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L'absence a tort.

Tu marches sur moi, plate bande, sans coeur et sans être proche. Tu me renvoies toutes les balles. Je ramasse;  je ne sais pas jouer.
Tu dois te souvenir que tout ce qui me manquera m'a déjà manqué. C'est le présent qui fait défaut, c'est le comblé, le replet d'un ventre désaffamé, le satisfait qui te fait la courbe de la hanche moins dure.  Si du manque nait le désir, sache que je suis un abysse  d'espérance, un trou noir d'attentes;  j'aspire de tout mon être à quelque chose de l'ordre de la fusion.  J'aspire jusqu'à l'étouffement, jusqu'à l'asthme du vouloir.
C'est faire sienne l'idée  , faire corps avec l'absence qui coûte.
 
Même si ça ne vaut rien.
 
Je marchais d'un bon pas, tu sais. Je comptais tous les pas que j'ai faits. Plus nombreux que ceux que je n'ai pas osé faire. Je sais ce que coûte un pas. L'envie de retourner dans les traces d'avant, les empreintes d'un temps.
Cette envie ne vaut rien.
 
Je parlais, tu sais. Je parlais bien, je crois. Les mots s'enchaînaient comme des notes, la belle rhétorique. Sujet Verbe Complèment et Pan dans les dents. Je comptais tous les mots que j'ai dits. Plus nombreux que ceux que j'aurais voulu dire. Je sais ce que valent les mots; l'envie de se convaincre du bien, fondu; du discours, usé. Le besoin de s'écouter pour s'entendre enfin.
La gratuité comme un orgueil.
Ce besoin ne coûte rien.
 
J'écris pour rien. Pourquoi pas ? Il parait que tout est vain, alors je m'y emploie. Et bien. A la vanité, au rien.
Quand je parle, je n'entends rien. 
On m'a déja refusé le sein. Après ça, le déluge peut bien venir.
 
Il y avait ce petit garçon, il faut que je te raconte. Il tapait partout, il voulait sa mère, la stridence de son cri dans mes oreilles, je l'ai encore. Il me regardait avec cette horreur là, ce déchirement de la rupture quand elle ne fait pas encore séparation. Il me haïssait d'être de celles qui lui disaient que la vie était ailleurs qu'avec sa mère.
A dire vrai, je disais les mots qu'il faut, je crois. Je disais elle reviendra, elle est là,  dessinons-là. 
Je voyais au tremblement de sa lèvre redevenue tellement enfantine, à l' ourlet de sa bouche, qu'il n'était plus qu'enragé, que sa mère , elle était  présence intériorisée, une sécurité de lien  qui le faisait  plein de vaillance, une certitude de retour  qui le rendait  courageux, lui faisait regarder, déjà, les puzzles, les jeux. Je l'ai serré dans mes bras, ses hanches étaient tendres. J'espère qu'il n'a pas senti la saillance des miennes.  J'ai débarbouillé ses larmes, il était déjà loin devant moi. Tellement plus grand que moi.
  ma mère a dit qu'elle ne voulait plus  jamais  me voir, je lui ai dit.  En confidence d'inconscient. Plus jamais. A dire vrai, elle ne m'a  jamais vue. Je sais, je sais...Prête-moi ton mouchoir, apprends-moi  à regarder,  moi qui ne joues jamais, jamais.
 
Je  désire, coûte que coûte. 
 
 

 
 
podcast

De gré, de faiblesse, en vertu des pouvoirs que je n'aurai jamais

 

   J'avais cru que, comprendre que je ne ferai que quelques pas de plus, par rapport aux hérédités, suffiraient à mon bonheur.  Je pensais dans des élans altiers, que , sachant que la liberté n'existe pas, je pouvais seulement choisir mes prisons, en toute connaissance de cause.

Je n'étais pas peu fière de cette splendide lucidité. 

Tout cela ne m'avais coûté que la modique somme de la moitié de mon  salaire par trimestre , sans compter l'essence, des tonnes de kleenex, et une quantité peu négligeable de pilules qui finissent par Ax/tiques/soeurs (c'est un signe) , parce que perdre ses peaux  pas encore mortes, ça te fout l'angoisse du vide en même temps que du trop plein.  Ce sont les paradoxes qui font monter la cigüe de la peur. Les paradoxes, pas le chagrin.

J'étais sortie de là, encore jeune,  enceinte jusqu'à l'âme, un anneau autour du doigt.

J'étais réconciliée , un peu, avec une certaine idée de moi.  

J'avais écrit un poème à mon père . Je lui demandais de me laisser danser la polka.

Je voulais ne pas commencer toutes mes lettres par son nom, toutes mes phrases et mes questions;  et il croisait toutes mes routes. 

