07 novembre 2009

la poésie c'est du radium

 

Je dirai que ça ira. Ce sera comme le sucre. Je déteste le sucre comme une gorgée de café quand on porte un bébé. Je dirai plein de choses mais je ne répondrai pas. Je vais au-delà du bien et du mal. Je vais deci -delà. Je vais  bien ne t'en fais pas. Mais en vrai, je vais pas.

Tu viens ?

Je ferai mine d'hésiter. Ca sera une mine bien taillée. Je ferai mmh ou heu je sais pas, faut voir. Des mots en brouillard réticent, en coton névrosé, en  brume  de perplexité. Et puis je refuserai.


De quelle couleur le refus ? Quelle taille ?


Je compterai  en sang  qui vous remonte aux lèvres. Je compterai en averses d'été, en minuscules éternités, en arbres. Je compterai sur tes doigts et au passage, je les mordrai. Je compterai en cheveux qui ne tombent jamais dans le lavabo. Je ne compterais pas sur moi si j'étais toi.

Tu restes ?


Comme on va partir, je dirai. Je suis là je suis là je dirai comme on dit aux gosses alors qu'on est à  25 mètres et c'est si loin quand tu ne sais pas marcher. Je ferme ma porte comme je t'ai ouvert ma robe, et vice versa. Sans laisser d'adresse, sans laisser de trace. Je garde  une petite empreinte ici et là, la cicatrice de toi
. Et le soir l' emportera.(tralala)


Tu me retrouveras dans un hôtel ou à l'hôpital. Je serai peut-être à la fourrière, ou bien je serai devenue une goutte de pluie, une rosée, une alchemia fissa, une corde, un choléra.
(car je suis poète, tu vois.)

 


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19 septembre 2009

Come soon I may die


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"Et puis"... c'est la fatigue, la lassitude, l'anxiété de l'imminence du pire, qui est pourtant déjà arrivé, va savoir, je sais pas ce que c'est, cette envie de piétiner le bitume en secouant la tête, comme la rock star que je suis pas, comme le vieux barbu déjanté qui squatte à la gare, qui a depuis longtemps largué toutes les amarres, qui vit là, seul, en colère et paumé, aviné, déglingué. Ce besoin de crier éraillé de hurler j'en ai assez. J'aimerais renier quelque chose, mais je trouve pas ce que c'est.  No I can't trust Him.

Pourtant, on m'a déjà reniée. On croit que c'est rien, tu sais, on croit que c'est du cinéma, la déchirure que ça fait. J'ai cette tendance à toujours minimiser le mal qu'on me fait. Je me dis , comme ça, c'est du passé, j'en ai rien à cirer. Et je suis convaincue, sur le moment , que c'est vrai. C'est le retour du refoulé, la croix portée, l'héritage de la juiveté ? Mais c'est une putain de réalité. Je souris beaucoup, je ris souvent. Je fais pas du tout mes cinq mille  ans. Mais j'ai le coeur voûté,  j'ai le désir caduc, j'ai la volonté délabrée.  No I can't trust Him.

Oh mes secrets pourris, ma honte naine, mes palpitations cérébrales,  ma façon de surréagir aux vissicitudes banales: un pantin halluciné.  Mais merde, Rendez moi forte, Rendez-moi courageuse, Rendez-moi complète ! Je suis fatiguée.

19 août 2009

19 août.

Je ne crois pas aux pressentiments, mais il y a longtemps que j'ai perdu foi en mes incroyances. Les « je n'y crois plus » sont encore des certitudes et il n'y a rien de plus trompeur.

