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Fabrique de l'illusion.

J'ai les nerfs en nylon. S'enflamment en deux minutes.

J'ai le lumbago du dos pour dire l'arrêt sur image, l'empêchement du pas en avant, l'acte posé, le "merde" prononcé.

J'ai cette vieille angoisse, ma maladie de peau, à l'idée de poser la moindre pierre.

Toutefois, je dois bien le dire, j'ai un moral en acier trempé. Le rire à la commande, paiement sécurisé, paie pâle. Je fais des hue, des boum, des lol; même pas je me force. Avec ma réductrice de crâne, à qui je confiais ce durcissement, cette impression de mauvais équilibre, avec toujours la peur, en collante accolyte, de replonger, je m'interrogeais sur la pertinence de m'armer de quelque béquille chimique. Son non fut catégorique.  A savoir, on ne remplace pas une dépendance nicotinique par une dépendance psychotropique. Cela se tient.

 Mais moi, je pense  que c'est à cause de mon sourire ultra brite, et de cette auto dérision génétique que je tiens de papa.

Il faut choisir une phrase, une belle gravée, pour la tombe. On m'a passé commande. J'ai raturé des "Au meilleur des pères", "Tu nous manques..." On te t'oubliera jamais"...Je n'y parviens pas. Tu sais pourquoi ?

Parce que cette phrase que tu nous disais tout le temps ..."Cinq minutes avant sa mort, il était encore vivant. Victor Hugo et son orchestre."

C'est la seule que je trouve digne d'être gravée.

J'ai les nerfs en nylon. S'enflamment en deux minutes.

Quand dans la salle de pause, je me suis assise , en pleurant, tellement la douleur lombaire était forte. L'abruti m'a dit, histoire de me remonter le moral "Peut être c'est une hernie discale et tu vas vraiment devoir t'arrêter longtemps", je l'ai regardé et j'ai dit. "Non, je pense que c'est un cancer des osses."

Tout le monde, enfin surtout ceux qui connaissent ma passion torride pour ce connard décérébré , a éclaté de rire. Alors, c'est sûr, j'étais  moins crédible, ensuite , quand on m'a aidé à marcher jusqu'a chez le docteur pour qu'il me file UNE PIQUOUZE JE VOUS EN SUPPLIE UNE PIQUOUZE.

J'ai le lumbago du dos pour dire l'arrêt sur image, l'empêchement du pas en avant, l'acte posé, le "merde" prononcé.

 

J'ai fermé la porte. Les ouvriers tapent dans les murs. Ils disent que ce sera fini bientôt.

 Dans un mois et demi.

J'envisage de m'emmurer entre le Ba 13 et la pierre sèche du grenier. Les lombaires bien à plat pour éviter la douleur. parce que cette idée me paraît insupportable. UN MOIS ET DEMI. En plus, le carrelage que j'ai choisi, je crois que ça va pas aller, j'ai dit hier  à Rifkiiiiiiii dans Midnight express," ça fait prison turque, ce blanc cassé rompu, ce rouge sang séché tordu, tu trouves pas ?" Il a montré le trou béant de sa bouche sans langue et il opiné du chef.

Quand j'ai dit ça à mon moitié, il a ri. Tu es vraiment patiente et tu sais rire de toi, il a dit. Quand il a tourné le dos pour parler de coupe de marbre avec un des ouvriers, j'ai fait le geste de tirer dans son dos. Et ensuite j'ai soufflé sur mes deux doigts tendus. Un peu comme Buffalo Bill.

 J'ai cette vieille angoisse, ma maladie de peau, à l'idée de poser la moindre pierre.

 

 

Un genre de note

Après mûre réflexion, je ne vois pas de raison de me refuser la note qui ne veut rien dire.
 Les plus dégueulasses diront que ça change pas; les plus exigeants diront que tout d'même c'est exagéré;  les autres me diront "fais toi plaisir lol et fuck'em all" mais je sais qu'ils ne liront pas.
Après mûre réflexion, je ne vois pas de raison de m'interdire l'entrée dans cette confrérie de la note pour la note (on dirait une chanson d'Etienne Daho, au secours). Et si tu veux, toi aussi, joue avec moi : j'aime bien l'idée de franchir des étapes , pour l'élévation de mon âme, un peu.
La première consistera dans un premier temps à découvrir d'où vient le vent.
Dans un second temps, après la pause indispensable après une découverte de ce type, qui fait un peu comme une tempête cérebrale, un genre d'ouragan qui serait passé sur toi (AU secours encore) la deuxième, donc,  doit te permettre de découvrir qui a tué la chatte du Dr Broussard, celle qui fut elevée avec amour et psychotropes ? Hein, qui ?
Avance d'un pion. Ne passe plus jamais par la case "nouveau départ" ou tu te rongeras les ongles.
Il est grand temps d'admettre que nous sommes tous maudits, qu'après l'acné de l'âme, l'acmé de larmes (Au secours toujours- et là, en plus, c'est de moi), c'est l'heure de la déprime banale du névrotique moyen. Avec des rages qui ressemblent à des trépignements obsolètes de machine a coudre Singer (ne me demande même pas pourquoi j'écris ça), des détresses de mal organisée qui piétine ses agendas bourrés de post it tellement que la vie quand même c'est trop dur, des nostalgies qui puent Arthur et les enfants de la télé, des mélancolies qui te filent au mieux, la colique, des asthénies de Bovary, que tu soignes à l'Héptamyl, parce qu'un Rodolphe, c'est impossible à caser entre la séance de réduction de crâne et le cours de Pilates. (je précise à toutes fins utiles que le jour où tu me vois sur un Pilates, c'est que j'ai attrapé le Tsunami du cervelet)
Il est grand temps d'admettre que rien ne s'admet, tout se répare. Rien ne s'accepte, tout  nous sépare. (oups , pardon).
J'ai perdu pour la troisième fois en deux mois ma carte Vitale et je ne crois pas qu'au hasard.
Mais ce qui est certain c'est que j'ai perdu une grande partie de ma vitalité.

