« Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'il te fasse sauf si c'est lui qui commence. | Page d'accueil | en fait (puisque tu veux que je te dise) »
Automne Français: l'île des damnés un peu cons.
Il y aura un moment où ce ne sera plus supportable, forcément; un moment où l'on ne pourra plus pencher la tête avec ce si éclatant sourire, pour dire qu'on s'y fait, qu'on renonce bien au final. A ces rêves de famille, à cette idée d'une relation durable, un peu comme un développement, à cette envie de vivre un peu à côté du monde, même si c'est tout contre, pour le changer un peu, à cette idée que les boîteux et les laissés pour compte ont droit ne serait ce qu'à un regard là où l'on agit, et qu'avec beaucoup de chance on pourra prêter ses yeux aux connards qui pensent que leur pitié, leur activisme inutile, au mieux leur fatalisme, les fait grandir un peu.
Je crois que le moment s'approche dangereusement.
On manifeste le dimanche pour ne gêner personne, parce que faut pas se plaindre vu que c'est pire ailleurs, on se guignolise pour dire que quand même c'est la fête, puisqu'on règle encore sa facture d'electricité. Heureux veinards. Hein, ne vous inquiétez pas, on le sait toute la chaaaaance qu'on a quand même. On demande la honte au bec, on revendique en respectant scrupuleusement les règles de la proxémie. On dit je comprends mais. On calligraphie respectueusement vôtre pour se prouver combien on est poli, juste avant de signer une motion. On croit naïvement aux nécessaires restrictions de budget, puisque regarde, en Roumanie, ça marche. On est tout gêné de désirer le meilleur, et le bon. Le temps et le plaisir. Le sujet avant la fonction. La force des mots a elle aussi chuté en bourse. Elle ne pèse plus qu'un kilo de plumes, aphasique, depuis que la télé gueule en dolby stéréo. Oui, le monde est plus fort que moi. Mais j'ai quand même envie de lui péter la gueule.
Je crois que le moment s'approche dangereusement.
On manifeste le dimanche pour ne gêner personne, parce que faut pas se plaindre vu que c'est pire ailleurs, on se guignolise pour dire que quand même c'est la fête, puisqu'on règle encore sa facture d'electricité. Heureux veinards. Hein, ne vous inquiétez pas, on le sait toute la chaaaaance qu'on a quand même. On demande la honte au bec, on revendique en respectant scrupuleusement les règles de la proxémie. On dit je comprends mais. On calligraphie respectueusement vôtre pour se prouver combien on est poli, juste avant de signer une motion. On croit naïvement aux nécessaires restrictions de budget, puisque regarde, en Roumanie, ça marche. On est tout gêné de désirer le meilleur, et le bon. Le temps et le plaisir. Le sujet avant la fonction. La force des mots a elle aussi chuté en bourse. Elle ne pèse plus qu'un kilo de plumes, aphasique, depuis que la télé gueule en dolby stéréo. Oui, le monde est plus fort que moi. Mais j'ai quand même envie de lui péter la gueule.