R. Gary.

18 juin 2009

Maria

Tout le monde dit que je suis soumise parce qu'il me parait ridicule de vitupérer contre les déceptions qui sont de l'ordre de l'inévitable. S'il y a une chose que les femmes veulent, c'est un homme à incriminer. Moi, je refuse.  Tu te connais trop bien pour tomber "amoureux", et puis tu sais, si tu étais tellement convaincu de l'absurdité comique que tu dénonces si bien, tu ne prendrais pas nos rapports au sérieux. Veux-tu vraiment prendre un temps considérable à gérer le mélo de la vie de famille ? Non non ce qu'il te faut,  c'est une lionne, une tentatrice à demeure qui te fouette la libido. Il te faut une femme qui  s'arrange pour adopter des postures d'un érotisme hautement stylisé chaque fois qu'elle s'assied,   et je n'ai rien de tout ça.  Tu cherches l'inédit et moi je n'aime que la routine.  Avec le temps, il te faudrait des perversions polymorphes pour te stimuler, et moi la pénétration simple me satisfait pleinement. Je sais que ça fait ringard mais se sucer les coudes, ça ne me dit rien.  Je suis vieux jeu, vois-tu, je n'ai pas envie de me faire prendre par six hommes en même temps. Autrefois, plus jeune, j'ai eu ce genre de fantasmes, mais dans la réalité, les hommes  sont rarement assez agréables pour en vouloir même un seul à la fois. Je n'ai pas envie de me déguiser en femme de chambre pour satisfaire un fétichiste de tablier. Je n'ai pas le moindre désir de me faire attacher et fouetter. L'idée de la sodomie est excitante mais en fait, ça fait surtout mal. S'il faut tout avouer sans vergogne, j'ai plaisir à lire et à écrire un peu deci delà. Voila tout.  Je crois que je te plais parce que je n'ai pas ce ques hommes appellent les vices féminins. Souvent, les femmes intelligentes paraissent féroces, à proportion. Ce qui te plait c'est que je te parais intelligente sans paraître féroce. Tu me vois comme une femme qui ne s'est pas jurée de te faire mordre la poussière, tu es rassuré. Mais pourquoi pousser plus loin,  pourquoi nous caser dans une vie d'imposteur ?
- Parce que j'ai décidé de troquer la fiction artificielle d'être moi-même contre le mensonge authentique et satisfaisant d'être quelqu'un d'autre. Epouse-moi.
- Bride un peu tes fantasmes, je te prie, je t'aurais cru plus au fait des usages du monde.

(d'après P.Roth. La contrevie.)

20 janvier 2009

retour de l'automatique

 

Autoportrait :

J'essaie d'être à la hauteur d'un éclair. Je ne suis qu'un angle de fille, en peur. J'aime le salé d'un corps à la langue.La moiteur me fait des poings au coeur. J'écris souvent les mots Equinoxe, Equateur. Je confonds l'égal et le double. Je déteste ne compter que sur moi. Mais je ne compte sur personne. Je n'ai plus soif d'un abordage. Les gens qui cultivent un mystère et le regardent pousser me font détester leur jardin. Je n'ai plus que l'écho d'un sourire. (Ca ne fait pas grand bruit.) Je n'ai plus qu'un élan vers le néant. (sot de l'ange) L'haleine perdue. La faute éruptive. L' odeur se métamorphose: je ne veux plus sentir rien. Un corps de pierre je me ferai, (je commencerai par le coeur) Toutes mes impasses ont le goût de charnière. La terreur me fait souvent du métal

dans ta voix.

Langue parlée:

"Je t'aime" c'est pour dire qu'on a faim. Les yeux plus gros que le ventre. C'est toujours une question. "J'ai réussi" c'est le synonyme désenchanté de "j'ai terminé." Ca ressemble à un amen désolé. Un triomphe de lilliputien. "Tu me brises le coeur"ne signifie rien d'autre, souvent, que: "Tu me casses les couilles".

Je voulais tellement que tu me regardes.

(Je baissais les yeux trop souvent, je me sentais épiée)

Je voulais écrire des livres.

(Tu aimais tant les lire)

Je dessine. (Tu m'as offert papiers & fusains)

J'ai refusé tous les rendez-vous (pour partager ta solitude)

Je cherchais ton regard, ton métier, ta détresse dans tous les yeux qui me regardaient. (Je plisse les yeux, myope absolument)

 

Conclusion:

 

Nietzsche: La vie sans musique est tout simplement une fatigue, une erreur, un exil.

Moi :- Et avec ?

Sigmund Freud:- Pareil. (mais en mieux)

 

 

 


17 août 2008

Longtemps, je me suis couchée de bonheur.

