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Des fois, je vais voir la mer et je m'en fous.


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Aujourd'hui, c'était le bord de la mer. Un soleil encore vif, et des mouettes que je persiste à appeler des goëlands pour la beauté de rien. Assise sur le sable, j'ai regardé mon beatles de fils copiner avec une italienne qui avait un t-shirt rouge à tête de mort. Une punk de 5 ans et demi à tout casser. Elle l'appelait Ragazzo et il disait Hello hello.

Aujourd'hui, j'ai regardé mes mains, j'avais enlevé mes gants en peau. Chaque fois que j'enlève des gants, j'ai toujours peur d'ôter mes mains avec. De vieux restes d'ancestrales peurs de morcellement. Aujourd'hui j'ai décidé de rentrer en retraite de coeur, j'ai déjà commencé avec mon cul comme dirait quelqu'un que je persiste à détester. C'est plus pratique. J'ai envie de m'éloigner de moi, de regarder mes élans se fracasser contre des rochers comme des vagues de méditerranée, petites et huileuses, trois centimètres à tout casser. J'ai besoin de faire silence, de faire monastère, un peu. J'ai envie de regarder mes désirs se noyer, un boulet aux pieds que je prendrai plus, jusqu'aux dernières bulles crevées, et hop, me relever, un peu voûtée, mais avancer.


J'ai couru après un vélo. J'ai failli tomber.  Il y avait un homme très beau assis à une terrasse, dans la lumière toute pâle de l'hiver. Et j'aurais aimé être Bilal pour le dessiner, il avait une sorte d'aura verte et bleue indigo autour de lui. Quelque chose de fracassé, de tordu, d'abîmé. Un visage accidenté.  J'ai commandé un expresso, j'ai regardé tout autour de moi, en bonne parano pour vérifier que personne n'enlèverait mon fils. Et le regard de l'homme très beau a croisé mon regard. Il a réglé sa consommation, et il s'est éloigné très vite sur son fauteuil roulant.


Aujourd'hui, j'ai gardé mes lunettes de soleil pour faire la nique à personne. Ils ont construit une sorte de promenade. Il y a des pianos bar fermés, un centre commercial. Le club de voile a fait faillite, je crois.
J'ai gardé mon portable serré dans ma main en mode silencieux. Comme un présage. Dans ma ville, il y a un restaurant indien, c'est le meilleur du monde. Je me damnerais pour un pain indien. Je me damnerais pour mon pain quotidien. Je me damnerais bien. Ca doit pas être mal, d'être damnée, ça doit occuper.

Pour le jour de l'An, je fêterai mon entrée dans le vide. Je n'écouterai pas la moindre musique, comme un présage.  Il y a un an, ici, je me souhaitais de ne plus perdre personne... Je ne ferai plus de voeux, tiens.

Aujourd'hui, j'ai réglé ma consommation, et je me suis éloignée sur mes deux jambes, et j'ai dit ça suffit de pleurer. Mais je ne pleure pratiquement jamais. J'ai pris la main de mon Beatles, petite et chaude; toujours je suis surprise de la confiance absolue qu'il offre en me tendant la main. Ca me file le vertige tout cet amour dans ma main.  Je me suis demandée quand il refuserait obstinément de marcher main dans la main avec moi. Et quand il refuserait tout court de m'accompagner voir le soleil d'hiver se coucher sur une plage polluée de méditerranée. Et où je ferai ok ok, tranquillement, parce que j'aurais donné deux cent mille euros à un analyste qui m'aura appris à bien me séparer.

J'ai toujours refusé de tomber dans les clichés de tous les mêmes, et ce sont des lâches. Très honnêtement, j'aime les hommes, et les femmes, hein, on va pas chipoter, avec leurs failles, parce que moi je me suis toujours trouvée très faillible, et invivable aussi. Et bête à manger du foin, amoureuse. Et pas amoureuse aussi.  Mais là, j'avoue que dans cette nouvelle vie qui se dessine, en même temps que ces deux traits obliques au coin de ma bouche, j'ai des pensées à poings serrés, pleines d'amertume, de rancoeurs et de désir piétiné. Et si je me trouve lâche aussi, je te jure que c'est pas moi qui ai commencé.

Fugue

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Je suis tellement pas d'humeur. J'ai pas du tout envie. C'est la fièvre, je crois. Je frissonne dans le dos, il y a quelque chose d'immonde dans ma poitrine comme un monstre de gosse dans un placard, en même temps qu'une brûlure entre les omoplates. Traversée, je suis. Appelle-moi Atlantique si t'es un homme. Et sinon, ne m'appelle pas.

Tu avais dit "Viens mon angel de bain douche, j'me baigne dans l'Atlantique, elle est grande ma baignoire." 

