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Con sans suisse/ Give peace a chance ;)
Couscous Royal,
Ingrédients pour 6-8 personnes
- 1 petit poulet découpé en 6 - fait
- 6 merguez - fait.
- 6 brochettes d'agneau -j'en ai pas.
- 6 c. à s. de raisins secs - fait
- 6 c. d'amandes ou de pignons Je prends les pignons.
- 250 g de pois chiches trempés la veille J'les ai pas fait tremper. Ca craint ?
- 150 g de beurre Du beurre ds le couscous ?!
- 1 pincée de safran yep.
- 1 cuillerée à café de poivre ça roule.
- sel Oui, mais combien ?
- 6 litres d'eau Y la concha de tu madre que tal ?
- 1 kg de semoule (couscous) voui voui voui.
- 4 quartiers de citrons au sel ayé, chuis perdue.
- 100 g d'huile d'olive comment je pèse de l'huile d'olive ???
Préparation
- Mettre la viande dans la marmite du couscoussier, les pois chiches, le safran, le poivre, le sel, l'eau et mettre sur feu vif. Oui mais combien de temps ?
- Verser le couscous dans le haut du couscoussier et placer sur la marmite en ébullition. La vapeur ne doit s'échapper que par le haut, sinon luter les deux parties avec une bande de tissu enduite de pâte légère (farine et eau). Dès que la vapeur s'échappe, compter 1/2 heure de cuisson. J'ai peur.
- Retirer le couscous, le mettre dans un grand plat creux, séparer les grains en les frottant entre les paumes ou en les écrasant à l'aide d'une louche. Arroser de 2 à 3 louches d'eau froide légèrement salée, séparer les grains et laisser reposer 15 minutes. Ca fait des grosses boules. Qui collent aux doigts.
- pendant ce temps, faire griller les merguez et les brochettes; Moitié ...Moitiéééééééééééééééééé !
- Verser l'huile d'olive sur le couscous et séparer les grains; remettre le couscous dans le haut du couscoussier et 5 mn après échappement de la vapeur, égrener de nouveau le couscous avec le beurre. ça y est, ça m'a gonflée. On dirait de la polenta.Tout est foutu. je suis une merde.
- Incorporer les raisins secs et les amandes au couscous; verser dans un plat creux; garnir avec les viandes et les citrons au sel; servir le reste du bouillon en saucière. J'ai plus faim.
POUR YAEL

Parce que même si la guerre c'est caca, et que c'est mieux de se retrouver tous ensemble pour manger des colombes rôties, hein...merci à tous les bloggueurs avertis qui nous disent que Oh bon sang mais c'est bien sûr la paix la paix, que n'y avez vous pensé avant, mes braves belliqueux !
Parce qu'évidemment, si c'était aussi simple...
Parce que je pense à elle .
Bob revisité par Les Floyd et Led Zep.
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Je suis une bombe A-tonique.
C'est une évidence et je me demande encore comment j'ai pu douter.
La jambe sous Diosmine, les cernes de la déshydration qui me font l'oeil halluciné, les cheveux tellement serrés au dessus du crâne que ça me fait les tempes mongoles, le pas on ne peut plus vif de monseigneur l'escargot....
J'ai fermé les sacs poubelles et courageusement, au péril de mon capital soleil à l'agonie, j'ai ouvert la porte vite-vite-j'les-ai-mis sur-le-seuil. Ouf fermé la porte.
Après j'ai pris une deux centième douche pour me remettre de l'effort; il était 9 hoo du matin.
Je marche, la jupe remontée dans la piscine auto portante de mon gnome (85 cm de profondeur) Mon gnome me pousse parce que hahahaha. Je me laisse lamentablement tomber toute habillée. Je barris gentiment.
Mon moitié désherbe le jardin pour préserver la couche d'ozone, ou un truc bio dans le genre, j'ai pas tout suivi, j'ai la tête sous l'eau et donc, l'oreille peu alerte.