 J'étais fière, mais pas tellement de moi. Je regardais mon alliance.

Les spirales sont toujours inachevées.            

 

En conscience. 

____

 

 

 Il y avait eu les convulsions et l'envie de pluie qui bat aux carreaux, la lourdeur des étés moites, les tracts sur le bitume, les  pavés et la plage, le riz la croix, les spiritueux, les fous rires, le pire, le visage immobile pour toujours, la honte de se sentir soulagée,  les attentes, les accords plaqués,les désaccords parfaits,  les certitudes assénées, la douleur comme un devoir, et l'on croyait  qu'on n'y pouvait rien,  l'angoisse circumterrestre, la terreur, l'enfermement, la tentation sans cesse renouvelée de se jeter du vingt cinquième étage, le premier baiser et son goût jamais retrouvé, mais ça vaut la peine de chercher; le regard en point d'interrogation, la guitare , dos au mur, désaccordée, la méchante tension des dimanches, l'intolérable ennui, les visites à l'hôpital, le cactus, les circonstances à tes nuances, qui n'atténuent rien, les livres, les livres, les stylos qui grattent les calepins  pour délimiter , donner un semblant de maîtrise, rendre cohérent l'insupportable. "Nul n'a jamais écrit ou peint, scupté ou modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l'enfer." A. Artaud.  Et le sourire, la belle energie, les abdos forgés par l'ulcère.

Alors évidemment, j'étais là, avec mon bel anneau au doigt...je me disais c'est maintenant, voilà.  

J'étais très fière , très fière de ça.

 

En conscience 

_______

 

 

J'ai appris à marcher à ton pas, à m'arrêter parfois pour écouter ton souffle. J'avais des cicatrices, mais je trouvais qu'elles me faisaient un sourire moins lisse, moins  figé.  Je trouvais toujours que mon corps n'avait pas de vocabulaire, maigre idiome, mais toi tu me faisais parler.  Tu savais occuper l'espace, dire merde sans te sentir coupable, dire pardon sans te sentir minable, dire je t'aime sans me faire sentir redevable. 

J'étais fière, fière de toi. 

En conscience. 

 

 

_______

 

J'ai les yeux qui se noient, c'est pour ça que j'avance parmi ceux que les forts piétinent. Mais c'est pas la peine de le répéter.

Le vide, le rien auront quand même un écho. Un blogécho. C'est à se taper le fou rire du siècle, ou la tête contre les murs. J'hésite. 

"Nul n'a jamais écrit ou peint, scupté ou modelé, construit, inventé, bloggué que pour sortir en fait de l'enfer." Abs.

 

 

 

Les spirales ne s'achèvent jamais. On peut suivre les courbes, ad vitam eternam.

Ma conscience , fascinée par l'absence. Je t'écoute, tu m'écoutes, on s'efforce d'être présents et rien de ce que nous entendons ne nous habite.Rien ne nous parle, ni ne nous touche. Sais tu que le manque de l'être présent est le plus fort ?  Je le sais ça, serrer quelqu'un contre soi et penser, tout étonnée,  qu'il nous manque, encore.  C'est beau comme les neiges du Kilimandjaro. Ca  fait un peu plus mal, quand même.  Même lorsque tu crois être entendu et aimé, l'autre persiste dans son absence. La tienne est radicale. C'est l'attestation de la solitude. Signée. 

Je voudrais te rassurer. Tu n'es pas le seul.

Il y a quelques années, quelques mois, quelques semaines, j'aurais pointé la répétition, j'aurais noté, soigneusement,  ma responsabilité, j'aurais parié sur la possibilité d'un "il", j'aurais voulu sauver le monde,  lent gage d'évocation;  j'aurais nagé dans le souvenir de nous, j'aurais rajouté de la musique par dessus. J'aurais agité la vie jusqu'à la mort, un milkshake succédané, un ersatz  bien maquillé.  J'aurais tellement voulu y croire,  que j'aurais embarqué derrière moi tous les rats du navire, avec les  pipeaux que je me racontais.

 

Là, je dis: Bon ben ...ok.  

(ça s'appelle: la maturité, la lucidité ? ..être fatiguée ?)  

Je nous regarde commencer à choisir de différents chemins. Tu disais : "Je ne me contenterai pas d'un chemin avec toi" (Violon Lockwoodien)

Je t'avais répondu: " Tu n'es pas un bout de chemin. Tu es le chemin." (Piano Tchaïkowskien)

J'étais fière, mais...tellement fière de ça. 

C'était pour ça, la spirale autour de nos  doigts...

