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- c'est Don't explain-


Une cuisine froide. L'odeur de l'acrylique, plus couvrante que la gouache. Le papier découpé.  Carla porte plainte. La radio.  Dvorak.
Un ouvrier à casquette rénove les façades. Une affiche pour la fête des lumières.  Les complémentaires, un contraste. Mes mains sales de colle. Faire un pot au feu. Le bébé retrouvé.  Malhër.
Femme enceinte, le ventre gonflé, arrogant,  il faut marcher dans cette histoire d'universalité.  Des cris d'enfants, des voix fatiguées. Le téléphonne sonne. Trop loin.  Voilà  que dès ce soir je reprends l'amère question qui déchire.  Pourquoi pas au point où nous en sommes ?  Je veux voir l'enfer des couleurs.   Je veux entendre l'envers de l'eau.  Pourquoi pas ? En Grèce, encore. Des émeutes. Rezső Seress.
Un e mail que je me retiens de détruire. Un e mail que je me retiens d'écrire.  Balance à défaut d'équilibre. Les questions trop lourdes, un peu de fièvre, une main légère et fraîche sur le front. On échappe difficilement aux clichés. Des enseignants en résistance.  Charlie Haden.
L'heure, les bottes, le manteau, les clefs, éteindre le gaz. Plonger la tête dans le four, ouais.  Moi, mes ongles blancs, mon oppression perpétuelle, mes nerfs en nylon. Il n'y a plus  rien à sauver. Cause perdue, et je perds, en connaissance de cause, en connaissance de perte.   J'aime pas qui je deviens. "Tu me manques comme personne."

Et Nina Simone.