"La canicule, on l'encule" chante-t-il avec la voix de Gerard Lenormand.
Pour préserver une cetaine excitation dans le couple, savoir faire re-naître l'étincelle de la passion, de l'inattendu tellement indispensableu-c'est -Biba -qui -le dit-, je le regarde, l'oeil huitreux. C'est vrai qu'il est sequse avec sa chemise en lin qui était marron claire avant d'être trempée de son érotique suée.
"La canicule, on l'encule, moi le gentil dauphin....je n'y comprends rien"
J'hésite, je me tâte, en jupe et en t shirt dans la piscine, un arrosoir sur la tête, un brassard Indestrutible au pied gauche, une bouée Batman au pied droit (parce que hahahahah)...
"la canicule on l'encule...vous allez chercher quoi, au cinééééééma.Aâ."
Je me lance. Au diable la varice. Et les avares vicieux.
- Et moi ? et moi ?
Je sens comme un arrêt dans le désherbement, une hésitation dans la préservation de la planète.
Il se tourne, me regarde. Echouée sur la grève du boudin de la piscine, (ou le contraire je sais plus), je le regarde, la jupe trempée, le t shirt délavé, l'oeil mollusquien...
On n'a pas eu besoin de se concerter longtemps pour décider que ça attendrait la fin septembre.
La Pluie. Sans plus.

Photo aimablement prêtée par ce monsieur.
Je regardais ma maison que j'ai voulue confortable, et tous les angles me paraissaient soudain trop aigüs
J'avais juste besoin de respirer plus ample.
J'avais juste envie d'une pluie académique, d'une brume britannique.
Je sentais la nécessité quasi vitale d'un orage qui crève le ciel qui suinte , des gouttes violentes qui s'écrasent et rafraîchissent le crâne réduit de tête australopithèque.
Comme ce vieux jeu de gosse, d'écraser un oeuf sur la tête rien qu'avec une pression différente des doigts, tu te souviens ?
J'hallucinais visuel sur les feuilles trempées, les flaques d'eaux mobiles dans lesquelles on se voit trembler...
Tu sais cette odeur d'eau et de terre, (de boue, ouais), le bruit des gravillons sous les semelles, les gouttes qui coulent des cheveux aux tempes, disparaissent comme des larmes , on n'a jamais su où.
J'ai bien aimé.
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Une journée avec elle
- Ouais j'dois passer à magic Stock parce qu'ils ont des Vondutch et des Creeks dans ma taille, et aussi des pompes trop trop belles avec des talons de 32cm au garrot.
- mais ..les gosses ? dans les magasins ?
- nan mais attends, avant j'dois passer chez le doc pour le rappel du vaccin. Et puis si tu pouvais m'déposer à carrouf à la parapharmacie parce qu'ils ont reçu la crème hydratante et le rouge à lèvres T. leclerc.
- Mais faut pas aller à Leclerc alors ?
- HAHAHA. oh p'tin TA RACE ! BOUFFE TES COUILLES CONNARD ! nan mais t'as vu comment il roule ce gros enculé ?
- Mais au Viet nam, la pollution, les motos, la circu tout ça...
- Je prends le taxi. Et puis, après je m'fais masser le cul, puis je rentre. Chang a préparé à dîner, mis la table, on s'baigne dans la piscine avec le loulou.
- Fait chaud non ?
- j'ai la clim, mais oui fait chaud. PUTAIN arrête toi, t'as vu ? ils font des vernis à ongles couleur rubis sur l'ongle n° 214 chez Chanel, j'en VEUX UN.
- Mais t'en as déjà un de vernis à ongles!
- HAHAHAH, parce que t'as déjà acheté un livre, t'en achètes plus toi ?
- Eyh je crois que les petits vont mourir de chaud dans la voiture, ils pètent les câbles , si on allait les tremper à la mer ?
- BORDEL A QUEUE ! faut qu'j'm'fasse péter cet album de Bob Seger...
