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Sequence revival nostalgie

Moi aussi, j'ai mes ragnagnas  Casimir et je regrette le temps où l'on se disait vous..

bah je viens d'entendre ça, et ça m'a rappelé ma pré-ado, et que j'aimais Mehdi (p'tin ma mère devenait folle)

m'en fous, c'est pour le conserver en mémoire sur mon bloglb, parce que ça fait partie de ouam, tu vois ? c'est quelque chose du fond de mon coeur au fin fond de moi, que je sais pas si t'es cap de piger.

Pitchounette's Chaîne

Pitchounette me file une chaîne. Ca tombe bien, je n’ai rien à dire ! Il s’agit de dire toutes les conneries qu’on a faites par amour. Evidemment, je vais encore me la péter, et ne pas omettre de dire que l’amour n’est pas une connerie. Enfin ça dépend. Il y a des périodes en fait, des amours, des conneries pas connes, et d’autres monumentalement stupides. Aussi, je vais partager ce bilan en  plusieurs parties distinctes elles-mêmes subdivisées en différentes parties distinctes parce que je suis quelqu’un d’organisé.

 

 1-LES CONNERIES QUE J’AI FAITES PAR (désir) D’AMOUR 

 
avant 15 ans :
- J’ai rangé ma chambre deux fois par jour, pour que ma maman me trouve gentille et aimable
- Je me suis nettoyée les oreilles au karcher pour que ma maman me trouve propre et aimable
- Je me suis coiffée « au carré »  Pour que ma maman me trouve belle et aimable.
- J’ai été première de la classe pour que ma maman me trouve intelligente et aimable.
 
Après 15 ans et jusqu’à un âge assez avancé :
-          j’ai fait semblant d’aimer le jazz parce que Gontran trouvait que le rock’n roll  était de la musique de dégénérés (pardonne moi, Robert Plant)
-          j’ai fait semblant de trouver que le sexe n’avait aucune espèce d’importance parce que Julius avait la libido d’un mollusque.
-          J’ai fait semblant de trouver que le sexe était la chose la plus importante parce que Achille était un obsédé sexuel.
-           J’ai fait semblant de trouver que la drogue c’ était génial parce que Herbert  était défoncé du soir au matin.
-          j’ai fait semblant de m’amuser parce que Quentin était triste à mourir mais avait une belle guitare qu’il savait faire chanter.
 
LES CHOSES QUE J’AI FAITES PAR AMOUR (de moi) salutaire !
 
-          me casser
-          rompre
-          une analyse
 

LES TRUCS QUE J’AI FAITS PAR AMOUR

 
-          Je me suis mariée alors que les grains de riz, et le blanc poudré me font gerber
-          J’ai fait un bébé alors que la seule idée d’être enceinte suffisait à me faire une attaque de panique par crainte d’étouffement. (et d’autres trucs compliqués, demandez à Mélie)
-          J’ai compris que mon moitié n’était pas un grand horloger réparateur, que c’était un être humain, que rien n’est acquis, qu’on ne doit pas se battre pour garder un amour, que l’autonomie et le laisser-vivre sont les deux mamelles de la vie de couple (parfois), que Barthes a raison quand il dit qu’on cherche une plus belle image de soi dans le regard de celui qu’on croit « aimer » et que donc, y a des choses à  auto-dérisionner d’urgence..etc… (et d’autres trucs plus compliqués, demandez à Barthes)
-          Je me suis levée plein de fois la nuit pour nourrir un monstre de 3 kilos, sans râler, je l’ai regardé dormir en me sentant toute remplie d’un truc que je connaissais pas :  « le calme », j’ai regardé Bob l’éponge, je suis allée à des goûters d’enfants niais et roses, j’ai joué à la petite dame sociable et polie, et ça ne m’a pas tant pesé que ça.
 
LES MENSONGES QUE J’AI DITS PAR AMOUR
-          J’ai laissé partir ma sœur à l’autre bout du monde en lui souhaitant tout le bonheur du monde, et que je lui ai dit avec un grand sourire que ça irait.
-          J’ai dit à mon père qu’il ne devait pas s’inquiéter, que je serai forte.
-          J’ai dit à ma mère qu’elle n’avait rien à se reprocher.
-          J’ai dit à tout le monde que j’étais un canon mais aujourd’hui je vous jure j’ai la tronche de Nosferatu et j’ai l’impression que ça va durer, putaiiiin, une sale impression.

Je passe le relais à YaëlZ, à Byalpel. (si ils veulent hein...personne n'est obligé d'aimer ces conneries autant que moi !)

 

La vie rêvée des Cons

 
Il est  d’usage chez les Désordonnés que chacun vaque  où il veut et que nul n’est obligé de rien. C’est légèrement le bordel, mais je vous jure que ça fait du calme dans la tête.
C’est à dire qu’ à Noêl comme à Kippour, mon moitié n’est pas obligé de se taper sa belle famille. Pas la peine, puisqu’il a eu le meilleur d’eux : moi, mes grands yeux clairs (hem), ma volonté farouche, le goût de  vanille de mes baisers… Et que moi, j’ai le droit de rester  seule chez moi (Yeeees !) quand il va voir ses géniteurs, puisque je me tape déjà le MOITIE , hein, alors pas la belle famille en plus, par pitié !
 