Révélations


podcast

 Quand ma tension descend en dessous de 9, je ris doucement en regardant les pigeons, et je trouve que "Il dit oui avec le coeur et il dit non avec la tête" sont les plus beaux vers de la langue française.

Autant te dire que je suis toute bizarroïde.   Parce qu'en temps normal,  je trouve que Fuck'em all, ça, c'est d'la poésie, tu vois.

 J'aurais bien aimé être bourrée à table à midi, parce que le silence de mon beau père me fait peur. Surtout qu'il est souvent suivi d'un coup de gueule une ou deux heures après sur la conversation que nous avions , par exemple, à son arrivée. En l'occurrence, là , c'était : TOUS DES POURRIS en parlant des candidats à la présidentielle. Si bourrée j'avais été, j'aurais dit: OUééééééé, fuck'em all.  Ou j'aurais récité du Charles Cros (Nembourg). Ca aurait mis une certaine ambiance. Là, j'ai juste bougé mon cul jusqu'à l'évier pour commencer à faire la vaisselle.

Seulement voilà, je ne peux pas boire. Après, je suis du genre qui trouve que brûler la maison (ou les gosses) des voisins qui nous font chier est la seule solution acceptable et raisonnable pour venir à bout d'un conflit  qui nuit aux bonnes relations de proximité.

N'empêche qu'avec la tension en dessous du seuil acceptable, je suis presque bourrée. Disons que j'en suis direct à la gueule de bois. Et je peux t'avouer des choses que je n'oserais jamais dire en temps normal. Par exemple, que je déteste mes ongles, je trouve qu'ils commencent trop haut sur la phalange; ça me ruine le moral. Pour avoir des ongles à longueur élégante, moi faut que je les fasse pousser pendant 12 mois. C'est impossible. Alors, j'ai une super excuse pour les ronger quand j'en ai vraiment marre.

De l'injustice ongulée que je subis, tu vois.

Ah ouais et aussi, je suis grave amoureuse de Dony, qui écrit dans les Colloques Singuliers. Chaque fois que je vais sur son site, j'ai le coeur qui bat, et tout, et je me recoiffe.  Et quand il répond à mes commentaires, genre: "C'est gentil", "A bientôt", "On lui dira"...eh bien..

Je SAIS  que ce n'est pas un hasard.

J'aime aussi Cheveux Dans le Vent dans "Danse Avec les Loups". Mais lui, je crois qu'il préfère son cheval.

Demain, dès l'aube, il va falloir que je me réveille à 6 h, je te jure que j'ai la trouille. Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible. La vie sans tabac devrait être prise en charge par la sécurité sociale.

Ce soir, c'est cool, il nous reste du gigot d'agneau et des patates, parce qu'à midi , j'ai fait genre la bru qui picore, tellement elle n'a-rrê-te pas de courir,  alors qu'en fait, c'est comme d'hab, le moitié qui a fait à manger (on a fait un deal: comme on aime bien manger tous les deux, on a décidé que c'était lui qui faisait la bouffe, et que c'était moi qui disait: mmmmh c'est bon, tu nous gâtes, bien, mémère !). Bref, ce soir, pour ceux que ça intéresse, je vais me baffrer.

J'aime beaucoup la musique du début de ma note. Elle reflète complètement mon état actuel. 

En vrac...