J'ai le combiné coincé dans la clavicule, je dis que oui et je mens, je dis pas la vérité. Je me demande comment ça fait le détecteur de mensonge, ce que ça mesure vraiment. Je crois que ma voix doit trembler, moi, quand je mens, ou alors je parle plus vite ? Je sais pas. Je sais que ça va paraître très con de dire ça, mais je ne mens pas souvent. Je mens quand on m'oblige, je mens pour pas charger l'autre du poids d'une franchise qui me libérerait la conscience, tu sais. Je ne crois pas en la confession. je crois en l'immense bienfait de la culpabiliité. Je crois qu'il est bon d'être enterré en gardant quleques secrets qui feront trop de mal. Cette dictature du tout dire-là, je la connais,  je l'ai pratiquée parce que je lisais des romans très trash japonais où l'héroïne s'entaille d'abord les bras, puis s' épisiotomise avec ses ongles. Toute cette franche violence, je dois dire que ça me parlait.

Mais c'est fini. Je lis des poétesses autrichiennes, maintenant. Et je me tais. C'est une chose pour laquelle je suis douée.

J'ai dit que non, et c'était pas vrai. Je me suis souvenue d'un autre, tu sais. Il m'avait réveillée un soir au téléphone. Le lendemain, je me rappelais pas. Il m'a dit :"Mais je t'ai appelée, tu as dit ça et ça."..Je disais :"Mais je me rappelle pas." J'avais moins peur de ce que j'avais pu dire: "Je crois que toi et moi, ça va pas être possible, tu me fais chier, profondément. Je déteste tout ce que tu es."

"J'adore quand tu m'attrapes comme ça et que tu m'empêches de bouger en me tenant fort les mains. J'ai l'impression de tourner dans un Envoyé Spécial sur les putes lituaniennes..."

"Tu me fais le même effet qu'un cancer du col de l'utérus: une ENORME et horrible surprise" ...j'avais moins peur de ça, que peur d'être cinglée, à ne rien me rappeler. 

Mais c'est fini. J'efface les numéros maintenant. Et je me tais. C'est la chose que je fais le mieux au monde.

Je me suis souvenue, comme la vie qui défile avant de crever, mais je crois que c'est la fièvre, que je vais pas mourir encore, ce sera pas pour cette fois... Parfois, je prends en photo des morceaux de moi, comme un puzzle éclaté, je me la pète morcelée, borderline histrionique amoureuse de mon propre reflet en petits bouts découpés. En réalité, je regarde les détails de mon corps comme on s'explose un point noir, comme on démantibule une fourche de tifs, la langue sortie, très appliquée, et j''ai un peu envie de dégueuler. C'est la nausée de Noël.

Je me souviens d'une certaine fin de soirée. "We are the spirit of the age of Aquarius , The Age of Aquarius,  Aquariuuuuuus " j'avais chanté. On a tellement rigolé que je croyais avoir retrouvé un frère dont on m'aurait séparé, à mon insu. Je me souviens d'un poème inventé "Une fourmi de 18 mètres, ça n'existe pas, ça n'existe pas, mais une teub de 18 centimètres, houlala, y a que ça, y a que ça..." . Je riais tellement, j'essuyais mes larmes et je te suppliais faut arrêter, faut arrêter,...Rire, dis-moi que ça finira jamais ?


J'ai dit que je voulais plus, j'ai dit que je pouvais plus. Que la comédie des préliminaires, que tout ce vent autour, en ce moment, ça me dégoûtait de moi, et de l'humanité. Je ne suce que le premier soir, comme on se débarrasse d'une corvée. Je ne parle que pour occuper l'espace, mais les limbes, ça me déplaît pas. C'est comme ça chez les hystériques, qu'est-ce que tu veux que je te dise...Des flambées de libido, à te brûler la peau, puis tout qui s'effondre, et  il n'y a plus qu'un cerveau en surchauffe, et du vaginisme d'émotions. C'est comme ça chez les hystériques, puisqu'après tout, c'est une évidence diagnostic: de rien du tout à tout ou rien. Des obsessions en boucle, qui font des vagues au coeur, des bas à l'âme, et ces images d'hôpital, l'épouvantable odeur, une intuition acide chaque fois que quelqu'un n'est pas lui-même, joue à être quelqu'un d'autre. Et la nausée de ce jeu-là.

  Feinte indifférence ?  Et je hais le jeu. Indifférence réelle ? Alors, lâche-moi, faut me lâcher, là.

C'est comme si mon ventre devenait un miroir et que j'y voyais toutes les vérités. C'est le miracle de Noël. Je passe de l'euphorie, et je t'aime et j'ai tellement ta tête dans ma poitrine, à plus rien, je te vois plus.  Enfin: je vois toutes tes failles, ce mépris que tu prends pour de l'importance, et j'ai honte souvent pour toi, petit humain. Mais honte à un point...