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______ 

 
podcast

 

 

 

 

 

Le Conte Areuh (bourre.)

 
podcast

Il était une fois un couple qui ne pouvait pas avoir d'enfant. Et c'était tres embêtant pour leur égo  biologique et leur horloge phallique, et aussi pour les allocations familiales et la prime d'Etat, et surtout, ils ne comprenaient pas parce qu'ils y mettaient du coeur, si je puis dire.
 Le mâle du couple  (Joseph) qui avait une énorme personnalité (hahahha) adorait se coucher de tout son long sur le canapé  d'angle gauche, et se lamenter. Ha si j'avais un fils disait il, je l'appelerais Supermanje lui apprendrais à jouer à la belote et je lui donnerais des claques pour lui apprendre la vie. Ce serait le bonheur.

Ne te fais pas de mal , disait sa femme  (Myriam) qui  était clitoridienne, la plupart du temps, ce qui ,oui, n'a aucun rapport.
 
Elle, rêvait secrètement d'une fille à qui elle aurait pu mettre des brassières couleur ocre mastic mordoré et des bonnets lilas lala, et des bonnets lilas.

Parce qu'ils trouvaient que c'était parfaitement dégueulasse, ils décidèrent d'aller voir une sorcière nommée Marie Thérèse  Deu'Kilat'ien. La route était longue, mais le jeu en valait la chandelle, ils en étaient sûrs.
Ils marchèrent et s'arrêtèrent souvent, là pour sentir une rose, ici pour se taper un sandwich au salami.
Ils arrivèrent dans une clairière super verte avec des nuages au dessus et un soleil bas et lourd pour  peser comme un couvercle  sur l'esprit gémissant en proie aux long ennuis.  Il y avait là une maison de bonne facture  aux murs montés sur socle de carbone, et en béton inoxydable. Une petite affichette en polystyrène  étanche disait:


"Attention chien léchant"

- Vas y toi, donc, dit Joseph à Myriam qui fit non non avec la tête et oui avec le coeur.

Marie Thérèse Deu'Kila'tien était d'origine vietnamienne. Elle était civile et avait l'oeil vif. Elle comprit tout de suite que ces deux là avaient quelque chose à lui demander.  Elle leur demanda d'enlever leurs souliers et de pénétrer dans sa demeure.  Elle leur offrit du thé de Ceylan, rien que pour niquer ses origines, et se mit à les observer tout en chiquant du maté au LSD.

  - Mme Deu' Kila' tien, je veux  un enfant. dit Joseph. Pouvez vous nous aider ?
 - Pourquoi vous adresser à moi ? vous avez  une femme , me semble - t -il retorqua la sorcière jaune qui aimait l'humour noir.
 - Oui, mais nous avons beau copuler gaiment et plutôt deux fois qu'une, rien n'y fait. dit Myriam
 - Je vois je vois dit Marie thérèse en montrant son absence de dents de devant dans un rictus effrayant.  Etes vous certains avant de faire appel à la magie de Deu'Kila'tien que vous agissez comme il se doit en ce qui concerne le processus de fertilisation ?
- Que voulez vous dire ?  Vous savez nous sommes abonnés à Wikipédia, ces choses là n'ont pas de secret pour nous.
- Très bien, alors c'est payable d'avance , et  très franchement, sachez que la vie maritale avec un enfant change toutes les donnes, que votre vie désormais sera un abîme d'angoisses. Quand une aura disparu, une autre apparaîtra. Vous aurez peur qu'il s'etouffe, puis qu'il tombe, puis qu'il se fasse pédophiler; parce que vous aurez un enfant, vous aurez une conscience encore plus douloureuse du  monde, vous aurez peur qu'il souffre, peur qu'il meure, peur qu'il vive, vous le détesterez parfois parce que plus jamais vous ne pourrez  lire un livre d'une traite, ou penser en continu,  vous vous détesterez de voir que votre amour se manifeste parfois par de la peur, de la colère.  Si vous avez une fille , madame, vous allez la faire chier durablement avec l'idée de la fierté que vous voudrez lui donner de son sexe, si vous avez un garçon , vous serez parfois paniquée par l'envie folle de  répondre à l'exclusivité qu'il vous demande, par facilité. Et vous monsieur, vous serez complètement paumé pendant un long temps, exclu, rejeté, puis vous serez gêné par l'admiration que vous vouera vote fils, et par les flirts de votre fille, ou peut être serez vous parti parce que vous trouverez votre femme trop molle, ou bien ce sera elle car elle vous trouvera trop con. les enfants révèlent le pire et le meilleur.

Mais le pire c'est  toujours ce que  l'on voit le mieux.


