne plus mal au crâne que mes analyses de corpus de schizophrène bambara en cercle vernaculaire, quand j'étais à la fac.
chez un lacanien qui me dit "Biiiiiiien !"
( Phase terminale ou de résolution verbale
Seulement voilà:
Il a ajouté :"C'est impossible, mais si tu étais possible, je n'aimerais que toi."
Juste ce qu'il fallait pour que j'y pense encore, parfois, là.
J'ai répondu :
"Fais pas comme moi, ne m'oublie pas."
(pour faire un peu dgenre, tu vois)
...(Amnésie sélective)
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15 juillet 2007
entre ()
Cela fait longtemps que je n'écris plus que pour la trace, tellement je me disparais à moi-même.
Mon ordinateur est grand, il est beau, il est fort. Tu auras sans mal saisi que, souvent , l'ironie de la ressemblance avec l'absence de double un peu plus humain me déchire la conscience. Mais c'est drôle. (ris de ta N, j'ai lu aujourd'hui sur un mur)
Je chante des chansons, je lis beaucoup de livres, j'ai bronzé. Ma soeur, radieuse est revenue de son extrême orient. Mon frère, électron libre, aussi. Mais lui vient de Paris. Les enfants crient et nagent. Nous rions beaucoup, parlons beaucoup de lui. Tu auras sans doute saisi toute la place de l'absent qui nous donne tous les torts, parce que nous nous éloignons, ostensiblement, sans plus chercher le mal, et touiller dans la cruauté , et écouter le roman quasi psychotique, de cet ancien foyer où elle demeure, seule de son plein gré, convaincue de sa solitude subie.
Le doublebind, je ne peux plus. Nous réalisons, de concert, dans un trio un peu amer, elle la grande aux cheveux légers, lui l'ironique deguingandé, et moi, la petite un peu mieux armée qu'il est resté juste, juste pour nous protéger.
()
Les choses se connaissent à peine
chacune mûrit pour soi
On ne se touche pas
On ne se heurte pas
On est libre.
P. Garnier
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J'avais petite ce rêve là, je rentrais de l'école et devant ma maison, un immense trou. Je ne pouvais plus entrer chez moi. Je tournais les talons, à la recherche d'une solution, la panique (dont j'ai connu tres tôt le goût d'acide sulfurique) avait raison de mes pas, alors évidemment je tombais je tombais je tombais . Je ne sais pas si je tombais dans le précipice, c'était peut être dans l'autre rêve là, celui aux multiples échelles et échafaudages où je devais grimper, celui ci ou je tombais. Ou celui de la chute comme la couverture du roman de Camus qui me fascinait. Le Pourpre qui se fracassait. Je m'y voyais t'sais, tomber tomber tomber
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A tribute to Agamemnon, I want to kill Clytemnestre.
“Elle te lèche comme le chien la main qui va la
décupler. Je sens que tu m'as donné l’odorat de la haine”.
(Electre. Giraudoux.)
Oh Yeah.
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L'amour comme le vin nous rend tout philanthrope, l'amour comme le saucisson, les plaisirs finissent par nous ficelonner. Moi je te regardais d'un regard familier; le coeur suce et pendu au bout de la ficelle.
Il y avait le pain, et le couteau planté. Il y avait le vin, et le verre explosé. Il y avait dans ton regard quelque chose qui me disait la vanité, il y avait quelque chose dans le vide qui me faisait voir tout ce qui me manquait...il y a eu le vain.
Et puis la gueule de bois, bien sûr, ça n'a pas manqué.
L'avenir nous met en retard. Demain, c'est comme hier, tout comptes faits.
un pas plus un pas dans les pas perdus.
On a la vie devant soi comme un boulet aux talons.
C'est con.
Je ne sais plus à qui dédier mes imaginations, l'autrui le semblable avec qui ne pas parler. Et je cherche mes rêves, je colle des vieux fragments , des bouts tout dessoudés.
C'est laid.
()
Je ne rêverai plus de toi depuis que tu es réèlle et tu seras plus belle qu'inventée...Je ne rêverai plus de toi. Je ne suis pas heureux.
J. Malrieu.
() () ()
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15 juin 2007
Eaux, rage.
