« Juste comme ça. | Page d'accueil | Suck my kiss, put me in your suitcase, give it away, you dont love me yet, come back and stay, we both go down together et plus si affinités (extrait d'un carnet vert) »

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One

Sur la Sandplatz, Dora rigole, on voit sa glotte rouge qui tremblotte. C'est pas la panique, c'est pas le désir absent du sujet, le désir manquant de l'objet, c'est pas ça qui la paralyse, c'est pas Hans ou MrK, ces enculés, qui lui font les doigts gourds et le coeur licencié, le cou noué et le sexe anémié, c'est pas le verre d'eau à gerber, les chiens lappants qui la rendent aphone et nouée.
Elle rêve d'irm, des petits cercueils capitonnés, et puis c'est ensuite un camping, un cimetière à ciel fermé, des matelas jonchés, des draps bleu clair comme du ciel tissé qui vont recouvrir les têtes et empêcher de respirer pour une trop longue eternité.
(je remarque un truc je fais de la rime intérieur en é, je slamme ma race)
Non non, c'est rien de tout ça, y a un voyage vers le futur qui s'est opéré, Dora en slim grisé élimé, Dora ipod branché, Dora soutien gorge -sans armature-, sinon plutôt crever, violet.  Elle est tombée dans un tunnel de temps parallèle enfin un truc super compliqué, et elle a rencontré un ostéopathe renommé, c'est plus à Vienne, c'est genre à Lourdes, un peu. Ou bien plutôt un radiologue confirmé, Sigmund va te faire empapaouter, de toutes façons tu es mort, tu peux pas me déparalyser.
Il a dit "C'est une hernie cervicale Dora, c'est pas d'angoisse que tu vas crever"

(on peut toujours rêver)

Two


Il me regarde comme ça, de côté et il me dit "Ok ok un mariage sur deux se termine en divorce, mais tu m'empêcheras pas de penser que tous les divorces commencent par un mariage, poupée." (il n'a pas dit poupée, je ressemble à tout sauf à une poupée, c'est pour le slam, que j'dis poupée, pour la beauté, pour la musique, pour arranger)
Regarde le commencement, retourne à l'origine, y a que ça qui te fait rêver, c'est les balbutiments, les approches qui font fantasmer, les doigts de la nouveauté qui font  frissonner....Arrête de me faire pleurer, va plus loin pour recommencer.

C'est dur, un corps, c'est dur à porter. C'est dur un désir, à faire sortir exister, plus dur qu'un bébé. Je m'aime bien l'esprit , moi. Je me trouve super bonne de l'esprit. Bien tankée, super campée, assez cambrée. Le corps c'est dur, ça pèse sa chair. Ca n'a rien d'esthétique, mon algodystrophie de la promiscuité, c'est pas dîtes moi que je suis belle, (c'est pas répulsion quand je me croise, hein, rien à voir avec la "bôté", c'est rencontrer qui fait chier, se confronter, ça prend des allures de bataille, et moi je crois que j'aime bien qu'on me foute

la paix.

 

Three

Il me faut un morceau de route, une musique de partance. J'ai épuisé tous mes airs de départ. Je me suis trop souvent cassée. Un jour je suis partie sur Special K de Placebo. Ste honte. Une autre fois, c'était Stay Inside, de V. Chesnutt, faut le faire. J'ai fait des tonnes d'aller retour sur Papa M (what a scoop). J'ai jamais pu aller bien loin avec my life de B.P. Billy. Et j'en oublie, enfin non j'oublie rien, mais je crains de me saoûler, je vais pas balancer toute ma discothèque de déplacement, ma play list de périples, mon CD spécial traversées...

 

What fo(u)r ?