Puis après avoir passé des tonnes de nuits blanches à savoir s'il n'est pas mort , drogué, ecrasé, anéanti par l'absence d'amour d'une pimbêche ou d'un trop beau,  à savoir s'il mange à sa faim et étanche toutes ses soifs,  il vous dira un merde tonitruant pour s'émanciper, et il se barrera sans plus jamais vous donner de nouvelles, et ça voudra dire que vous fûtes de bons parents.


Voilà, ça fait deux mille dollars.


Prenez cette infusion de feuille de vigne et cette ovule de grenouille trois fois par semaine avant la copulation. Et d'ici trois mois, vous serez prégnante madame.

Mais si vous voulez mon avis ne la prenez pas. "


Myriam prendra t elle l'infusion ? Joseph achètera-t-il un lit à barreaux ? le meilleur album de Sonic Youth est ce Dirty ou Bad Moon Rising ? Faut il souhaiter satisfaire tous ses désirs ? Pour l'angine c'est mieux le citron pur , ou l'eau salée ?

C'est à vous de le dire, moi, j'ai pas d'idées.
 
 

Disenchanted After

 

Bon, les gars, on a bien rigolédéprimétous failli se suicider ici. 


 

"Il suffit," dit elle dans un grand rire frais comme une truite congelée de chez picard, dans un virevoletage de jupe légère  (French connection- (57 euros) "Tout ceci étant irréèl, pourquoi se fatiguer à le prouver, comme dirait cet autre que je n'ai pas lu."

 

Mais n'empêche, une nouvelle ère est arrivée. Une ère d'ordre, de rigueur, de changement de posture (l'amazone, j'aime moyen) une ère ou la police surmoïque sévira, sarko tenant les rênes de tous les débordements qui rendent fous, mais tellement vivants; le contrôle arrêtera tous les véhicules à l'accent sémite, surchagés de poids impossibles à passer en frontière, à partager, exhiber , demandera les papiers, exigera la maîtrise...

 Bref, vous aurez compris que cette ère-là, donc, eh ben, cqfd, ce sera sans moi.

 Si je dois revenir (et je reviendrai HAHAHAHAHHA -->grand rire se brisant comme un éclat de verre) ce sera pour buzzer du motorola avec plein de bits, ou de la kalachnikov, j'hésite; raconter combien  la Rive gauche c'est tellement mieux que le côté maladroit de mon âme blog. (silence pesant, et dramatique pour bien faire comprendre que là,  je suis super fière de mon jeu de mots qui sera célèbre pendant une seconde et vingt trois centièmes et j'ai même pas fait exprès)...

Je reviendrai, donc, et je posterai de la vidéo qui dira tout haut ce que je trouve super trop la classe que l'on croit que je pense tout bas;  je me demanderai si  la Côte  marseillaise  bloggue mieux que la Côte de Boeuf (c'est pourtant une évidence) ;  je dirai que je m'éclate,  et pas qu'au Sénégal;  je vous recommanderai de bien voter pour moi aux prochaines élections rssiennes, mais l'air de rien, évidemment sinon, ça ne  vaut pas mieux que deux tiens tu l'auras pas.

Je viendrai vous dire que le prochain siècle sera inhumain, j'ai des preuves !  Ha merde, pardon, c'est celui là, c'est déjà demain etc etc.

 Je vous prouverai par a + b que rien ne sert de  courir, il faut  partir. Et point.

 

 Et je vous saluerai bien profond dans ma crinoline barbelée (Pucci :2000  euros, il faudrait être folle pour compenser plus)

 

 

Ca,  c'est de l'after avant le "be fort" ...

Enfin je crois. 

 

Je t'écris pour te donner un peu de mes nouvelles.

Tu serais étonné de savoir combien je vais mal. Non non je me suis dit, à la parfin, il faut quand même que tu sois au courant. Je te propose de commencer par le haut, comme lorsque nous.

Tu verras que j'ai perdu quelques centimètres, c'est à force de sabrage de têtes, d'enculages d'inconscients, à force de lapider tous les espoirs, les pas permis.

Tu la vois la ride du lion, celle dont tu disais qu'elle me faisait le front intelligent. Elle se creuse, et  pour ce qui est du rugissement, qui va piano, car là, c'est à peine si j'articule.

Tu constateras au détour de ce que nous pourrons , dans un accés de délirium appeler,  une caresse, que la bouche et les commisures levées,  le côté carnassier de la machoire, ne sont  plus qu'un sympathique souvenir.

J'ai voûté mes épaules, pour m'habituer à vivre dans du plus étriqué, dans du rêve raisonnable,  onirisme à loyer modéré, et je calcule savamment  combien, combien de temps. Mais je n'ai pas la bosse des maths, j'ai juste plein de gnons, je me casse la gueule plus qu'il ne faudrait , je sais.  