Parmi les dizaines de rêves absolument dingues que je fais ces derniers temps, il en est un que j'ai beaucoup de mal à supporter, au réveil. A l'intérieur de l'onirisme, je le trouve presque apaisant, pourtant. Je mets mes mains dans des cercueils et je ferme la bouche ouverte de mon père. Je crois que j'ai encore et que j'aurai toujours énormément de mal à  me faire à l'idée qu'il est mort seul, en cherchant de l'air. Depuis que j'ai admis non pas que je n'y pouvais rien faire, mais que je vivrai toute ma vie avec cette idée-là, ce manque de souffle -là, fantasmé ou pas,  plutôt que de tenter de me déculpabiliser à grands coups de "j'ai fait ce que j'ai pu", eh bien,  ça me fait un changement de perspective. Le début de l'acceptation.
C'est déjà ça.
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J'ai passé mon week end dans la ville de ma mère, et lui ai laissé mon fils pour la premiere fois la nuit depuis plus d'un an. Lorsque je les ai quittés devant une assiette de pâtes et la perspective d'une soirée télé, un début d'attaque de panique foudroyant m'a envahie, avec son cortège de symptômes qui te bouffent le coeur et le cerveau. J'ai regardé CopsReelle, craignant que dans la poursuite de mon délire et de la déréalisation qui ne manque jamais c'te salope, je ne la reconnaisse plus, et la crise a coulé dans mon dos. Comme une fiente de pigeon.
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Ce matin, une réunion de travail avait lieu. Elle avait le mérite d'être intéressante. Le thème était passablement le même que celle d'il y a presque quinze ans, celle où j'ai eu ma première attaque de panique sans psychotropes sympathiques, et à partir de laquelle j'ai sombré dans des années de mal être et de pilules remboursées par la sécurité sociale.  Le cerveau archaïque a une surprenante mémoire. J'étais tétanisée. Je me suis dit qu'il fallait absolument que je fouille, que je fasse mon archéologue du synapse. Le thème de la réunion n'est sans doute pas innocent ? La mémoire seulement ? le redébut de la fin ? Je me suis dit qu'il faudrait que j'en parle à ma réductrice de crâne, lors de ma séance hebdo, et puis je me suis rappelée que je devais acheter un dinosaure au gnome, entre autres choses. Je me suis dit que merde. Rien n'a coulé.  Mais tout ça s'est estompé. Maintenant il me reste la fatigue.
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Pendant les semaines à venir, les travaux débuteront chez moi. Je n'aurai plus aucune intimité. Mes moments de solitude tellement indispensables, je ne les aurai plus. Je redoute considérablement ces moments-là. Et puis un des ouvriers a un bonnet rasta, et quand je le vois, j'ai envie de rire. Très connement.
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Je ne supporte que très difficilement certains aspects de mon travail.
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Mon moitié me dit qu'il ne m'a jamais trouvée aussi détendue que depuis que je ne fume plus. C'est dingue comme je me connais mal, finalement. J'ai l'impression que je me traîne comme une loque toute la journée, et que le soir, je suis un genre de grosse tanche surexcitée, aux vannes à deux balles. Mais bon.
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Je suis parfois très surprise de la haine que je peux ressentir envers des gens qui ne m'ont rien fait. Juste parce qu'ils font du bruit, un bruit insupportable, en sirotant leur café, par exemple ou parce qu'ils me regardent de travers, ou juste parce que je trouve qu'ils ont une putain de sale gueule. Je te jure que je ne sais pas comment je fais pour me retenir de cogner. Dans ces moments-là, je me dis que oui, je suis cinglée, que sans doute, jusqu'ici, j'ai juste eu de la chance. Je ne cogne pas, mais j'envoie chier, je crie, je suis lamentable. Mais je ne regrette rien. Et c'est ça qui m'inquiète.
Oui, il me semble qu'effectivement, je n'ai absolument rien de mirifique, de généreux, de chaleureux ou de gentil. Je suis une sale égoîste caractérielle. Et je m'en fous.
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Cet été, ma soeur et moi étions en bagnole, et une espèce de cagole a décidé de m'emmerder, et de me coller au cul parce qu'elle trouvait que je n'allais pas assez vite. Au lieu de me rabattre sur le côté en me disant holala et en la plaignant de tout mon coeur, je me suis mise à rouler à 30 à l'heure et à répondre par de beaux majeurs dressés à ses appels de phare et à ses coups de klaxon répétés.
Plus tard, elle m'a doublée, cette face de rat. Mais je l'ai rattrappée. Elle m'a dit que j'étais un danger public, alors j'ai fait Starsky, et je me suis rangée à côté d'elle.  Je voulais sortir et la frapper très fort. Quand elle a remonté ses vitres et a baissé le loquet de sa portière, je me suis ébrouée comme un genre de chien con. Et je me suis dit que c'était moi la cagole. A n'en pas douter. Et puis ma soeur ne disait rien, mais je sais qu'elle n'en pensait pas moins.
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Parfois je repense à ce que me disait le docteur P. ,qu'au lieu de décrire cliniquement mes symptômes, et d'en parler très bien, je ferais mieux d'admettre que ma phobie (ou haine) sociale n'était pas une maladie, point barre, mais la conséquence d'années plutôt terrible qui ne m'avaient pas aidée à aimer l'autre, à ne pas sentir automatiquement l'"étranger" comme une menace, une perte, un agresseur, une mère.... L'identité se construit dans l'altérité.
J'en déduis que j'ai autant d'identité qu'un SDF de l'égo.
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Lorsque je suis retournée chez moi dimanche soir, j'ai vu ma mère seule, dans le rétroviseur, qui marchait. J'ai pleuré.
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Finalement je n'irai sans doute pas au festival de Romans, pour des raisons indépendantes de ma volonté. Dommage, j'aurais voulu voir la tête de Bière devant François Rollin, et Folie recevoir son prix. Et la bise de Gonzague. (Allez voter pour eux et vous aurez ma reconnaissance éternelle) Il y a quelques temps, je trouvais les concours de blogs absolument cons.    Il y a quelque chose dans la compétition qui m'agace. Parce que je suis de gauche je pense (HAHA),  parce qu'il faut bien des principes, aussi cons soient -ils, aussi cassables soient -ils, pour faire des choix. Choisir l'Ecole du Cirque plutôt que le foot pour son gnome, par exemple (Wouah, le choix de fou, hein ? ça, c'est trop fort comment je suis décidée) Sinon, j'ai trop l'impression d'être une sorte de chamallow flasque. Mais bon, pour ce festival là, eh bien non. Juste parce que j'ai bu des cocas avec Folie et parlé avec elle, et que j'ai rigolé avec Bière, une fois en chantant l'hymne de foot de St Etienne. (celui de l'Ecole Du Cirque je le connais pas)
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Aujourd'hui, j'ai découvert, comme ça, très bêtement, que le Blog du net, ce n'était pas seulement , de jolis mots "ouais on est trop pareils, comment j'te sens trop bien, comment t'es trop géniale..." mais qu'il y avait aussi des gens qui étaient prêts à aider, vraiment, ceux qui en avaient besoin. Et pas qu'avec des mots.
Ma méfiance congénitale, mon putain de problème d'altérité en a pris un coup. Un bon coup.
HAHA.
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Je suis sincèrement désolée de cette note.
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Encore que, même pas.