Je rougis de ta bêtise, de ta suffisance, je rougis pour deux parce que toi seul, ça suffira pas. Je rougis pour toi. Comme si j'étais toi. Et je passe mon chemin. C'est pas lunatique, c'est pas ça. C'est juste que j'ai plus le temps de rassurer quelqu'un d'autre que mon enfant.

  Mon corps c'est rien, c'est viande et compagnie. Je peux me mettre au dessus de moi et me regarder comme ça en toute objectivité comme si j'étais morte, comme si j'étais toi, et j'ai pas envie de moi.


J'ai plus envie de moi. 

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PortraitPhotoSurprisePochoirPochée Par Phasmes.

 

Un an

EDIT DE NOEL:
 

 (pour rire...quoi, et j'la chante super bien, en vrai)

 

 
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Depuis un an que j'ai arrêté de fumer:

 
-J'ai pris 4 kgs, perdu 6, repris trois, mangé un kilo de nutella, découvert une passion pour le chewing gum (en gros je suis pareil qu'avant: DIFFORME PUTAIN et j'ai la mâchoire musclée)
-Je rebois de l'alcool quelquefois.
-Je peux porter le même pull deux jours (mais plutôt crever)
-J'ai le teint plus clair.
-Je suis beaucoup moins irritable (HAHAHAHAHAHAHAHA)
-J'ai toujours de la thune au fond de mon sac (car je refuse obstinément l'idée d'un porte-monnaie, oui je suis un genre de Che, anticonforme et révolution, moi, qu'est ce que tu crois...)
-Je trouve que la nicorette goût citron c'est pas si mal
-J'ai une vie familiale sereine et équilibrée (HAHAHAHHAHAHA)
-Je ne fais plus l'amour, on va dire que c'est parce que sans la clope après, ça vaut rien (explosion de jointures, coup de boule au ba13 du salon, etc...)
-Des fois j'ai envie de faire du sport, mais je suis raisonnable, hein, je me retiens.

-Quand je monte des escaliers, marche longtemps, cours, (le couteau sous la gorge) je n'ai plus la brulûre, là.

-Le dimanche matin, je mets de la musique étrange (ouïr plus haut ) et je cours en levant les bras, en culotte. (ha-avant aussi)
-Je ne me pèle plus le cul dans mon jardin en plein hiver pour la petite dernière avant d'aller dodo.
-Après un repas au restau, je trouve qu'à table, ça dure trop longtemps.
-L'idée d'un voyage en avion de 24 heures me parait possible, sans mélange lexomil / wisky
-Je m'énerve de façon saine, je dis aux gens ce que je pense, sans ruminer derrière ma nicotine.
-J'ai plus beaucoup d'amis.
-Je me dis que mon père serait fier de moi.
-On me dit que ce n'est que cinq ans après l'arrêt complet qu'on gagne moins de risques de crever du tabac.
-Je travaille pendant mes pauses.
-J'aime encore plus la pizza (on a du mal à croire que c'est possible -mais oui)
-Je ne tousse plus douze jours quand je suis enrhumée.
-Mon dentiste m'a invitée à déjeuner (eh ouais)
-Mon dentiste est un vieux boudin de droite, j'ai refusé.
-Je regarde les gens aux terrasses qui fument en rigolant et je me dis "moi c'est fini, c'est fini" comme on regarde des ados se rouler des pelles aux arrêts de bus.
-Je pleure en passant devant le bureau de tabac.
-Ma voiture sent bon.
-Mes cheveux sentent toujours bon.
-Je sens bon.
-Personne peut me sentir: je le vois bien , va, qu'on me hait.
-Mon fils ne se rappelle pas que j'ai fumé (et beaucoup )

-Un jour,j'ai fumé comme un pompier une soirée entière avec les deux plus belles filles de Marseille en me maudissant genre j'ai tout gâché, comme on dit dans Top Santé (UNE TAFFE ? JAMAIS ! VOUS LE REGRETTEREZ ) mais non, mais non, j'ai quand même arrêté. (faut dire que j'avais la chimie très modifiée)

--En écrivant cette note, ma bouche s'est entrouverte, j'ai soupiré, j'ai fermé les yeux, j'ai tendu les bras, comme avant un baiser, en murmurant des mots affolés, comme avant l'orgasme...mâle... beau ...rhô... philippe... (petite)  mort... hisse... came... elle... gaule...Oise

 

(ouais l'Oise, je trouve ça érotique comme région)

Scènes de guerre.


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Ils sont dos à dos dans chaque guillemet, corps à corps entre parenthèses pour l'illusion du dialogue.
Ils sont derrière un écran chaque fois qu'en rage.
Jamais jamais, ils ne sont coeur à coeur, les condamnés.
 