J'ai réalisé en préparant quelques sacs pour quelques moments loin de mon étouffement, que je n'emportais que du noir.

J'insiste, j'insiste, tu m'as demandé, quand je me suis ramassée la gueule si ça allait, alors je t'explique.

Sans commentaire. Je me trouve tellement symbolique et convenue  que je ris parfois de mon pathos, sur ce que je jette de bouteilles à l'amer , les colères qui me filent l'impression d'avoir encore la force de me trouver digne , les fuites que je projette et dont je ne suis même pas capable, celles que je choisis aisément ratables, histoire de m'enfoncer un peu plus, de me dire que c'est fini, ça , ça aussi.....Je suis en deuil depuis tellement longtemps que j'ai l'impression que je ne peux plus que mourir maintenant.

J'ai l'impression d'un  SPM  permanent, une préménopause génétique, je pleure sur ma gueule à peu près chaque fois que je me regarde. Quand je me lave et que je croise ensuite ma tête , le mouillé de mes cheveux, je repense à une plage où on n'est même pas allé, évidemment,  je repense à quand nous.

Le moral sapé , de la guenille haut de gamme.

J'ai toutes les fureurs qu'il faut, mais trop fatiguées pour me faire agir. Je n'ai jamais su me faire de bien et ça continue. J'ai pris les victoires des sevrages, les dépassements sociaux si mal partis, les passages , les affrontements pour des réussites. Maintenant je sais . Je sais que non.

Qu'est ce que je vais devenir je me dis et je te regarde te taire, et je tends toutes les oreilles pour savoir s'il faut baisser les bras, ou essayer de jouer une fois encore les atlas.   Les autres savent sûrement mieux que moi. 

Je sais que la prochaine fois que je te dirai que peut être, je serai renvoyée dans mes arrachements. Je voudrais dire ici tout le tyran que j'ai créé. Mais j'ai assez suffoqué à tenter de  nuancer,  j'ai peur de vomir si je me mets à raconter.

Je sais que ta voix, que tes raisonnements, que lorsque nous.

 

Je t'écris pour te dire que je ne peux plus te parler, que je dois m'en aller. Que j'ai peur à en crever. Et que tu vas dire : "c'est ton histoire", pour éviter de décider.  Et que je voudrais te tuer.

De rien savoir partager.

 

 

 

 

Ca faisait très longtemps et ça tombe bien.

 

 

Le Grand Loup  m'a dit.

 

 

Il s’agit de répondre à 29 questions en agrémentant ses réponses du titre d’une chanson (ou musique) que l’on aime (ou pas)
Or donc, je m’exécute :(car je l'avoue, ça me plaît)

 


(Il faut parler un minimum anglais pour comprendre, je suis désolée, - heu, en fait non.)

1 - Comment vous vous sentez aujourd'hui ?
I'm nothing. Violent Femmes.

 
Y a des jours comme ça, où on a des révélations.

2 - Irez-vous loin dans la vie ?

I don't Want to grow up. Tom Waits.

De toutes façons, c'est mal parti.


3 - Comment vos amis vous voient-ils ?

Virtually. Truly.

Oui, car en ce moment, j'ai envie d'épargner ceux que j'aime. 

4 - Allez-vous vous marier ?

I'd Do Anything for Love (but I Won't Do That)   Meat Loaf

Une femme avertie vaut bien un fromage sans doute ? (un truc comme ça) 


5 - Quelle est la chanson emblème de votre meilleur amie /cops réèlle pour ceux qui suivent /?
 

Hang on to each other. Thee Silver Mount Zion



6 - C'est quoi, l'histoire de votre vie ?
 

Happiness.  R.Taylor. (hahahahaha)

7 - C'était comment, le lycée ?
 

It's just a thought. Creedence.

J'étais vraiment ...pas là, quoi.


8 - Comment pouvez-vous avancer dans la vie ?

In Spite of me. Morphine.

(ou vice versa /  haha donc)

9 - Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ?

Elevate myself. Grandaddy.

Oui car un véritable ami, quand c'est lui et que c'est moi, la plupart du temps, eh bien c'est une douce chose, et aussi on doit s'apporter des trucs, sinon ça vaut pas, par exemple moi je te donnerai le goût de lire Jeune et Jolie et toi en échange tu m'apprends comment qu'on roule des pelles
 

10 - Quoi de prévu ce week-end ?

The doors. Nothing but the sun

 J'ai failli écrire "it's raining men alleluyah," mais  je me suis dit que vous  n'alliez pas me croire.
 

11 - Pour décrire vos grands-parents ?  

Dust in the wind. kansas.
  Je ne  les ai pas connus.

12 - Comment va votre vie ?