Mais cette année on a  décidé que les principes, c’est fait pour être explosé comme toutes les principautés. Et surtout on s’est dit que le gnome avait le droit de penser que dans certaines familles tout le monde se retrouve dans la joie, le bonheur, et le foie gras.

Mon moitié s’est tapé Céline Dion le 25 décembre, chez mes parents, et moi aujourd’hui je me suis tapée  la visite chez les beaux parents, avec la sœur, le beau frère, le tonton. Je l’ai déjà dit : dans ces moments –là, tous mes rêves de rockeuse s’écroulent comme le cul d’un chien paraplégique.

 
Déjà, on n’a pas le droit de fumer ; c’est même pas  qu’on peut aller dehors s’en griller une, hein. Non, ON NE FUME PAS.  Et voilà. Le père tire la gueule, parce que. La mère est toute douce, mais moi à sa place je lui  briserais une de ses monstrueuses poteries sur le crâne, à son mari. Et du coup, ça doit se sentir, hein, entre mes mains qui se tordent pour se retenir d’attraper une figurine merdique, et le sevrage tabagique forcé, je suis tendue. 
Tendue, on va dire.
 
Et puis il y a mon gnome, mon gnome élevé par nous  (entre autres hein, parce que je crois que Bob l’Eponge a une plus grande influence sur lui ) donc. Et on nous fait sentir que c’est pas bien, pas bien, comment on fait. Mais alors, c’est nul. On nous cache rien , on nous dit tout, on se tait pudiquement, mais haussements d’épaules, mines dignement outragées devant l’insolence et l’impolitesse de cet enfant. Offusquement en moue majeure . C’est là que je dis que le moitié il aurait du s’allonger quand même un peu, parce que je le sens tendu quand même, un peu déçu, un peu envie de se justifier quand même. Alors qu’allongé eh ben, il ferait comme moi, il dirait : « Ah oui, c’est sûr, il n’est pas élevé comme vous auriez aimé qu’il le soit » , ou bien , sa tension trouverait un moyen de s’exprlmer, il dirait à son père : « T’as une sale gueule aujourd’hui. Ca me fait plaisir. Tu es toujours le même ! Dans mes bras mon papa ! » 
 
Donc le gnome, il embrasse pas. Il dit Bonjour, ça c’est comme ça. Dans la vie, on dit bonjour. Ca ne veut pas dire qu’on le souhaite forcément, mais on le dit. Mais poser ses lèvres sur les joues en faisant câlin doux c’est niet. Je ne supporte pas qu’on oblige un enfant à gâtouner bêtement. Alors, il baisse le front, il se bute, la canaille. J’ai presque envie de lui dire : « Bah vas-y, allez pour une fois… » pour effacer la mine à la fois blessée/outragé de papou. Mais je peux pas. Ce serait pour de bon être en désaccord avec moi même, et avec les petits principes que j’ai quand même, à savoir qu’on n’oblige pas un enfant à « aimer » qui que ce soit, que son corps lui appartient, et que personne n’a le droit de le forcer à la comédie répugnante des papouilles,( SURTOUT quand on n’a jamais offert de le garder quelques jours pour « profiter de lui » et que les parents se retrouvent un peu ensemble, pour souffler.) Peut être mais ce n’est qu’une hypothèse hein…cela éviterait un peu les enfants qui se taisent  lorsqu’ils sont abusés. S’ils savent qu ‘embrasser n’est pas obligatoire, même son papi ou sa mamie. J’aime à croire que si un jour mon fils se retrouve dans la douche du vestiaire après l’entraînement (Eh oui il fera peut être du foot, hein…avec les gnomes on doit s’attendre à tout…) et qu’un immonde connard lui demande d’embrasser son zizi, parce qu’il l’aime vraiment beaucoup, il puisse lui rétorquer : «Ah, sans façons, j’ai PAS envie » sans se dire qu’il  est un mauvais petit garçon.
 
Puis il y a le repas où il faut manger avec une fourchette, et ne pas se lever. Pas parler trop fort. Jouer calmement en attendant le dessert. « ON N’EST PAS CHEZ LES INGALLS » j’ai envie de gueuler « D’AILLEURS ,  CHARLES TU NE JOUES MEME PAS DE VIOLON ! »
Puis arrive le quart d’heure « éducatif » où l’on demande au gnome d’écrire son prénom et de  compter jusqu’à 40 en grec. Et de remarquer qu’il connaît déjà toutes les lettres, mais qu’il ne se concentre pas longtemps ; Gnome regarde - moi droit dans les  yeux, tu es capable d’une abnégation et d’une tolérance que Kundun à côté c’est Roberto Begnini ! »
 
Mon moitié va jouer à Spiderman qui n’a pas de cape,  contre la sorcière des neiges qui a enlevé tous les enfants de la terre entière, alors il faut appeler Superman, et Batman qui ont des capes, et alors il faut appuyer sur le bouton laser et En avaaaaant (je suis Batman, parce que je trouve que la Batmobile est classe) On se pèle le cul dans le jardin, mais comme  on se tient chaud !
 