12:30 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
28 mai 2007
Un Somme Nie, une somme niée, en somme.
En chien de fusil, je connais tous les recoins du pli de ce drap là. Tête bêche mais sans retour à l'envoyeur, maintenant, je sais toutes les fissures de ce plafond ci. Ventre à terre, dos au mur, fenêtre ouverte, et puis fermée. Ca fait du ressac dedans. Le bras ballant, touche la tomette plus fraîche, poser les paumes de pied à terre , alors.. se souvenir que c'est comme ça qu'on se lève. Se lever.
Sur le parquet flottant, à même sa peau de bois, on jouerait que je serais un navire , et toi un pas que beau. Je connais tous les souffles de cette chanson là, maintenant, le couic léger de l'accord qu'on déplaque à la deuxième minute et vingt trois seconde si mes calculs sont exacts, la ciselure de la mélodie, amère juste ce qu'il faut, fatalement optimiste, suave comme il se doit quand on souffre- merde ! , la fêlure du timbre dans certains aigus. Comme une désinvolture, l'effraction virtuose. Et la pluie légère du piano. Je la connais par coeur. Je peux t'en chanter tous les détours.
Sur le ventre, les bras en croix, vas y que je te ferme les yeux le plus fort, le plus fort que tu puisses. Mais c'est la même tête de hibou paniqué que tu croises dans le tout petit reflet d'écran. Encore, et le son de légère cornemuse. Neuromielleuse optique.
Merde, carrément c'est l'Ecosse dans ton salon infini, il ne manque que le vent, et un quelqu'un pour te jurer des serments d'éternité, à jamais à jamais à jamais mais après manger quand même ok ?
Mais il faut que tu dormes, il le faut. C'est l'Italie, et encore un peu, tu sens le sable rouler sous tes doigts... ta gueule ta gueule ta gueule je me dis à moi et à mes rêveries.
Et après je pleure, parce que je me suis engueulée.
Les yeux gonflés sans silly conne, j'espère.
De la voix, l'apparaître,
Sans issue, disparaître.
Faire des ronds avec les doigts, figurer le cercle comme une incantation.
Les pieds au mur, même si d'habitude, c'était pour faire des bébés, c'est excellent pour la circulation des rationnalisations qui te ravagent .
La tentation est si brillante, si clairement intelligente.
Oui mais tu sais très bien ce qui t'arrive, alors ...dors. La tête dans l'oreiller, même si d'habitude ça t'étouffe, ben au moins étouffée, tu dormiras.
Oui, mais. T'étouffes. Tu dors pas.
Je sais exactement quand le téléphone sonnera pour me dire que c'est l'heure. Je le sais depuis 2579 abordages. 2579 come up desenchantés. Je l'éteins à l'avance, je sais tout.
C'est ma première nuit d'insomnie et, déjà, je ne réponds plus de rien.
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Bande son: alors là, vous pouvez vous gratter, j'me la garde ...pour la nuit prochaine.
16:40 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
21 octobre 2006
Queen of the Aïl , ouais.
Il a suffi que je pense à la chanson, tu vois.
On ne se rappellera jamais les mêmes souvenirs. Nous donnons un sens différent aux maux. A nous deux, images réunies, l'histoire aurait peut être été plus longue ? Même si je n'ai jamais cherché la perennité.
Je me souviens, et je feuillette mes mélodies mentales dans mon album cérébral.
C'était une époque où j'avais tellement peur, tellement. Je ne voulais rien voir à travers, je me concentrais sur le tic tac métallique de la cuiller dans le café, par exemple...que ça fasse toujours le même bruit, dieu faîtes, parce que sinon mon crâne va exploser, je vais perdre le contrôle, je vais m'oublier, me perdre encore, je le sais.
Alors l'amour, hein.
- T'as un joli foulard. Tu te mets des faux ongles ? Mais qu'est ce que vous avez dans cette famille, hein ? Mais oui tu viens à cette fête, tu viens je te dis...Bon ok, on n'y va pas, on se boit un café ?
Je t'ai rencontré dans un café, assis à côté de ma soeur. Tu souriais quand tu parlais aux gens. Et cette voix, cette voix.