Saoul Fifre & Moi.

 

Après Peter et Sloane,

Après David et Jonathan,

le duo qui décoiffe, un peu genre Ike et Tina  ToutNerfs...

Saoul Fifre et Abscisse.

Le texte est évidemment de SaoulFifre, un des Trois de Blogborygmes, un blog que je recommande à tout le monde,

C'est trop la classe de chanter avec SF sur du SF.

J'suis sûre qu'il y en a plein qui râlent.  Rien à foutre. C'est moi la preums.

 Voilà le premier blues pédagogique, la première chanson d'amour vache, le premier single éducation à la santé alimentaire.

Fais péter les watts.


podcast

 

EDIT POUR LES SOURDS (y a pas tout, je mets la suite t'a l'heure) Tu me dis que mes tirades sont chiantes Qu'elles te rendent constipé Je r'connais que ton analyse est probante C'est toi qui as le pistolet Mais Surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner N'abuse plus du melon Tu me dis que mes jeux d'mots y en a marre Que tu les connais par coeur Tu me plonges mechamment la tête dans la mare Je t'approuve de tout mon coeur Mais Surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner Mefie toi des colorants Plus on mange de riz Moins on va aux WC Tu me dis que QUe je suis un être malsain ne m'etrangle pas je ferai table rase De tous mes mauvais instincts MAis surveille un peu ce que t'as eu au dej'ner Freine un peu sur les piments la viande rouge t'a peut être excité Je vais te faire une infusion Je vais te faire une infusion