A d’aucuns qui se demandent pourquoi je ne dis rien, c’est parce qu’il n’y a rien à dire. Rien. Ce sont des gens biens. A bien des égards. Parce que je suis même ravie de voir que mes pulsions ne me mènent plus aux hurlements, à la syncope, à l’attaque de panique, au malaise vagal, à la neurasthénie, à la Camille Claudel attitude.
Parce que j’ai fini (y a pas si longtemps) ma crise d’adolescence à super pouvoir  qui pense qu’en hurlant, les gens changent, ou bien que ça me ferait du bien. Le bien, j’ai appris  (difficilement) à me le donner ailleurs, et autrement.
Je joue à Batman parce que ça, c’est bon. Parce que j’ai plus de peine pour eux que pour moi.
Et parce qu’ une journée ça passe vite.
 
Maintenant, tu me dis une semaine, hein, je promets rien.

Y a de la musique dans ma tête.

Parfois, quand je n'ai pas les mots, je pique ceux des autres.  Les autres musicaux, les "autres" de la radio. les faux autres, quoi.

"On connait la chanson", c'est l'histoire de ma vie. Je rêve d'un monde plus beau, où au lieu de se parler, on se chanterait des chansons. J'ai rêvé d'un autre monde.

" Et vlan passe-moi l'éponge" que je dirais à mon moitié,à la table du petit-déjeuner. Et ses yeux dans les miens, il me répondrait qu'il aimerait, enfin, si je le permets Déjeuner en paix, avec un accent suisse pour rire un peu.

J'y pensais ce matin alors que nous roulions vers un repas Noëlcal en famille. Je me disais Il faut que tu respires, et c'est pas rien de le dire, tu vas pas mourir de rire.

Sur le siège arrière, mon gnome essayait de nous éliminer avec son revolver de CowBoy de l'espace, en hululant. Je ne veux pas d'enfant pas de branche à mon arbre, pas de gland., me disais je parce que ça faisait mal aux oreilles. Et je pense que c'est mieux que si j'avais  shot the Sheriff.

Quand nous sommes arrivés, maman était malade complètement malade, avait la rate qui se dilate, et sans doute une deux cent douze millième crise cardiaque. Mais le chapon était bon. Papa a dit que Sarkozy, quand même, finalement... et mon Moitié a dit Je vous préviens n'approchez pas, je tue celui qui fait un pas. Mais la tarte chocolat/amandes était exquise. Gnome disait que le foie gras c'était caca et que Tata Paulette avait des boutons, mais On s'aimera encore lorsque l'amour sera mort, alors rien à foutre.

Et ensuite, Michel Drucker a sucé Céline Dion en direct, et elle le lui a bien rendu. Take me back to my boat on the river, I need to go back, I need to go back. Et ensuite, on a mangé des chocolats. Et bu. Enfin moi non. Jamais.  Lucy in The Sky With Diamonds.

 Nous sommes repartis vers de nouvelles aventures,(nous avons une vie trépidante) et mon moitié m'a roulé une pelle. A l'arrière des berlines, je suis le roi des scélérats, il a dit. Sauf qu'on était dans la Mazda, mais  vous ne viendrez plus chez nous par hasard. Là il y a comme une fausse note, mais je suis une enfant de la Pub, et j'men fous qu'on me Claudiaschiffère et qu'on me PauLoupSultizère.

Après avoir monté le zoo Playmobil, (= 4h15), Just relax take it easy, you're still young, that's your fault there's so much you have to go through. Il était l'heure de dormir. Le gnome a dit : " Que nenni, madame ma mère, en un mot comme en cent, ma réponse définitive est non, non, non."

Antisocial tu perds ton sang froid. J'ai négocié, deux euros et la promesse du Château fort Playmobil pour Pâques.

Je suis retournée dans le salon. Mon moitié était là. Il portait des bottes de moto, un blouson de cuir noir avec un aigle dans le dos. Il m'a dit: "On s'fait une verveine, j'ai pas digéré le chapon."Tu t'laisses aller" j'ai chanté en moi-même, mais pas longtemps, parce que Quand elle se regarde dans la glace y a son sang qui se glace. Alors, regarde ta poutre dans ton oeil avant de te foutre de la bosse du chameau.

J'ai pris mon plaid et j'ai essayé de regarder planète Thalassa avec lui. Mais y a rien à faire. On a beau dire, on a beau faire, ça fait du bien d'être amoureux.

Je suis allée voir  mes Zimèles. "Oh sister when I knocked tonite at your door....", puis mon Bloglb    Je pense que je suis légèrement addicted. Cocaïne. Pas que du mien, me dis-je pour me déculpabiliser, hein. Et sans doute la seule tu n'es point. Cependant, I need you like the winter needs the springs, you know I need you. Ca craint.

Je me dis " Quoi de blogg'n blogguant ce jour ?"

Et là, je réalise après avoir pondu ma note que  Michel Sardou (oh nooon) , c'est quasi idem. La vie c'est plus marrant c'est moins désespérant en chantant.                          

  Cry me a river.

Je ne chante pas pour passer le temps

Mais pour me rendre intéressant.(e) ?

NB: Je passe le relais à : Thiefaine. America- Clapton- Dylan- Brel - Lalanne (ahaha) Aznavour- Nicoletta- Trust- Cat Stevens- Souchon- Beatles- Bashung- Joe Dassin- Hallyday- Serge lama- Marie Paule Belle- Bob Marley- Stephan Eicher..etc.

Ab6 se marie

Un jour je m’ai mariée.