 

Ma colère, elle ne passe pas, protéiforme, pleine de pitié et de chagrin en mon endroit, pleine de rage et de dégout envers et contre toi. Ma colère, ma maladie de peau.

Je t'en donne un morceau, prends, découpe, c'est pour toi, avale et étouffe-toi avec. C'est de bonne guerre. Je te le dis, moi, l'endémique étouffée.


Je griffonne  sur trop de cahiers, quand j'ai envie de hurler, comme une dernière volonté, désaxée, déchaînée, avec pourtant mes omega 3, et ma vitamine C sur le rebord de l'évier, les jointures serrées, les sourcils froncés, le ventre dur comme un pavé.
Je parle à quatre voix, pour dévoiler à demi mots la moitié de ma vie brisée, avec la violence comme une coutume de famille, comme un trait familier, un gène hérité dans mon coeur.

Je dis coeur ? je suis condamnée.

- ...


" Il me faut bien dire "dans mon coeur", car d'où pourrait venir autrement ce feu de mon sang. Dieu doit m'entendre juste une fois. Est-il possible d'aller criant à travers le monde sans jamais être entendu ?"*

 

Mon silence , je ne veux plus jamais le briser. Je ne veux plus croire en rien de ce que l'on dit vouloir me donner. J'ai compris, un peu tard, que si mon affection est encore désirée,  c'est pour le fard à ton narcissisme, le tréteau pour ton égo.

 Il ne faudrait surtout pas trop se mouiller, surtout rien donner en actes.  Sans rien donner de chair. Je me fais l'effet d'un vampire, quand c'est toi le sang de navet. Il me faut parler propre,

parce que les enfants écoutent,

parce que mal, c'est sale

parce que mon propos sera pris au sérieux si je respire bien du fond du ventre, la syntaxe chiadée, le verbe haut, puritaine phonologique, mais tu sais, j'ai juste envie de te  cracher dans les yeux pour que tu y voies plus clair.


-...

 

"Deux êtres sont en moi, et il n'en est aucun qui comprenne l'autre"*

Ma parole, et si je te questionne, c'est que je te soumets à la question, je suis une intruse dans ton propre petit questionnement. Si je t'aime, je suis trop inquiète. Si je dis la vérité, qui n'est rien d'autre que ce que je ressens, et de ce que mon intuition de hyène sait désormais anticiper,  avec une acuité qui me terrifie moi-même, tu te drapes dans ton toi-même,  disant et annulant dans la même phrase ce que tu veux et ce que tu es.

Je ne supporte plus les mots, je ne peux plus les mots, je les vomis les mots; Je fais ma gastro entérite verbale, tellement je les conchie les mots, je la fais ma syncope des mots, je les évanouis les mots, je les ravale dans un suicide narratif sans aucune trace de désespoir.

"Je préférerais m'arrêter ici et te souhaiter le meilleur, du fond du coeur."*

 

- Tu dis coeur ? 

 "Je dis Chance O ma martelée, chacun de nous peut recevoir la part de mystère de l'autre

sans en répandre le secret." **

 

 

 

 

*I.Bachmann

**R.Char. 

(m)

La vie est un état d'esprit, paraît-il. Je t'avoue que je crois que la mort, c'est pareil.  Toutefois, à l'heure où je t'écris cette missive, encore toute gueulée de bois d'un vin à 15,5 °, mon cerveau droit a choisi de survivre, c'est comme si j'escaladais un  muret de pierre tu sais, prendre appui des deux mains, lever le popotin, balancer une jambe, se tenir assise un moment, plier l'autre jambe, c'est parti.

Souvenirs d'un week end où je n'étais pas vraiment là... 

Tu avais des rires en pagaille, juste tu ne le savais pas...j'avais le front posé contre le froid de la vitre, très consciente de l'image qu'on avait de moi, je t'avoue quelques fulgurances de narcissisme, oui. Moi un petit plus haute que moi, me regardant comme ça, de biais. Les flocons qui volaient, et la buée projetée contre la paroi. Cette tentation toujours, reminiscence d'une pré adolescence très nevrosée, d'ecraser ma bouche contre le verre en galot de voyou, comme quand on s'entraînait, d'écraser mes lèvres contre la glace et d'éclater le pyrex avec les dents. Aussi.

Il était minuit et demi, l'heure du wisky. Il fallait chanter maintenant.  Sister golden hair version metal. I've been too to hard to find,  recroquevillée comme un Robert Plant tout esquitché. Il y avait une photo, une vraie d'Iggy Pop mal scotchée torse nu, pour pas changer. Iggy, tu dois te peler, j'ai pensé.

Il était deux heures  vingt deux, l'heure du spiritueux, Il fallait parler maintenant. J'ai raconté une toute autre vie que la mienne à un fille aux cheveux courts, et j'ai dit un semblant de vérité à un type aux cheveux dreadlockés, qui faisait ha ouais ha ouais d'un air pénétré.