9d31397726f44ebf3fa8df1f2e35735a.jpgVoilà, hier, vers 3h15 alors que je me demandais très profondément , pour ne pas dire avec un ennui profond, comment en finir vite avec 1/ cette insomnie 2/cette nuit 3/cette vie,(barre les mentions inutiles), j'avais plein d'idées de phrases trop trop de la balle. Pour un peu, je me serais fait l'amour avant de me dire adieu tellement je trouvais ça trop beau et trop puissant... Je pensais à une image comme ça: jusqu'à trente ans, on avance dans la vie  comme dans un TGV; on regrette un peu de pas s'arrêter à toutes les gares, on n'a pas le temps de mater le paysage, on s'occupe de la vitesse. Et puis avec les années, on se retrouve à pousser les wagons avec nos petites et frêles épaules; plus rien ne va vite, tout est tellement lent, les élans sont poussifs, les gens réfléchissent même avant de dire bonjour. C'est le triomphe du préliminaire concentré et emmerdant sur l'ardente baise, la retraite et les drapeaux blancs devant l'Occupant sans même livrer la moindre petite bataille, y a plus de carburant. Alors, on pousse, histoire de se dire qu'on avance quand même, et c'est tellement lourd, c'est tellement difficile, que le paysage, de toutes façons, on s'en fout. On se concentre sur le fonctionnement de sa propre machine. C'est gerbant.

 

...

Oui, enfin, je veux dire: hier, dans mon lit, entre les draps froissés, à chasser les moustiques, et le reste, les pieds au mur, et tous ces murs sous mes pieds, ça le faisait. Je rajoutais des mots comme boiteux, incertain, précaire, cassant, lithurgique, plénipotentiaire,et puis des phrases comme ça, belles comme des gestes de guerrière. L'insomnie devenait le Permanent Eveil dans un mouvement hypertextuel, une utopie borgesienne. J'écrivais la Note Infinie.

...

Bref.

 
 

J'aurais pu me lever, allumer le mac, en faire quelque chose d'un peu plus élaboré que de la tension pure, de cette énième rumination, mais j'ai préféré me débrancher direct à l'aide de molécules synthétiques qui cassent l’architecture du sommeil, mais qui -c'est trop dingue-, -ça tient vraiment du miracle- te permettent de le trouver.

Le réveil est certes pâteux et  lamentable, un hypotexte trivial, banal et irrité, mais très franchement, (il y a encore un peu d'essence là-dedans) je me réveille tout le temps en colère, alors, ça ne me change pas beaucoup.

 

26 mai 2008

Des fois, je révise mes classiques.

Et je me dis que je devrais réviser plus souvent.

13 décembre 2007

Travailler, prendre de la peine...

Il s'agirait d'une fiction, bien sûr. Ce serait une nouvelle un peu longue, un petit roman. Le propos serait déchirant, on y parlerait de mort, on y parlerait de la vanité de vivre, on dirait, que le "fascisme commence quand un homme et une femme se rencontrent."

Je veux dire, ne te méprends pas. Cela ne foire pas que pour les hétérosexuels. Il s'agit juste, juste de la difficulté de se rencontrer dont ce livre parlerait.


Il faudrait que cela réflechisse plus loin, qu'au delà de l'anecdotique, de la "petite histoire", on envisage aussi toute la difficulté qu'il y a à se parler. Comme dans un certain conte, où les mots qui sortent sont diadèmes ou crapauds; dire combien les mots sont redoutables, exhibés ou ravalés. Parler, c'est mourir.

Et les demi-mots sont pires. Ne rien dire, c'est tuer.

Il s'agirait vraiment, vraiment, d'enfin la prouver, ta théorie, ma fille.

Il s'agirait d'une fiction, bien sûr, et l'attente et l'impatience, le contrôle seraient les personnages principaux.


"Quand attendre devient trop douloureux, quand attendre , ça devient ton seul vivre, retire-toi, en premier, tu ne gagneras aucune présence, mais tu garderas un peu de dignité." dirait le narrateur, à un moment donné. Omniscient et désabusé.
"Quand tu as le sentiment de ne plus rien contrôler, que tout t'échappe, que tu ne peux rien anticiper.  Peut être bien que tu as tout à y gagner." dirait une femme, à moins que ce ne soit moi, là, je ne sais pas.