J’avais dit que je le raconterai ce doux jour d'épousailles, parce qu’il y a des choses si drôles dans la vie qu’il faut  savoir les partager. Le pain et le fromage, je peux pas, mais le rire, je veux bien t’en donner un bout.
Il vivait loin. Pour que nous vivions plus proches, il fallait démissionner. Pour démissionner de façon réglementaire (c’ est à dire pour percevoir des indemnités chômages…romantisme quand tu nous tiens !) il fallait s’unir pour le meilleur et pour le piTre. Sinon, je dois le dire en toute honnêteté, je vivrais encore dans la faute concubine.
J’ai du m’occuper de toutes les formalités. Et c’était terrible. Parce que je déteste. Et que j'ai peur de parler aux gens qui ont du pouvoir (même administratif). Quelqu'un qui peut me dire Non, m'effraie. Je suis donc allée à l’hôtel de Ville nous inscrire sur la liste d’attente. Et sans réfléchir une seconde, j’ai opté pour un samedi matin (personne ne travaille). Je l’ai dit à mes parents. « C’est samedi 21 mars , hein, n’oubliez pas ! le jour du printemps, c’est super chouette comme symbole phallique, non ? » Mon père a mis sa tête dans ses mains , accablé (mais je crois qu’en réalité il rigolait un peu), et ma mère a fait sa tête d’Israëlienne outrée en avalant sa Snacki Herta. (je précise qu’elle fait le ménage Même Le shabbat !!!) et moi j’ai fait : « oooh merde ! bah c’est pas grave.. si ? »
Il fallait aller acheter une robe. J’ai testé les meringues, les fourreaux, les crinolines, les taille Empire, et j’ai dit à la dame : « Non, non, ça va pas être possible, vraiment. Je peux pas, je me fais trop rigoler, madame la vendeuse. » Et je m’ai acheté une robe crème (oui,... je n’étais pas vierge: Dieu(= Dr Ruth)me pardonne) sous le genou, avec des chaussures pareilles.
La semaine d’avant nos épousailles, je l’aidais à faire son déménagement dans son trou à rat de St-Naz, et j’ai bien cru que j’allais anté-divorcer par précaution. Car il m’a fait passer l’aspirateur PARTOUT, et m’a dit que j’aurais mieux fait de mettre mes lunettes  AVANT. Et aussi, on a fait 1200 kms en 10 heures et je déteste les cakes au volant. 
 
Le jour arriva enfin. Le futur moitié écoutait  Eric Clapton à fond,  dans son costume anthracite, et sa chemise rose profond. (...oui, mais c’était trop tard, hein.. je m’étais engagée) pour se « décontracter », qu’il disait. Et moi, je disais à copsréèlledelavraievie et à ma sœur que je voulais plus y aller, parce qu’il y avait mes beaux parents, mes parents, tout ça, que je pensais qu’il me fallait encore un peu de temps, qu’on ne se marie pas avec un mec juste parce qu’il est breton, et que la bretagne, c’est beau été comme hiver. Que tout compte fait, finalement, je préférais être rockeuse, que c’était mieux payé.
 
Nous partîmes à 5, et nous revînmes bourrés. Mais j’anticipe !
 
Hôtel de ville. Je regarde les photos pendant que je vous parle. Nos deux visages regardant dans la même direction, moi un peu tendue à cause des hauts talons (c'est slà oui), guettant l’arrivée des géniteurs tellement estomaqués par ce mariage express qui ne risque pas de durer tellement c’est précipité, non mais franchement, franchement, on se marie pas juste parce qu'on s'aime, ho, ho, ça va pas ou quoi ?
Ma mère arrive, accompagnée de ma tante, de noir et rouge vêtues. Mon père un peu plus loin, enjoué parce que merde, quand bien même, faudrait pas qu’on oublie de se marrer !
Ma mère me regarde. A cette époque, mes cheveux m’arrivent au bas du dos.  Sansonite,(j’ai pas mal de valises à porter)  je crois que toute ma force est dedans. Faut croire que non. Elle dit, l’air pincé, affolée, presque : « T’es pas allée chez le coiffeur ? »  Une main broie la mienne. Je me calme un peu.
« Et tu n’as pas mis de bijoux ? »
Je la regarde, elle brille de mille feux aux oreilles, au cou, aux doigts ; Ma mère est une TRES belle femme ; on l’appelait Liz taylor à Kyriat Gat. J’ai vu des photos : on pouvait. Moi, il n’y a que depuis petite lurette que je mets des bijoux (rarement), mais j’aime pas.  J’étouffe des doigts, du cou, des poignets, quand je me pare… je ne  me demande plus pourquoi.
La main me broie les doigts un peu plus fort.
 
La belle-famille arrive. Peuple de gens froids, distants, mais quand même ils étaient de VRAIS résistants pendant la guerre. Ils se montrent courtois. Mais c’est là qu’on réalise qu’il y a un monde , quand même entre Châtillon en Dunois et les berbères/Tunisiens/algériens juifs. Vraiment, un monde. Je me regarde et je regarde mon moitié. Nos enfants , ce sera des métis qui font espérer en des générations magnifiques de force et d’amour, et d'intelligence multiple, on va dire, car en vérité je vous le dis le métissage est l’avenir de l’humanité (et à ce moment-là, je ne suis pas encore bourrée), qu’à côté , Yannick Noah, c’est un enfant de chœur, et  MC solaar, un choriste.
 
