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Des choses que j'ai vues.
Chaque image me raconte une histoire, tranquillement tragique, calmement déchirée. Le flou, des femmes comme noyées aux portraits de marbre fêlé comme de paisibles chaos en écho,
le desespoir d'un matelas foulé, le froissé intelligible d'un drap posé, l'eau de ton regard lourde comme un secret,
l'algue verte sur un visage fatigué,
des sièges desertiques, des pays vides habités, et vice et versa, aux arbres en ombre rapportées, le fané d'une rose poudrée, et les ombres. L'arête, et la tête d'un animal mort, le quotidien fendu sous la loupe de ton viseur. Un mur de silence où défilent des aimés, j'y vois toujours des absents, enveloppés dans le pourpre, presqu'effacés, le velours d'une joue d'enfant, ta latéralité mal-assise, é-coeurée. Des passants de pluie en coulée de couleur cendrée, la clarté de l'incertitude, voilà ce qui lacère, des plis de pages cornées abîmées, des larmes d'orage, les mains tordues dans des prières païennes pour s'échapper, la mélancolie d'une laverie, l'écorchure d'un pavé, les félures d'un bitume, et les ombres,
Toutes tes images me parlent de moi.
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