Il y aura beaucoup de phrases comme ça, dans cette fiction-là.

Il y aurait des dialogues, des dialogues de sourds plein de mépris qui disent rien, tellement ils ont peur de se dire. Tellement ils ont peur de ne rien dire.
 C'est du café, je n'en prends pas / tu travailles cet apres-midi ? / Je ne crois pas / Te voila agnostique / Non j'ai perdu la foi / 

il y aurait des mots comme ça, des silences, des ellipses, comme des insultes, parce qu'insulter, après tout, c'est être civilisé. Mais l'ellipse donne l'illusion de la politesse et du respect.

Flotteraient  des je t'aime jamais prononcés, des j'ai besoin de toi, des "j'ai tellement ta tête dans ma poitrine" des je te voudrais toujours en moi et je sais que je ne le veux pas. Des Je te regarde et j'attends les mots de tes yeux pour que tu me dises qui je dois être, Des Je n'ai rien vu dans tes yeux qui me dise comment m'aveugler.

des choses comme ça au-dessus, aériennes et cachées, angéliques ou à gerber.

Ce serait du théâtre peut-être.

Je ne sais pas. Il s'agirait, dans tous les cas, d'une histoire où je mettrai beaucoup de toi, mais aussi de ce que j'ai éprouvé, ça et là.


Je sais la normalité de l' "aimer" et du  "travailler", l'inconscient s'exprime à l'infinitif.


Je vais me mettre au travail. 
Car on doit toujours ne faire que ce pour quoi on est particulièrement doué.

Je serai normale, à moitié. 

 

 

 
 
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Nervous Bride. Songs:Ohia

 

29 novembre 2007

pffff- Le best of de la compil du retour.

J' en ai marre  -II (la partie 1 est en dessous, mais bon, franchement ne perds pas ton temps, je dis quasi la même chose)



Mais on me dit "Mais...heu..l'enfant, le travail, et la lumière bleue de l'automne ? hein ? et l'écriture, l'ârt...? " avec des tremolos dans la voix.

Je dis "Ha oui, mais moi,  je vais pas jouer les toute-puissantes, j'ai des épaules petites, je dois vous avouer. J'ai jamais pensé que je pourrais protéger qui que ce soit de tout. J'ai baissé les bras le quatorze juin dix neuf cent soixante neuf, je crois. Ma mère a fait une sale gueule, je dois dire.  Il parait que je voulais toujours dormir seule. Nourissonne et déjà tellement lucide. Quasi visionnaire, les gars. Avant tout commencement du drame, on connait déjà celui d'exister. To be or not to be, l'Etre et le néant du vomi des mains sales, et tutti quanti. Et puis, la lune, moi je m'en fous, j'ai envie d'un autre avec qui conter, pas sur qui compter, si tu vois la subtile différence ."


Mais On voit rien. Limite On s'en fout.

Mais on me dit plus rien, je dois dire. Je suis obligée de payer un mec soixante euros pour qu'il m'écoute sans me dire que je suis responsable de tout, et ne me demande pas de me taire parce que j'ai rien le droit de lui reprocher. Qu'On souffre. Ha oui, j'avais oublié. Ma gueule, donc.

J'ai passé ma vie à composer avec la merde des autres et j'ai dit merci, bonsoir. J'ai même fait quelques mélodies chiadées avec ça.  Pourquoi m'arrêter en si bon chemin ? Ouvrons un cabinet de psychothérapie...ou peut être proctologie, va savoir.

Chaque fois que nous sortions dehors, ne serait-ce que pour vider la poubelle, on se donnait la main. Ca faisait une étoile tous nos doigts. Je savais plus lesquels étaient à moi... Il me disait  "On est trop cons", et je lui disais: " Oui, enfin hein... surtout toi."

L'avenir se dessinait, déjà. Radieux.