...
Môme, je ne le savais pas, mais c'était un peu ma mère de substitution. Un genre de modèle. Jurant comme un charretier, un répondant du tonnerre, et des ongles de diva, des fringues ...un goût irréprochable. Tiens, la preuve, quand elle est allée vivre au Viet Nam, elle m'a laissé des trucs, des bijoux,des pulls, des sacs. A CHAQUE fois que j'en ai porté un, on m'a dit dans la journée au moins deux fois: "Wouah ton sac ! (ta bague, ton pull) c'est géant!"
Parfum sacré de Caron, cette odeur de poudre de riz, sa peau croucroune, je la badais comme une fillette bâde sa mère.
Elle est revenue pour les vacances avec ses milliers de choses à faire, ses envies de fringues, ses cheveux courts et ses cigares, ses chaussures interminables . Son humour impitoyable envers elle -même et le reste du monde.
Mais aussi sa franchise brutale qui me fait tellement de bien. Même quand je m'en défends.
On est allé ensemble au cimetière et elle a hurlé. Et puis, comme d'habitude, ma grande soeur, elle a trouvé ce qu'il nous fallait faire. Les pieds nus, on s'est assise là, sur ce qui sera bientôt une pierre tombale, on a parlé. On lui a parlé.
- Bon grosse connasse, on s'voit quand ?
- Ben quand tu veux, t'es la bienvenue quand tu veux tu le sais.
- Ouais (envolée de Jungle, mains aux longs doigts vernis , poitrine opulente, T Shirt que j'en ai jamais vu un autre comme ça, short au top pile poil ce qu'il fallait avec...yeux jaunes myopes, charbonneux) On s'app !
- ...
- Putain ce serait quand même vachement bien si on se retrouvait tous ensemble chez la vieille autour d'une pizza...non ?
- ben ouais mais ça c'est pas possible parce que le retour du refoulé de la défense du déni...alors bien sûr mais quand même.
- Ouais j'm'en branle, t'as raison. Faudra venir au Viet Nam à Noël. Sans déconner, c'est quoi ce T shirt de vieille naine que t'as mis ?
- ben j'ai chaud alors, là, c'est aéré. (c'est un Tshirt trop trop bien taille 5, comme ça j'le sens pas, voyez ?)
- Ah. C'est aéré. (sourire navré pas loin du fou rire)
- Tu m'as manqué Bouhouhouhouhouhou...(moi mode hystéro enclenché)
Je la serre dans mes bras, mon nez arrive juste dans le sillon de ses nénés. Comme une fillette qui bade sa mère et qui cherche le câlin.
j'étais si près de toi que j'ai froid près des autres...
P'tin, au Viet nam, elle est partie pour (au moins) six ans.
Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : The sister, le retour
Le Pour Du Contre
Il y aura toujours un contre-chant dans tes t'aime, une phrase mélodique pour soutenir (soyons résolument optimistes), une mélodie fragmentée pour t'amputer un morceau de joie, une mélopée ironique pour rebouter tous tes thèmes, pas-à-pas.
Un peu à contre-courant, toujours à contre coeur. ![]()
Ce n'est plus le contrepied systématique de tes rébellions acnéiques, juste un contre-jour qui assombrit la clarté du moment. Rien de grave.
C'est un chemin connu. A l'origine, dans la genèse de ta construction, ce fut ta contrepartie. Tu trouvais toujours
le cheveu dans la soupe,
l'amande amère dans le chocolat,
l'origan dans la pizza,
le nodule dans le nibard,
la mouche à enculer.
Contre ta peur de jouir, telle une voix de coqueluchienne dans la chorale soprano allegro, pour la spasmodie, la convulsion, la brisure, le laïus toussif, génétique de ta morale en bois.
Certains voient la vie comme ça, tu sais. Quoique tu fasses, de toutes façons, ne suis-tu pas un corbillard ? A toi de règler un peu la vitesse, la distance respectable ou pas. Mais c'est couru d'avance.