Je me gelais, les mains au dessus d'un poèle, je me balançais sur The pageant Of the bizarre, va savoir pourquoi va savoir comment,  je voyais des pavés, et moi qui les arpentais, je me voyais marcher, et ça tournait ça tournait ça tournait.

J'ai regardé le nombre fou furieux de livres, beaucoup de japonais, le nombre maniaco-dépressif de CD, beaucoup de Lo-fi, d'ambient trance, les classiques que j'ai toujours aimés, quelques français qui m'ont épatée. J'ai tracé quelques lignes sur mon chéquier, parce que je n'avais que ça comme papier. Tu veux un post it, on m'a proposé, et j'ai ri pendant environ trente minutes sans m'arrêter, parce que c'était drôle. 

Une fille disait combien c'était difficile de rendre à l'heure le travail demandé, la pression insupportable, et les téléphones qui sonnaient, une autre a dit que krups valait cent fois senseo, le grand ne disait pas grand chose mais il jouait divinement du clavier. Le couple mixte ne trouvait pas à se loger, et j'étais révoltée. J'ai pas osé raconter le nombre incalculables d'enfants qui perdent leur père en ce moment,  je ne sais pas si c'est moi qui ne vois que ça, alors que c'est comme d'habitude, mais je n'ai pas osé le dire.  J'ai juste chanté avec Bran Van 3000  Whenever you need me, i'll be there, so i'll be around...je me la pétais funky tu sais, épaules serrées, bras pliés, quand tu ne danses que du haut du corps, yeux fermés, et que le son te parait si merveilleusement adapté à l'instant...

Il était trois heures moins le quart l'heure du pétard. Assise dans un coin de la pièce les jambres repliés comme si j' avais encore   l'âge d'être une ado qui souffre dans son coin, à part, pour bien me faire remarquer, la tête dans les genoux. Patti Smith reprenant Smell like teen spirit, si tu vois ce que je veux dire. N'empêche c'est exactement comme ça que je me sentais, je me disais que je voulais rentrer, rentrer, mais que ça ne voulait plus rien dire rentrer. Et ça me désolait. Home j'ai chanté. Je rajoutais un m dans ma tête et je souriais, toute contente de ma trouvaille.

 Après j'ai dit au revoir au revoir et puis merci, et je le pensais, parce que j'avais pas ri et senti la simplicité des gens comme ça depuis assez longtemps. Et j'a dormi d'une traite, un sommeil lourd sans rêves,  abruti et vide, la main posée sur le ventre de cops reelle qui m'a dit Héhohého faut pas déconner.

Il y a eu la route, longue, longue comme un jour sans rien, la main parfois sur le volant, parfois sur la cuisse, we are men of station we are troubled men just the same but we're not as hell as you. Ca roulait bien, je suis bien rentrée, j'ai sorti mon chèquier pour recopier sur un cahier tous les disques que je dois acheter. Sur l'immense table de la cuisine, il y avait des blousons des k way, des cartes, un colis eventré, des radiographies, des résultats d'analyse, un quignon de pain.

Dans la pièce du bas, celle au parquet blond, au rideaux rouges, aux lampes de cuir, un bordel innommable régnait. J'ai tout ramassé, et je souriais, 

Take me somewhere we can be alone, make me somewhere i can call a home 

Il y avait des traces de pneu, sur le chemin, les VTT, j'entendais des rires, j'entendais maman est rentrée.

On a collé nos fronts l'un contre l'autre, comme sur des vitres glacées. Ca n'a fait aucune buée. Personne n'a mordu personne. 

Personne ne s'est embrassé. 

 

La vie est un état d'esprit, paraît-il. Je t'avoue que je crois que la mort, c'est pareil.  Toutefois, à l'heure où je t'écris cette missive, encore toute gueulée de bois d'un vin à 15,5 °, mon cerveau droit a choisi de survivre, c'est comme si j'escaladais un  muret de pierre tu sais, prendre appui des deux mains, lever le popotin, balancer une jambe, se tenir assise un moment, plier l'autre jambe, c'est parti.

 
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Il est tard

 "Quelque chose s'était retiré d'elle, une paix, une verticalité."

 Le temps n'est plus toile de fond, mais un mystère sans maîtrise, une puissance. Regarder compulsivement s'égrener les secondes, vérifier dix fois et bien voir que tu n'es pas là. Je ne serais pas étonnée de voir que l'aiguille recule.  Ce mur entre moi et les autres. Le cours ordinaire des choses, à peu de choses près.

Pour moi, les mots sont superflus, mais je n'ai que les mots. Quand ils viennent à manquer, il ne me reste rien, et je suis démunie.  Je ne réponds jamais à ses attentes, je ne réponds pas aux siennes non plus. Je ne réponds pas aux miennes. Je ne réponds plus de rien.