Before the poison . Marianne faithfull. (haha ter)
 

13 - Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ?
 

You will miss me when I burn. Will Oldham. (Hysteric's touch)

14 - Comment le monde vous voit-il ?

Je suis très bien toute seule . Vangelis et l'autre je sais plus son nom.

alors  que hahahha etc etc..

15 - Aurez-vous une vie heureuse ?

I don't believe . The Magnetic Fields.
 

Je suis d'un naturel optimiste.

16 - Qu'est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ?

Little fury thing. Dinosaur junior.
 

Ca va, ça va,  qu'ils avouent.

17 - Est-ce que les gens vous désirent secrètement ?

 

If I knew. Jeff Buckley.

Je ne voudrais pas avoir l'air de cafter mais il me semble que " l'inconnu dans l'abcisse " quand même, un peu.

18 - Comment me rendre moi-même heureuse ?

Sam Massey .The mast.urbation song. (excusez moi , ça m'a échappé *)
 

19 - Qu'est-ce que vous devriez faire de votre vie ?

My death. David Bowie.

Pareil.*
 

20 - Aurez-vous des enfants un jour ?

One day or another . Blondie.

 
 Ca me fait penser à  la  vanne de mon père qui lorsqu'on lui proposait de lire quelque chose disait : "Un livre ? Mais j'en ai deja lu un " (et on riait )
 
21 - Sur quelle chanson vous feriez un strip-tease ?

Plutôt selling my soul, (Black sabbath) hein... 

en plus sans vouloir me vanter, je viens de me ramasser la gueule à vélo et je ressemble vraiment à rien de la  joue.

22 - Si un homme dans une camionnette vous offrait un bonbon, que feriez-vous ?

Sugar never tasted so good. White Stripes.

  (mais c'est une  tactique car après je recrache le bonbeck et je lui enfonce le levier de vitesse dans le crâne gauche. )

23 - Qu'est-ce que votre maman pense de vous ?

Space for the papa. Jeff Beck.
 
24 - Quel est votre plus sombre secret ?

Renegade princess . Sonic Youth  

 

25 - Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel ?

You can go your own way. Fleetwood Mac
 

J'ai mis le temps mais.

26 - Quelle est votre personnalité ?

 

Two sides to every story. Five  

(comme à peu près tout le monde il faut bien le dire) 


27 - Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage ?

NO. They might be Giant.
 

 
28 - Où a eu lieu votre premier rendez-vous?
 

In the jungle . The Vines (hahaha numéro 147 )

29 - A quoi ressemblerez-vous quand vous serez vieux / vieille ?

 

No bones. Dinosaur Jr.

  (rapport à mon arthrose précoce)

 

 

 

Je me garderais bien de faire circuler la chaîne, car je suis un être d'amour et de tolérance, de patience et d'abnégation mais comme il faut pas pousser, je la file à Sygne Mal Femmée, car il faut qu'elle y passe, que diable, comme les autres. 

 

Un minuscule ravage

 
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Elle, la guérie, la légère, et ses grands yeux profonds, elle rit ou bien sa vois raisonne, ou elle ne dit rien. Pour que j'entende combien j'ai tort. Toujours nickel, parfumée. Tout en elle inspire le respect car elle a su m'être tout, et je combats encore le ravage de n'être rien pour elle, en même temps que l'horreur du tabou de la dépasser.

 

Une histoire de distance . Que je n'ai jamais su respecter, ni imposer. 

 

Mais voilà que le gel arrive, une brume l'enveloppe. L'injuste, la tête soudain trop haute, les yeux soudain petits , puisque moi je suis isolée;  égoïste, inabordable. Deux ou trois mots, quelques silences jaillis de ne je sais où, et toujours de son intelligence, elle devient l'acerbe, et me glace comme un hiver. elle me dit TAiS toi et me voilà doutant de tous les étés. Elle m'ôte tout, et toute parole. Et étonnée encore de mon manque d'audace, je contemple les effets de la métamorphose dans mes mains un peu plus abîmées.

Je lui disais que si j'osais, je parlerais aux clochards , boirais aux même goulot, pieds nus, ma main dans celle des vaganbonds, je lui disais ça, que je voudrais qu'aucun regard n'arrête mes courses.

Je lui disais ça, que j'aimerais ne pas être gênée par moi -même, me contempler et réussir à me franchir.

Elle a dit que c'était que des mots. 

 

Je lui disai que je me sentais plus sereine, mais qu'elle tremblait, ma sérénité,  ne tenait pas très bien aux autres, que j'avais l'impression de me répandre quand je lui disais mes secrets.

Elle a  baïllé, dit tu te fais des idées.