D'autres foncent en espérant dépasser la fourgonette. Toute allure confondue.
Toi originale-que-tu-crois, tu avances, la main sur le bois du cercueil, déjà un pied dedans.![]()
Les yeux plissés, terrifiés, lucides...aveugles néammoins.
Avalant des couleuvres sans jamais les recracher.
Il y a dans la peur un sentiment de toute-puissance à explorer, tu le sais, une superstition magique de gosse. Tu ne peux pas nier.
"Si j'ai peur, ça n'arrivera pas, si j'imagine le pire, je le contrôle un peu..."
Cesser de craindre, c'est plier, c'est rompre, lâcher la barre, et tout peut arriver.
Peut être un grand air de meilleur ?
Tatata.
Y a le coupe vent sémite qui me fait , déjà, toucher du bois.
J'attends les prochains POURparlers.
Pendant la canicule, je dessine dans ma cave (20 °C)
La voiture bioyonique, la grêle, le cri primal, le carrelage et autres pensées métaphysiques.
Tu seras un homme , mon fils.
Melle Phobique et Mr Obsédé Sexuel sont sur un bateau...II
cet espèce de futur à la con, de présent, phrases brèves et syntaxe en bois ça fait un peu Duras process...Bouark.

Il se tourne et marche. Elle le suit. Elle veut encore le suivre. Il l'emmène comme ça, sans la toucher jusqu'à chez lui. Elle entre dans son appartement. C'est petit, c'est sombre: elle se sent bien. Les yeux de l'homme sont plus noirs. Il la touche et ne dit rien.Ca lui fait mal de la toucher. Il ne touche jamais les femmes, juste le papier des magazines, la boucherie pornographique.
- Je vais vous faire mal.
- Ca m'est égal, ça ne fait rien.
Il a peur, il tremble; Il dit merci. Il appuie ses mains de plus en plus forts, comme pour écraser le papier. Elle le regarde, voit son reflet minuscule dans ses prunelles. Il est tellement lourd qu'elle ne peut pas bouger, mais quand il s'éloigne, très vite, elle reste là, à regarder le plafond, à essuyer la sueur sur son dos. Elle le rassure, elle chantonne.
Ils suivront ce rite. Elle le suivra, elle l'appellera. Elle lui dira qu'il l'a suivie une fois, et qu'elle l'a cherché, trouvé. Elle le suivra chez lui. Elle se fera une femme nue, offerte, et ensuite, elle essuiera la sueur sur son dos.
Il va se faire de moins en moins lourd sur elle, voudra qu'elle parle, qu'elle explique. Elle refusera. Au début, il n'insistera pas, de peur qu'elle ne se sauve. Puis, il va en avoir assez. Il va se retourner, crier: Assez.
Elle laissera des lettres qui ne lui ressemblent pas. Elle tambourinera à sa porte. Des gens la chasseront. Il ouvrira encore, parfois, et ensuite il se traitera de lâche.
Elle lui dit qu'il nepeut pas ne pas ouvrir la porte. Que s'il n'ouvre pas, les femmes crieront toujours : Assez, qu'elle a encore des choses à lui apprendre.
Il va dans la rue et sourient aux femmes du métro. Certaines sourient en retour. Un jour, il y a même une femme qui lui parle, qui l'emmène chez elle. Il n'ouvre plus la porte à celle qu'il appelle déjà l'Autre.
Elle, reste chez elle. elle a peur de la fumée qui lui épouse les doigts, de son reflet dans le miroir. Elle ne sort plus jamais.
Elle finira par ouvrir la porte à celui qu'elle avait oublié, celui qu'elle avait choisi occupé, silencieux. il demandera pardon, dira que tout est sa faute, qu'il restera dormir désormais. Qu'il est désolé.
Elle le regardera, terrifiée, mais ouvrira les bras; Nécessaire malentendu.
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