Je me touche et je ne me sens pas.  Ma voix m'est devenue etrangère.  J'ai peur de mourir, et peur à en mourir. Catastrophe imminente. L'angoisse ne sait pas de quoi elle s'angoisse. Mais j'envisage mieux maintenant.  Un petit peu, un tout petit peu. Agripper vite des mots et une image, où porter ma pensée ?

 "Quelque chose s'était retirée d'elle, une paix"

 Ce n'est pas seulement la gorge qui se bloque, la respiration rétrécie, c'est moi toute entière bloquée comme une gorge, rétrécie comme une trachée, asphyxiée.  C'est moi, c'est moi. La colère toujours, et toujours ensuite l'angoisse. L'angoisse pour nettoyer.

L'angoisse, mon coup de balai. 

"Quelque chose s'était retirée d'elle."

Si donc je peux dire non, c'est que je peux dire oui. Lâcher prise inouï, il faudra bien que tu vomisses. Ne pas choisir ou s'en aller, et puis un jour ne plus y revenir. 

"Quelque chose s'était retirée."

 Le décompte a commencé. Je compte à l'envers, je m'embrase, je m'enflamme, je m'emballe, je suis prête à tous les risques pour quelque chose qui soit un peu vrai. Mais toujours la lutte s'acharne sur moi. Le dernier mot pour l'autre, bisque bisque rage. Depuis que ma parole est libérée, le dos tourné pour mieux te parler, le dos tourné, pour mieux oser :C'est pour finir par me faire enc.....

Je serre les dents devant l'image qu'on a de moi. Les poings, je veux pas.

Je vais me coucher.

"Quelque chose" 

 

   Il est tard.

 

   
 

Travailler, prendre de la peine...

Il s'agirait d'une fiction, bien sûr. Ce serait une nouvelle un peu longue, un petit roman. Le propos serait déchirant, on y parlerait de mort, on y parlerait de la vanité de vivre, on dirait, que le "fascisme commence quand un homme et une femme se rencontrent."

Je veux dire, ne te méprends pas. Cela ne foire pas que pour les hétérosexuels. Il s'agit juste, juste de la difficulté de se rencontrer dont ce livre parlerait.


Il faudrait que cela réflechisse plus loin, qu'au delà de l'anecdotique, de la "petite histoire", on envisage aussi toute la difficulté qu'il y a à se parler. Comme dans un certain conte, où les mots qui sortent sont diadèmes ou crapauds; dire combien les mots sont redoutables, exhibés ou ravalés. Parler, c'est mourir.

Et les demi-mots sont pires. Ne rien dire, c'est tuer.

Il s'agirait vraiment, vraiment, d'enfin la prouver, ta théorie, ma fille.

Il s'agirait d'une fiction, bien sûr, et l'attente et l'impatience, le contrôle seraient les personnages principaux.


"Quand attendre devient trop douloureux, quand attendre , ça devient ton seul vivre, retire-toi, en premier, tu ne gagneras aucune présence, mais tu garderas un peu de dignité." dirait le narrateur, à un moment donné. Omniscient et désabusé.
"Quand tu as le sentiment de ne plus rien contrôler, que tout t'échappe, que tu ne peux rien anticiper.  Peut être bien que tu as tout à y gagner." dirait une femme, à moins que ce ne soit moi, là, je ne sais pas.

Il y aura beaucoup de phrases comme ça, dans cette fiction-là.

Il y aurait des dialogues, des dialogues de sourds plein de mépris qui disent rien, tellement ils ont peur de se dire. Tellement ils ont peur de ne rien dire.
 C'est du café, je n'en prends pas / tu travailles cet apres-midi ? / Je ne crois pas / Te voila agnostique / Non j'ai perdu la foi / 

il y aurait des mots comme ça, des silences, des ellipses, comme des insultes, parce qu'insulter, après tout, c'est être civilisé. Mais l'ellipse donne l'illusion de la politesse et du respect.

Flotteraient  des je t'aime jamais prononcés, des j'ai besoin de toi, des "j'ai tellement ta tête dans ma poitrine" des je te voudrais toujours en moi et je sais que je ne le veux pas. Des Je te regarde et j'attends les mots de tes yeux pour que tu me dises qui je dois être, Des Je n'ai rien vu dans tes yeux qui me dise comment m'aveugler.

des choses comme ça au-dessus, aériennes et cachées, angéliques ou à gerber.

Ce serait du théâtre peut-être.

Je ne sais pas. Il s'agirait, dans tous les cas, d'une histoire où je mettrai beaucoup de toi, mais aussi de ce que j'ai éprouvé, ça et là.