Je pourrai mettre des pronoms impersonnels, saborder toute ma note, pudeuriser tout ça avec un zest de syntaxe perlaborée, pour me/te donner l'illusion que je ne suis pas à nue. Mais si tu savais ce que je m'en tamponne, à l'heure qu'il est. De l'intime de ma blogguerie. Du droit de réserve, et de la déontologie du tout dire, mais pas trop. On en est tous là, à se faire croire que vider nos  sacs nous fera un peu de bien, et règlera, dans la foulée quelques comptes bien sentis, pour des gens qui ne liront jamais. Mais, là aussi, le code c'est de faire croire que oui, mais peut-être c'est pas vrai, hahaha. Tralalère. De battre des cils en utilisant la litote, de faire la moue en pratiquant l'ellipse;  Tu y as cru heuuuu, alors que moi Boris Vian je suis : c'est  faux puisque  tout est arrivé, et ça pourrait être vrai puisque j'ai inventé de bout en bout... et comme j'ai mis tiret à la ligne et points de suspicion, ça te met le doute mais puissant, le doute,  tu vois. Parce qu'en vrai moi, c'est l'autre. Et moi, enfin je veux dire, l'autre eh ben l'autre moi, il va super bien. Sinon strolahonte.

Pfff.

Comme si c'était plus pudique, le reste, le dehors, qu'on y prenait tant de gants avant de sodomiser le néant.

 Je me permets l'impudeur ici. Mais je te jure pas là, pas là-bas.  Je me rappelerai toujours de la tête de ce célèbre bloggueur parisien qui se la pète grave  et que la décence m'interdit de nommer ici sauf que son pseudo, c'est Byby..."Ha mais t'es pas triste en vrai ?" Non - en dehors du blog, je vous assure que je ne fais chier personne. C'est peut être pour ça qu'il existe celui-là.

 J'écoute des trucs au casque, en faisant tip tip sur des touches, assez vite, c'est la classe, je reviens d'une sortie, j'ai fixé les mêmes idées dans un théâtre, un café, j'ai fait :

- ho c'est vrai  ? ha non je savais pas  ! ha mais vraiment...

 - Oui c'était inégal comme spectacle, non ?

- Mais bon quel texte prodigieux, quel texte prodigieux, non ?

- Oui, tu as vu, lorsque le jeune frère enterre les restes de sa mère dans la cuisine,  y a une conne qu'a pleuré dans la salle.

- Ouais, ouais tu trouves que c'est con, toi ?

-  Ouais, complètement.

 - Ha ben c'était moi.

-  ...???? pfff, T'es trop con. 

... Et je ris de toutes mes dents.

et j'ai la main qui fait appel d'air...

 

Je fais tip tip,  pendant que mon fils dort bien. Merci.  Et que le reste m'appartient. Que j'ai le droit d'en filer à personne. En plus. 

Et demain, enfin tout à l'heure...hop hop, je me colle un sourire, je vais bosser, et je  me dis "ça va aller." Parce que c'est vrai.


podcast 

 

et sur ce , je vous jure que j'en ai marre. 

Pfff etc etc...

J'en ai marre  part. I

J'étais là, devant mon enième café du jour, à tourner la cuiller devant, alors que, plutôt crever que de sucrer mon café, en règle générale, comme chacun sait, puisque c'est un blog intimiste. Je me disais que le prochain qui me dirait que j'avais tout pour moi et que ca va aller, prends toi en main...je lui ferais avaler ses yeux.


Je me disais que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, parce que des fois, j'ai pas ma langue dans ma poche , moi, hein, j'hésite pas à m'asséner de grandes vérités comme ça, à la face du monde, aussi dérangeantes soient -elles. Je me disais que oui, bien sûr,  je veux bien me flageller, et le dire que je flambe de la névrose comme jamais, qu'à moi toute seule, je fais le dessert et le plat de la résistance, que oui, je ne suis pas facile à vivre, loin de là, même. Même moi, je me supporte pas. C'est dire.  Que c'est certain, oui oui, que  j'ai tendance à transformer l'homme le  meilleur du monde en goujat, génératrice de tyran.  Je veux bien le dire. Je le vérifie chaque jour davantage, aujourd'hui plus qu'hier et moins bien que demain. J'ai ce don merveilleux, moi. Tu râles, hein ?