Les yeux couleur café qui rigole. Et moi, le bruit de la cuiller dedans.
On était plus que mal barrés.
- Mais attends, c'est une chanson pour toi, ça, je te dis. Attends j'te la rechante. Mais qué princesse de merde ? Mais qu'est ce que tu fous avec ta cuillère ?
Je voulais rien dire, j'avais peur que tu m'aimes plus. Tellement j'étais sûre que si tu savais, la vérité, le dedans véritable, tu chanterais plus. Tellement j'étais sûre que ce dedans-là, les cuillers, le bazar, la cuisine intérieure en chantier, c'était moi.
Alors le on, hein...
Il a suffi que je repense à la chanson, juste cinq minutes, parce qu'une amie m'a parlé des Doors.
J'étais au dessus de l'évier, tu vois, un truc de ouf : je faisais la vaisselle.
Je rinçais des cuillers, et je m'en fous maintenant du bruit qu'elles font.
Et même je peux te dire, je vais tellement mieux.
Je me demande juste, juste, quelle musique tu écoutes. S'il y a des On dans ta vie.
Comme j'aimerais , narcissique je sais, écouter les mélodies que tu gardes de nous.
Un petit dernier regard, avant d'aller voir ailleurs,
si j'y suis.
21:40 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
09 avril 2006
La tristesse est la seule promesse que la vie tient toujours. HFT
Les poètes qui ont chanté la noble et enrichissante douleur ne l'ont jamais connue, âmes tièdes et petits coeurs, ne l'ont jamais connue, malgrè qu'ils aillent à la ligne et qu'ils créent génialement des blancs saupoudrés de mots, petits feignants, impuissants qui font de la nécessité vertu. Ils ont des sentiments courts et c'est pour ça qu'ils vont à la ligne. Faiseurs de chichis, prétentieux nains juchés sur de hauts talons et agitant le hochet de leurs rimes, si embêtants, faisant un sort à chaque mot excrété, si fiers d'avoir des tourments d'adjectifs, tout ravis dès qu'ils ont écrit quatorze lignes, vomissant devant leur table quelques mots où ils voient mille merveilles et qu'ils suçotent et vous forcent à suçoter avec eux, avisant les populations de leurs rares mots sortis, rembourrant de culot leurs maigres épaules, rusés managers de leur génie constipé, tout persuadés de l'importance de leur pouhasie. La douleur qui rabâche et qui transpire, la bouche entr'ouverte, ils n'en chanteraient pas la "beauté" s'ils l'avaient connue, et ils ne nous diraient pas que rien ne rend si grand qu'une grande douleur, ces petits bourgeois qui n'ont jamais rien acheté à prix de sang. Je la connais la douleur, et je sais qu'elle n'est ni noble ni enrichissante, mais qu'elle te ratatine et réduit comme tête bouillie et rapetissée de guerrier péruvien, et je sais que les poètes qui souffrent tout en cherchant des rimes et qui chantent l'honneur de souffrir, distingués nabots sur leurs échasses, n'ont jamais connu la douleur qui fait de toi un homme qui fus.
Albert Cohen. Le Livre La Note de Ma Mère Mon père
Cette note s'adresse à moi-même.
La chanson , si elle vous plaît pas, j'avoue que je m'en fous un peu.
C'est aussi pour Doun', la musique, (impossible de te l'envoyer par mail...ché pas pourquoi)
21:42 Publié dans Angor , Chanson , Musique | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
10 mars 2006
Torticolis Blues
Refrain:
Toi tu es limitée du mouvement affectif: obligation cardiaque
Tu t'inclines, le coeur torve: boîterie hypocondriaque
Y a pas à tortiller du cul pour tenir droit
Vire ce tortil de ta crinière
t'as plus le choix.
C'est l'asthénie quand tu respires
T'es asthmatique de l'encéphale ; c'est ça le pire
y a des sillons de dyspnée dans chaque chanson dont tu t'inspires
y a de la lacrymal' melody dans chaque élan que tu expires.