Je sais la normalité de l' "aimer" et du  "travailler", l'inconscient s'exprime à l'infinitif.


Je vais me mettre au travail. 
Car on doit toujours ne faire que ce pour quoi on est particulièrement doué.

Je serai normale, à moitié. 

 

 

 
 
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Nervous Bride. Songs:Ohia

 

Et personne à ma table

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Aujourd'hui si mon père n'était pas mort, il aurait 71 ans.

 

Sur cette photo, mon père rejoint la Terre Promise. Je le trouve très beau.

Regarde en haut il y a des lampions, il devait y avoir une fête.

 Derrière, à gauche, accoudée, en short sixty, sa jeune soeur qui l'attendait depuis longtemps au cimetière puisqu'elle est morte à 40 ans. Les hasards de la maladie ont fait qu'ils sont morts dans la même chambre d'hôpital. Elle, accompagnée, ayant demandé à partir.

A droite, mon arrière grand mère au prénom de fruit. Morte dans son lit, entourée de tous les siens.

Lui, mort seul, à qui on a caché toute la vérité. 

Devant toi, papa, ta fille inconsolable et pathétique, pétrie de honte et de n'importe quoi.

Le deuil m'empêche de bien voir et j'ai mis du temps à pleurer.  

Chaque fois que je réfléchis une perte, un échec, une désillusion, c'est à toi que je suis renvoyée.

Chaque fois que je renonce à quelque chose, tout me parait facile, parce que ton absence est ma seule vraie difficulté.

 

Je pense à toi dans tous les livres que je lis.

Je te vois dans tous les visages que je croise, surtout ceux des travailleurs immigrés, mégot au bec, un peu voûtés. 

Je te pense et rire me parait toujours amputé parce que toi, tu aurais mieux compris.

Maintenant, je vais seule au cimetière, je pousse les fleurs, je pousse les hommages en cursive dorées qui t'auraient écoeuré, je m'allonge sur la pierre, je te dis tous les mots d'amour que je n'aurais jamais osé te dire en face.

 

Chaque fois que je repars, je me dis que je vais pas pouvoir "continuer".

Je bute dans toutes les pierres,  je me lave les mains à la fontaine, je m'assois, je regarde l'infinité, la mutitude, toutes ces tombes. Je me dis qu'il faut avancer.

Je raconte à mon fils toutes les choses que tu m'as racontées. 

Il parait que ça s'appelle "perpétuer" ....j'épargnerai à tout le monde l'horreur des signifiants dedans.

 

J'aurais tellement aimé que ce soit toi qui racontes. 

 

J'ai accepté ta mort, mais je refuse encore la vie que tu ne t'es pas accordée.

 

 
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Pieds devant.

Le pied est de type égyptien. Orteils réguliers. Ongles souples. Pas de trace de vernis. Avant du pied large. Marche nu pieds fréquente.
Nombreux grains de beauté sur les mollets. Genuvarum léger droit.
Le corps porte des signes de vie extrêmement violente. Une cicatrice sur la cuisse gauche. longueur 1, 4 cm. largeur: 32 mm. Verticale. Il s'agit d'un coup de cutter à bois. la cicatrice date de plusieurs années. Le coup a du être porté vers l'âge de 6 ans.  La petitesse de la marque laisse supposer que c'est une automutilation de type accidentelle.  Le psychiatre demande à ce que l' annotation "accidentelle" soit soumise à réserve.b7d4ae675c46364b283b4c663c0e25df.jpg
On note la même cicatrice, horizontale,  cette fois sur la cuisse droite.
Poitrine densité 4. Possibilité de SPM. Peau de type 3, mate. Pores plutôt dilatés. Type mixte. Tissus et viscères en état de marche.
Les cheveux émergent de follicules presque sphériques et poussent de façon quasi perpendiculaire au cuir chevelu. Type raide 2.
Ongles des mains petits et coupés droits. Absence de vernis.

Yeux au nombre de deux, bouche avec trente deux dents, un plombage. Un nez. Age compris entre 147 et 254 ans.

Une observation minutieuse des paumes indique une passion redoutable pour la lexicologie, Dieu et son absence de présence neutre et bienveillante, les flatulences de l'âme, et aussi un peu les pâtes.    

Une observation continue des oreilles montre que de la musique avant toute chose, mais il faut d'abord un café.

Une observation prolongée du coeur peut provoquer une catalepsie. 

 

 

 

 

Bon ben voilà, j'ai fini ma fiche Meetic.

The Fatale regrechieun of un samedi soir.