L'Angoisse de Mort Seulement

Le premier jour, John Buffalo ne s'inquiéta pas outre mesure.  Il sentit les dents dans sa bouche qui  flottaient. Il se dit: "Je vieillis, je bouffe que de la merde". il cracha ses  dents dans la poubelle, joua avec sa langue à reconnaitre les nouveaux contours de sa machoire, et il n'y pensa plus.
Le deuxième jour, quand il sentit son pied droit se détacher de sa jambe, il se dit qu'il était sans doute malade. Et sûrement gravement.  Mais comme il avait rendez vous avec son banquier pour essayer de trouver une solution pour son énorme découvert, et avant que les huissiers débarquent, il ne s'en préoccupa pas davantage.
Le troisième jour, ce fut sa jambe entière qu'il retrouva au pied du lit. Et la seconde commençait à valser gentiment autour de sa hanche comme dans un clip avec Mickaël Jackson, quand il  avança jusqu'à la porte où un flic en civil lui demanda de le suivre, parce qu'il avait été dénoncé par la Gestapouille pour faux et usage de faux. Une histoire de fausse facture. Il avait complètement oublié.
Le quatrième jour, son bras resta sur la table, sa main  tenant  encore fermement serrée la tasse de cyanure qu'il s'était préparé pour en finir plus vite , parce que son ex femme n° 2, la rousse,  venait de lui envoyer une lettre avec A/R pour lui demander de lui rendre la garde de leur petite dernière âgée de 7 ans 1/2. Il était considérablement embêté parce qu'il ne se rappelait pas du tout où elle était, la gamine. Son ex femme n° 2 s'était juste trompé d'ex- mari.  Mais il se sentait quand même coupable. Par habitude.
Le cinquième jour, il dit "Gagné !! " quand son autre bras  tomba gracieusement dans la baignoire où il tentait de se détendre, un peu. "Demain serai-je un tronc sans tête ou une tête sans tronc ?" se surprit -il à se demander.
Il se dit que ça valait la peine d'attendre, au point où il en était.
Le sixième jour, il eut l'agréable surprise de constater que dans le morcellement, on peut encore avoir de bonnes surprises. Il était partagé en deux morceaux parfairtement symétriques, dont un ne répondait plus, selon une ligne imaginaire qui partait du front et arrivait au bout du kiki, en passant par le nombril.
Ce fut ce jour-là qu'il retrouva son journal intime datant de son adolescence, dont il se mit à tourner fébrilement les pages du bout de sa demi-langue et à lire avec toute l'avidité dont était capable son oeil. Il revisita une adolescence boutonneuse et mal baisante, des déboires professionnels  très nombreux, des histoires d'amour toutes avortées et souvent idiotes , des enfants qu'il ne voyait plus, des dettes, des maladies, des décés, de gros malheurs traversés de courtes joies qui avaient soudain l'air stupide. Il était surpris , avec toute la capacité de son mi-cerveau , par la foi  qu'il avait eue, encore à espérer en des jours meilleurs, quand tout se cassait irrémédiablement la gueule,  par cette ferme volonté  que demain soit  obligatoirement un autre jour. En mieux.  Il était étonné de sa fantastique espérance, de sa force.  Pour un peu, il se serait admiré.  Mais en réalité, il se sentait très mal à l'aise devant sa naïveté, presque honteux.
Il se dit que finalement, ce démembrement reflétait bien l'histoire de sa vie et qu'ainsi, il aurait une belle mort. "Il est mort comme il a vécu" se dit il ,"sera la plus juste épitaphe". "Et en plus, le cercueil ne leur coûtera pas un rond. Ma  boîte à Lexomil  fera parfaitement l'affaire."
Il se mit à être heureux, comme il ne l'avait jamais été. Attendant le septième jour avec une impatience d'enfant à la veille de Noël. Attendant sa mort comme une promesse, enfin tenue, de repos.  "Vivement demain qu'on en finisse," dit -il . John  Buffalo était comme on lui avait dit d'être, toujours  content, en permanence plutôt satisfait de ce qu'il lui arrivait, toujours enclin à penser que dans chaque désespoir , il y a une promesse de salut, que  chaque gouffre recèle un espoir d'élévation. Un gentil optimiste.
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Le septième jour, il se réveilla tout entier, repoussé, en pleine forme, et  il sombra dans une épaisse et inextricable dépression.

Contredanse


podcast

Tout est toujours pareil et j'ai recommencé la danse sociale, dans laquelle je vois tous mes faux pas.

C'est Bonne année, et je tends mes deux joues, bien, l'une après l'autre. Celle-là sent aigre, celle-ci le savon de marseille, celle-là est raide comme une équerre, l'autre abruti m'embrasse trop près des commissures des lèvres, et ça me dégoûte.

Je sens la rage monter; elle n'était pas morte la colère, elle n'était pas vaincue la tristesse, juste ça faisait moins de vagues, alors j'avais cru à son k-o. Je les écoute se raconter, je les entends se répandre, se rendre très importants. La valse niaise, la Polka du Roi, le Menuet trop délicat pour être honnête.

Des envies de pogo me chatouillent les tibias.

"C'est le manque de tabac", me dit copsréèlle, avec son magnifique sens du juste milieu, capable de danser, tout en ayant le bon recul, apte à deviser dans le juste pas de deux, à parler sans se perdre, sans se renoncer.

Je lui offre mon plus beau regard de chien battu. "Tu sais, avec 30 grammes de goudrons cancérigènes dans les artères, c'était exactement pareil, non ?"

 

Mon père était l'être le plus sociable que j'ai jamais connu. Tout le monde l'aimait. A son enterrement, j'ai vu des gens dont j'ignorais l'existence venir me dire combien il était drôle, sympa, simple et , tout ça. Ma mère me dit que ce jeune handicapé à qui il appris à planter des clous quand il est devenu moniteur éducateur continue de téléphoner chaque dimanche, comme il téléphonait chaque dimanche depuis que mon père ne travaillait plus, et mon père, il faisait pffff, en se tapant sur les cuisses, ça le saoûlait, mais une fois qu'il était au téléphone, il était drôle, il disait: "Comment tu restes ?", "Moi ça va, comme les jeunes" Eh bien, donc il continue de téléphoner,  pour dire combien il était bien, monsieur L. Tout le monde l'aimait pour son humour et son silence, sa façon de ne juger personne. Moi, je (crois que je) le connaissais bien, et je le soupçonnais juste de savoir-faire. Lui ne parlait jamais de personne, en bien, ou en mal. Même pas de lui.