Refrain:
Toi tu es limitée du mouvement affectif: obligation cardiaque
Tu t'inclines, le coeur torve: boîterie hypocondriaque
Y a pas à tortiller du cul pour tenir droit
Vire ce tortil de ta crinière
t'as plus le choix
C'est inégal dans ta cornée
La vision floue inadaptée
Y a des profondeurs qui t'échappent dans chaque regard que tu croises
Y a des clartés anomaliques, du convergent, du diachronique qui se détache
dans chaque année que tu déboises
Refrain:
Toi tu es limitée du mouvement affectif: obligation cardiaque
Tu t'inclines, le coeur torve: boîterie hypocondriaque
Y a pas à tortiller du cul pour tenir droit
Vire ce tortil de ta crinière
t'as plus le choix
C'est l'ère acide dans ton palais
princesse sous influence du sulfate de benzodiazépine
Y a des amertumes salées dans chaque photo que tu décroches
Y a des inappétences toxiques dans chaque espoir qu'on te reproche.
Bon allez Zou, j'me lance. Celle-là, je l'envoie
Ah?
Non, allez, va, je la mets sur mon blog.
17:58 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
26 février 2006
Oh Daddy
Il y a des jours pointus comme des évidences.
Des phrases qu'on a toujours dites mais qui soudain nous habitent entièrement.
Comprendre, enfin, dans un torrent de sel liquide, la puissance du manque à venir.
Les souvenirs qui défilent, les avenirs qui se dessinent, moins jolis que ceux qu'on esquissait à 20 ans.
Evidemment.
Ta main dans la mienne, comme d'habitude, il suffit de ça pour que je te comprenne totalement. je redeviens, déchirée entre le bonheur et la terreur, la petite fille qui croisait les doigts tellement fort quand je voyais ta silhouette ne pas apparaître devant les rideaux immaculés...Faîtes qu'il arrive, faîtes qu'il arrive, je demandais à ce Dieu Inconnu et Effrayant. Et voûté, épuisé par les chantiers, tu apparaissais...mes doigts se décroisaient, je courais à la porte. Même épuisé, tu souriais toujours.
Aujourd'hui, pareil. Et Dieu n'y peut rien. Je n'y crois pas.
J'avais tellement de sel aux bords des yeux, tellement le goufre était grand, incompréhensible encore... Alors j'ai fait comme je fais toujours, je chante dedans pour que d'autres mots, plus beaux, litaniques se logent là. Ca m'apaise un peu. Ca retarde l'abysse.
J'entendais les Rumeurs. Oh Daddy, You know you make me cry...You're the best thing in my life.
Et ça m'empêchait dans un paradoxe aliéné de pleurer.
Je suis rentrée. J'ai cherché la chanson. J'ai trouvé la chanson. J'ai enregistré la chanson.
Je diffuse la chanson. Ca retarde l'abysse.
L'évidence pointue. Le manque à venir.
20:50 Publié dans Chanson , Musique | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Valorisation des jachères au cours du 20eme siècle
26 janvier 2006
Desesperate HouseWife's Blues (haha)
On n'est pas heureux par hasard ou par erreur.
On n'est pas heureux.
On n'est pas amoureux pas à pas ou pas à l'heure.
On n'est pas amoureux.
On n'est pas,
On erre,
Naguère n'est plus guère qu'un air amer...
On n'est pas; on perd.
On n'est pas vainqueur par amour ou pas toujours.
On n'est pas vainqueur.
On nait pas solitaire pas solidaire,
Locataire amer, les larmes au goût d'hier.
On n'est pas,
on erre.
des voiles, des lumières sur la lune loufoque,
des images pas sages sur écran, des images en toc.
Naguère n'est plus guère qu'une défense arrière.
Et je pers l'équilibre, le fil, et la tête
Quand je sais qu'on est là, les nerfs au bout des mots
Finalement, là
Pour se taire
On n'est pas on n'est pas on n'est pas.
On essaie d'être là.
On n'est pas on n'est pas on n'est pas
d'ici-bas
mais bon...
Toi et moi, on essaie
D'être au-delà de tout ça.
---
Francis Cabrel, JJ Goldmann, C. Jérôme .(si vous passez par LA, ..c'te merde abyssale, je vous l'offre.
14:35 Publié dans Chanson | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : Valorisation des jachères au cours du 20eme siècle


