« ' | Page d'accueil | C.V, profession de foi, et autres tralalas »
Les "fenêtres " de ma poésie sont grand'ouvertes sur le vide intersidéral de ma rue.
A force d'avoir pris pour messie la plus petite lanterne, à force d'échapper à toutes mes faiblesses, avec l'espoir d'une fuite qui ne ferait pas de bruit, à force d'éclatements de tous les domaines négociables, et de parcours de territoires enclavés, de sourires et de fierté mal placés, à force de me dire que d'être dévastée, ça "sonnait", oh yeah,
je me regarde avec ma liste de morts trop longue, je fais l'appel de tous mes absents, et j'entends toutes ces voix faussées, je regrette mon regard latéral sur ce siècle, je regrette tous mes élans, je regrette tout ce qu'on me donne, et je regrette même ce que j'attends, écoeurée par anticipation. J'aurais mieux fait de rester dans mon foetus, j'aurais mieux fait, maman.
J'ai cru trouver une pathétique victoire en jouant la combinatoire envolée, l'exigence de plus en plus effilée, l'exigence évidée jusqu'au spectre idiot d'une volonté de tétard. Je me regarde, le cheveu plat, et le clavier hanté, amère, l'angoisse dans tous les viscères, et juste, juste déboussolée. Certaine de ce que je ne veux pas, ça compte pour se décider ?
A force de vouloir faire de mes déambulations de belles errances,
j'ai oublié qu'à chaque lien correspond un noeud de tore, que ça pue les fantômes pour tout le monde,
j'ai oublié combien toutes les illusions de conjugaisons, se résument au final, à se faire mettre, du passé simple jusqu'au futur antérieur.
j'ai oublié qu'à chaque joue suffit sa beigne et que je ne suis pas la dernière à les envoyer.
Pourtant je le savais hein, mais bon voilà, j'avais oublié.
J'ai la lassitude abasourdie. J'attends que la stupéfaction me lâche. J'aime pas ma tête d'étonnée.
Attendre que le pire se change en souvenir, en fumée, en "vivable",
etc etc...