Il avait peut-être aussi peur que moi ?

 Le repas de "Noël" 2006 fut le plus triste que j'ai jamais connu. Non pas que les autres fussent follement délirants. Il y a eu celui de 2005, où ma mère se coucha sur son lit sitôt la dernière assiette essuyée, faisant la gueule à tout le monde, pendant que mon père s'éteignait doucement sur son inconfortable canapé, en n'emmerdant personne. Non, mais celui de 2006, il fut pire que tout. Ma mère a été très bien.  C'est juste parce que mon père n'était pas là que je dis ça, je pense.

Je sens la rage monter, la tristesse déborder, j'ai pourtant tous mes murs bien soudés, bien montés autour de moi. Non, non je ne suis pas la sauvage qu'ils disent. C'est faux. Je suis juste proxémiphobe.

Et je ne sais pas danser.

"Tout ceci , c'est une question de "bonne" distance" me disait Mr P, derrière le divan. J'avais souvent envie, c'est vrai, de me lever, et selon l'avancement et les fluctuations dans le transfert de lui balancer le divan sur la tronche, ou bien de m'asseoir sur ses genoux et de boire à son sein... Je dois en convenir.

Quand je danse avec le seul homme que j'aime assez pour oser danser avec lui, je finis toujours par m'agripper à ses hanches des deux mollets , genre on s'éclate-on rigole-on jouerait que je ferais l'amazone. Ca le fait un peu rire, et ça l'emmerde un peu. Mais la réalité, c'est que tenir la distance et le regard, sur la musique, sans faire de contrepied de nez, ça me terrifie.

Alors je dis: "C'est niais le slow ".

 

Quand je communique sur le sujet donné, au travail par exemple, j'ai le moi qui se dissout dans la terreur de l'autrui, du chefaillon, ou de l'empathie terrible que ça me provoque , le malheur, le vrai. Celui des autres. Et Autrui me dévore.

Parce que j'ai de la persévérance et pas mal de volonté, malgrè tout, je peux continuer de parler, ça ne se voit plus guère. "Quelle maîtrise ! "disait en riant et en se moquant de moi, Le Dr P derrière son divan, alors que j'étais si fière de moi, " Une thérapie cognitivo comportementale n'aurait pas moins bien  réussi." Lui et moi n'étions pas dupes.  Je ne contôlais rien, je faisais juste  bien semblant.

Ce n'est pas la force , c'est la fuite et jusqu'à aujourd'hui,  comme je sais bien me rattrapper, alors...

 N'empêche , j'aimerais bien savoir danser.

2007 sera trop mortel ou ne sera pas.

J'avais envie de faire un titre un peu comme le blog de Lou-Annita sur SkyBlog. Mais rien a voir avec la chanson que je vais chanter.

J'avais envie d'une note à la BlogBo avec plein de jeux de mots de l'autre monde et un titre qui tue genre Nazi dans le Métro, mais ça a déjà été fait. Et rien à voir avec l'air que tu tu vas écouter.

En fait, je commence à croire, que les vrais génies, obligé, il faut qu'ils se droguent. Moi, j'ai décidé d'arrêter la seule came qui me restait il y a 5 jours, un peu comme 98,9 % des fumeurs le 1er de l'An, parce que j'aime sortir du lot, tu me connais.

On m'a dit que le cinquième jour, c'était le plus difficile, alors hier, parce que j'aime les défis, j'ai bu un coup avec une fumeuse. Elle a fumé DEVANT MOI, et je me suis juste rongée l'os de la phalange. Pour le reste, j'étais zen.

Même pas je souffre.  Même pas je compense par la boulimie de Petit prince nappé de Nutella. Rien.

J'ai juste envie que ça marche.

Parce que la seule façon d'être suivie c'est de courir plus vite que les autres, j'ai jeté mon paquet de tétines  parce que l'oralité et moi, on est super copines depuis mon sevrage brutal à 6 mois,  ( je pompais trop ma mère.) Et le Moitié a suivi.

Après 72 heures d'euphorie et de roulage de pelles fraîches, de cris de victoire, où l'on se disait combien on serait heureux, riches, libres, plein de santé, d'enthousiasme vengeur (je sais pas pourquoi je dis vengeur, j'aime bien.), ce matin, j'ai senti qu'un tournant s'opérait.