La dame de la mairie de droite -qui -pue- niçoise nous dit tout ce qu’on devra faire , et qu’on devra habiter ensemble et que donc, mariés nous voilà,  et nous donne un panneau : « j’ai dit OUI à Nice » et nous avons comme un frémissement. Parce que je dis Non à Peyrat.
 
Je regarde les photos pendant que je vous parle.(Mon moitié a dit OUI au photographe qui est venue lui demander si on voulait des photo. ) Deux mains qui se broient.
Derrière, une mère désolée de ne pas être la vedette du jour , une belle –mère au sourire doux, mais p’tin c’est froid une bretonne…, un père qui sourit à l’idée que quand –même on va bien manger après, un beau père qui n’a pas envie de le contredire, mais en bon austère, n’en  pense pas moins  que manger, c’est surfait.

 Plus loin derrière, copsréèlledelavraievie, qui est heureuse pour moi, alors que...alors que. Soeur qui aimerait bien un peu plus de rock'n roll et Frère qui fait des grimaces pour ne pas qu'on voit comme il est beau.

Et d’autres dont je ne me souviens plus les noms.
 
On n’a pas fumé à table alors que le repas a duré 4 heures. Parce que belle famille trouve que fumer, c’est surfait. Mais avec mon moitié on allait dans les chiottes tirer, et pas que des clopes.
On a commandé plein de bouteilles de champagne. Moitié, bourré comme un âne, disait à mon père : "T’es un mec bien, vraiment, t’es un mec bien, t’es un mec bien et je t’aime »
Et mon père rigolait. Ma mère me demandait la profession de tout le monde autour de la table  et je jouais à lui dire que ma belle sœur était archéologue à Nevers-en-France, mon beau-père Cuirassier, oui, mais de Potemkine, et ma belle-tante fleuriste au Sahara (j’étais pas mal ivre)
 
On est rentré chacun de son côté. Enfin, je veux dire  chacun chez soi, et il faut en toutes choses raison garder. Mon moitié avait arrêté de draguer mon père, Y avait quelques copains qui nous attendaient. Mon moitié a dit : "Buvons !" Et après avoir versé quelques coupes de Champagne, a dit : « je me repose 10/15 minutes et je reviens »
Il était pas loin de 18hOO. Je ne le revis pas avant le lendemain, même heure.
 
On était mariés.
 
Je regarde les photos pendant que je vous parle. Il manque des choses, des gens, de la joie. Une certaine foi.

C’est triste, mais c’est drôle. Comme deux mains qui se broient.
 
 

Pourquoi s'étendre....?

Novembre 1994: la pieuvre à terreur se réveille et s'immisce, allure d'Alien redoutable. La pieuvre-à-nausées a siégé longtemps. A l'aube, elle assaille et des tentatives desespérées pour la vomir, en vain.

Docteur C, Docteur P, DocteurX...La ronde des pilules a commencé. Chacun appelle la pieuvre du nom de mes pires ennemis.

tenir l'invisible pieuvre comme on protège un enfant

commencer à l'aimer, malgré soi, puisque personne ne voulait la connaître.

Novembre 1995: La pieuvre commence à faiblir. Elle se sait invitée. C'est une entourloupe, mais l'hôtesse est une bonne feinteuse. Un combattant inattendu tente de la déloger à coups de reins.

Le docteur-en-place n'écoute jamais la pieuvre. Il écoute le lieu où elle a décidé de vivre. Il écoute mon silence, aussi.

Novembre 1996: La pieuvre, dans un ultime élan tente une percée. Le docteur-en-or-glacé l'assomme, sans l'anéantir.

1996, 1997, 1997...La pieuvre est toujours là, presqu'une alliée. C'est l'armistice. Elle sait qu'un jour, il lui faudra partir. (Ho merde,  hein...40 euros la séance, tu peux aller à l'hôtel, un peu des fois, non ?)

  Etendue, je parfile.  

L'or et l'argent de mes armures, que je croyais briller, insidieusement oxydées me cachaient trop bien, et personne ne me voyait.

et moi, est-ce que je voyais quelqu'un ?

Aujourd'hui mon coeur bat encore trop souvent la chamade. Mais je la prends quand elle veut au bras de fer. De sournoises peurs me taraudent encore. L'étoffe apparaît bien fine et je vacille à l'effeuillage des métaux.

Mais j'ai envie de porter des perles bleues au cou, des perles aux chevilles.

De m'étendre sous le soleil de cuir. Dormir juste pour me reposer, plus pour m'évanouir.

Le champ de batailles restera sans doute un danger quelquefois.

 

L'espoir est toujours au bout du chemin (HinHin)

- Alors, tu penses qu'il est bon de casser le mythe ?

-...

-Tu me trouves vraiment con quand je répare les éviers ?

- ..?

- Ta mère elle te pèse encore souvent ?

- ta soeur te manque...hein ?

- Tu t'inquiètes beaucoup pour ton papa. Pour ton frère aussi.

- T'as un amant virtuel , alors ?

- Grmmpffmpf..pour ri...

- Il écrit drôlement bien. T'as bien choisi.

- Et t'es pacsée avec une dame ?

- Arrhhh..pour rigo...

- Elle a un sacré talent de photographe.

