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Alors , tu sais, je lui ai dit que j'avais perdu le goût du combat,...enfin, je n'ai jamais été une battante pour autant, je sais. Finalement, les choses éphémères, voire vaines, me conviennent mieux. Par lâcheté ? Aussi, oui.
Je me trouve ridicule quand je m'insurge. Je ne me crois plus. Je me sens aussi crédible qu'une sodomie sans douleur. Pardon. J'ai pas pu m'empêcher.
Je m'habille comme une ado attardée, mais c'est pas parce que je veux être jeune. Ma jeunesse ne me manque jamais. A vingt ans, j'avais hâte d'être vieille comme une promesse d'adéquation. C'est juste que les trucs de femme, c'est comme un déguisement sur moi. Ca me file le vertige et l'inquiétange étrangeté. C'est comme si j'avais volé quelqu'un. Mais j'ai beau porter du coton dans mes culottes, je te jure, je suis voûtée dans ma tête, arthrosée du sentiment. J'ai l'ostéoropose du désir; ça se fracasse aussitôt consommé. J'ai la ménopause des élans.
Ce qui ne tue pas rend plus fort. Mais la force ne m'a jamais été un but dans l'existence. Je suis froide. Et je m'en fous d'être forte. Voilà.
Oui,
à la prochaine. Voilà.
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Non, je n'ai pas de mère, je n'ai pas de sexe,
j'ai tué mon père par le silence,
j'aime ma folie d'eau et d'absinthe,
j'aime mon jaune visage d'adolescent,
les innocences que je feins et l'hystérie
que je dissimule dans l'hérésie, ou le schisme
de mon jargon, j'aime ma faute
qui, lorsque je suis entré dans le musée des adultes,
était le pli du pantalon, les battements
de mon cœur timide : et tu refuses
ce pour quoi je t'aime, tu ne me changes pas."
Pier Paolo Pasolini.
(Photo- Ph&
Mots cadeaux d'Aude.)