Mon moitié on dirait un peu Mercredi Adams, là.  Il tire des fils électriques dans toute la maison, PARCE QUE MERDE LES TRAVAUX DEBUTENT BIENTOT JE T'AI DIT, FAUT BIEN QUE JE LE FASSE.   Il se tait, l'oeil torve, le souffle toxicomane, la mèche hagarde, et soudain on entend MERDE FAIT CHIER MERDE PUTAIN MERDE FAIT CHIER CA MARCHE PAS FAIT CHIER

Au début, j'ai fait comme je fais d'habitude. Gueuler plus fort. J'ai de la voix, et du coffre, hein . J'ai dit en substance que son manque, et sa difficulté dans le sevrage ne devait pas ruiner l'ambiance familiale hautement sereine qui règne habituellement dans notre demeure, que personne n'avait à payer le prix de son effort, qu'il était responsable de son état de dépendance et qu'il fallait qu'il soit fort. Ce qui en Ab6 désordonnée, dans le texte,  donne à peu près:

 T'ARRETESIMMEDIATEMENTTACRISED'HYSTERIEOUJTEBUTESANSDECONNER

JTIRELATRONCHEMOI?ALORSMERDE!!

 

Mais j'ai vu son sourire de ravissement  dans le tréfonds de son front gourd.

C'était exactement ce qu'il attendait.

Que je lui montre que ce sevrage, à deux, c'était pas le bon truc. Qu'on allait pas cesser de s'embiler, et que pour la bonne continuation de notre contrat d'union équilibrée, pour MON bien, et celui du gnome qui nous regardait, les yeux écarquillées en tirant sur sa Camel, il fallait qu'il se tire une clope tout de suite.

Qu'après les Liaisons Bienheureuses, nous allions entrer dans les Légions  Perilleuses.

Tout ça, je le savais . Je l'ai lu dans Allen Carr.

Et moi, j'en ai rien à foutre. Tout sauf les Lésions dangereuses.

Depuis lors, deux Sioux Rusés cohabitent dans notre mas en ruine. Je sautille par dessus les fils électriques qui parsèment le plancher avec légereté (normal- je fume plus), je  joue aux dominos avec des grands rires cristallins (aidez moi je veux mourir) avec le gnome hilare, ce qui montre mes dents blanches et saines (normal -je fume plus), je m'active et je nettoie la baignoire en chantant et en prenant touuuuuut mon temps (normal-je fume plus).   J'emmène l'Infant se ballader le long du canal et nous nous mettons à courir comme des champions de triathlon (normal- je fume plus) parce que comme d'habitude, on a croisé le grand fou pas dangereux mais bon un peu collant et légèrement exhibo, et même pas je pleure.(normal-je fume plus)

Et lui, il dit Fait Chier, mais plus bas. Et même des fois, quand on se croise dans l'escalier, j'ai l'impression qu'il recommence à me reconnaître. Je lui ai dit tout à l'heure : "On s'est pas déjà croisés, nous deux ?" et j'ai bien vu qu'il se retenait de rire.

Le patch sur l'aine, le chewing gum pastèque qui va me faire péter le plombage si ça se trouve hein, une envie de pleurer qui me monte je ne sais ni pourquoi ni comment, l'impression que ma vie sans toi, Nicotine va être un perpétuel combat... J'ai juste  envie de fumer mes orteils,

mais ça va.

 Je vais peut être monter un autre blog , pour le courage et la détermination. Après Resse Pire, Encore,

Sue Phoque,  Toujours.

J'ai l'impression que tout dépend de moi, et va savoir , peut être même que ça me plaît ?

Note qui risque d'être longue mais j'aime bien tout bien expliquer et aussi c'est pour la bonne cause.

Allez ce soir, une fois n'est pas coutume, je me la pète bloggueuse qui parle de l'actualité des blogs et qui, Même te conseille des trucs.

Je ne suis pas sûre d'influencer grand monde, mais qui ne tente rien n'a rien. Et ce truc, j'ai envie de l'avoir.

Il y a quelques mois, ma cops la grande brune qui me conseilles des films d'horreur et des crèmes aux acides de fleurs c'est mieux que les acides de fruits I paraît m'a dit comme ça après avoir tiré sur sa clope au caramel:" Tu t'inscris toi au Festival de Romans ?"

et moi aussi sec, jui réponds, après avoir tiré sur ma goldo blonde à la nicotine bien de chez nous:

"HA non tu vois, moi j'écris pas de romans, t'sais, mon blog c'est un truc qui va me permettre, un jour, je le sais soit de rencontrer DD Lewis, soit de chanter à LA nouvelle Star, une ambition, ça se respecte"

Et là, elle s'est un peu foutue de ma gueule, parce que Romans c'est une ville (en géo je suis un peu nulle mais en sexe, je suis..bref) et que le Festival de Romans c'est un Festival de La Création Sur Internet.

Je te passe tous les détails où j'ai dit mais nooon je veux pas , et que les autres ils m'ont dit mais siii et que je faisais Ho mais je veux pas laissez moi laissez moi, il n'y a même pas de catégorie Cuisine et qu'après finalement  je me suis inscrite Et j'ai inscrit à peu près tout le monde que je trouve qu'il écrit trop d'la balle.