-  (sourire niais)

- Et elle, c'est vrai qu'elle a quelque chose qui fait qu'on a envie de la prendre dans ses bras ...

- QUOI ? (j'ai pas pu m'empêcher Yaël, hein, je suis coooon des fois...)

-  Tu te sens seule, hein...Je sais que c'est dur, mais j'ai pas envie d'être un consolateur, moi, je veux juste être un compagnon. Et puis s'il te plaït change de cadeau, hein , celui que tu m'as pris, il me plaît pas.

 

Alors, je lui ai chanté une chanson.

J'ai trouvé mon homme

Pas dans un livre, pas un lonesome cowboy

Il n'était pas dans une pomme

J'voulais un homme haut de trois mètres

qui serait toujours un surhomme

et j'ai trouvé cet homme

un mètre soixante dix neuf d'homme

qui laisse traîner ses chaussettes dans notre home

qui fait pousser des fleurs

qui fait de la ratatouille

qui vient me chercher en voiture quand il pleut

je l'aime comme personne.

Je l'aime comme une personne

Mon homme.

La main sous le menton, la jambe repliée, étendu sur le seul canapé sur lequel il s'étendra jamais, il ronflait, l'impudent.

Ben moi, je dis, y a des moments de pur bonheur. Qui font digérer tous les Noêl.

Cadeaux de Boules de Noël

Voilà. Fallait pas m'emmerder.

Voilà. C'est fait, mais j'assume complètement.

Voilà. fallait pas que je me tape ces boules-là, hier soir, allongée dans mon plumard, à côté d'un moitié ronfleur. Sans déc, je me suis dit, tu vis un cauchemar, là, ma petite ab6, c'est la dépersonnalisation, encore ? AAAh bigre, quel mauvais délire ! resaissis-toi, elle ferait quoi, Patti Smith, là, hein ?

Non parce que merde.

Ca a commencé le deuxième jour de ma gastro.

- AllOOOOoooo ? (ton geignard, je souffre PLUS que toi, quoique tu fasses, où que tu sois, c'est préventif)

-  Ah.                                                                                   Maman.

- Alors ça va ? (Ton revendicatif, je m'inquiète tellement et toi tu me laisses sans nouvelles, alors que je souffre tant que c'est pas possible de souffrir comme ça, ça me tue, mais je reste digne parce que franchement, je suis forte, mais Si fragile quand même,  entends un peu ma voix qui SOUFFRE bordel)

- Ben pas tellement non, j'ai la gastro , raide là. j'ai gerbé ma mère (HAHAHAHAHA) toute la nuit, je suis vaseuse. Rheusement que cops réèlle de la vraie vie est venue, pour s'occuper du gnome, parce que....

- POURQUOI TU M'AS PAS APPELEE ? (ton outragé, vraiment si je ne la pratiquais pas depuis  plus de 35 ans, je penserais franchement qu'elle serait bien venue, à mon chevet, ou jouer avec le gnome pour éviter qu'il ne me saute sur le bide pendant que je  délirais dans ma fièvre et mon vomi)

- Ben...t'aurais fait quoi ?

-  JE L'AURAIS SU  ! (je jure sur la tête de Dieu (= Marthe Villalonga) que c'est vrai)

- ah, oui effectivement (là, la colère monte en moi comme un mauvais vin, c'est pour ça, les gars, il vaut mieux que je ne boive plus jamais) BON, COMMENT VA PAPA ? IL SUPPORTE BIEN SA CHIMIO ? IL ARRIVE A RIGOLER UN PEU QUAND MEME ? HEIN ? tu m'passes papa ?

- Comment il va le PETIT ? (t'as peur de te planter de nom ? t'en as que deux de petit fils pourtant...et non hein tu me le passeras pas mon père ? )

- Bon je vais te laisser. Dis à papa que je l'appelerai sur son portable. Ciao.

- Au revoiIIIIIIIiiiiir (ton de madeleine eplorée p'tin c'est dingue comme elle souffre et comme je vois rien quand même, hein ?)

Après bien sûr, il y a eu la séance. Chez Delphine et Marinette, Psychothérapeute agréée Sécu.

- Quand on a manqué de cette sécurité intérieure tellement importante, tellement. Quand a manqué de ce lien tellement fondateur, normal que vous enculiez les mouches , doutiez de tout, soyez sûre de rien...

40 euros. 32 kleenex.

Je suis rentrée. Mon moitié faisait une omelette. "Genial pour ma gastro, darling." J'ai dit (mais j'étais en colère) S'en est suivie une géniale conversation sur Noël. Et que lui n'en avait rien à foutre. Que moi encore plus. Mais que c'était pas une raison. Et que je voulais que le gnome il ait un BEAU Noël, et que merde. Il a dit que c'est pas pour autant qu'il fallait acheter le zoo Playmobil à 112 euros. Et j'ai dit: "Mais c'est pas nous qui le payons, c'est le PERE NOEL  ! Alors hein ? Il a dit que c'était débile. Mais que j'avais qu'à faire comme d'habitude, comme je voulais, moi. Et j'ai répondu que c'était franchement petit, voire minuscule, et qu' il ferait mieux d'aller voir un psy. 

J'adore nos conversations; je trouve que c'est super érotique.