Dans ton chagrin, du gloomy dans les artères, des chandelles dans la nuit, un éclairage, ou des godemichés selon le degré d'autodérision  dont tu te sens capable. Dans ton chagrin, je disais donc, un chagrin pour rien, comme tous et "chagrin", ça fait comme de l'enfance mal résolue, de la bouderie en eau de boudin, une position, une pose pour rien; j'aime pas ce mot, je préfère "Dans ta souffritude immense"...Là, ce serait comme un bain de chlorophorme, anesthesiée, et il faudrait avancer. Quand prendre du recul est déjà de l'ordre de l'impossibilité. 

Et cette phrase toute destructurée, c'est pas pour dire, je voudrais pas m'avancer, mais elle ne veut strictement rien dire. Mais le sens, c'est comme la direction semi-assistée,  quelle arnaque, sans déconner.

J'étais une gosse avec une grande frange, un rideau devant les yeux. Je marchais trop vite, je me mettais devant en classe, parce que je voyais rien. Ca m'a obligé à écouter. Je travaillais super bien.  Depuis, je suis la reine de l'oreille. Mais en bouche je suis nulle. J'étais très forte pour pas pleurer. 

 Dans ta fatigue, du vide du vide et du rien, ad libidum et tout le tintouin, des sourires dans la nuit, ou des rictus selon le degré de crédubilité dont tu te sens affublée. Dans ta fatigue, je disais, donc,  une fatigue neuronale oeuf corse, parce que "fatigue" c'est quand tu reviens de l'usine ou du chantier, hein, hé ho, ça je le sais, et que tu sais pas si tu auras à bouffer, ni de taf pour subsister. (Essaie de dire subsister après 2 litres de Mary Puissant brut, tu vas rigoler)

Mais bon. Enfin bref, tu es fatiguée. 

J'étais une ado avec une grande gueule,  Je marchais à peine, je n'allais pas beaucoup en classe. Ca m'a obligée à en voir. Je  fuguais tout le temps. Je rêvais d'un vrai baluchon, tu sais, avec les noeuds, là, comme dans les dessins animés. Depuis je suis la myope de service et je sais rien voir des couleurs qui m'iraient. J'étais très forte pour m'échapper.

Dans ton dégoût, des éternels recommencements, de la lâcheté - des autres évidemment-;  toi tu fais le genre toujours à avoir des couilles, histoire de bien sentir comme t'es castrée à un moment qui est toujours donné. Celui-là ne vient jamais à manquer. A toujours penser que, et à imaginer combien. Ca occupe bien. Enfin, n'empêche qu'on t'aurait dit il y a quasi dix ans que tu te retrouverais affublée de tant de clichés, éculés.  De l'orpheline inconsolable, à la femme bafouée, à la mère culpabilisée, en passant par l'abrutie qui fait que rigoler, et sans oublier moi et ma tête de vampire tellement je suis blanche ce soir, parce que, ha oui c'est trop trop dur les samedis de liberté.

  J'écris ton nom sur mon livret de famille, 

  J'écris ton nom sur ma boîte de lexomil.

  J'écris ton nom sur mon blog.

   Liberté.  (rions)

J'ai envie d'un ami. Ben oui, un garçon. Juste parce que j'ai du mal à me faire consoler par une femme. J'ai peur, je suis pas habituée. Elles voient  tout  en plus aigü, les filles, surtout cops réèlle. Trop la honte.

J'ai le sentiment qu'avec un garçon, on parlerait pas trop. Juste on rigolerait, et que je pourrrai sortir des conneries genre t'es cap de tuer un ours à mains nues, toi?  Non ? Alors bois. Tu as besoin de consolations. J'ai le regret de t'annoncer qu'il y a un ours derrière toi.  Tout ça, les pieds sur la table, en dévorant une pizza. C'est nul, je sais: les filles aussi mangent des pizzas. Et savent tuer les ours à mains nues. Même mieux.  Et il y en a de formidables dans ma vie. Mais bon, je dois avoir besoin d'un alibi pour coucher ?

Fais ton Lacan, Sygne ! Fais-moi un signe Lacan ! 

En plus, j'ai plus de copain comme ça. Ils me parlent de leur pouvoir d'achat, et de la terribilité de la terre qu'elle va trop mal, mes copains maintenant. Ca m'endort. Putain, que ça m'endort. Je te jure, tu me mets mes copains au pied du lit un soir d'insomnie et tu leur dis : Parlez. Je m'endors. 

Enfin, si, j'en avais un de super pote comme ça, c'était mon mari. (sanglots, arrachage de cheveux, tirage de balle dans la tête, air digne et pudique à deux euros, etc etc..)

mais il écoutait Nino Ferrer.

Notre amour était impossible. Tu penses bien.

Je suis une adulte, je me sens toute cassée. 

Mais là, aussi, je dois dire que je suis un peu allumée.

 

Synthèse pour ceux qui ont du mal à suivre --> je souffre, je suis naze, et un peu bourrée. (mais  d'aucuns diraient pas assez.)

et hahaha-->
 
 
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