Bon, alors après tu réalises que Ce Festival a de très belles ambitions mais que LA création sur internet ben, c'est juste un peu des blogs quoi.

Que même avec la meilleure volonté du monde, tu ne peux pas LIRE, ECOUTER, REGARDER tout le monde et voter en ton âme et conscience, qu'y a des CRICHEURS même, et qu' il y a des gens qui croient vraiment qu'après ils seront un peu  invités chez Michel Polac (-on me dit qu'il fait plus d'émissions..ha)  je sais pas s'il faut rire ou pleurer, se moquer ou dire que c'est louable, je crois qu'en fait, ben tout le monde il fait un peu comme il sent, ... mais après que je me suis énervée comme je sais si bien le faire, je me suis surtout  dit que j'en avais un peu rien à foutre.

 

Et que donc...

Je te demande d'aller voter pour cette  cops-là, et si tu vas lire sa dernière note (du 3/01/07) tu comprendras pourquoi je te le demande. Maintenant j'oblige personne. Juste je propose.  Et si tu me crois sur parole tu cliques là, et paf t'as voté pour elle et tout le monde il est content.

En plus tu verras, il y a plein de gens que tu connais ou pas mais tu peux voter pour eux itou, Yaël, Huguette, Dis-ngaged, Alméria parce que je trouve que le but quand même, au départ, c'est de faire connaître des trucs, des biens.

Et moi c'est que mon avis, mais je trouve ce qu'ils écrivent vraiment, vraiment bon.

En photo, je te recommande fortement Fragments Fugitifs, et Phasmes

En comédie, Biere Bremier.

En musique, kinishao (le lien pour sa musique je l'ai pas)

En bédé, y a des trucs absolument déments et même si tu penses que voter c'est pas bon pour ta conscience de bloggueur intègre, vraiment faut aller voir, moi j'ai HALLUCINE sur la qualité des trucs.

Alors, maintenant tu vas me dire "Ouais mais et toi ? Tu veux pas qu'on vote pour toi ? "

Ben je te le dis en conscience, j'ai beaucoup refléchi (deux minutes et trente secondes , ce qui m'a demandé un effort considérable)  et j'en ai rien à secouer. Donc la réponse est non.

 Demain je te raconterai comment un jour j'ai gagné un concours de poèsie (!!) en écrivant:

"Souvent je l'ai pensé,

aujourd'hui je le crie:

LA POESIE M'EMMERDE"

Dépôt de Bile AN 2006

 (Là, normalement, tu fais OOooh devant le brouillage lexical.)

  Avant de m'illusionner sur les résolutions déjà si mal tenues que j'avais pour l'An Neuf, il paraît qu'il faut réfléchir sur les acquis de l'an passé. Où l'a m'a souhaité bonne année, et que...hein...

Tirer le positif du drame banal, du commun qui m'a tordu le coeur, de l'ordinaire au goût d'éther/nité.

 Séparer le con grain de l'Ivraisse.

L'année déjà passée m'aura appris les séparations; et j'ai sorti la tête de l'eau après après avoir cru à la noyade, brassé du vent en même temps que pas assez d'eau dans les yeux.

Les définitives, au goût de pierre froide et de prières que je n'ai pas comprises.  Le vide rempli par trop de colère, un peu trop de haine et de ressentiment, comme si ç'eût pu changer quelque chose, mais je n'ai pas de grande âme, et les sens trop cénesthopates. Colle -toi le sourire de l'adulte à l'oedipe bien résolu, qui comprend tout bien l'ordre des choses et la nécessité de l'hiver pour que le printemps...Ricane aussi , un peu , en coin.

Les temporaires, au goût de c'est pour ton bien, alors pas le droit de te plaindre. Des milliers de kilomètres entre l'utérine et moi, rien de grave. Colle -toi le sourire de l'adulte à la dépendance non mortifère et vois le bon de ta vie. Les autrui extérieurs au clan qui peuvent te tendre la main. ..Ricane aussi, en coin, un peu.

J'ai appris...Il y a des apprentissages qui ne te collent pas le sourire de la victoire, de la difficulté dépassée. Juste la résignation de faire sans.  Un crève-coeur pour l'homme, un espoir pour l'humanité.

 

L'année qui vient, du coup, je voudrais juste qu'elle ne me prenne plus personne.

Qu'elle ne te prenne personne, à toi non plus. 

Et ensuite, bien sûr, je ferai ma liste, il paraît que j'ai jusqu'au 30 janvier pour m'interdire la nicotine, me contraindre à manger du fruit et du légume, m'obliger à pédaler dans les chemins autour de ma maison, m'occuper de mon home sweet home et chosir le grès émaillé et le parquet chaleureux.

Et puis, continuer d'aimer ceux qui me portent et me collent des sourires qui ne ressemblent pas à des grimaces.

Il y en a  parmi vous.

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