Mais tu vois, ce soir, je reviens d'une enième sortie faite pour me changer les idées. Etrange comme elles restent fixes, quelques soient les changements de paramètres, de l'espace au taux d'alcoolémie, en passant par la distance salutaire de proxémie, et j'ai envie de voir les choses sans atours.
Allez zou...A poil, les choses !


 Sans auto-fouettement,  J'ai envie de penser que peut être, hein, je peux m'autoriser à penser dans mon milieu on ne peut plus concerné, comme ça, pour me faire du bien deux minutes,  que les hommes révèlent un jour ou l'autre leur tyrannie, et que je n'y suis pour rien. Avec ma tronche de déterrée,  mes putains de larmes, ma putain de colère, ces derniers temps, j'ai vraiment envie de penser que je n'y suis pour rien. Je peux, dîtes ?

Ca me fera comme des vacances, une bande dessinée, une houppelande de bonheur éphémère et dérisoire,...si ça dérange personne. Je vais m'autoriser à le penser, ce soir. Voilà.

Vois-tu, ce que je constate et qui me rend de plus en plus amère, et déjà, avant, j'étais pas du genre Vive les petits oiseaux, hein, c'est que chaque fois que je me donne un peu, chaque fois que je fais tomber la barrière, que je cesse de me taire, je me prends une porte dans la tronche. Voire mieux.  

A contrario, chaque fois que je m'en tamponne, chaque fois que je joue la belle indifférente (justement le truc c'est qu'il s'agit  pas pour moi de jouer,  je déteste ça, j'ai envie de crever les yeux  de tous les joueurs de belote, de tarot, de mettre une barre à mines dans la bouche des joueurs de scrabble, de raser la tête des filles qui disent que tu dois attendre le rendez vous 4,2 pour dire "Quelle heure est -il yau de poêle"  parce que sinon haaaaaaaan,  j'ai  envie de crever les yeux du monopoly, aussi, c'est te dire)

Enfin bref, chaque fois que je m'en fous, que je montre rien de mon désir, de mon attachement, puisqu'y a degun au portillon, puisque ma libido est sèche comme un hareng, sans l'odeur, que mon attachement ressemble à La bastille le 14 juillet 1789 : liiiibre.   Eh bien là, mes amis...c'est Broadway. Harcèlement. Les feux de l'Amour, même.  Pour un peu et si je n'étais pas si lucide sur  les ravages de l'insomnie et du reste qui ont fait de moi une sorte de CamilleClaudelBeatriceDallisée,  ces temps derniers, je me prendrais pour Monica Bellucci en période pétage intense. Genre  j'ai toujours eu du mal à vivre avec ma stupéfiante beauté  et mon charme fou, sans oublier mon corps superbe, HAHAHA.  Sauf qu'il s'agit juste, ici encore, et toujours, tout simplement d'une stratégie, d'un jeu, d'un code, aussi chiant, aussi lourd,  que celui du travail.
Et que les codes, j'en peux plus.


Je suis là, tu vois devant cet écran, j'ai une envie monstrueuse de me bourrer la gueule, voire de me descendre le paquet de camel, et pourquoi pas dans un élan trop trop fou, de retrouver mes vingt ans et mes narines frémissantes, si tu vois le jeu de mots trop trop de la balle. Mais je n'en ferai rien. Evidemment.


Je suis là, de plus en plus absente, de plus en plus seule, j'ai stricto senso plus personne, et je vais épargner à tout le monde pour la millième fois,  la névrose familiale qui a explosé sur la tombe de mon père. Je le réalise chaque fois que je vais lui apporter quelques larmes, et un caillou. Je lui dis "Papa, depuis ton échappée belle, je dois t'avouer que ça chie. Mais grave. Je suis là, pleine de rien dans les bras,  et on me dit: "Tu as tout pour toi."

Il me fait un clin d'oeil sous son marbre, et il me dit :" Arrête de te la péter".

 

 

( La suite que tout le monde attend, je me doute, hein, demain ou l'année prochaine. Soyons médiévalement fols.)



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  Honest James. T. moore.

 

Ha oui, j'oubliais, j'en ai marre. 

 

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