 

 Je lui disais qu'il fallait se rendre à l'évidence. Se rendre, pieds et poings liés, que sans papa, les entités se désagrègent, abominable banalité; qu'aimer ne faisait pas grandir, si grandir nous  faisait aimer.  Que c'était dramatique mais que fallait l'accepter. Puisqu'on avait grandi. CQFD.

Elle a dit t'as pas du dissolvant  je voudrais me refaire les ongles, ils se sont écaillés.

Et on a rigolé.

  

 

"Prêtez moi la respiration légère et facile"

 

Undone

Si c'était à refaire, si la résurrection, et avec tous les si, et les fa daises mineures je serais juste , juste lucide.

Que chaque jour soit une vie, avec une naissance autre qu'un jour et une nuit,

par exemple,  

Naître, bien douloureux, aux forceps, le crâne étriqué, histoire de savoir à quoi s'attendre, et puis mourir dans  une mort qui râle et qui n'en finit plus.
 

Ecouter des disques et chanter avec des sillons  le reste du temps.

 

Voilà.


J'ai certainement trop lu, et je rajoute des compléments circonstanciels à ma vie.
Des "objets" indirects. Des essentiels dans la tribu de mon sujet.

Et des vieux meubles aux portes impossibles à fermer, qui semblent faire de grinçants clins d'oeil.

 

-=-=-= 



Moi j'ai peur des saints, j'ai peur de la belle indifférence, des yeux de christ levés trop haut. Je lis du mépris dans la perfection qui me toise. Moi j'ai la bouche encore dodue d'enfance, mais c'est parce que je boude trop. 

J'ai repoussé la couverture comme l'autre embrassait l'aube d'été, lui dans l'amour et de l'avant, moi dans la trouille , en reculant.
Aujourd'hui chacun ressent la chaleur de la canicule. Personne ne sait pour qui c'est le plus terrible. A dire vrai, tout le monde s'en fout.

On ne se rappelle pas les mêmes souvenirs. Nous donnons un sens différents aux mots. A nous deux,  à nous mille, rêves réunis, l'histoire ne serait guère plus longue. 

 

-=-=-=- 


Le docteur en or glacé me disait toujours qu'il s'etait occupé de ceux qui sortaient des camps de la mort. "Il n'y avait pas de névroses, il n'y en avait pas"
Prenez moi ce délicieux coktail. Un autre valium peut être ?
Je le trouvais dégueulasse, mais je crois qu'il  avait raison. Je pouvais me payer le luxe de la tristesse, moi. De l'angoisse aussi. J'avais que ça à faire, aussi.

Un peu comme un blog.

Comme appeler au secours quelqu'un qui, c'est sûr, ne viendra pas. La seule respiration contre un néant mégalomane.
Une lente histoire d'amour, ma plus longue histoire de toujours. Une agonie rabattue, battue battue tu bats le tapis et tutti quanti.

Je le savais, je ne l'avais jamais dit. J'ai préféré ne rien déterrer. Parfois je souffle sur cette braise. Mais je finirai par fermer les yeux.

 

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Quand tu n'as eu aucune place, que tu tangues ,  en équilibre, dans le puîné,  que tu détestes danser, et qu'en plus, tu souffres de judéité, qu'est ce que tu veux ? C'est râpé.


J'envie la race solaire, les ventres repus, les yeux clairs. Enfoirés.
Ma race de lunaire, satellite obligée.
Je n'ai pas de souvenirs, dans ma mémoire ne se bouscule rien, rien que de l'atrocement collectif,  que des attentes, à la queue leu leu, et au fur et à mesure, de la maturité, comme un jeu de quilles. Hop.  Et de une.

Attente éliminée.

Attente vaine.

Attente en bois.

Attente pointue. 

Attente Non mais tu rigoles ou quoi ?

Next one ?

 

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Si tu nais aux antipodes, tu domptes tout ça en chantant le blues, mer et or, en buvant du scotch, amer et or, tu regardes toutes tes vacuoles, tes pores béants comme des tombeaux et tu fredonnes, tout éraillé : I've got the blues dans un sublime accord de la mineur.

 

Ca s'appelle la sublimation.

De ce coté du pôle, tu fais un amer désordre.

Tu écris http  slash slash devant. Et hop.

 

Ca s'appelle un blog à la con.

Une petite noyade avant de réapprendre à surnager

Tu veux que je te dise, ce que j'aime avec moi , si tant est que j'aime un peu ma compagnie, c'est que quand ça se casse la gueule , ça se la casse franco de sale porc.
Je devrais exiger des égards, de la politesse, quelques révérences, au lieu de penser que  , bon, on va pas perdre de temps en circonvolutions. Je vais te dire, désormais j'exigerai qu'on se circonvolutionne, qu'on se contorsionnne, même.