Et là, après j'ai réalisé que pour pouvoir faire des cadeaux,et que le gnome croit encore un peu à la magie du monde des souhaits, fallait pas qu'il vienne avec moi à JouéClub. Alors Centre aéré. 24 euros. Mon pauvre amour, tous les gnomes de la terre sont chez leurs grands parents à se baffrer de chocolats. Mais toi t'es dans un centre aéré que tu détestes, et tu dis rien. Tu fronces les sourcils pour me montrer que t'es vraiment pas d'accord.  Mais tu ne  trépignes pas, tu ne te roules pas par terre (tu ne te roules jamais par terre) Tu me regardes et tu dis "A Taleure, maman" et tu avances en sautillant vers les immondes boîtes de Légos du centre aéré.

Alors, j'ai passé une nuit abominable à côté du mec qui me comprendra jamais comme-je-veux, à penser à celle qui m'a jamais aimée-comme-je-voulais, à ma frangine tellement loin, que ce sera notre premier Noël loin, que d'habitude, on rigolait à regarder les deux gnomes déchiqueter les paquets. Ouais c'est la naissance du Christ, et le Christ c'est pas le Messie, mais  Pessah, c'était pour qu'on ait des années douces comme le miel, et on a attendu VACHEMENT longtemps. J'ai pensé à mon père, à mon père, à mon père. A mon frère qui ne me parle plus. Alors que je suis prête à tout entendre.

Je suis allée faire les cadeaux.

Gnome: playmobil zOO / 112 euros.

Moitié: "Réussissez vous-même votre psychanalyse à domicile." De JLouis. JesaisPlusQui" (j'ai déjà fait le paquet) j'ai rajouté au marqueur "Puisque t'as pas les couilles d'y aller !!!" 5 euros.

Cops réèlle de la vraie vie: Boucles d'oreilles que tu vas être encore plus belle que d'habitude.

Papa:  Gad Elmaleh. La totale en DVD.  ? euros. (Rire, papa, rire. C'est toi qui m'as appris)

Frère:  Dis-lui. Mike Brant. (nan je déconne ! j'ai pas trouvé encore...)

Mère:                     Rien.   

  

 (pour le moment) J'ai que de la gueule.

- Pfff ou BILAN

J'avais des illusions de béatitude.

Un autre sur lequel il serait bon de s'appuyer, un anaclitique alien.

Des désirs contagieux que je pourrais faire miens ?

des lendemains meilleurs...

J'attendais pour réparer les ailleurs et les autres, une illusion de communication parfaite, salvatrice, sans colère. Sans rancune...Bonjour la vie.

                                      J'ai couché

sur le divan,

avalé la pilule

dit amen à la vie.

Nourrissant les avortons de l'illusion, progéniture amère, en même temps que tant d'illusions sur moi-même !

J'ai attendu des signes, des promesses, des excuses (!)

J'attendais la Vérité. Comme un film Hollywoodien.

Alors elle n'est ni belle, ni laide, voilà.

Et le bonheur est parfois déjà là, et tu ne le sais même pas . (Cours-y vite, cours-y vite)

Et la mort arrive toujours.

Et la souffrance n'est pas une maladie.

Donc, tu n'en guériras pas.

Mais tu pourras continuer,

désirer  QUAND MEME...

                                                            - Pfff.

Les désordonnés à Cannes

Or donc, cette après midi, on a décidé de faire un peu comme tout le monde et d'aller à Cannes parce que c'est pas loin de chez nous pour acheter un portable parce que ma pauvre imbécile ton Trium il date de 2001 et il fait même pas de photos, oui il fait réveil, mais on s'en fout. Vous n'êtes pas sans savoir que Cannes un samedi après midi d'avant Noêl, c'est pire que Cannes pendant le festival. Mais de temps en temps, il faut sortir et voir de vrais gens, comme dit Patricia Kaas, qui est restée tellement simple. Je déteste aller dans les magasins
Arpenter la rue d’Antibes n’a pas été tache aisée avec  un gnome et un moitié, mais dans chaque merde qui te tombe sur le coin de l’occiput , il faut savoir regarder les oligo-éléments, comme dit José Bové qui est devenu tellement compliqué. Ainsi , j’ai pu voir que la mode c’est les jupes en velours noir mille raies (héhé) et les bottes de cow boy à talons fins mais pas aiguilles…On dirait pas comme ça mais je suis contente, vraiment, avec mon levi’s à coutures tournantes (héhé, encore) et mes Go West , je vous jure, je  jubile.
On est rentré chez Orange, parce que mon moitié il dit comme ça, que le service Public, c’est bien et que SFR c’est mal. C’est là que ça a dégénéré. C’est là. Il y avait des étoiles de papier  argentées par terre comme déco de Noël. Ca lui faisait comme une houppelande au magasin. Et bien, mon gnome a mangé une bonne moitié de la houppelande. 
Il fallait faire la queue une demi-heure, a dit le Monsieur. Moi, j’étais d’accord. Comme vous n’êtes pas sans savoir, mon SPM, c’était il y a 17 jours, et là je suis en pleine phase ovulatoire. Cependant, là, en l’occurrence, il fallait attendre. Pendant que j’observais les moniteurs (oui ! ça s’appelle comme ça) en faisant semblant de comprendre ce que voulait dire « session vidéo, carte mémoire, port mini-usb.. » Mon  gnome est monté sur une chaise qui tournoie, et mon moitié l’a fait tournoyer. Ils chantaient (fort) « Ne m’appelez plus jamaiiiiis Fran …AAAAnce, la France elle m’a laissé tOooomber ! »
C’est là que la vérité est venue me frapper,  un uppercut vérital . Parfois, on a comme ça des  révélations. (Et des images absolument à chier) Je me suis dit : « On n’est vraiment pas normaux. Ce n’est pas pour rien qu’on s’appelle les Désordonnés. » Oui, car je deviens de plus en plus cinglée, il faut bien le dire,  je nous appelle Désordonnés dans la real life aussi,  depuis peu. Ca m’inquiète.
Alors, j’ai joué à la femme posée, tendre mais ferme, et j’ai dit d’un timbre qui n’était même pas le mien tellement je ne parle jamais comme ça :
« Il te faut regarder, dehors, l’aube t’appelle.
 L’Infant n’a pas sa place. Cesse ta ritournelle. »
Mon moitié m’a dit : « translate, dear et arrête de te la péter genre j’ai une voix douce… »