Je vais m'aimer comme on ne m'a jamais aimé. Enfin, je vais tenter.

Quand mon égo aura atteint le poids et le volume d'un baleineau de belle facture, je dirai hein, mais qui êtes vous ?  aux amis  qui m'invitent aux barbecues pour que je refasse ma vie, mais en mieux, au lieu de me choper une angine.  tellment leur "en mieux" m'empire les nerfs.


Je dirai à ceux qui se plaignent d'être déconsidérés, que chez moi, je sais pas s'ils ont remarqué, y a toujours à boire, à coucher, à manger; sans le venin de la culpabilité là, qui me brûle le sang. Je le dirai.


J'irai seule au cimetière, papa, je te dirai à toi, combien je me sens conne parfois.
Je te dirai à toi, allongé tout en bas, et je te vois même pas, que là, là,  oh putain ça va pas.

Aux autres, j'arrive pas.

Je le sais maintenant qu'il avait raison le docteur en plasse, que la phobie sociale hahaha rions, c'est qu'un masque pour dire combien j'y crois pas, à moi, dans le monde, combien le monde aussi, je peux pas. Ca me fait rire, dans le meilleur des cas, et la plupart du temps, me  tordre les jambes sur des quais de gare. J'attends des trains qui viennent pas.

C'est normal , aussi, je réserve pas.

Je te jure , je le sais que je donne bien le change avec mon sourire ultra brite, et mes vannes a deux francs, mais j'en ai marre, mais marre de tout ce vent. Dehors, dedans. 

Je viendrai encore te raconter , avec des balbutiements qui seront presque drôles mes positions sexuelles préférées, pendant que d'autres se débattent avec  les névroses qui les empêchent  d'être aimés. Pour les névrosés qu'ils  sont et moi je les aime. Comme ça.

 Sans félures, tu m'intéresses pas.


Et je me sentirai encore, et encore  plus a contretemps  qu'une mesure de free jazz.
 

Je te dirai
tout ce que j'attendais, avec des battements de mains de gosse, et que je n'espère plus. Même pas en rêve.

Bien sûr, ça se diagnostique, on coche des croix dans des petits carrés et maintenant tu sais, qu'après le grand désir, celui qui te fait serrer les jambes, regretter les pantalons slims, les soleils boursouflés, vient le temps de la torpeur, de l'atonie, de cette misère qui me scie, de cette aboulie qui m'asphyxie.

J'écouterai encore tous ceux qui se racontent et me font croire qu'ils m'entendent un peu.  Tu veux que je te dise, vraiment ?
C'est toujours toujours la même histoire, trêve de confiseries frelatées, je tends l'oreille pour ne pas que tu te pendes, et à la fin je me retrouve plantée, avec ta corde autour de mon cou.

Et je me dis mais pourquoi ? Pourquoi j'accepte ça ? Regarde toi,  merde, le caissier du Spar est raide dingue de toi, et pourtant t'y vas pas maquillée, au Spar;    la gynéco t'a dit qu'elle avait rarement vu périnée plus tonique, à ton âge,  ton fils commence à se ronger les ongles comme tout enfant normalement constitué dont les parents n'ont plus rien à aimer, certes, mais il sait lire pratiquement, sans avoir jamais suivi de cp,  et toi, toi,  tu te plains ? 

Ho mais t'as pas fini ? je me dis et je me secoue comme un prunier, je m'autoflagelle à coups de pieds au cul, autodonnés,  je trouve que Cali pige Que dalle ça ferait un super pseudo , ça m'occupe.


Alors là, je me casse la gueule, mais comme d'habitude avec le sourire, the show must go on, et tout et tout,  mais je sens bien que je m'effondre, que je m'exhale comme une putréfaction de marécage, que je sombre comme un navire pas très mâté.

Pourtant,  je te jure, j'ai tellement l'habitude qu'on me  dise "ca passera",  tellement l'habitude que , même si pas  très passé, au moins  toujours fort bien avalé, 

 

que même pas moi, je me crois.
 

 
 

Mariabs Faithmapoule

Pour Ellisa, qui a trouvé la chanson , dit que c'était "ça"

Avec un musicien tortionnaire , qui accessoirement fait aussi ça. 


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(bon y a plein de défauts, mais y a aussi douze mille essais, demandés, exigés par le tortionnaire;  et dans chaque essai y avait des défauts, il aurait FALLU FAIRE UN MIX  mais c'est une feignasse.)

 

 

Pochette Réalisée par Yaël  (génialissime graphiste)(oui oui à droite c'est moi,

une fois n'est pas coutume, je veux dire on peut être à droite sur une photo mais ça veut pas dire que..oh puis ..rien) 

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