Ce n’est pas pour me vanter mais je pense vraiment que mon moitié n’est pas normal. Lundi soir, par exemple on a « reçu » du monde. (Oui ! oui ! on amorce le virage Bobo, là, j’le sens ! ! ! ) des vrais gens avec une profession ! Un CV ! Une Audi !) Eh bien, je le jure sur la tête de  Robert Plant, il a porté TOUTE la soirée un gilet de travailleur des routes de nuit, là, tu sais, le truc jaune fluo avec des bandes grisâtres…Mon gnome était en Robin des Bois avec une épée Star wars , et moi, en jean…Alors la prochaine fois que quelqu’un vient me dire que je suis barrée, je  rigolerai dans ma barbe-l’attends de pied ferme !


Alors, j’ai dit : « Mais merde, putain, j’en ai marre de ce délire, là, je sors, je prends le gnome, on t’attend dehors, prends moi un truc facile d’emploi, hein, d’façons j’men fous, je téléphone jamais !!! »
Mon moitié a fait sa tronche réparateur d’évier (pour ceux qui suivent), et j’ai embarqué le mangeur d’étoiles dehors (PUTAIN, j’avais pas fait attention , mangeur d’étoiles… mon fils ! Romain Gary !!!)
 
Cet enfant aurait du faire la sieste, c’est une évidence, il titubait tel un clochard ivre, mais  nain, mais là encore, vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez [ faut vraiment me suivre hein…c’est ça un blog intimiste ? hahah] que cet enfant a décidé que dormir,  ça ne sert à rien. Je me console parfois quand je l’aime très fort, en me disant qu’il fera un excellent bloggueur quand il sera grand. Assis sur l’une de ces boules vertes immondes qui longent le trottoir de la rue d’Antibes (les couilles multiples des martiens de  Cannes)
Il a dit pendant exactement 25 minutes : « Mamans’ilteplaitmamans’il

teplaitmamans’ilteplaitmamans’ilteplait

maman

s’ilteplaitmamans’ilteplait

JepeuXavoirUneCrepeAuNutellaet

mamans’ilteplaitmamamns’ilteplaitTupeux

M’acheterUnJouets’ilteplaitmamamS’ilteplaitS’ilteplait… »
Et j’ai dit : « Non », sans lui filer une mandale, sans m’énerver, j’ai dit « Non », sans fulminer , sans Hurler…Je lui ai montré l’exemple d’un adulte régulier, bien dans sa tête, ferme ,  sûr de lui, pour lui donner envie de grandir, tu vois ? un truc qui lui donne des repères, des règles pour pas qu’il brûle des voitures quand il sera ado, tu comprends ? J’ai fait comme elle dit de faire, ma psy. J’ai dit : « Non » et j’ai expliqué  247 fois pourquoi je disais non, bien sûr, hahahah parce que sinon, les enfants ne comprennent pas.

Et après quand ils sont grands, ils écoutent le premier Imam qui passe, et ils deviennent kamikazes ou vendeurs d’encyclopédies.

 « mAMANs’ILtEpLAITmAManS’ilTePlaitAcheteMoiUnjouetJE VEUXUNE CREPEAUNUTELLA… » J’ai tenu bon, et j’en suis fière. Hein. Je pense que là,  je me tape les premières cellules cancéreuses d’un ulcère à l’estomac, mais j’ai tenu bon. ! (ON LES AURA… !)
Mon moitié est sorti avec le joli paquet, et il a soulevé mon gnome dans ses bras puissants de footballeur américain (si  tu me lis, ma cops réèlle de la vraie vie,  HAHAHAHA, hein ????) et il a dit :
« Allez j’vous invite !  On va s’manger une crêpe  au Nutella ! »

  
J’ai un nouveau portable. Qui prend des photos.
Je suis allée faire des « courses » à Cannes un samedi après-midi.
Mon gnome a bouffé un crêpe au Nutella à 17 h30 dans un bar.
 
J’me suis assise sur une couille de martien pour fumer une clope.
 
Quand je pense que j’ai vraiment sincérement pensé que j’avais l’âme d’une VRAIE rockeuse, genre Patti Smith, tu vois, je me voyais bien en Patti Smith…jusqu’à aujourd’hui…
 

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